Canalblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Publicité
BLOGART(LA COMTESSE)
Derniers commentaires
Pages
29 juillet 2012

Accusé de pâleur

  untitled

                         Je n'avais plus lu Michael Connelly depuis une dizaine d'années, déjà un peu lassé au bout de cinq enquêtes.Cet été je suis donc retourné à L.A. pour une déception assez marquée. Volte-face est un produit de confection qui n'a plus rien du thriller comme les concoctait le Michael Connelly de Créance de sang ou L'oiseau des ténèbres.Une précision:on est plus dans le prétoire que dans le polar.Ce qui veut dire pas mal de verbiage administratif et très peu,pas du tout,d'action,puisqu'il s'agit d'une possible erreur judiciaire que l'on réexamine après 24 ans,cause ADN.Mais le système pénal américain est assez récalcitrant au profane et s'est pointé rapidement un sentiment d'ennui.J'ai cependant accordé un sursis à Connelly et ai finalement assisté à toute l'affaire,qui pour moi ne restera pas dans les annales littéraires.

                 J'aimais bien Harry Bosch,un des enquêteurs récurrents de Michael Connelly.Mais dans Volte-face il ne tient guère qu'un rôle subalterne derrière le narrateur,avocat de la défense en général,passé exceptionnellement du côté de l'accusation contre le prévenu,que l'on rejuge pour le meurtre d'une enfant,voire de plusieurs.Et l'auteur de nous initier aux arcanes de la procédure,ce qui tient du pensum.C'est curieux comme j'ai trouvé tout assez laborieux dans ce roman,les palabres s'accomodant mal du thriller et l'enquête ne palpitant guère.De grâce messieurs les auteurs laissez un peu les serial killers en liberté.Ils ont bien le droit de s 'exprimer car dans le box des accusés ils sont souvent bien ternes et Volte-face aussi fait pâle figure.Ou simplement l'imagination manque à Michael Connelly,ce qui est pardonnable et peut arriver à beaucoup,notamment aux écrivains (trop)prolifiques.

Publicité
16 juillet 2012

Heurt du blues

imagesCAH4RPPP       http://youtu.be/JzYa-1MLNn4

                 Non il n'y pas de faute d'orthographe dans le titre.Je n'en dirais pas autant de l'enregistrement.Cependant il peut vous tenir compagnie en ma bloguesque absence de deux semaines environ.Le titre m'a semblé adapté à cette interprétation certes remarquable mais peut-être un peu rocailleuse.Bonnes vacances à ceux à qui je ne dis pas bon retour.A bientôt et merci à vous.

      Enfin,cahiers de vacances obligent, une petite énigme rébus qui doit vous conduire à un roman d'une relative célébrité...Réponse vers le 30 juillet.

3

4

5

6

7

4

5

6

7

14 juillet 2012

Les plumes de l'été: Le courant d'une onde pure

                            Asphodèle nous propose cette semaine dix-neuf mots:rococo-récolte-rivage-rigolo-râler-se rebeller-roucouler-rature-rumeur-ruban-regrets-russe-rodéo-rose-rage-rubicond-rasoir-ragondin-rouleau.

logo-plumes-c3a9tc3a9

                 Vraiment de quoi râler,la Superbe,ce fringant petit affluent de l'Oise supérieure,voyait ses rivages s'effondrer chaque printemps un peu plus.Toutes ces mines consciencieusement sapées par les ragondins,tant prolifiques que voraces. J'en apercevais souvent,jetant encore quelquefois mes lignes vers le troisième méandre,pas très loin du lieu-dit le Rouleau,ainsi nommé parce qu'à cet endroit précis,et quand la saison est plutôt à la crue on a l'impression qu'on pourrait presque y faire du surf.

18401

               Est-ce parce qu'il allait me falloir quitter vite le familier ruban de mon enfance isarienne que les tourterelles roucoulaient à qui mieux mieux,que la rumeur semblait gronder aux frondaisons des aulnes et des coudriers de ma chère rivière?Est-ce parce  que jéprouvais l'étrange sentiment de biffer mes vertes années,d'une rature dans le livre finissant de ma jeunesse?Est-ce parce que les regrets,ces envahissants compagnons de voyage,avaient fait leurs bagages pour partir avec moi?Je ne sais rien de tout cela mais,sur le fil du rasoir depuis quelques mois,à l'évidence la maison familiale devenait intenable.

