13 janvier 2014

Géographie: Leavenworth, Kansas

LeavenworthKansasSeal

                                       Leavenworth, Kansas, est connue essentiellement pour...ses prisons. Il faut dire que la bande originale de ce voyage en Amérique n'a pas peur des rues chaudes, des bouges et des geôles qui constellent depuis quelques années le panorama musical que j'ai le plaisir de vous proposer depuis pas mal de temps. Leavenworth, tout près de Kansas City tire son nom de Fort Leavenworth, important bastion fondé en 1827 par le Colonel Henry Leavenworth. Vous savez, ici les actes de naissance des villes proviennent la plupart du temps d'un fort militaire,d'une mission espagnole surtout dans l'Ouest,d' un campement de trappeurs scandinaves,etc...

106825722_640

                                    Chris Whitley,qui céda au Big C. à 45 ans en 2005, je ne l'avais pas écouté depuis des années. Combien comme ça? Et puis je me suis souvenu du bel album Living with the law et d'un titre, un coup de fil de quelque part. Le tour était joué.Même pas besoin de ressortir le CD de ma pléthorique discothèque pour vous proposer cette mise sur écoute. " I'm down in Leavenworth Prison now and I do not count no days"

 http://youtu.be/pd_eCW8TuPU   Phone call from Leavenworth   Chris Whitley

                                    Et pour finir un petit rappel traditionnel de cet itinéraire que je ne me résous pas à conclure.

                      Abilene,Albuquerque,Asbury Park,Atlanta,Atlantic City, Austin, Bakersfield, Baltimore, Baton Rouge, Berkeley, Biloxi, Birmingham, Boise, Boston, Brooklyn,Cedar Rapids, Cedartown, Chattanooga, Cheyenne, Chicago, Cincinnati, Clarksdale, Cleveland, Dallas, Denver, Detroit, Dodge City, Flagstaff, Folsom, Fort Worth, Fresno, Galveston, Hopkinsville, Hot Springs, Houston, Jackson, Jacksonville, Joliet, Kansas City, Knoxville, Lafayette, Lake Charles, Lansing, Laredo, Las Vegas, Leavenworth, Lodi, Long Beach,Los Angeles, Manhattan, Memphis, Mendocino, Miami, Milwaukee, Minneapolis, Mobile, Montgomery, Muscle Shoals, Muskogee, Nantucket, Nashville, Natchez, New Orleans, Oakland, Omaha, Oxford, Palo Alto, Philadelphie, Phoenix, Pine Bluff, Pittsburgh, Portland, Postville, Rapid City,Reno,Rockville, Saginaw, St Louis, St Paul, San Antonio, San Bernardino,San Diego, San Jose, Santa Fe, Savannah, South Bend, Springfield, Statesboro, Tacoma, Tallahassee, Texarkana, Tucson,Tulsa, Tupelo, Tuscaloosa,  Washington, Wichita, Youngstown...

                        ...furent nos escales précédentes.

                                 

Posté par EEGUAB à 17:32 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,


12 janvier 2014

Un livre, un film (énigme 81), la solution

film 

g1676

                                   

 

 

 

     Pan dans le mille. Ont visé au coeur du joli volatile Dasola, Pierrot Bâton, Celestine, Claudialucia, Aifelle.Qu'elles en soient félicitées. En 1908 le Belge Maurice Maeterlinck publia son conte théâtral L'Oiseau Bleu. Prix Nobel 1911, la référence aux insectes tient à sa passion pour l'entomologie, La vie des abeilles, La vie des fourmis, La vie des termites.

                                               Pour le cinéma il s'agit d'un film sorti en 76, assez peu diffusé et qui n'a pas très bonne réputation, l'avant-dernier du grand George Cukor (Sylvia Scarlett, Indiscrétions, Madame porte la culotte, Une étoile est née, Le milliardaire, My fair lady). Voir ci dessous. Merci à toutes.

 

                                  Par ailleurs, suite à certains commentaires ayant jugé cette édition un peu trop facile, j'ai l'intention de concocter pour le 25 janvier une énigme qui pourrait s'avérer plus difficile, dont je n'ai encore aucune idée, sur laquelle je ne dirai rien et n'en pense pas plus.

deux smileys

                                 Quoi qu'il en soit l'énigme Un livre, un film retrouve le 18 janvier ses parents légitimes Claudia et Wens.

