22 août 2015

Six cordes, vingt-quatre images/6/ En route pour la gloire

                                          Les biopics musicaux au cinéma sont parfois très pénibles (The Doors), passables (Ray), ou plutôt bien (Great balls of fire sur Jerry Lee Lewis, Walk the line sur Johnny Cash). En 76 pour Hal Ashby David Carradine joue le rôle de Woody Guthrie dans En route pour la gloire. Le film se déroule sur les années de crise, celles des Raisins... et de On achève bien..., n'a rien de génial mais s'il a invité quelques personnes à écouter les disques de Woody Guthrie il n'aura pas été inutile.

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En route pour la gloire, Hal Ashby, 1976, John Carradine, Randy Quaid

 

 

 

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18 août 2015

Le cinéma, mon vélo et moi/10/ Godard en roue libre

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                                          Un cycle (drôle, ça) Vélo et Nouvelle Vague, outre Jules et Jim et Catherine dont j'ai souvent parlé, pourrait commencer par Brialy taquin et Karina boudant. On dirait une contrepèterie et je crois que ça ne déplairait pas à Jean-Luc Godard. Quoiqu'il en soit Une femme est une femme, 1961. Probablement le film le plus léger (qualité) de JLG qui s'y auto-cite sans complexe, Belmondo disant" Ce soir ils passent A bout de souffle, je voudrais pas le rater". Par ailleurs, autres hommages: le personnage de Belmondo s'appelle Lubitsch, et on y cite aussi Jules et Jim justement, et Moderato Cantabile, et Tirez sur le pianiste, et Lola.

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15 août 2015

Ecrire ailleurs

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                               Idée fine que cette somme de quinze articles sur quinze écrivains. Le Figaro a publié ces articles souvent passionnants il y a une dizaine d'années. Quatorze journalistes sont ainsi partis sur les traces de quinze écrivains. Le lecteur peut y picorer à loisir. J'ai lu l'intégralité par ordre alphabétique comme c'est ainsi rassemblé. Evidemment certains univers me sont plus proches ou tout au moins m'intéressent davantage. Podium...

                              Georges Simenon en Norvège et au Cap Nord est fascinant. On sait l'homme Simenon très ami des gares, et plus encore des ports, des écluses et des bistrots de mariniers, des bars à matelots où la bière est brelienne. A Delfzijl, port du Nord au nom imprononçable,un nord qui n'est encore que hollandais, est probablement né après de multiples ébauches pour le titan belge, le commissaire Maigret. Mais Simenon, en 1929, a publié en un an la bagatelle de quarante romans et s'est offert l'Ostrogoth, un joli cotre qu'il décide de mener cap au Nord. On l'imagine pipe au bec et genièvre à la table, noircissant des pages et des pages de sa fameuse ambiance portuaire avec secrets de famille, quand patiente son bateau. Déjà des notables inquiets, des maisons trop tranquilles, des filles ambitieuses, des étrangers souvent venus de l'Est, le monde de Simenon est bien là, qui fera le tour du monde, composant une tragi-comédie de l'humain, sans psy, les coudes au comptoir. Simenon, auteur plus que majeur, qui aime les lumières d'hiver, ira jusqu'à Honningsvag (je vous fais grâce  des tréma), le nord du nord.

                              "Papa" Hemingway chasse le canard tout près de Venise, 1948. Certes il connaissait la région, grièvement blessé par un obus autrichien. Il a déjà cinquante ans,il paraît plus, fatigué, John Barleycorn l'accompagne depuis longtemps. Vient à passer Adriana, pas vingt ans, et le chasseur vieillissant se prend à revivre, avec force grappa et bloody mary. Jean-Marie Rouart, ce grand écrivain, est l'auteur de l'article Hemingway. Il y parle, fort à propos, de fiancailles avec la mort, d'un petit air de Thomas Mann, La mort à Venise. J'en suis persuadé, Hem est déjà sur la route de la nuit, au Harry's bar, au Gritti, dans les volutes de valpolicella ou dans les bras d'Adriana au fond d'une gondole. Presque chaste, probablement. Bientôt il faudra dire au revoir aux armes. Sonnera le glas.

