16 septembre 2010

Pause

   

      Arts

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15 septembre 2010

Tableaux d'une exposition

                  Plutôt une  déception,assez sévère au demeurant que ma deuxième incursion chez Lars Saabye Christensen,après le si passionnant Beatles.Vingt ans séparent les deux livres et certains considéreront sûrement que Le modèle souffre moins de  scories en brassant une histoire somme toute simple et dans le thème et dans le temps.A cinquante ans Peter,peintre célèbre mais un peu en perte de vitesse,se voit diagnostiquer une cécité prochaine.Et ce à l'aube d'une nouvelle exposition dont son galeriste Ben attend beaucoup.Sa femme et sa fille  suscitent chez lui plus d'incompréhension que de complicité.Enfin le hasard le met en présence d'un ami d'enfance,ophtalmologue,aux pratiques pour le moins curieuses.Quelques mois avant l'échéance obscure Peter retrouvera-t-il le souffle créateur in extremis en faisant le portrait de sa fille par exemple?

                 J'ai eu du mal à m'intéresser vraiment aux atermoiements de Peter.Les portraits me semblent insuffisamment fouillés, particulièrement ceux de Ben et de Thomas l'ami retrouvé,plutôt malsain.Qualifié de roman faustien,ce qui est bien pratique dès qu'un personnage regarde son âge en face et se décide à ne pas l'accepter,quitte à prendre les chemins les plus douteux,Le modèle s'englue dans des considérations morales un peu à rebrousse-poil.Hélène l'épouse est dans le théâtre et le cousinage d'Ibsen est souvent évoqué.Hélas pour moi je connais  trop mal l'oeuvre du grand dramaturge norvégien pour y trouver mon compte. Christensen est-il devenu à Oslo une sorte d'institution lui aussi?Il semble qu'il soit très apprécié en Scandinavie, romancier, dramaturge, poète ,scénariste, traducteur,parolier,etc...Vous pouvez vous plonger dans cette sorte d'interrogation sur la création artistique.C'est comme ça qu'on dit,non.Quand on trouve ça moyen,comme moi,on dit qu'on trouve ça moyen.

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13 septembre 2010

Géographie: Milwaukee, Wisconsin

          What's made Milwaukee famous, vieille scie de Jerry Lee Lewis,n'est certes pas l'oeuvre du siècle mais l'important est qu'elle nous permette d'être on the road again et d'échouer cette fois dans le Wisconsin.Voici donc la version de Rod Stewart dont le nom,je le sais,suffit à faire frémir d'horreur beaucoup de baby boomers vieillissants,comme Rod.Moi je n'arrive pas à détester Rod Stewart,une des grandes voix du rock,un peu contaminé par le syndrome de Vegas,qui guette tout rocker depuis sa première guitare au fond du garage mal éclairé.

    Comme bien des villes américaines Milwaukee,la plus grande cité de cet état du Nord non loin de Chicago,650 000 habitants,tire son nom d'un vieux nom indien,algonquin en l'occurence,signifiant Belle terre.La ville fut longtemps un centre de brasseries très important,sur les bords du Michigan.En 1900 y naquit Spencer Tracy.Quant à Rod Stewart,n'oubliez pas,jeunots que vous êtes,qu'avant le jet setter peroxydé il y eut le fabuleux chanteur des Faces qui fréquenta ce qui se faisait de mieux dans le Londres des sIxties moribondes.

http://www.youtube.com/watch?v=rXrvZQdgD6c What's made Milwaukee famous

   

09 septembre 2010

Sacerdoce (récréation)

                                         La plupart sont assez faciles.Ite,missa est.

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06 septembre 2010

Tranchant

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                         A peine plus aéré que la pièce de Clifford Odets Le grand couteau nous étouffe,rude réquisitoire des fifties sur le Hollywoodian way of life.Ce dynamiteur de Big Bob Aldrich signe un film sidérant de vindicte,émouvant portrait d'une star de cinéma qui peine à retenir la poussière du temps et des conventions,en ce huis clos entre producteur inculte et poupées au Q.I. de mollusque.Charlie Castle est resté un candide,rude contre-emploi pour Jack Palance,l'un des mauvais garçons du cinéma de ces années.Ses velléités d'indépendance,touchantes,bouleversantes,nous touchent mais la machine infernale du pouvoir des studios en décidera autrement.La dramaturgie de Clifford Odets est plus qu'assumée par Robert Aldrich.On assiste impuissant à une sorte d'infantilisation du personnage,préfigurant jusqu'à Baby Jane peut-être. Harcèlement,chantage,mensonge,et la hideuse commère d'Hollywood,de chair et d'os en ces années cinquante:il en sera de trop pour Charlie.