 

 

 

 

Posté par EEGUAB à 07:21 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

11 janvier 2014

Un livre, un film (énigme 81)

film

                                                 Le titre qu'il vous faut découvrir est identique en librairie et au cinéma. Mais en fait c'est au théâtre que commence cette aventure, imaginée par un écrivain francophone d'un pays proche, au début du siècle précédent, et jouée dans le monde entier. La première de ce conte théâtral mettant en scène un frère et une soeur et leurs étonnantes rencontres, eut curieusement lieu à Moscou. L'écrivain, touche à tout, et notamment aux insectes, devait être couronné quelques années  après par un prestigieux et nordique jury.

                                                 "Je suis le plus gros des Bonheurs, le Bonheur-d'être-riche, et je viens, au nom de mes frères, vous prier, vous et votre famille, d'honorer de votre présence notre repas sans fin. Vous vous trouverez au milieu de tout ce qu'il a de mieux parmi les vrais et gros Bonheurs de cette Terre. Permettez que je vous présente les principaux d'entre eux. Voici mon gendre, le [Bonheur-d'être-propriétaire, qui a le ventre en poire. Voici le Bonheur-de-la-vanité-satisfaite, dont le visage est si gracieusement bouffi. voici le Bonheur-de-boire-quand-on-n'a-plus-soifet le Bonheur-de-manger-quand-on-n'a-plus-faim, qui ont les jambes en macaroni. voici le Bonheur-de-ne-rien-savoir, qui est sourd comme une limande, et le Bonheur-de-ne-rien-comprendre, qui est aveugle comme une taupe. Voici le Bonheur-de-ne-rien-faire et le Bonheur-de-dormir-plus-qu'il-n'est-nécessaire, qui ont les mains en mie de pain et les yeux en gelée de pêche. Voici enfin le Rire-Epais qui est fendu jusqu'aux oreilles et auquel rien ne peut résister..."

                                                 Le cinéma s'est plusieurs fois approprié la pièce. La version que je vous demande  aujourd'hui est la plus célèbre, datant des années 70, signée d'un grand metteur en scène américain en fin de carrière, et nantie de trois monstres sacrés en tête d'affiche, même si ce film est loin d'être le meilleur aussi bien du metteur en scène  que des actrices. Ce film a la particularité d'être une coproduction soviéto-américaine.

Posté par EEGUAB à 06:18 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,

09 janvier 2014

La poésie du jeudi, François-René de Chateaubriand

chromo-oiseau-couronnc3a9-ana-rosa1

Les adieux

Le temps m’appelle : il faut finir ces vers.

A ce penser défaillit mon courage.

Je vous salue, ô vallons que je perds !

Ecoutez-moi : c’est mon dernier hommage.

Loin, loin d’ici, sur la terre égaré,

Je vais traîner une importune vie ;

Mais quelque part que j’habite ignoré,

Ne craignez point qu’un ami vous oublie.

Oui, j’aimerai ce rivage enchanteur,

Ces monts déserts qui remplissaient mon coeur

Et de silence et de mélancolie ;

Surtout ces bois chers à ma rêverie,

Où je voyais, de buisson en buisson,

Voler sans bruit un couple solitaire,

Dont j’entendais, sous l’orme héréditaire,

Seul, attendri, la dernière chanson.

Simples oiseaux, retiendrez-vous la mienne ?

Parmi ces bois, ah ! qu’il vous en souvienne.

En te quittant je chante tes attraits,

Bord adoré ! De ton maître fidèle

Si les talents égalaient les regrets,

Ces derniers vers n’auraient point de modèle.

Mais aux pinceaux de la nature épris,

La gloire échappe et n’en est point le prix.

Ma muse est simple, et rougissante et nue ;

Je dois mourir ainsi que l’humble fleur

Qui passe à l’ombre, et seulement connue

De ces ruisseaux qui faisaient son bonheur.

images

 François-René de Chateaubriand, Tableaux de la nature

                                

                                          Personnellement la période des fêtes est très loin de m'euphoriser et m'a plutôt donné envie de relire quelques lignes de ce pionnier d'un certain romantisme, qui avait encore un pied dans le Siècle des Lumières.