                               Pour Jack London, plus encore ami de John Barleycorn, on sait son Grand Nord. On a tous lu Croc-Blanc. 1897. On a découvert de l'or au Klondike. Jack London en sera, enfin, sera surtout de l'impressionnante cohorte des ruinés, blessés, malades et morts de cette fièvre maligne (Belliou la fumée, Construire un feu). Pour Jack ce n'était même pas un grand voyage, natif de Frisco. Il a vingt-et-un ans, traîne dans les bars (tiens, Hem et Sim aussi, dans d'autres bars), les bars où ça castagne. Rescapé du scorbut, il prend des notes, son socialisme sera toujours exacerbé, son penchant suicidaire aussi. Il rejoindra la nuit lui aussi, plus ou moins de son plein gré, pourtant riche et célèbre mais ô combien mal dans sa peau.

                              Lisez le beau recueil Voyages d'écrivains. Bernanos recréant une sorte de petite France au Brésil, voix libre d'une France libre, Cendrars ce grand menteur et son train des glaces, Céline, un dur pourtant, mis knock-out par New York, "cette ville debout". Mais,plus encore, lisez Pietr le Letton, Le soleil se lève aussi, Martin Eden. Je vous autorise même à lire Proust dont Stéphane Denis évoque les pérégrinations sur la rive gauche, ultime voyage du dandy qu'il faut avoir lu, dans un article un peu claustro à mon gré. Il me faut vous dire que mon gré est peu proustien.

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08 août 2015

Mon été avec le grand Will/ Scène 3

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                                Work in progress, on dit ça maintenant, Looking for Richard est le seul film mis en scène par Al Pacino. Il a déjà vingt ans. Je conseillerai ce film aux gens qui ont peur de Shakespeare, à ceux qui n'aiment pas le théâtre, à ceux qui prennent Al Pacino pour un chef mafieux, à ceux qui pensent qu'il n'est bon que débutant chez Coppola ou Lumet, à ceux qui ignorent tout des affres des répétitions (ce qui n'est pas mon cas puisque j'ai joué le récitant dans Le petit Poucet au Collège Saint Joseph de Pont Sainte Maxence en sixième, même que j'avais un beau pull rouge, c'est dire mon expérience théâtrale). Enfin là c'est peut-être une digression, voire une didascalie.

                               Al Pacino ce fiévreux ( rappelez-vous Panique à Needle Park, Serpico, Une après-midi de chien) est habité par l'art théâtral et qui mieux que Shakespeare pour vivre cette passion, Shakespeare avec  ses fulgurances et ses violences, la fascination du pouvoir, le goût du sang, les trahisons, le courage et la couardise, la vie quoi? Looking for Richard entremêle habilement les extraits de répétitions, les castings, les interventions d'officiels shakespeariens, Gielgud, Jacobi, Branagh, les pélerinages sur les lieux de vie du barde de Stratford. Le public aussi a son mot à dire. Kevin Kline avoue être parti avant la fin lorsque lycéen on lui infligeait Shakespeare. Al Pacino bouge dans les rues newyorkaises avec ses interprètes comme Richard III lançant "Mon royaume pour un cheval" à la bataille de Bosworth.

                               Quoi de mieux que de confondre les deux mondes, avec un guide extraordinaire, Pacino, et Shakespeare, notre mentor à tous, que nous aimions la scène, l'histoire, le cinéma, la vie. Et ma réplique préférée de tout Shak, "Now the Winter of our discontent has come to a glorious Summer" Plût au ciel, personnellement, qu'à l'hiver de notre déplaisir succédât un lumineux été.

