25 août 2007

The last rebel

       Dalton Trumbo(ex-black listé),Edward Abbey(auteur du roman The brave cowboy)Kirk Douglas producteur acteur et David Miller sont à l'origine de Seuls sont les indomptés(62). J'ignorais d'ailleurs que ce film était adapté d'Abbey mais n'en ai pas été surpris au vu du sujet écologique,voire passéiste,et à mon gré pas très loin de la puérilité.Car c'est bien de cela qu'il s'agit. John W.Burns(Kirk Douglas) est un enfant de 40 ans qui refuse de grandir ou du moins qui n'accepte pas que la société ait changé.C'est bien le thème quasi unique des livres d'Edward Abbey dont le plus célèbre Le gang de la clé à molette( Un Américain pas bien tranquille).

    Plan d'entrée vant le générique:un cowboy somnole et un avion le réveille.Tout est là,ce choc des cultures,le passé idyllique auquel on veut nous faire croire et le présent turbulent.On ne sortira pas du dilemme au long du film.Mais Seuls sont les indomptés n'est cependant pas dénué d'intérêt et la débauche de moyens mis en oeuvre pour maîtriser ce type simplement coupable de bagarre dans un bar fait froid dans le dos.Walter Matthau campe un sheriff lucide et qui n'est pas particulièrement motivé par sa tâche. Burns, coupable surtout de vouloir vivre comme avant,n'a aucun avenir sur cette terre et la scène finale assez poignante,fait partie du faire-part du décès du western.Ce n'est pas un hasard si les rapports homme-cheval n'ont jamais été aussi cruciaux que dans ce film.

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Une chanson:Four strong winds

http://www.youtube.com/watch?v=jIc5h2bfYyU

                J'ai toujours le même intérêt pour des centaines de chansons du patrimoine folk américain,de ces chansons inusables  et presque orales,sans cesse reprises aussi bien par des grands(ici Neil Young accompagné par Willie Nelson) que par d'obscurs gratteux  infiniment respectables. Ces chansons,on connaît à peine leur auteur,parfois à peine leur titre.Pourtant si vous les écoutez vous vous sentez l'âme d'un hobo,d'un folksinger laborieux,fussiez-vous français comme tout le monde.Et vous sortez dans la rue en fredonnant la route de l'Ouest, les filles qui vous poignardent et les trains qu'on prend en fraude.

    Quatre vents solitaires,sept mers houleuses,advienne que pourra.Nos beaux jours sont endormis et me voilà sur la route une fois encore.Qui sait si je reviendrai?J'ai des amis dans l'Alberta qui pourront peut-être me donner du travail.Et si tu changeais d'avis.Ceci n'est pas une traduction,seulement quelques mots adaptés du texte de Ian Tyson(photo).

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De mèche avec Hammett

    J'ai souvent parlé de Hammett,Chandler et autres et toujours de façon admirative.Et le cinéma ne s'y est pas trompé avec nombre d'adaptations dont certaines plus que mythiques(voir la photo de l'accueil).La réalisation de Stuart Heisler,en 42,avec une écriture de Jonathan Latimer,de La clé de verre,roman publié en 31 mérite qu'on s'y attarde.Ce film noir que présente très bien Philippe Labro qui s'y connaît,tourné en un noir et blanc studio Universal typique,nous offre un trio d'acteurs convaincant. La blonde fatale a les traits et la mèche très suggestive de Veronica Lake,dangereuse comme savaient l'être les femmes dans ces histoires de magouilles politico-gangstero-policières.Encadrée d'Alan Ladd et Brian Donlevy dont l'amitié sera mise à rude épreuve elle est assez inoubliable.Ladd est très bon,à mon avis meilleur que dans ses westerns où je l'ai toujours trouvé un peu terne. Donlevy est un acteur méconnu qui donne beaucoup d'étoffe à son personnage ambigu de faiseur de rois,ou plutôt de gouverneurs.

    On sait que Dashiell Hammett avait une écriture comportementale qui laissait peu de place à la psychologie et au bla-bla-bla.Le script de Latimer,un spécialiste,et la mise en scène de Heisler sont au diapason d'un film bref et musclé que Bertrand Tavernier déteste dans son ouvrage de référence sur le cinéma américain.J'aime bien le grand Bertrand qui a fait beaucoup pour sortir de l'ombre de nombreux films mais là je ne suis pas de son avis.Je ne me lasserai pas de ces voitures qui sillonnent la ville américaine sous la pluie,se garent sans problèmes et laissent sortir un politicard,deux sbires et une vamp prompte à prendre le bras du plus fort tour en lançant une oeillade au plus beau.

