31 janvier 2013

Un K intéressant

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                 Retrouver Dino,l'homme qui a changé ma vie,est toujours un plaisir,une douleur aussi car qu'est-ce qu'il m'a fait mal,celui-là.Parce que je n'en sors jamais indemne,bien que je pense avoir lu maintenant une bonne partie de ses nouvelles. Mais la lecture commune avec Valentyne et Asphodèle m'a ainsi replongé dans les inquiétudes buzzatiennes.Dans cet univers sont venus nous rejoindre..., Laure , Jean Charles, Morgouille, Chronique littéraire,Natiora , Noctembule

             Des nouvelles,des courts récits,des articles,Buzzati en a publié des centaines,lui qui ne quitta jamais le Corriere della Sera.C'est donc le recueil Le K qui fait l'objet de cette réaction à plusieurs,rédaction aussi,concernant la cinquantaine d'écrits du livre.J'aime toutes les histoires de ce grand conteur,je l'imagine assez bien les lire lui-même.Elle sont d'ailleurs souvent adaptées au théâtre,leur format bref autorisant un spectacle parfois adapté aux enfants,ce qui à mon avis n'est pas un non-sens tant l'univers de beaucoup de  ses nouvelles se joue des générations.Je ne m'attarderai ici que sur quelques-unes de ces nouvelles, parmi celles qui m'ont le plus convaincu.Je n'étais guère difficile à convaincre, et, buzzatien incurable, je ne constitue pas un juré très impartial.De plus j'avoue que je finis par confondre un peu certains textes parmi les nombreux recueils de courts de Dino.J'ai d'ailleurs l'intention de faire une petite recherche dans ma dinothèque pour en extraire quelques réflexions,un petit hit-parade de mes préférences.Je vous fais remarquer que je n'ai à aucun moment évoqué Le désert... qui me colle à la peau.Tiens,je l'ai évoqué.

        Il est toujours tenant de voir dans ces sortes de fables allusions et références à l'histoire de l'Italie.Je n'ai pas trop cette optique,les symboles pouvant parfois nous perdre.Pauvre petit garçon est en fait une histoire connue,parfois racontée sous la forme d'une courte blague,d'un goût douteux.Le prénom du héros peut donner une indication.Je n'aime pas particulièrement ce texte,assez éloigné de l'univers de Buzzati.J'aime beaucoup Général inconnu qui s'attarde sur le cas,rare,d'un officier supérieur dont on retrouve le squelette sur un chantier,et qui attire les moqueries,lui qui n'est pourtant pas mort sous les tentures du Ministère de la Guerre,et qui n'est pas honoré comme unn modeste première classe,lui qui avait manifestement un ventre rond constellé de médailles.

        Les personnages de Buzzati sont souvent fatigués,à bout de course, désabusés, des Lieutenant Drogo vieillissants.Ils m'en fascinent d'autant plus.Ainsi Stefano Merizzi,industriel,nul au golf et qui pour une fois brille sur les greens. Inquiétant,non? (Le dix-huitième trou).De toute façon c'est toujours très inquiétant avec cet écrivain,et moi je m'inquiète avec lui depuis 35 ans et ça ne s'arrange pas.Le pire n'est pas sûr,mais, il est certain que ça y ressemblera.

       "Ainsi les années étaient passées inutilement.Et aujourd'hui il était trop tard". Putain,comme tu y vas fort Dino, et voilà qu'on reprend du Désert...Car c'est bien ça,les toutes dernières lignes de Et si? Construite à l'aide d'anaphores,cette nouvelle est la plus impressionnante."C'était lui le Dictateur. C'était lui le grand Musicien. C'était lui le grand Chirurgien. C'était lui le grand savant. C'était lui le Généralissime... C'était lui le blogueur besogneux " (là c'est un rajout du blogueur besogneux en personne,mais ça colle quand même).Une jeune femme a traversé le Jardin de l'Amirauté,un rien,un foulard,un effluve,un mouvement de tête.Mais c'est fini.Dino quand consentiras-tu à me foutre la paix?