 

 

 

 

 

 

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05 août 2015

In the name of rock/Sandy

                             The Byrds, mes maîtres absolus, ont fêté Antique Sandy dans l'un de leurs nombreux chants du cygne, l'album Farther along. Le turn over des membres a été tel que bien que compagnon de longue date de la secte Byrdmaniax je ne sais plus de mémoire qui joue vraiment. Mais tant de talents ont plané dans la discographie de mes si chers Oyseaux que tout cela au fil des décennies a perdu de l'importance. Reste une de leur plus belles chansons, et, croyez-moi, il y a pléthore.

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                       Co-écrite par les quatre Byrds de novembre 71 Antique Sandy est une réminiscence de la période hippie déjà largement révolue. On y évoque avec un peu de béatitude une certaine Sandy qui vivait dans les bois et nageait dans la rivière. Et puis je peux bien vous le dire, She was my Antique Sandy and she was in love with me. Autres Sandy chez Bruce Springsteen et Richie Havens.

                              

 

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01 août 2015

Mon été avec le grand Will/ Scène 2

                   Projet cinéphilo-shakespearien oblige (pour lequel j'ai peut-être été un peu présomptueux)je viens de passer pas loin de sept heures avec un certain prince nordique qui depuis quatre siècles se pose une question essentielle, "To be or not to be".

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                     En 1949 sort Hamlet de (pas encore Sir) Laurence Olivier. Il a choisi pour ce film un noir et blanc très expressionniste, une profondeur de champ très wellesienne, des acteurs de théâtre très classiques dont lui-même, allant jusqu'à donner sa propre voix trafiquée au spectre du père d'Hamlet. Le film reste à ce jour le plus grand succès de Shakespeare au cinéma.   N'hésitant pas à des coupes drastiques pour un film qui dure cependant 2h27, à des suppressions de personnages, Fortinbras, Rosenkrantz, Guildenstern, allégeant ainsi l'histoire d'éléments politiques mais aussi comiques, Laurence Olivier concentre Hamlet essentiellement sur la tragédie familiale freudienne, ô combien freudienne.

                     Blond, sensible, voire contemplatif le Hamlet de Laurence Olivier (qui a 41 ans alors que l'actrice qui joue sa mère Gertrude en a 28) n'a pas la force d'un Mel Gibson (il est vrai en pleine Mad Maxmania en 90 avec le très académique Zeffirelli) ou d'un Branagh, les ultérieurs princes de Danemark. En ces années d'après guerre la psychanalyse est omniprésente au cinéma et chez les plus grands, Lang, Hitch, Welles, et c'est cet aspect que je retiendrai à propos de ce très beau film, par ailleurs très riche, gros travail sur les décors, les escaliers d'Elseneur, ombres et lumières, les accessoires du théêtre, plus encore que la pièce dans la pièce, cette mise en abyme qui est l'une des marques du Hamlet original.

                     Il y a bien des choses à rajouter sur cette admirable adaptation mais ce n'est pas l'objet de ces chroniques d'été, apéritives plus que roboratives. Un seul mot encore: les pièces de Shakespeare sont à géométrie variable et résistent à tout. Même Avignon n'a pas encore réussi le meurtre du grand Will. Cet homme là est un bienfaiteur, j'en connais peu, Mozart, Chaplin, Renoir...

                           En 1996 Kenneth Branagh, lui aussi tombé très jeune dans la marmite de Stratford, sortira son Hamlet en deux versions dont l'une est, semble-t-il, intégrale.Il situe la tragédie dans un quelconque empire vaguement Europe Centrale vers la fin du XIXe Siècle, et il la place aussi dans la neige, ce qui accentue la veine crépusculaire de l'oeuvre. Conçu comme un spectacle total Hamlet, quatre heures, a le souffle des films de David Lean et la passion du théâtre classique anglais, irremplaçable.

