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;; avec trois films français très récents et intéressants. Le cinéma français n'est pas souvent à mon goût, hyperclivé entre les comédies usées et la totale immodestie de pas mal de films dits d'auteur. Mais ces trois films très différents sont plutôt réussis. Notre multiplexe faisant beaucoup d'efforts de diversification, je vois à nouveau beaucoup de films, souvent déjà abordés sur les blogs, aussi ne dirai-je que quelques mots de chacun.

Le beau monde de Julie Lopes-Curval est une chronique sensible d'une jeune fille, brodeuse de talent qui tente de faire carrière dans le milieu de l'art parisien un peu snob. En délicatesse et en retenue Le beau monde se laisse voir avec plaisir, avant de se laisser oublier, en douceur également.

Un trio de jeunes réalisateurs signe Party girl, remarqué à Un certain regard Cannes 2014. Forbach, la Lorraine en crise, et deux acteurs amateurs très justes,Angélique et Joseph. Elle qui a soixante ans passés persiste à son job de party girl, c'est mieux qu'entraîneuse. Et lui qui veut la marier. Mais Angélique a sa conception de la liberté. A quel point? Tourné avec uniquement la famille et les amis, une authenticité qui rompt pas mal avec les conventions du cinéma français. Salutaire et solitaire.

Mange tes morts de Jean-Charles Hue, présenté ici avec quelques-uns des acteurs,est une immersion turbulente dans le quotidien des gens du voyage. Ca décoiffe pas mal, une virée en voiture, pas dénuée d'une certaine poésie, parfois naïf, souvent touchant, qui évite à peu près les simplismes. Et le plaisir de discuter avec Joseph Dorkel, soixante piges, le plus disert des participants à cette soirée, qui parle si bien de la vie des siens. Merci Joseph.Le film a obtenu le Prix Jean Vigo, une référence. Vigo s'y connaissait,en turbulences.