Laissez-moi vous convier à un dernier verre à la Coupole ou si vous préférez à la Closerie des Lilas.Suivez moi.Ces lieux sont assez familiers à certains(n'est-ce pas Holly?).Le très joli bouquin de Jean-Paul Caracalla nous entraîne dans cette double décennie 1920-1940 où Montparnasse était américaine.Venus en Europe pour la plupart lors de la Grande Guerre beaucoup sont restés ou revenus pour marquer de leurs sillages Vavin,Le Luxembourg et ce quartier qui supplanta alors Montmartre dans le coeur des artistes.

On rencontre ainsi Hemingway et Fitzgerald qui rivalisent en littérature mais aussi au bar de la Rotonde.On y rencontre Henry Miller qui n'a encore rien publié et qui deviendra avant d'être le génial auteur que l'on connaît un spécialiste des apéros "à la française".On y croise James Joyce qui a eu tant de mal à publier Ulysse.Mais les figures centrales des Exilés de Montparnasse (Gallimard) sont des femmes.

Les exilés de Montparnasse

Gertrude Stein,écrivain et collectionneuse,arrivée très tôt à Paris fera la liaison entre tous ces artistes que ce soient Picasso et Matisse,Roché(auteur de Jules et Jim) et Valéry Larbaud.Cocteau n'est jamais loin, etc...Et surtout les libraires Sylvia Beach et Adrienne Monnier avec Shakespeare et Compagnie et La Maison des amis des livres sauront accueillir et faire connaître dans ce Paris entre deux guerres ces auteurs riches ou sans le sou mais qui d'Ezra Pound à Edith Wharton devaient marquer le siècle de leur empreinte d'Américano-parisiens,cocktails explosifs qui surent mélanger leur oeuvre et leur vie.Le livre de Caracalla est très agréable.Mais si vous avez peu de temps je conseille de lire les auteurs eux-mêmes,cela va de soi.Ensuite vous pourrez toujours faire un tour sur leurs traces.