          Charlie Castle est en passe de n'être plus qu'une créature impuissante face au Moloch que constitue la politique des studios.Bien avant les multiples dérives d'Internet par exemple la vie privée de Charlie n'est déjà plus ni privée ni même la vie.Le grand couteau n'a rien perdu de son acuité,porté par des acteurs impeccables dont Rod Steiger en huileux producteur teint en blond et Shelley Winters toute jeune.On parle maintenant dans ce jargon abominable de métafilms quand Hollywood se penche sur Hollywood.Cela a donné quelques exemples très forts,c'est qu'Hollywood n'est pas soluble en lui-même et est capable de sérieuses remises en question.Merci à Aldrich et aux autres "métaréalisateurs", Mankiewicz, Wilder, Minnelli...Loin d'être figés dans les fifties leur cinéma est de ceux qui restent,sorte de contre-pouvoir,ce qui n'empêche jamais l'ambiguïté de cohabiter avec le génie.Infinie complexité d'Hollywood.

     Le théâtre de Clifford Odets,fortement,lourdement(?) engagé donna lieu aussi à l'adaptation par Fritz Lang de Le démon s'éveille la nuit.Scénariste du remarquable Grand chantage il réalisa lui-même les rarement diffusés Rien qu'un coeur solitaire et Du sang en première page.

   

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02 septembre 2010

Au revoir commissaire Winter

    

                 Le polar a une limite.Ou alors c'est moi qui m'en impose.j'ai cessé de lire Michael Connelly après cinq aventures de Harry Bosch,Ellis Peters a fini par me lasser de Frère Cadfael,je n'ai jamais trop goûté les romans de Fred Vargas,Wallander et Erlendur,enfants du Suédois Mankell et de l'Islandais Indridason m'ont impressionné mais j'ai fini par les quitter.Peut-être les retrouverai-je avec plaisir mais assez parcimonieusement.C'est que leur univers m'est maintenant bien codifié et ils sont pour moi de vieux alcools un peu éventés.Je viens ainsi de  dire au revoir au commissaire Eric Winter et à son équipe,sise à Goteborg,pour les mêmes raisons.La construction des polars d'Ake Edwardson est méthodique,trop à mon gré,au long des ces brefs chapitres champ-contrechamp,et finit par générer une certaine lassitude.

            Les enquêteurs,bien ciblés,trop sûrement,ressemblent à ce que l'on peut voir journellement à la multicéphale mais souvent monocorde télé.Le patron,le commissaire Winter,plus de 40 ans mais tout jeune père,ses adjoints,divorcé,près de la retraite,ou jeune femme d'origine burkinabé.il doit bien y avoir un gaucher,un homosexuel,un alcoolique.Rien de déshonorant à cela,mais rien d'enthousiasmant. Eprouvez-vous la même chose face à cette présence des personnages un  peu trop télévisuelle à mon goût?On m'objectera justement qu'il y a toujours eu Hercule Poirot,Philip Marlowe,tous les privés,Sherlock Holmes et Maigret.Vrai.Alors ce doit être moi,qui à force d'apparaître de façon récurrente dans mes lectures,me serais lassé un peu de ce personnage un peu usé:moi.

       Pour ma défense je dois dire que les trois derniers romans d'Edwardson que j'ai lus:Ombre et soleil,Je voudrais que cela ne finisse jamais et Ce doux pays ont été achetés presque par erreur d'un simple clic distrait.Des dangers d'Internet...

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30 août 2010

Géographie: Las Vegas, Nevada

http://www.youtube.com/watch?v=gIdeQb-j5vQ  Las Vegas

              Voici la première ville hôtelière au monde.Un voyage aux Etats-Unis ne peut l'ignorer même si je gage que Vegas ne sera pas la plus populaire de cette série.Voyez déjà cette magnifique Tour Eiffel.Musique,maestro,please.La musique sera donc la reprise live par les très bons Jason and the Scorchers du standard de Gram Parsons,cet ange du folk qui aux paradis artificels fut l'un des plus pressés.Le titre,sobrement nommé Las Vegas, fait plutôt penser au Sud profond qu'au show-bizz de la ville des plaisirs fondée jadis par Bugsy Siegel,ami des Luciano et Costello,des gens bien sous tout rapport.

