22 décembre 2007

Ryan

http://www.youtube.com/watch?v=Jg7H_KpispY  

Southside of Heaven 

       Ryan Bingham avec ses Chevaux Morts Vivants(le nom du groupe) nous livre avec Mescalito un bel album tendance Grand Sud bien sûr,Louisianais avec un zeste de Tex-Mex.Je me régale toujours avec ces histoires de vagabonds cherchant du boulot même si Ryan Bingham est encore très jeune.Les paroles font songer à toute une tradition de la musique populaire américaine.Evidemment on a mille fois entendu ces pédales wah-wah,ces slide guitars,ces tambourins et ces harmonicas depuis la nuit des temps.Et là je m'insurge un peu contre certains commentaires blogs ou presse écrite.La musique ne peut à chaque CD se renouveler et Mozart lui-même n'a pas échappé à certaines redites.Il n'est guère facile d'innover et les blogueurs, dont je suis,ne sont pas les derniers à se répéter.Il en est ainsi de tous les arts.Il y a les précurseurs,les suiveurs de talent,les obscurs.En sachant qu'un précurseur peut très vite tourner à la recette.Seul moyen de l'éviter,faire comme Hendrix, Morrison, Cobain,et quelques autres.Cher payé!Quant à Ryan Bingham il est particulièrement à l'aise quand se mêlent les deux langues du Sud(Boracho Station,Gare des Ivrognes).Autres titres les plus réussis Bread and water,Dollar a day,Ghost of Travelin' Jones.

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16 décembre 2007

On est les rois

Kings of Leon

                                  Les trois frères Followill et leur cousin ne manquent pas d'opiniâtreté,avec un nom pareil.Ces braves gens du Tennessee,que je viens de découvrir par blog interposé et par hasard publient Because of the times,leur troisième album.Je laisse aux spécialistes de la scène rock contemporaine le soin de critiquer bien ou mal Kings of Leon.Mais je suis tombé sous le charme de ce groupe sudiste à la fois énergique et mélodique.Bien embarrassé pour écrire davantage que des banalités biographiques sans intérêt je vous convie si vous le voulez à écouter par exemple Knocked up. http://www.youtube.com/watch?v=B59QrYueJOw

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13 août 2007

Le récit de Coral

Roots & Echoes

       Quand on est un vieux rocker patenté on ne peut s'empêcher de ruminer un peu et à la découverte de musiciens  très actuels on les rattache évidemment plus ou moins à de glorieux anciens ou à une mouvance quelconque. Il me semble que The Coral pourrait descendre de deux de mes références absolues.Il faut dire que j'ai beaucoup de références.Les Byrds et les Zombies sont de ceux-là et Coral,tout en finesse,a hérité des harmonies si fines et mêlées des uns et des autres.

         Bien que jeune Coral a déjà publié plusieurs albums que je ne connaissais pas.Voici le somptueux, délicat,et "aristocratique" Roots and echoes.Je m'explique qur l'adjectif aristocratique dans ce contexte.Je veux dire par là qu'il me semble que Coral a su tenir compte du meilleur du patrimoine rock pour en faire la quintessence d'un très bon groupe rock harmonieux mais pas trop éthéré,éternel mais pas passéiste.Est-ce l'air des quais de Liverpool sans qui notre musique n'existerait même pas?Six musiciens maniant la subtile dentelle des guitares et souvent des cordes précieuses.Nous sommes dans le beau monde du rock.C'est aussi le rock.

      Ce n'est guère fréquent mais tous les titres sont très bons.J'en citerai trois:Rebecca you,chanson d'amour très belle et simple,She's got a reason aux riffs très carrés et Fireflies,ballade envoûtante.Mais tout est réussi.Si par hasard vous pensez à un quatuor de Liverpool qui aurait connu un certain succès sachez que vous n'avez pas tort et que Norwegian wood,par exemple ne déparerait pas le Roots and echoes de The Coral.En extrait un quatrième titre:

http://www.youtube.com/watch?v=S5ksBt5nJY0  Who's gonna find me?