   Et La clé de verre recèle des dialogues pointus souvent très drôles dont j'ai retenu cette phrase qui suffit à mon bonheur:"Ma première femme était deuxième en cuisine dans un restau minable de la Quatrième Rue".Ou encore un tueur genre pithécanthrope,ceci dit sans vouloir blesser les pithécanthropes, déclarant, affamè:"Quand je mange un steak j'aime sentir qu'il me mord."

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19 août 2007

Band original

Saluons un évènement discographique de première importance:la parution d'un superbe livre sur la  carrière de l'impérissable et unique Band,jadis accompagnateur du Bob Dylan électrique(voir le film de Scorsese,déjà chroniqué.Ce livre nous propose 5 CD et un DVD,survolant plus de 30 annnées de musique américaine,et de la meilleure.



Entendons-nous bien,The Band n'a jamais été une usine à tubes et l'on n'entre pas dans cette saga comme dans les Goldies des Beatles ou des Beach Boys,ce qui ne retire rien à l'immense talent des Scarabées ou des Enfants de la Plage.The Band n'appartient à aucune catégorie.Bien que leur musique paraisse d'inspiration sudiste,les membres du groupe sont au quatre cinquièmes canadiens et The Band n'est ni Lynyrd Skynyrd ni Creedence Clearwater Revival.Plusieurs périodes jalonnent la vie du Band.Au commencement était le  rockabilly quand ils accompagnaient,sous le nom de The Hawks,le chanteur Ronnie Hawkins,maître du genre et les premiers morceaux de cette anthologie nous rafraîchissent les oreilles agréablement.Le rockabilly ça swinguait méchamment.


Mais la grande rencontre des musiciens fut celle de Bob Dylan qu'ils accompagnèrent sur scène lors de la "mutation" électrique  du maître.On retrouve ainsi quelques titres,Just like Tom Thumb's Blues,Can you please crawl out your window?Puis The Band devait poursuivre son propre chemin.Cette collection brosse un tableau fidèle de leur évolution avec de nombreux extraits de leurs meilleurs albums:Music from Big Pink,The Band,Stage fright,Moondog Matinee.Leur musique souvent très élaborée mélange  des influences texanes,californiennes avec un patrimoine rappelant par instants la musique d'Europe de l'Est qui devait déteindre sur la country.The Band c'est tout cela à la fois.Ecoutez-les!


On devait retrouver The Band,filmé par Scorsese dans The last waltz,leur concert d'adieu avec des invités prestigieux en 76 à San Francisco.Puis,et c'est la dure loi du rock,vint la séparation avec des disques en solo mais jamais Robbie Robertson,Rick Danko,Richard Manuel,Levon Helm et Garth Hudson ne devaient atteindre à nouveau l'état de grâce.Richard Manuel s'est pendu en 86 et Rick Danko est mort peu après.Ecouter The Band c'est accéder à l' univers complexe d'un groupe rock avec mandoline,accordéon,violon et de subtiles harmonies vocales et instrumentales,une rareté...


           

                           


De gauche à droite et de haut en bas Robbie Robertson,Rick Danko,Richard Manuel,Garth Hudson et Levon Helm.Merci Messieurs.

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18 août 2007

Ray,feuilletonniste

     L'auteur belge Jean Ray est,je le sais,l'objet d'un véritable culte et il existe des conventions,des associations perpétuant son souvenir.Il y a tant à lire que je ne m'étais encore jamais penché sur cet auteur.Jai lu pas mal de Sherlock Holmes,d'Arsène Lupin,ou de Rouletabille et ai bien de la sympathie pour ces écrivains,de grand écrivains à mon avis.On ne trouvera plus personne pour ravaler en seconde zone ces grands feuilletonnistes ni les écrivains "Série noire" qui leur ont succédé.J'ai choisi au pif une aventure de Harry Dickson,le héros récurrent de Jean Ray,souvent présenté comme le Holmes américain.Les sites spécialisés m'ont d'ailleurs appris que Jean Ray était au départ le simple traducteur des histoires d'Harry Dickson. Deux titres dans ce petit recueil trouvé en bibliothèque:L'île de la terreur et Les sept petites chaises.

   Le premier m'a décu.72 pages d'une intrigue amalgamant la ruine d'un aristocrate anglais,sa retraite dans une île écossaise battue par les flots comme il se doit et cette aventurière belle et folle qu'on a tôt fait de confondre.Les ingrédients sont là mais j'oublierai très vite ce conte pas drôlatique et cette enquête sans indices ni véritable mystère.Harry Dickson brille plutôt par sa discrétion et si ses tribulations sont toutes aussi fades je comprends que Mr.Holmes et d'autres lui dament le pion.