     Pourtant je n'étais pas fasciné,pas du tout,par l'idée de me rebeller.Dans ma relative solitude j'avais déjà compris l'ahurissante sororité de la révolte et de la convention.Ca,je l'avais saisi très jeune et devais en être imprégné,la rage post-adolescente me semblait en fait une version somme toute banale,à peine moins eau de rose d'une velléité d'autonomie,un néo-conformisme presque affligeant. Quoiqu'il en soit la route allait m'éloigner,l'heure n'était plus à la calme récolte de ces petits fruits rubiconds,aux arbustes accrochés comme des guirlandes rococo d'une chapelle baroque et buissonnière.Le rodéo des lapins  au crépuscule,si rigolo encore l'an dernier,appartenait maintenant à un temps révolu.M'attendait le roman russe d'apprentissage,Mes universités.

12 juillet 2012

Halte au monopole

      Ras le bol de ces cinéastes sans imagination et de leur unique compositeur.Les films sont pourtant très différents qu'on ait cru imposer ce sempiternel compositeur déjà suremployé,et surestimé.Il est temps de faire quelque chose,depuis des années que ce petit monsieur squatte auditivement nos écrans et,qui plus est,dans tous les types de films.On entend ses "oeuvres" aussi bien dans une aventure de James Bond que dans de célèbres blockbusters,plutôt bons d'ailleurs mais il n'y est pour rien.

untitled  

images    

total recall

                         Non content de pérorer dans les films d'action ce saltimbanque de piètre formation donne aussi dans la comédie musicale et le romantisme,dans le suspense et dans par exemple le bien beau et bien oublié film de Bo Widerberg.Ce parasite a sévi en Afrique,en Amérique,en Suède. Ni Broadway ni la savane kenyane n'y ont échappé.Le grand Kubrick fit appel à lui au moins deux fois et les Coen Brothers trois.Et ce depuis des années comme vous le suggèrent ces quelques images,même s'il figure rarement au générique,ce faux cul.Noblesse oblige,Le plaisir ont subi sa loi.Marlene,L'ange Bleu également.

imagesCARF8YL6

FAME

OUT

nonle

plai

         Des films bien plus récents utilisent aussi la musique fabriquée par cet individu.Je vous le dis,il est inévitable.Même Batman, Alien, Hitchcock, Godard,de beaux films comme Le discours d'un roi,de somptueux navets comme Wasabi,de l'animation comme Les triplettes de Belleville

APO

apres-le-sud

B

      A quoi bon?Ce personnage encombre les écrans depuis si longtemps qu'on n'en finirait pas de dénombrer ses présences au cinéma.Je n'ai pas l'intention de lui faire davantage de publicité.Ne vous foulez pas les neurones à retenir son nom.Il n'a de toute façon aucun avenir.Tout au plus vais-je joindre une petite image par acquis de conscience.Voilà "l'auteur" de ces ineffables musiques parfois abusivement nommées symphonies,opéras,concertos,requiem...N'importe quoi.Allez à la rigueur quelques notes, pour situer le niveau.Ca dure huit minutes tout de même,vous n'êtes pas obligés.En plus il se mêle vraiment de tous les instruments.J'envie les générations futures qui l'ignoreront...

http://youtu.be/fI6mNal8cjw

 

 

       

 

 

 

9 juillet 2012

Géographie: Postville, Iowa

 resize

           L'ami Thierry m'a trouvé une nouvelle destination,terra incognita, Postville, Iowa.A force de m'envoyer dans des bleds pareils je risque d'y laisser ma peau.Vous ne connaissez pas Postville?Moi non plus.Il faut dire que cette bourgade est une métropole d'environ 2500 habitants.Pourtant Postville mérite notre attention,cas un peu particulier, surnommé Home of the world.Surtout pour faire oublier les graves incidents qui, opposèrent il y a quelques années les Juifs Hassidiques et les locaux essentiellement descendants  de Scandinaves,ceci à propos des conditions d'abattage du bétail selon les rites cashers.