Posté par EEGUAB à 06:58 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,

07 janvier 2014

Bronxite chronique

bronx

                                        Ce sera bref. Je n'ai pas aimé ce roman. Je sais que Jerome Charyn a une cohorte d'admirateurs notamment en France. Je lui reconnais une imagination fertile. Il faut dire aussi que pour mon premier, et vraisemblablement dernier Charyn, j'ai pris au hasard El Bronx, huit ou neuvième roman mettant en scène Isaac Sidel, ancien flic juif, commissaire puis ci-devant maire de New York. Depuis je crois qu'il est devenu vice-président des Etats-Unis. Certaines filiations m'ont sûrement échappé. Charyn est un prolifique  "branché". Les prolifiques, moi, je les préfère simples et pas modernes. Jerome Charyn, enfin ce livre, El Bronx, me l'a semblé tellement, moderne, avec tout ce que ça implique d'air du temps, et de facilités, et ce style BD.Certes Charyn sait nous décrire un monde coloré et assez original, un monde d'enfants perdus virevoltant autour d'un maître, un maître mot pour l'auteur, la came. Ce n'est pas le Bronx des polars et du cinéma, pourtant violent, mais un royaume où les enfants jouent un jeu, un jeu que je n'aime décidément pas.

                                       Encore une fois Charyn ne manque ni d'idées ni de visions. Des hélicos survolant le Bronx, transormé en hyper de la dépravation, une sorte d'opéra baroque sous crack , le contraire d'un conte de fées,  Seulement je trouve les idées bien banales et les visions bien clinquantes et agressives. J'aurai lu Jerome Charyn, notamment pour Lecture/Ecriture. Et voilà tout.

 

Posté par EEGUAB à 06:55 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,


05 janvier 2014

J'ai dix ans, je sais que c'est pas vrai mais...

                               ... j'ai dix ans quand Don et Phil, The Everly Brothers, m'offrent mes toutes premières émotions musicales. Leur duo, dont Simon and Garfunkel ont toujours reconnu l'influence sur leurs harmonies, et qui reprirent sur scène  deux de leurs tubes, Bye bye love et Wake up Little Susie, est aussi à l'origine de ce qui devait prendre tant d'ampleur dans mon existence, le rock, au sens large. Bien sûr pour moi ce n'était qu'une ébauche et j'étais encore un peu court pour frémir tout à fait au binaire et aux arpèges. Il faudrait attendre quelques années et lorgner du côté de Liverpool, mais le grain était semé, ça ne devait plus tarder. The Ev. c'était un formidable juke-box d'une trentaine de succès du temps des drive-in et des lait-fraise, où les chansons duraient 2 '40". Pour le drive-in j'étais trop jeune. Phil Everly, le plus jeune est mort vendredi 03 janvier.

Posté par EEGUAB à 06:55 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , ,

04 janvier 2014

Les plumes ...by Asphodèle: Un acte fondateur

                                 Au menu de la Saint Sylvestre, et qu'elle en soit vivement remerciée, Asphodèle a dressé une  jolie table dont les couverts sont les dix-sept mots suivants: artiste-univers-expression-mystère-délivrance-peinture-invention-monde-résistance-don-innovation-agité-créateur-unique-traverser-turbulence-tangente.

logo-plumes2-lylouanne-tumblr-com

                                  Tout ça lui semblait un peu court. Que manquait-il donc à son grand oeuvre? Mystère. Pourtant les fourmis, agitées comme des puces, avaient déjà ce don perfide de se faufiler partout, jusque dans sa barbe. Quelques crocodiles traversaient en d'incessants aller-retour et sans la moindre larme ce fleuve,était-ce le Pactole ou le Léthé, et que n'effrayaient pas les aquatiques turbulences. Là-haut les pierres restaient de pierre et ne menaçaient pas de prendre la tangente.Sans se prendre pour un artiste de droit divin il n'était pas mécontent de l'expression générale du grand tableau qui lui tenait tant à coeur. Mais, "bon Moi-même" s'excitait-il un peu, "Je sens comme une résistance, là, qui empêche ma plénitude".

