Deuxième livre pour moi de cet auteur écossais(voir Le coeur de l'hiver http://eeguab.canalblog.com/archives/2007/01/23/2924105.html Cet écrivain commence seulement à être traduit en France,trente ans après la publication originale.C'est une plume très riche que Dominic Cooper.En moins de 200 pages il nous intéresse à Murdo Munro,forestier écossais qui vient de quitter sa femme à 58 ans,le jour du mariage de leur fille.après avoir accessoirement incendié sa maison.Fuyard,perdu,Munro,plutôt bon bougre,erre dans cette forêt d'Ecosse péninsulaire,en quête d'un restant d'avenir bien ténu.Les collines,les lacs,les ruisseaux de ce petit bout d'Ouest 'Ecosse n'ont pas de secret pour Dominic Cooper.C'est extrêmement bien décrit,à en frôler le vertige du lecteur.Qu'il parle des nuages ou des oiseaux il nous enchante.Tout petit extrait:"Survolant les collines en direction du sud,quatre corneilles,des lambeaux noirs devant la lumière plus haute,passèrent devant la montagne et disparurent bientôt."

   Drame de l'usure des sentiments et de la solitude,Vers l'aube,est un superbe poème de cette Calédonie tellurique,cette Ecosse rude et enclavée,ces rochers d'Occident aux prises avec la mer.A mille lieues de la littérature du nombril que je déteste prenez une pinte de cet alcool aux forts effluves que n'auraient renié ni Stevenson ni Conan Doyle.Je ne sais s'il y a d'autres romans de Cooper à paraître mais d'ores et déjà ce bel écrivain d'embruns et de fougères rejoint mon album photo.Il y sera en bien belle compagnie.