Il viaggio

      

 

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30 janvier 2013

Lecture commune Shakespeare: l'échec flagrant de Coriolan

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            Quand je pense à Welles,à Branagh,aux grandes pièces du non moins grand Will jouées un peu partout dans le monde,je ne peux que constater une cinglante défaite, mon Azincourt à moi.J'ai donc lu Coriolan et le moins que l'on puisse dire c'est que lui et moi on ne partira pas en vacances ensemble.Ben non mon Coco(riolan),j'suis pas assez bon pour ça,j'suis pas vraiment capable de lire ce Shakespeare qui pourtant me fascine.Ca marche pas.Non,il me faut des hallebardiers sur le côté,et des gardes sur une estrade,des rideaux et des tentures, un trône ou une tribune,mais faut que je les voie.Les traîtres,il me faut les entendre et les monologues,et les sentences célèbres aussi,pour que j'ai envie de les claironner moi-même."Etre ou ne pas être", "L'hiver de notre déplaisir", "Mon royaume pour un cheval", "Nous en avons vu des choses,Sir John,quand sonnaient les carillons de minuit",ces phrases si belles le sont encore plus sur la scène d'un théâtre et dans les quelques films géniaux évoqués plus haut.

         C'est vrai que Coriolan n'a pas ces fulgurances,sauf à l'avoir mal lu,ce qui à tout prendre n'est nullement exclu.J'ai pourtant essayé de jouer le jeu,l'édition Bouquins,bilingue,mais ça n'a rien arrangé.Ca manquait totalement de souffle,un comble pour Shakespeare.Enfin,c'est surtout moi qui manquais de souffle, vraisemblablement.Dodelinant de la page de droite à celle de gauche pour tenter d'aspirer un brin,une once de la substantifique moelle de la version vieil anglais, j'espérais au moins m'immiscer un peu dans la grandeur épique du barde de Stratford,mais rien n'y a fait.J'avais beau m'appliquer,il me manquait au moins un Sir,John Gielgud ou Ralph Richardson.Il me manquait des trompettes et le frisson d'un rideau cramoisi.Impuissant à chroniquer,moins encore à critiquer la valeur intrinsèque de Coriolan,je regrettai vite de m'être lancé dans cette lecture commune qui allait révéler mon inconséquence.

            Que dire du général Martius,alias Coriolan?Est-il un héros parmi les patriciens romains,incompris des siens?Ou un traître dont la subtilité m'a en grande partie échappé?J'ai cru y lire des délégations,des amitiés brisées,des conjurations.Il n'est pas impossible que m'aient frôlé des ambitions déçues et des querelles de pouvoir,thèmes hautement shakespeariens,ainsi que des coups bas,apanages de quelques séides,quelques reîtres.Il n'est pas impossible que Coriolan soit une pièce assez importante,très importante je ne crois pas car ça se saurait.Il est encore moins impossible que j'aie eu tort de me lancer dans cette aventure hors de ma juridiction. Shakespeare s'en remettra .Et moi je vais trinquer avec le Falstaff d'Orson Welles en la plus belle taverne. élisabéthaine au monde. Les carillons de minuit

    Ont participé à cette lecture commune,comédie ou tragédie, initiée par Claudialucia ,   http://miriampanigel.blog.lemonde.fr/ 

    

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26 janvier 2013

Un Magyar,un Européen

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                Immense auteur enfin honoré Sandor Marai le Hongrois qui choisit la nuit aux Etats-Unis en 1989 n'en finit pas de m'envoûter.Sixième livre pour moi,Les confessions d'un bourgeois date de 1934,Marai a alors 34 ans.Les autres ouvrages que j'ai lus sont bien plus tardifs mais la maîtrise de l'auteur est déjà très affirmée.Dans une petite ville de Hongrie l'enfance de Marai est celle d'une grande famille bourgeoise,pas chaleureuse pour deux forints et pas mal engoncée dans cette fabuleuse Mitteleuropa qui ne sait pas encore son explosion prochaine. Souvenirs des précepteurs,des voisins,d'un antisémitisme dans une version assez sinueuse.Le jeune Sandor connaît l'internat,proche de L'élève Toerless,on comprend bien là le tronc commun des Musil, Zweig, Schnitzler, Perutz, etc...ces auteurs qui me passionnent au sujet de ce monde qui va rompre,de cette dynastie Habsbourg qui les abrite plus ou moins,qui les étouffe serait un terme plus approprié.Entre église et bordel se fait ainsi l'éducation de l'enfant puis de l'adolescent,mal à l'aise et qui fuguera dès quatorze ans avnt d'être rattrapé par la grande démocrate de 14-18,celle qui a en quelque sorte remis en place ce vieux continent.

