Le folk, qui m'a tant aidé et inspiré, est inépuisable. Et cette fois je ne radote pas de vieilles lunes mais vous présente Madeline et un trentenaire que je connais depuis au moins dix minutes. La chanson est récente mais peut se rattacher au courant folk des outlaws songs, que tous les grands folkeux classiques ont visité ou revisité. Beaucoup d'entre eux ayant d'ailleurs eux même tâté de la cellule. Il y a tout un vocabulaire dans les disques de blues, de folk, passionnants à découvrir. Up around the bend ne veut pas dire juste au tournant mais en taule. Pareil pour Up the river. Where the chilly winds don't blow est une jolie périphrase pour le prison. Je conseille le très bon bouquin de Jean-Paul Levet, éditions Kargo, Talkin' that talk, le langage du blues et du jazz. On comprend beaucoup mieux les allusions et les doubles sens de toutes ces chansons. 

                       Ian Noe a donc écrit une Letter to Madeline d'une facture très classique. Sûr que le folk, souvent appelé americana, plus branché, brode depuis toujours des harmonies familières. Mais cette musique est hors du temps. Just a guitar, man, just a guitar... Non, je n'ai pas connu de Madel(e)ine. Pourquoi vous me demandez ça? Sauf celle qui a posé des lapins d'anthologie au grand Jacques.