         Tout ça c'est du blabla.C'est surtout prétexte pour s'intéresser au groupe indie-folk Rusty Bear originaire de Leeds,Royaume-Uni,et à ce beau disque,Source to sea.Lumineux et calme.Tout ça,évidemment,je l'ai soigneusement pompé chez Jazzbluesandco. Mais la chanson est belle,pour ceux qui apprécient le folk, intemporel et rêveur. 

http://www.deezer.com/music/track/20918141   Postville,Iowa   Rusty Bear 

 

rusty

 

Rappel de l'itinéraire suivi

          Abilene,Albuquerque,Asbury Park,Atlanta,Atlantic City, Austin, Bakersfield, Baltimore, Baton Rouge, Berkeley, Birmingham, Boise, Brooklyn,Cedar Rapids, Chattanooga, Cheyenne, Chicago, Cincinnati, Clarksdale, Cleveland, Dallas, Denver, Detroit, Dodge City, Flagstaff, Folsom, Fort Worth, Fresno, Galveston, Hopkinsville, Jacksonville, Joliet, Kansas City, Knoxville,Lafayette, Lansing, Laredo, Las Vegas,Long Beach,Los Angeles, Memphis, Mendocino, Miami, Milwaukee, Mobile, Muscle Shoals, Muskogee, Nantucket, Nashville, Natchez,  New Orleans, Oakland, Omaha, Oxford,  Philadelphie, Phoenix, Pine Bluff, Pittsburgh, Portland, Postville, Rapid City,Reno,Saint Louis,San Antonio,San Bernardino,San Diego, San Jose, Santa Fe, Savannah, South Bend, Springfield, Statesboro, Tacoma, Tallahassee, Texarkana, Tucson,Tulsa, Tupelo, Washington, Wichita, Youngstown.

Publicité
7 juillet 2012

Les plumes de l'été: Comme dirait Zazie

 logo-plumes-c3a9tc3a9   

           Asphodèle  a retenu pour cet opus 17 les mots suivants: quenelle-quiproquo-quolibet-quiétude-quintessence -quota – quérir – quenotte – querelle – quinoa – quilles – quintette – quartier – quintal – quinquet – quelconque – quitter – quasi – quantité.

q2uelle idée de lui chercher querelle à celle là!Bien sûr qu'elle est bizarre,qu'elle ne sonne pas  du tout comme les autres,et qu'elle semble incapable de voyager seule,toujours à traîner son U à la main.Et les quolibets de fuser sur son passage.Hou!hou!Regardez,elle et son âme damnée!Mais méfiez-vous,je la connais,elle sait prendre de la hauteur,croyez-moi.La quenotte peut avoir les dents longues et exiger son quota de respect. Bon, d'accord,on y perd souvent son latin ou son grec avec elle,à nous faire prendre qui pour quoi,quiproquo,quoi.Quoi qu'on soit coi parfois,quoi qu'on soit quasi quelconque alors qu'elle se distingue et réclame ses quartiers de noblesse.Se prendrait-elle pour la quintessence même de notre alphabet,toute lourdissime qu'elle puisse apparaître,symbolisant ainsi le quintal,cet épouvantail?

            Car c'est une matheuse,pas comme moi.Quantité de nombre rationnels privés du zéro(poésie de l'abstraction arithmétique laborieusement copiée sur mon Larousse) elle donne aussi dans un certain exotisme.Oui,elle a un peu lâché son U,prônant un certain panarabisme  tourné vers La Mecque(qibla, qasida, qatari), surtout utilisable au scrabble plutôt que dans la conversation matutinale dans le bus.Il va être temps pour moi de regagner ma cuisine après cette sémantique communication afin d'y préparer mes quenelles au quinoa d'une proverbiale diététique.Dans la quiétude juillettiste et sachant que pour beaucoup c'est la quille, me voilà vous quittant non sans vous avoir fait remarquer qu'il faut être à cinq, sans U, pour jouer La Truite, quintette de Schubert, avec U.Enfin pour quérir d'ultimes lauriers j'oserai conclure "Le bonheur n'est pas un quinquet de taverne".Quoi?Quelqu'un d'autre l'a déjà dit?

P.S.J'aime à citer mes collaborateurs pour aider à leur carrière.Pour deux phrases au moins Raymond Devos et Louis Aragon sont de  ceux-là. 