              La deuxième partie de ces longues confessions,bien qu'il ne faille pas prendre ce terme au sens moral,est consacrée aux quinze années suivant le conflit.Elle est tout aussi fascinante.Marié,enfin un peu,Sandor Marai vivra partout,à Leipzig,à Berlin au moment de la gigantesque inflation,un peu à Weimar aussi. L'hôtel Adlon et toute la mythologie du Berlin avant que la ville ne s'enténèbre. Marai,observateur, s'engage rarement,farouche individualiste.Plusieurs mois à Florence,assez impressionné par le fascisme,ce qui s'explique plutôt bien lors de la marche sur Rome même si l'homme n'est pas dupe longtemps.Il débarque à Paris pour quelques semaines et y vivra six ans,témoin parfois étonné,toujours d'une grande lucidité.Montparnasse,le Dôme,la Coupole, cette époque bénie où Marai,qui commence à vivre de sa plume,boit un verre aussi bien au Ritz qu'aux terrasses des grands boulevards.Ses descriptions de Parisiens valent leur pesant d'or que ce soit les chauffeurs de taxi ou les concierges.

         Sandor Marai est souvent à Londres,les Britanniques sont si exotiques et l'auteur est si habile à décrire ainsi toutes ces sociétés occidentales,si loin de sa Hongrie qu'il finira par regagner.Non sans avoir également visité les "provinces" françaises qui l'étonnent, tellement "sonné " par les vitraux de Chartres si chers à Péguy que Marai vénère.Il commence ainsi à comprendre cette France si étrange à lui,le voyageur,partout curieux de rencontres et contemplatif.Quelques verres dans un bistrot de Dijon,un matin avec les poissonnières de Calais,le sabir partagé avec quelques "métèques" à Marseille,Sandor Marai apprend tout de la vie,même l'ondulante politique de la Troisième République.

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           C'est curieux comme on a ignoré si longtemps Marai.La belle pièce Les braises me semble avoir enfin réveillé les lecteurs,un peu.J'ai déjà écrit sur plusieurs livres de celui qui a pris une place d'honneur dans mon panthéon littéraire,tardivement certes,mais fortement.Je vous invite à plonger tête baissée dans ses livres et à traverser ainsi trois quarts de siècle,avant que Sandor Marai ne décide que la vie a cessé de valoir le coup.C'était en février 89 à San Diego, Californie,si loin de la République Populaire de Hongrie qui ne devait guère lui survivre.Bien fait pour elle qui ne l'avait jamais beaucoup aimé.La photo avec Thomas Mann date de 1935.

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23 janvier 2013

L'oubli du souvenir

Westlake-memoire

                                   Parfois on comprend mal.Donald Westlake a publié des dizaines de romans de son vivant,sous de très nombreux pseudos. Et fourni la matière de bien des films,parfois français d'ailleurs.Pléthorique,son oeuvre compte au moins une centaine de titres.Et pourtant je ne l'avais jamais lu.Mais ce roman,Memory,est sorti cinquante après son écriture,Westlake le souhaitait-il posthume?C'est le cas car l'auteur est mort en 2008.Les livres habituels de Donald Westlake ont plutôt un registre assez humoristique d'après ce que j'ai vu,étant néophyte de cet écrivain.Mémoire morte est absolument passionnant,parcours douloureux de Paul Cole,acteur de profession, amnésique suite à bagarre avec un mari jaloux.Hospitalisé dans une petite ville de l'Amérique dite profonde,il sort,physiquement rétabli mais sans repère aucun de  sa vie antérieure ni moyen financier de faire plus de 100 km pour regagner New York.

                      Dans cette Amérique de 1960 le seul point positif pour Cole est qu'il trouve facilement un job dans une tannerie et en quelques semaines parvient à rejoindre la grande ville.Mais la déception sera de taille pour cet homme qui n'est plus personne et qui ne parvient pas à se reconstruire suffisamment pour en devenir un autre.C'est tout à fait pertinent par l'écriture précise et qui ne s'égare pas,de Donald Westlake.Il essaie pourtant,à,l'aide des classiques pense-bête,d'honorer ses rendez-vous médicaux ou professionnels,mais rien ne s'ébauchera vraiment. Le quotidien de Paul Cole tourne au cauchemar,amis inconnus,incapacité à renouer avec son métier d'acteur,quoi de pire que l'amnésie pour un comédien?Tout est terriblement compliqué,hors du moindre élément sûr pour ce qui est du passé récent.