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16 mai 2007

Trois bons quarts d'heure

   Mirror to you  http://www.youtube.com/watch?v=VPFOs5hPjN0

       Rock'n'roll is here to stay et c'est très bien ainsi.Quand tout ne va pas terrible et et que se portent de mieux en mieux les démagogies diverses,diverses,diverses et qui finissent par se ressembler comme deux gouttes de fiel il ya toujours un article de journal,une note dans un blog en l'occurrence mais je ne sais plus où qui nous réconcilie avec les jours en attirant l'intention sur l'inconnu,de moi en tout cas.Merci donc à Je ne sais plus qui de m'avoir fait découvrir un groupe tout jeune The Quarter After dont le premier album,sans nom,est une petite merveille d'harmonie guitaristique mêlant grosso modo des influences West Coast et rock anglais type Big Country par exemple.

       Mirror to you que je vous propose en ligne n'est pas le meilleur de ce disque.J'y préfère le somptueux et très folk-rocky So far to fall,ainsi,que Too much to think about,très long et très élaboré.Multi-instrumentistes les frères Dominic et Robert Campanella,Nelson Bragg et David Koenig apportent une touche résolument moderne à cette musique dont on croyait tout connaître et nous prouvent que l'harmonie et le punch peuvent faire bon ménage.

      

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07 mars 2007

Le dernier Ferry

Dylanesque http://www.youtube.com/watch?v=GhrH7CuqWzo

Les chansons de Dylan sont une mine et depuis longtemps,se prêtant à de multiples adaptations.L'univers de l'ancien leader de Roxy Music,qui trimballe depuis des décennies une image de glamour-rock-crooner-enjôleur(mais tout cela de qualité) semble à des lieues du Zim et pourtant ce serait mal connaître la richesse des compos de Dylan et la souplesse du brillant Bryan.Celui-ci déjà interprète de nombreux standards(écoutez As time goes by,de Casablanca par exemple) s'est parfaitement réapproprié les mélodies dylanesques.

   De vieux complices,Chris Spedding,Brian Eno bien sûr,Paul Carrack,Robin Trower sont à ses côtés.Pas précisément des perdreaux de l'année mais des pointures.Bryan Ferry a mélangé des titre très connus,All along the watchtower,The times they are a-changin',Knockin on Heaven's Door et d'autres moins célèbres et à découvrir.Mais Dylan a ses thuriféraires,incollables sur ses enregistrements et qui,je l'espère,aimeront les versions de Bryan Ferry.Peu importe,une chanson est faite pour être entendue et ma foi,Bryan Ferry n'est pas le plus mal placé pour être notre guide en Dylanie.

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08 décembre 2006

Les gars de l'eau

Très belle réédition en double CD de l'album historique de la bande à Mike Scott.Cet Ecossais,maître d'oeuvre du groupe quitte l'Angleterre en 88 pour enregistrer avec une équipe de pointures du côté de Galway,près des lacs du Connemara,cette merveille dénommée Fisherman's Blues d'une richesse somptueuse.En fait je connaissais peu les Waterboys mais j'aime à me pencher sur le passé de la musique rock,nanti d'un bon dictionnaire.Ainsi je découvre des disques relativement récents(à peine 18 ans,et 18 ans c'est peu pour un rocker dont le premier 30 cm fut le Aftermath des Rolling Stones en 1966).

  Fisherman's Blues qui donne son titre est très roots irlandaises avec le violon de Steve Wickham et la mandoline d'Anthony Thistlewaite.Vous connaissez mon amour de la verte Erin.Strange boat est une déchirante ballade ou l'harmonica fait merveille.Ils reprennent aussi le Sweet thing d'un autre barde  du coin,Van Morrison et adaptent le poème du grand écrivain,du coin également,W.B.Yeats,The stolen child avec la participation du chanteur traditionnel Thomas McKeown.Dans certains morceaux ils ont sept ou huit et saxo,bouzouki,flûte font très bon ménage.Une très courte version du classique social de Woody Guthrie This land is your land termine ce premier disque.Les Waterboys connaissent leurs classiques puisqu'ils rendent hommage aussi au grand Hank Williams(Has anybody here seen Hank?)