  

 

   

5 juillet 2012

Le prompt Guy court

           La Fête des Pères m'a valu L'art français de la guerre,et du coup vous vaut en titre cette drôlissime contrepéterie.Je n'étais guère emballé,la littérature française actuelle n'encombre pas mon espace livre.De plus,le soupesant,je comptai 630 pages.Papa modèle(?), je remerciai avec effusions,craignant le pensum.Hors,le Goncourt 2011 est un roman extraordinaire,de loin ce que j'ai lu en France de mieux depuis des années.Alexis Jenni,prof de 48 ans,publie ainsi son premier roman.Le choc est de taille,de masse et d'estoc,pour rester dans la métaphore militaire.

jenni

       Parcours en parallèle de deux personnages.Il n'ont pas le même âge mais leur rencontre s'avèrera essentielle.Un jeune homme mal dans sa peau et un ancien militaire se trouvent un point commun,la peinture,le dessin plus précisément.Ils ont beaucoup à s'apprendre,l'un écrira l'histoire de l'autre,l'autre qui le formera à l'art de peindre.Mais ce résumé est infiniment réducteur.L'art français de la guerre tient de l'épopée,de l'aventure,de la fresque qui jamais ne s'égare,rare pour une fresque,mais aussi du journalisme écrit.Le théâtre militaire tragique et grotesque,tant de l'Indochine que de l'Algérie,y est stupéfiant d'empathie et de complexité.Je pense n'avoir jamais lu ça.

          Dans ces chapitres guerriers les hommes sont passionnants,grandioses et velléitaires,les interrogatoires dans une villa mauresque d'Alger,comme les mines meurtrières du Tonkin y ont des accents universels.Mais tout ceci est un peu court pour signifier mon enthousiame envers ce roman magnifique,si bien construit où la langue française,un personnage à elle seule dans ce récit de la fin des colonies,est superbement mise en valeur.Plongez dans L'art français de la guerre,vous aimerez et le narrateur,et Victorien Salagnon.Et d'autres qui traversent la Haute-Région ou la casbah,des braves types conduits au pire.Le pire ce n'est pas toujours l'autre même si l'autre sait l'odieux tout aussi bien.Impossible dialogue," la mâchoire figée dans un spasme galvanique". Retrouvailles de la Résistance, douloureuses et personnages secondaires passionnants,le médecin juif grec ou l'ami Mariani,milicien dans l'âme et,le croiriez-vous,intéressant.Une belle critique cinématographique aussi quand le narrateur chronique le film La bataille d'Alger avec lequel il n'est pas tendre.

      L'autre art dans L'art... c'est le dessin et l'encre notamment avec des pages entières sur cette sorte de calligraphie du minimum, car Salagnon a beaucoup appris de vieux maîtres vietnamiens,accessoirement combattants du Vietminh.L'homme est ainsi fait.Les gens du Prix Goncourt,de fieffés lecteurs quoiqu'on en dise,ont bien fait d'éclairer ce roman,de loin le plus fort en France depuis longtemps.Certes j'en lis peu.Mais c'est mon avis.Et encore une fois quelle merveille que la langue française chantée par Alexis Jenni et ses personnages.

1 juillet 2012

Un brin d'ire en Erin

9782070775637_1_75

            Première incursion chez Ken Bruen,privé version Galway,ancien flic comme tout le monde.Précisément ce livre m'est apparu vraiment un peu trop comme tout le monde.Est-ce l'omniprésence de ces polars locaux qui inondent les bacs et les chroniques qui commence à me peser?J'ai fait la connaissance de Jack Taylor,ex camé,ex alcoolo,toujours un peu fumeur,qui ne reconnaît plus son Irlande. D'autres ne reconnaissent plus leur Suède,leur Ecosse,leur Italie,leur Botswana. Moi,des fois,je ne reconnais plus ma Picardie.

            Galway,ouest irlandais.Il y a eu le boum du tigre irlandais.La ville a beaucoup changé,grandi.Puis il y a eu le déboum que l'on sait.Publié en 2004 et fabriqué à Dingle en sa belle péninsule,Le Dramaturge trouve là une de ses rares qualités.Deux étudiantes sont retrouvées mortes,le dos sur un bouquin de John Millington Synge.Ca semble être la grande idée de ce livre,citer ça et là quelques auteurs du cru, poètes, chanteurs, musiciens. Pour moi ce cru sonne creux. Décidément les récurrents me fatiguent, mais en général au bout de quatre ou cinq enquêtes.Jack Taylor a réussi du premier coup à m'incommoder.Il ne suffit pas d'aligner une citation toutes les trois,pages et de "name-dropper" de ci de là Bono,Lawrence Block ou Arvo Part pour doter d'un vernis l'enquêteur et son ambiance.C'est mon ami Yvon qui va pas être content...

BRUEN Ken / Le dramaturge.

Publicité
BLOGART(LA COMTESSE)
Publicité
Archives
BLOGART(LA COMTESSE)
Newsletter
33 abonnés
Visiteurs
Depuis la création 368 990
Publicité