                      Et puis Westlake sait très bien décrire cette vie simple au détour d'une petite gare,une vieille dame qui travaille encore au guichet,ou ce gardien d'immeuble plus très jeune lui non plus,à croire que cette Amérique ne draine pas que des destins clinquants. Mais ça,on le savait déjà.Quoiqu'il en soit je ne peux qu'engager les nombreux amateurs de la littérature américaine à lire ce roman.Rien d'un thriller,rien d'un nature writing,tout d'un grand livre.Le grand Edward Hopper,qu'on semble découvrir en France presque jusqu'à l'overdose,illustrerait parfaitement ce voyage étrange d'un étranger en son propre monde.

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20 janvier 2013

Train de vie,tranches de vie

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                    Ce court roman de Denis Johnson devrait plaire au moins géographiquement au Bison,aficionado des grands espaces de l'Ouest.Je serais pour ma part un peu plus réservé.Bob est poseur de rails,bûcheron,dans le Nord-Ouest américain du côté du Washington. Au retour d'un de ses emplois saisonniers, il apprend que son village a été l'objet d'un violent incendie, que sa maison a été détruite par les flammes,et que sa femme et sa fille sont portées disparues.. Sans nouvelles, il va tenter de redonner un sens à sa vie, et de reprendre possession de ce lieu dans lequel les ombres du passé sont omniprésentes.L'histoire de sa vie court sur 70 ans environ et le livre n'excède pas 130 pages.Ce fut assez pour moi,ce personnage ne m'ayant pas tellement intéressé.

                 A noter qu'on n'est pas avec Rêves de train dans les années vraiment pionnières de la conquête de l'Ouest,mais un peu plus tard et que le seul indien que l'on rencontre élève des chiens.Robert Grainier,notre personnage est plutôt un solitaire qui cherche à reconstruire sa vie mais qui m'a rarement touché.Je ne sais trop comment le définir,un peu comme étranger à sa propre vie,logé dans une histoire légèrement nimbée de surnaturel,ce qui est par contre assez réussi.Au final ce livre sera passé dans ma "lecturitude" comme un rapide assez vite expédié. Probablement aurais-je préféré un omnibus qui me laisse le loisir de musarder et de coller de plus près aux personnages.N'oubliez pas de composter votre réponse avant l'arrêt du train.

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17 janvier 2013

Des mots,une histoire: Texte plus émasculé que majuscule

                 Olivia a récolté cette semaine pour Des mots,une histoire 88: église-attendre-châtrer-midi-pauvre-chose-toujours-diable-alors-envie-décrire-accomplir-étal.

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              Midi déjà,à force d'attendre je vais finir par finir par faire chou blanc mais vraiment le hasard cette semaine ne s'est pas foulé.Moi non plus,mon imagination se révélant bien pauvre avec ces vocables strictement fonctionnels et notamment deux adverbes tellement pâlots.Vraiment pas grand-chose à proposer.C'est toujours mieux que rien?Ben justement non,parfois le rien est préférable. Une seule envie me titille un peu,tirer un trait sur ces lignes sans intérêt.Alors je vais accomplir cet acte de salubrité publique, envoyer au diable ce texte de folliculaire et sortir lancer des boules de neige sur la Place de l'Eglise,me réchauffer coeur et âme à l'étal de viennoiserie voisin,et rentrer pester devant mon incapacité à décrire correctement l'art de châtrer les tomates,opuscule que m'a commandé la société horticole qui connait si bien mes vertes compétences.

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16 janvier 2013

Géographie: Tuscaloosa, Alabama

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                            Pas trop à dire sur Tuscaloosa,cinquième ville d'Alabama, surtout connue pour une violente tornade,en 2011, comme en affronte parfois le Sud. Tuscaloosa fut quelques années capitale d'état vite supplantée par Mobile, puis par Montgomery.Elle tire son nom comme beaucoup de cités américaines de celui d'un chef indien, Choctaw en l'occurrence.Par contre la chanson, d'un de ces innombrables folkeux que j'aime tant,est jolie,dédiée aux victimes de la catastrophe.

