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                   J'ai toujours beaucoup d'affection pour le Ciné-club de France 3 qui nous fait découvrir des films peu diffusés,pas forcément inoubliables mais qui témoignent d'une génération,d'une époque.Un cycle Mauro Bolognini nous a permis de voir La veine d'or (1955),l'un de ses premiers films,quasi inédit en France.C'est vrai que Bolognini n'est un peu connu ici que par Le bel Antonio déjà chroniqué ici et quelques oeuvres tardives ayant bénéficié de coproduction française avec Deneuve ou Huppert.La veine d'or reprend un thème archi-classique,celui de l'amour exclusif et de la jalousie d'un grand adolescent pour sa mère veuve.L'action se passe dans le milieu aristocratique souvent,mais pas toujours choisi par Bolognini au long de  sa carrière.Pour l'anecdote le jeune homme est interprété par Mario Girotti qui devait tourner tant de chefs-d'oeuvre (?)sous le nom de Terence Hill.

      La musique de Carlo Rustichelli est un peu parasite,les scènes sont très attendues et nulle fantaisie ne vient alléger ce film somme toute usuel et d'inspiration vaguement bourgeoise un peu éclairée,ce qui n'est absolument pas péjoratif et constitue d'ailleurs une caractéristique de nombre de films italiens des années cinquante,après le Néoréalisme.Pourtant j'ai vu La veine d'or pour la première fois avec plaisir,témoignage d'un cinéma certes passé mais bien fait et prônant une certaine liberté féminine pas si évidente en cette Italie qui n'avait balayé le fascisme  que depuis dix ans.Richard Baseheart,acteur américain qui joua deux fois pour Fellini incarne avec conviction le Pr.Manfredi,deuxième chance de la mère de Corrado.