   Les sept petites chaises,titre séduisant par la magie du chiffre,ne m'a pas convaincu davantage.Cette histoire,digne des pulp magazines les plus ordinaires,n'effraie ni n'inquiète.Et puis ces intrigues où dès la troisième page "des cris déchirent la nuit" sont vraiment un peu "cheap".En résumé je n'ai guère l'intention de fréquenter à nouveau ce Harry Dickson.Pour cela je manque de temps.Même dans le métro il y a sûrement mieux à lire.Je m'attendais à des ambiances et des recherches autrement charpentées.

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17 août 2007

Minéral mais magistral et musical

     Le jardin du diable (54) a les caractéristiques d'un western classique:duo de géants(Cooper/Widmark),  poignée d'hommes nantie d'une mission et peu à peu décimée,cadre âpre et somptueux,ici des falaises vertigineuses,frontière du Mexique.Mais il y a dans ce film de Henry Hathaway un personnage de femme très intéressant,joué par Susan Hayward,actrice remarquable méconnue en France.On sait que la femme est souvent la grande sacrifiée du western.Rien de tel ici car Lea, manipulatrice et autoritaire ne s'en laisse pas compter.

   Gary Cooper si grand dans Vera Cruz ou Le train sifflera trois fois est ici un aventurier fatigué et fait preuve de sobriété face à Widmark,toujours sec et nerveux,mais bien moins teigne que dans certains films.Le film surprend car il n'y a  en fait jamais d'affrontement entre Cooper et Widmark. Les Apaches ne sont vus que de loin,rendant ainsi leur présence inquiétante.Surtout Hathaway a un sens de l'espace extraordinaire et sait utiliser le roc,la poussière et la verticalité pour en faire un poème de couleurs.Le grand Bernard Herrmann signe la partition à laquelle je trouve des similitudes avec celle de La mort aux trousses. Rappelez vous le générique du film d'Hitchcock, particulièrement vertical.Il émane de ce film un parfum de lassitude de ce Grand Ouest,si souvent décevant aux aventuriers.

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Vous reprendrez bien un peu de solitude?

      Avec plaisir,servie par Antonioni.Ultime élément de sa désormais célèbre(et même relancée par son départ) trilogie du couple en crise et de l'incommunicabilité, vraiment difficile à dire et même à écrire ce mot,L'éclipse est un film que je n'avais jamais vu.Le désert rouge,film suivant peut d'ailleurs tout à fait préténdre s'ajouter au tryptique qui deviendrait alors tétralogie.J'appellerai ça le cycle antonionien de la crise et de l'absence.Ca en jette non?Et si vous me dites que quelqu'un l'a écrit avant moi j'en pique une,de crise.Outre Monica Vitti,muse et double d'Antonioni,présente dans les quatre films,on y retrouve Delon dans l'un de ses plus beaux rôles.A propos de Delon comme on écrit beaucoup d'âneries je rappelle que Visconti, Antonioni, Clément, Melville,Losey,Zurlini c'est déjà pas si mal,non?

    L'éclipse commence par des silences et une rupture.Il y en aura des silences car Antonioni est plutôt un taiseux qui laisse l'image prendre toute sa place.Quant à la rupture c'est tout son cinéma qui rompt.Et ce sont ces quatre films qui feront date à mon avis dans l'oeuvre d'Antonioni.Son aventure de Zabriskie Point me semblant assez lourde et bien que Blow up soit un thème intéressant je ne suis pas totalement conquis par une sorte de reconversion nihiliste,ce qui n'est pas le cas de L'éclipse ou L'Avventura qui même s'ils taquinent la vacuité et le vide ne nous bouleversent pas moins.

    Vittoria vient de quitter son amant.Vittoria est seule.On est toujours seul et ce n'est pas Antonioni qui pourra y remédier.J'ai parlé du silence.Pourtant on vocifère beaucoup dans L'éclipse,à la bourse de Rome où Delon, magique en jeune trader nerveux et aérien rencontre Vittoria.Réapprendre à aimer?Mais elle le dit:"A-t-on besoin de se connaître pour s'aimer?Et puis a-t-on besoin de s'aimer?".La solitude qui est la nôtre,on la sent dans L'éclipse,on peut la toucher et de ce cinéma que l'on dit ardu,on sort les larmes aux yeux,plus mal,plus humain en quelque sorte.Plans muets sur Rome presque vide, réverbères qui s'allument,rares passagers des derniers bus.Il ne s'est rien passé.Plans muets sur Rome vide, comme ma vie.Et si planait l'ombre de Buzzati,nantie de son infernale attente qui me dévore le ventre.Voici les dernières minutes avec la musique de Prokofiev.

http://www.youtube.com/watch?v=e-R-ZNYxGHM

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Vous avez lu Nuala O'Faolain?

   Le Domaine Etranger de 10/18 effectue un remarquable travail pour faire connaître les écrivains du monde entier. Nuala O'Faolain née au début des années quarante en Irlande a connu la situation de la gent féminine si peu enviable jusqu'à l'époque plus récente.On s'est déjà vu quelque part? est un livre difficile,pas romancé pour deux sous,et qui décrit avec beaucoup de pertinence la lutte des femmes pour une émancipation qui en Irlande,tarda à venir.