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http://youtu.be/NQx27tTv4Kc  Sean Rivers   Mind on Tuscaloosa

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13 janvier 2013

Petit jeu sea-nema facile pour un dimanche pas compliqué

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           Un petit jeu que j'ai voulu très facile,et non pas pour cinéphiles obsessionnels.Il suffit d'avoir un peu le pied marin? Quels sont ces dix navires de cinéma dont la plupart  sont célébrissimes? Une précision inutile:ce sont des bateaux-titres qui donnent leur nom aux films.Bon vent.Ceux qui souhaitent jouer auront la gentillesse de laisser un commentaire vague (c'est normal pour un bateau) et de préciser la réponse par courriel.Merci.Pour finir voici trois autres vaisseaux du Septième Art qui,eux,ne figurent pas dans le titre du film mais qui figurent par contre parmi mes préférés voguant sur les Sept Mers.L'un d'entre n'étant pas précisément en plein océan d'ailleurs.

FITZ

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10 janvier 2013

La pas marrante histoire du psy d'Inde face au psy de Sion

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                          Non,je ne ferai pas partie du cercle d'initiés qui se pâment devant les bouquins de Will Self,pas devant Dr Mukti en tout cas,et comme je n'ai guère l'intention de persévérer,Will lui-même et moi,moi-même en resterons probablement là.Ce toubib,natif de l'Uttar Pradesh comme son nom l'indique, psychiatre de son état,parfois piteux,l'état d'ailleurs,a un rival,le Dr Zack Busner,psychiatre de son état,plutôt arrogant,et juif,ce qui n'arrange rien (là,trait d'humour,pas de levée de boucliers svp).Ne pouvant se sentir réciproquement c'est à travers quelques patients en commun que leur querelle nous est contée.Ca se veut branché et Will Self dispose,je crois,d'un capital sympathie dû essentiellement à ses positions plus que larges concernant la drogue.Etant très libéral c'est forcément quelqu'un d'intéressant.Ben si.Non?

         Une fois que je vous ai dit ça je ne vois nulle raison d'épiloguer,ni d'abuser de votre temps.Libre (et encore heureux) au lecteur d'apprécier la drôlerie de Will Self et ses saillies sur la psychiatrie et ses drôles de zigotos.Ce disant je pensais plus aux soignants qu'aux malades,bien que ces derniers soient également pas mal arrangés..Il m'est arrivé de sourire,rarement.De bailler aux corbeaux ,souvent, parce que les corneilles en ont marre qu'on baille toujours après les mêmes.De penser,surtout,que ce Self ne m'a pas rendu service.Oui, ce dernier trait ne relève pas le niveau,déjà d'un faible étiage en cet étage psy.Parfaite adéquation donc,entre ce billet,peu susceptible de figurer dans une anthologie de la critique littéraire,et ce roman,peu digne de figurer,etc...

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07 janvier 2013

Le joli teint du thym

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                       Avant-goût des jours meilleurs,avec cette simple ballade Irish traditionnelle enregistrée par des myriades de musiciens et chanteurs  et notamment par mes anges tutélaires du folk-rock,en l'occurrence plus fok que rock..La chanson est connue aussi sous d'autres noms,Will ye go Lassie,go ou Purple heather.De toute façon il semble que ce ne soit qu'une résurgence d'une chanson bien plus ancienne, The braes of Ballquhidder,qui viendrait plutôt d'Ecosse.Peu importe, collines écossaises ou bruyère irlandaise,une douce rasade de scotch ou de whisky et en route.Bonne promenade,courte mais si plaisante.Outre les Byrds,on compte parmi les reprises celles de Joan Baez, Judy Collins, Van Morrison, Mark Knopfler, The Silencers, Clancy Brothers, bref tout ce qui folke un peu de par le monde.Je m'y frotte un peu mais mon thym à moi reste assez blafard.Salut particulier à l'ami JP,de Mons et des Maures,l'homme qui arrive à commenter avant la parution officielle du billet.Great to see you,JP,Byrdslover comme moi.

thym 

 

http://youtu.be/grWp3TB-A0Q    Wild mountain thyme   The Byrds

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