Rien à jeter non plus dans le second opus.J'en extrairai le traditionnel instrumental Carolan's welcome et une originale reprise,très gaélique,de la si belle chanson Girl of the North Country de Maître Dylan.Mais ne croyez pas que Mike Scott et les Waterboys soient quelque peu figés entre Edimbourg,Dublin et le folk,ce qui d'ailleurs n'est déjà pas si mal.A preuve If I can't have you au tempo très jazz et les influences tziganes et klezmer de Soon as I get home.Au total 1h40 de musique toutes directions à déguster comme au pub avec les copains dans cette ambiance qui n'appartient qu'à ce pays pas comme les autres.Croyez moi.Signé Claude O'Baugee.Et vive le blues du pêcheur. http://www.youtube.com/watch?v=STWx8YnW2XA Ecoutez!

   

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18 octobre 2006

Le milieu du lac

The Trials of Van OccupantherCédant à la pression des blogueurs plus jeunes(soit 97% environ) et pour faire moi-même moins que mon âge je viens annoncer mon coup de coeur pour Midlake qui si c'est le milieu du lac doit être celui du Lac Majeur ou du Lac Supérieur vu la grâce qui émane de cet album The trials of Van Occupanther.Nanti d'une pochette particulièrement hideuse le disque recèle des trésors que je m'en vais vous détailler juste un peu.

  A l'évidence Midlake  s'intéresse à l'écologie comme en témoignent les titres Roscoe ou It covers the hillsides.C'est toute l'ambiance qui apporte une touche de fraîcheur et une véritable originalité à l'ensemble des morceaux.Ceci fait que Midlake ne ressemble à rien de très connu et que l'itinéraire des chansons n'est pas parfaitement balisé comme la plupart des albums.Surprise donc dans cette jolie production dont quelques harmonies évoquent un peu Mercury Rev pour donner une vague idée.Le plus simple est d'écouter Roscoe.Dire que ce groupe vient du Texas étonnera bien des gens car le son de Midlake est très loi du rock sudiste qu'on associe un peu systématiquement à l'état pétrolier.

http://www.youtube.com/watch?v=QGCrED-2v7o Ecoutez!

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Ray(pas celui que vous croyez)

Il y avait un jeune dandy,un homme bien sous tous rapports,qui passait une après-midi ensoleillée dans une rue sans issue ou à la Gare de Waterloo.Ray Davies,leader des Kinks, n'avait pas son pareil pour ciseler des merveilles de pop-songs(Dandy,A well-respected man,Sunny afternoon,Dead end street,Waterloo Sunset). 

Bien des années après mais, c'est un de mes péchés mignons d'aller rechercher de vieux amis, Ray Davies nous enchante avec un album tout neuf nommé Other people's lives. Une douzaine de vignettes délicieusement anachroniques donc d'avant-garde parsèment ce disque. Je citerai une satire contre les tabloïds britanniques(Other people's lives),une rencontre avec les voisins(Next door neighbour),la nostalgie(Run away from time).   

Sur le plan musical les disques de Ray Davies et déjà ceux des Kinks se singularisaient par un petit côté désuet avec clavecin,fanfares,flûtes à une époque où celles de Kusturica n'avaient pas encore droit de cité. Le premier morceau s'appelle Things are gonna change.Bien sûr Other People'S Livesles choses changent,mais à la manière de Visconti et du Guépard. Télérama,qui n'écrit pas que des banalités,parle de Ray Davies comme d'une vieille maison victorienne où il y aurait encore de nombreuses pièces à visiter.C'est joliment tourné et je souscris entièrement.Et je signe...

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11 octobre 2006

Oslo Rock


       Attention,chose rarissime le blog de le Comtesse va chroniquer un disque rock de moins de 30 ans enregistré par des musiciens toujours vivants. Cela ne se reproduira pas de sitôt probablement.Amateurs de rock primesautier s'abstenir. Ces gens là sont aussi gais que leurs impossibles patronymes norvégiens. Un précédent album se nommait Industrial silence ce qui n'inspire guère l'exotisme. The deep end est de la même eau,de la même eau-de-vie ou du même aquavit rauque,nordique,rocailleux et diablement séduisant pour un amateur comme moi de joyeux lurons comme Leonard Cohen ou Nick Cave.