             Quant à Jason et ses écorcheurs leur carrière est maintenant trentenaire et je ne sais toujours pas si la série de films Vendredi 13 est à l'origine  de leur nom de scène.

27 août 2010

Ma vie sans...Lay lady lay

        Ma vie sans Zimmerman.... Extrait de l'album Nashville skyline,1969,Lay lady lay a été beaucoup enregistrée.J'aime la version des Everly Brothers,injustement réduits à leurs disques précoces.Buddy Guy en donne une version blues,on s'en serait douté.Mon groupe phare,les Byrds,l'a aussi chanté,mais ils ont chanté tout Dylan ou presque.Voulant donner dans la jeunesse j'ai choisi Josh Rouse.Natif du Nebraska Josh Rouse  a beaucoup fréquenté Nashville puis s'est tourné vers le vieux continent,en l'occurence l'Espagne.Parcours original

http://www.youtube.com/watch?v=dFnUv5pDitM   Lay Lady lay

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26 août 2010

Cycle vélo m'était conté (récréation)

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CRACKS

BELLE

FINZI

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ET

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tati

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23 août 2010

Liverposlo

    beatls lars saabye christensen

                        Publié en 84 en Norvège avec un immense succès Beatles vient d'être traduit (2009).Sur la quatrième de couverture de ce gros roman de 643 pages figure "un Frantzen norvégien".Terreur de ma part,ayant lâchement déserté Les corrections à mi-parcours.Au bout de quelques pages l'un des jeunes protagonistes a épinglé un modeste poster des Animals sur les murs de  sa chambre.Nous sommes en 1965.C'est gagné pour Lars Saabye Christensen.Pas seulement parce c'est ma génération,pas seulement parce que j'étais un grand fan des Animals d'Eric Burdon,pas seulement parce que le titre de ce livre reprend le nom d'un groupe qui a changé le siècle.Pas  seulement parce que les "enfadolescences" sixties sont toutes un peu miennes,forcémént miennes.Surtout parce que j'ai l'impression que Christensen a su cristalliser le mal de vivre en ces années pleines,en un de ces pays du Nord que leur petite taille contraint à l'imagination.

                Kim,Gunnar,Ola et Seb,réunis par leur passion des Beatles,vont vivre sous nos yeux sept ans de 65 à 72 en une vingtaine de chapitres portant chacun le nom d'un titre ou d'un album des Fab Four,y compris des Beatles en solo,ce qui me paraît important.Oh ils ont bien comme tout le monde l'ambition de former un groupe.J'ai vécu ça.Mais surtout il semble que le monde leur appartient,que les libertés sortent de leurs boîtes de Pandore,qu'il y a Dieu merci toujours une quelconque guerre à contester du côté de Säïgon par exemple.Bref la vie est belle.Et puis surtout ces galettes magiques qui ponctuent leurs saisons, Revolver, Rubber soul, Sergent Poivre, double blanc,and so on...Enfin il y a ces drôles de substances,de celles qu'on croit anticonformistes et qui s'avéreront d'un très  obscur suivisme.Rumeurs de séparation,mort de Paul,cet ahurissant canular,1968 année trompe l'oeil,morts des trois J. (pas un canular cette fois), baccalauréat, voyages, la Place saint Michel où se retrouvent nos amis.Et les parents,ah,les parents...Et les filles,ah,les filles...

       Dans ce que je considère comme un grand livre générationnel,la mienne,la seule,nos quatre mousquetaires finissent par ressembler aux autres,à nous,à tous.Et c 'est très bien ainsi.Le destin de Kim,Gunnar,Ola et Seb ne sera pas particulièrement original.Mais ce  sera le leur,complètement."Le magasin de bonbons est ouvert ce soir".Cette terrible phrase peut mener loin,on l'aura compris,jusqu'en enfer,en passant par la case psychiatrie.Foin de Petit Livre Rouge,de slogans antiimpérialistes,de "This is the end,my only friend the end" ,de parties de pêche en fjord,d'alcools et de vins avec bien peu de modération,comme ça vaut le coup de vivre ça,et comme ce livre est bon!

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