                           Obsession de Branagh depuis l'adolescence quand il admirait John Gielgud et un peu plus tard Derek Jacobi Hamlet vu par cet homme est une expérience qui s'accomode assez mal du format DVD. Mais la rigueur victorienne et l'art militaire contribuent à une vision contemporaine ou presque de cette tragédie hors normes de temps ou de lieu. La verve picaresque absente chez Laurence Olivier bénéficie ici de l'apport d'acteurs américains venus du one man show, Billy Crystal en fossoyeur ou Robin Williams en Osric. Car Shakespeare n'a jamai dédaigné l'ironie dans ses drames et ses violences.

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                          Le ténébreux Prince de Danemark a plus ou moins hanté de nombreux autres films. Parfois d'une étonnante façon. J'ai déjà évoqué ici  Aki Kaurismaki To be or not to be,en finnois dans le texte ou plus classiquement une sorte de polar admirable signé Kurosawa Haine et vengeance.

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                              Enfin je ne résiste pas aux trois titres de cet immortel western spaghetti: Johnny Hamlet, Django porte sa croix et Quelque chose de pourri dans l'histoire de l'Ouest.

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29 juillet 2015

Vous me pardonnerez un conseil?

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                                 Voilà un roman américain plutôt de forme classique sur la middle class de l'est du pays. Un peu longue à se mettre en place l'histoire d'Helen qui divorce de Ben, son avocat de mari, ressemble d'abord à beaucoup d'autres. Une fille adoptée ado, des revenus assez confortables revus à la baisse, une rupture consommée. Comment Helen va-t-elle rebondir? Elle se découvre alors un don assez étonnant pour amener les hommes d'influence, pouvoir, affaires à faire une sorte de coming out qui ne concerne pas du tout les préférences sexuelles, ce qui nous change un  peu du tout venant, mais bien les erreurs de gestions, les ententes illicites, les combines en tous genres. Mark Twain n'écrivait-il pas déjà "Fuyez, tout est découvert". Mille excuses décortique habilement l'American way of life à travers Helen qui, si douée pour la rédemption des autres, gère difficilement sa propre existence.

                                Depuis longtemps, depuis les confessions des évangélistes par exemple, qui font qu'au pays de l'Oncle Sam, les turpitudes, pour peu qu'elle soient intelligemment mises en scène lors des aveux, deviennent la plupart du temps un tremplin, on sait que s'épancher et se flageller peut être avantageux. Roman américain typique et critique à la fois, zébré de l'ironie et de l'humour de Jonathan Dee, Mille excuses évolue aussi avec les personnages secondaires, Sara, 14 ans, chinoise et accessoirement parfaite peste experte à manipuler les divorcés, son petit ami brutal et prototype du bad boy, mais il faudrait lui aussi l'excuser, n'est-il pas noir, puis  Hamilton, star de cinéma qui fut l'ami d'enfance d'Helen, pas mauvais cheval mais un tantinet pusillanime et aux lendemains post-poudreux et amnésiques.

                                Ainsi va Helen Armstead, ingénue et exigeante à la fois, mère esseulée en proie au doute, paumée comme c'est pas possible, mais qui ne manque pas de ressort et le roman parvient à garder un ton moraliste sympathique et finaud, jamais moralisateur. Vous n'aurez pas d'excuses à ignorer Mille excuses.

                                

