Masse critique  

gardiennes

                                Plutôt côté thriller ésotérique cette fois chez les amis de Babelio que je remercie ainsi que les Presses de la Cité. On est dans la confection, convenable mais sans intérêt vraiment littéraire à mon sens. Un moment pas désagréable, un livre lu avec une certaine curiosité, puis un désintérêt croissant et enfin quelque chose qui ressemblerait à l'ennui. On est dans ce que j'appelle les enfants ratés de Da Vinci Code. Seul point original, à la rigueur, l'idée d"une île hollandaise battue par les vents où seraient rassemblés tous les livres du monde de tout temps.

                                Tout cela dans un monastère où officient des moniales rendues muettes. Sur fond d'eugénisme et d'expérimentations dignes de L'île du Dr. Moreau (relisez plutôt H.G.Wells) l'héroïne, spécialiste des livres anciens, se trouve embarquée dans une invraisemblable aventure, lestée d'un mari embarrassant et de secrets sur son père écrivain qui n'ont pas intéressé le lecteur égaré que je suis devenu au fil des pages. Heldenskon, l'île fictive restera pour moi dans l'oubli, gouffre où ont déjà sombré bon nombre de mes lectures. Les gardiennes du silence, de Sophie Endelys, lui, rejoindra la petite cohorte des ouvrages catalogués "bancs publics" dont j'ai déjà parlé. Rassurez-vous, amis des livres, sans maltraitance automnale car soigneusement entourés d'une enveloppe protectrice.