24 octobre 2006

Ophélie

Ophélie

 

Quatre rameurs vêtus de jaune

De leur geste modèle tracent la Meuse froide

Je remonte mon col, là, sur la passerelle

Le Mont Olympe, vert novembre

Semble se regarder

Narcisse en ces eaux noires

Trois cygnes s'y pavanent

J'aime leur arrogance

Près du moulin aux arches empierrées de neuf

Cet homme là, dit-on, chaussait des semelles de vent

L'homme de plusieurs vies

Des périssoires longent le corps si blanc

Ophélie la douce, sur le fleuve, plus qu'alanguie

Parmi lys et saulaies

Les coureurs que je croise,au tempo haletant

Me font un gentil signe

Je marche seul et les yeux secs

Le coeur presque calme              

               

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