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24 juillet 2015

Un premier tome déjà lourd

Masse critique

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                                 Dans le Québec rural de 1900, la vie demeure rythmée par les saisons. Corinne, une jeune fille de dix-huit ans de Saint-François-du-Lac, accepte d'épouser le beau Laurent Boisvert, de Saint-Paul-des-Prés. Voici posé le point de départ de cette saga familiale version la belle province. Ne pas s'attendre à un grand choc littéraire mais, je l'espère, à une jolie balade dans ce qu'on appelle dans les librairies le rayon terroir, celui qui n'est guère invité dans les d'ailleurs rares émissons littéraires. Dans ce qui n'est que le premier tome d'une série de quatre Un bonheur si fragile/1/ L'engagement on trouve comme toujours deux familles, un sens de la propriété très aiguisé et le culte de l'ordre et par dessus tout le respect du trousseau de la mariée, tout un symbole. Bon, je cesse de polir et j'y vais rondement: je suis devenu incapable d'apprécier ces bibles du territoire, et pire, presque incapable de les lire. C'est vrai qu'elles se ressemblent toutes, la neige et les érables remplaçant ici les terrils et la bière, là les champs de lavande et les cigales, ailleurs les rochers et les pêcheurs perdus. Pourquoi pas? Mais je n'ai plus le temps pour ça.

                                 Ai-je fini par me prendre au jeu d' Un bonheur si fragile? Presque, même si le mariage de Corinne est tout sauf surprenant, même si l'opposition clergé-libre penseur est universelle en ces années, même si ce Québec pourrait être Poitou ou Bourgogne. Et puis comme dans le titre j'avais un engagement envers Masse Critique Babelio qui me fait confiance régulièrement pour émettre un sentiment sur les livres proposés. J'ai donc fini les 530 pages de cette histoire de famille. Sans déplaisir, mais surtout sans le minimum de fièvre qui vous saisit quand vous reprenez un livre interrompu, parfois il y a trois minutes à peine, parce que les gens de ce roman vous manquent. C'est ainsi, un roman qu'on ne peut s'empêcher de reprendre, comme un comprimé bienfaisant ou stimulant, comme une addiction toute personnelle, un roman qui vous brûle au moins un peu, cela est pour moi la littérature. On est très loin de tout ça dans le livre de Michel David qui, si j'ai bien compris, est une institution du côté de Trois-Rivières. "Trop" une institution peut-être.

                               Michel David (1944-2010) était aussi linguiste et professeur, auteur de manuels scolaires et d'ouvrages de pédagogie, et de cinq sagas de quatre livres chacune, environ 10 600 pages , qui sentent un peu quand même la naphtaline. J'ai donc lu un de ces vingt volumes et j'ai bien l'intention...de lire autre chose. C'est que...file le temps.

                              

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18 juillet 2015

Géographie, Bisbee, Arizona

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                                                        Calexico, tout un programme pour une rubrique musicale voyageuse, Calexico, ne pas confondre avec Mexicali, mais on se doute qu'on n'est pas loin de la frontière sud. Marrant comme les Etats-Unis n'ont pas de frontière est ou ouest. J'adore Joey Burns et John Convertino  qui marient si bien les deux côtés du Rio Grande et plus si affinités.       

                       Bisbee est une ville de western. Elle est d'ailleurs en vedette dans le très bon 3H10 pour Yuma, déjà cité dans notre Music Tour of States. Après un boum économique en 1880 suite à la découverte de gisements de cuivre elle devint comme beaucoup de cités minières une ville fantôme, décor de théâtre inanimé. Depuis Bisbee s'est un peu relevée, petite ville de 6000 habitants, centre historique d'un tourisme qu'on pourrait qualifier de minéralogique. La chanson Bisbee Blue évoque les turquoises qui ont fait la réputation de cet endroit. Son nom vient de DeWitt Bisbee, magistrat et mécène de la dite mine. Elle est le siège du comté de Cochise. Ca laisse un peu rêveur, non?

                          

 

 

13 juillet 2015

Le cinéma, mon vélo et moi/9/ CDD à Pekin

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                                  Un très beau film chinois, très désenchanté sur le miracle économique du Céleste Empire. Le difficile apprentissage de la ville par un jeune paysan, exode rural, violence sociale, dans ce film qui a déjà près de quinze ans, âpre et ténu. A Pekin comme ailleurs tout ne marche pas comme sur des roulettes. Et un vélo peut faire l'objet de bien des tensions.

Le cinéma,mon vélo et moi

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