  Nuala O'Faolain ne se donne pas le beau rôle systématiquement et n'occulte pas ses propres faiblesses, surtout son alcoolisme et ses errances.On se trouve devant de très belles pages sur la sexualité et la flétrissure des corps qui s'usent,et sur la maternité qu'elle ne connaîtra pas.Nantie de problèmes avec son père comme avec sa mère,et issue d'une famille de neuf enfants,l'énergie de cette femme va lui permettre de devenir une journaliste libre et de rencontrer les intellectuels irlandais dont Kavanagh à qui je viens de consacrer une note.Elle qui n'avait guère quitté son canton deviendra voyageuse et se penchera sur la cause des femmes,universelle.Mais rien n'est facile aux femmes et surtout pas en Irlande.Nuala O'Faolain reste une femme seule et ce livre ardu,qui n'en est pas moins bouleversant est un témoignage de ce que peut être la volonté d'exister à part entière.S'adressant aux trottoirs de Dublin elle a ces mots sublimes(nous sommes là en 97):

      "Vous êtes faits de beaux et grands blocs de granit. Etes-vous les mêmes que ceux sur lesquels j'ai marché il y a trente ans?Si oui,pourquoi ne pleurez-vous pas?"

medium_ofaolain.jpg

   L'avis de Camille  Nuala O'Faolain - On s'est déjà vu quelque part?

Disparition de Nuala O'Faolain http://www.actualitte.com/actualite/2268-Nuala-Faolain-Irlande-deces-Wespieser.htm

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16 août 2007

Josef et Vladimir vont en bateau

    De l'excellent Marc Dugain(voir Edgar le magnifique) voici Une exécution ordinaire.Dugain est en France un de mes auteurs favoris car cet homme n'a  pas peur de confronter le destin de quelques-uns avec un pays,mêlant pour le meilleur de la fiction la grande histoire et les petits tracas de chacun.Très intelligemment construit l'intrigue à trois temps d'Une exécution ordinaire nous glace calmement la peau comme au fond d'une isba près de la Mer de Barents. La première partie nous présente le sympathique Joseph Djougachvili bien malade et ayant recours au service d'une urologue magnétiseuse,mère et grand-mère de deux des héros de ce livre.La description de la rencontre entre Staline et Olga est remarquable de précision et déboulonne l'homme de fer qui ne le sera jamais assez, déboulonné.

      Le reste est tout aussi passionnant avec les premières armes d'un futur président de la Fédération de Russie post-eltsinienne devenue difficilement fédérable d'ailleurs. Portrait d'un jeune Poutine,déjà sec et déjà peu affable.Et puis ressurgit le drame intime d'une famille russe à peu près ordinaire,comme l'exécution du même nom,avec un petit-fils officier sous-marinier à bord de l'Oscar.Marc Dugain n'est pas historien se penchant sur les cinquante dernières années de la Russie sous ses différentes formes, mais romancier qui insuffle à ses personnages, fictifs, réels,ou fictifs ayant autant de chair et de sang que les vrais,une vie propre et complexe,qui nous aide à mieux comprendre cet apocalyptique continent qui a su engendrer Staline et Dostoïevski,les purges et Soljenytsine,l'histoire officielle et Pasternak,le goulag et Rostropovitch.

     La Grande Guerre et l'Amérique de la CIA avaient été le théâtre des très bons romans de Marc Dugain La chambre des officiers et La malédiction d'Edgar.Guerre Froide, Tchétchénie et catastrophe du Koursk tiennent lieu de décor pour ce livre haletant,pas nombriliste mais au contraire éclatant par son universalité qui dépasse de loin les tristes cimetières de bateaux de ces mers du Nord où seule la vodka surnage.

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15 août 2007

Réflexions sur le temps qui passe(Oh Mary)

Oh Mary si tu savais

Tout le mal que ça me fait

Oh Mary j'avais quinze ans à peine

Ta blondeur,ta voix et tes amis

Je leur dois tant,Mary,oh Mary

Tu sembles souffrir,ma grande

Que sont devenues les fleurs

Et bien plus de 500 miles

Nous séparent jour et nuit

Souffle le vent comme dirait l'ami Bob

Et les collines,là-bas,par delà Frisco 

Nous ont oubliés.

http://www.youtube.com/watch?v=BJXFJW3AIKA

http://www.youtube.com/watch?v=cLe9pJSRas0   (Quelques années,quelques fleurs,quelques miles plus tard)

    Tribute to Peter Yarrow,Paul Stookey,and Mary Travers.Special thanks to Pete Seeger.All friends of mine.

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