The Deep EndLes critiques évoquent aussi Jim Morrison àjuste titre pour le côté obscur comme dirait Yoda. Madrugada nous emmène dans une sorte de maëlstrom à grands renforts de riffs et de claviers au son noir(?),par ci par là des cuivres arabisants. Surtout une véritable ambiance s'installe et nous envahit avec des titres commme The kids are on High Street,Sories from the streets,Hard to come back.De quelle ambiance s'agit-il?Là j'ai du mal à me prononcer.Allez je me lance en disant que le guitariste  a parmi ses livres préférés Abattoir 5 de Kurt Vonnegut qui n'est pas précisément une bluette.On peut aussi vaguement convoquer Edgar Poe,Baudelaire,etc...

http://www.youtube.com/watch?v=vMssr3XwAyM 

Ca vous tente?

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05 octobre 2006

L'Irlandais qui aimait tant la France

     Autant le dire,je suis un grand fervent de The Divine Comedy dont l'univers me semble d'une richesse inouïe. Je n'ignore pas que l'on peut soupçonner Neil Hannon d'affèterie, de préciosité, voire d'une sorte de snobisme des mots,un peu germanopratin,un peu Nouvelle Vague. Je prétends néanmoins que les albums de TDC sont bel et bien partie prenante de l'Histoire du Rock,version symphonique vêtue de velours.Victory for the comic muse est mon quatrième disque de TDC. Les titres des précédents Casanova, Fin de siècle, Promenade indiquent à merveille la francophilie,le côté littéraire et le goût de Neil Hannnon pour une certaine décadence fleurie.The Divine Comedy ou comment transcender le désuet en grandiose même si la grandiloquence a souvent guetté et piégé Neil et TDC.

   Parmi les chansons des anciens disques citons When the lights go out all over Europe ou TDC cite Jean-Luc Godard et Jules et Jim plutôt qu'Hollywood. The Summerhouse, une superbe variation sur les souvenirs d'enfance proche du Messager de Joseph Losey. The booklovers un long récitatif ou Neil Hannon se contente de citer les noms de ses auteurs

Promenade

préférés de Walter Scott à Roddy Doyle en passant par Camus, Cervantes et Thomas Mann. La culture de Neil Hannon est à la fois musicale, littéraire (on s'en douterait vu le nom du groupe et l'allusion à Dante) et cinématographique. Il est un peu un Dorian Gray contemporain et semble à l'aise dans les décors chers à Oscar Wilde. Ces trois morceaux sont sur l'album Promenade.

   Sur Fin de siècle, un peu plus électrique notons le libertin Generation sex, le swinguant National Express, le démoralisant mais si beau Commuter love(Amour en gare de banlieue londonienne,pas vraiment Capri!) et Sunrise sur la ville natale de Neil Hannon, Derry(Londonderry) cette cité d'Irlande du Nord qui fut longtemps en flammes,du temps de la haine en mon île préférée.

    Je découvre ce jour Victory for the comic muse avec deux ou trois plages un peu faibles, ce que j'aime bien, détestant les choses trop parfaites. Et puis entre autres la plus belle chanson que j'aie entendue depuis des lustres:A lady of a certain age, l'histoire d'une  Anglaise richissime qui ne veut pas vieillir. Mais qui d'entre nous veut vieillir? Je vous livre quelques mots sur cette lady en parfum Chanel et robes Givenchy dont le francophilissime Neil Hannon dit:

       You chased the sun around the Cote d'Azur,until the lights of youth became obscured.

     Cette lady vieillissante m'a touché au coeur par son universalité. Le temps est assassin pour chacun de nous. Libre à moi de pleurer un peu avec la vieille Anglaise sur les somptueux arrangements de The Divine Comedy. Accessoirement tant que la France sera aimée par des gens comme ce dandy fièvreux et romantique de Neil  Hannon il ne faudra pas désespérer du rayonnement de notre

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