                                 Etait-ce cette pomme dans le verger d'abondance, à peu près ronde comme ce monde tout nouveau et qui lui inspirait un brin d'inquiétude? Etait-ce cette hésitation à conclure? Et si son génie créateur, après quelques milliers d'années , était rapidement contesté, voire vilipendé?Le week-end imminent, il lui fallait en sortir avant les heures de pointe et il s'ingénia à mettre la touche finale, d'un coup de limon, à cette double innovation, couple qu'il espérait moteur d'un univers flambant neuf.

sans-titre

                                  L'heure de la délivrance,enfin. Chantonnant, le pas vif et se sentant d'appétit, il imaginait déjà, et pourquoi pas à juste titre, de grands maîtres de la peinture donner vie sur la toile à son invention. Un moment unique. Une petite crainte cependant, et si ces satanées fourmis, l'ajectif est peut être maladroit, avaient attaqué la pomme, voire l'avaient fait choir jusqu'aux sauriens insatiables? Rassuré, il vit que le fruit demeurait ferme et bien planté sur une branche elle-même solide. Tout allait pour le mieux.

P.S. Merci à M.A. Buonarotti

                                 

 

Posté par EEGUAB à 06:45 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :

01 janvier 2014

A tous...

                            ... pour 2014, rien que ça...

 

                                 ... et puis on s'aperçoit que l'on a déjà proposé Frankie l'an dernier,alors on creuse un peu et on trouve ça. Quoiqu'il en soit pour vous tous...

 

 

 

 

Posté par EEGUAB à 08:24 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,

29 décembre 2013

Remous

les-eaux-tumultueuses,M108383

                                         Aharon Appelfeld réunit ses personnages à la fin des années trente dans une pension de famille pour une cure thermale dans une ville d'eau désertée. Nous sommes bien sûr quelque part au milieu de l'Europe. Cette année ils sont très peu nombreux et se posent des questions, quelque chose n'est plus comme avant. Guère plus de deux femmes, deux hommes, et les propriétaires de l'établissement ainsi que le personnel. S'ils font ici une cure annuelle c'est une cure de jeu et de marivaudage à laquelle ils s'adonnent. Mais ça, cétait avant.  Sur les bords de la rivière Pruth, affluent du Danube, on pourrait être du côté de l'ancienne Bucovine, région natale d'Aharon Appelfeld, maintenant israélien. Appelfeld s'y connait en Nimportequoilande et déracinement puisque né à Czernovitz, ahurissant exemple de l'explosion Mitteleuropa, ville nantie de huit orthographes et qui fut en vrac et en désordre roumaine, moldave,  autrichienne,  ukrainienne,  soviétique, allemande. Eaux tumultueuses mais histoire tout aussi échevelée ,je l'ai déjà évoquée à propos de Gregor von Rezzori, autre auteur majeur et méconnu de cette mouvance danubienne  et consorts dont la plupart connurent l'exil. Pour cela ils ne manquaient pas de raisons.

                                        Le fleuve, justement, déborde et la boue envahit la cour de l'auberge et transforme en panique la sourde inquiétude des protagonistes. Rita et son fils ne se parlent plus, Van est toujours éconduit par Zoussi et l'on n'a plus guère le coeur à danser,ou alors sur un volcan, comme l'Europe entière. Métaphore évidente de l'agonie d'un continent (et plus si affinités) Eaux tumultueuses, publié en 1988, témoigne aussi de l'acuité d'Appelfeld quand il situe cette fable tragi-comique sur un bord instable d'une rivière de cette région si sensible aux soubresauts. L'un des curistes finira emporté par le flot indompté et il y a de fortes chances que ce soit qu'un prélude à l'horreur générale. Réflexion aussi sur la place des Juifs et sur leur parfois troublant antisémitisme. Aharon Appelfeld est l'un des maîtres de la belle littérature israelienne et voir ses personnages attendre à la gare ceux qui ne viendront plus prendre les eaux sonne comme un glas des libertés, un air de glaciation.

                                             

Posté par EEGUAB à 06:05 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,

24 décembre 2013

Ladies and roses

 wallpapers_rose_bouquet-dsc00850

                                              Attention cet article n'est pas politiquement correct et se veut objet discriminant faisant des hommes des boucs émissaires indignes de mes modestes élucubrations. J'espère d'ailleurs leur compréhension.Mieux, j'implore leur pardon. Mais ces fleurs sont pour quelques dames de mes pensées, qui me comblent de leur amitié,de leur culture, de leur humour. J'ai nommé ainsi quelques personnes, blogueuses de leur état, entre autres.Elles doivent bien constituer 90% de ma blogosphère à moi. Je crois qu'elles se reconnaîtront et c'est avec bien du plaisir que je leur offre ce bouquet de roses en musique.

                                             Je les ai choisies soigneusement, ces musiques. Et c'est comme quand j'offre un livre, c'est toujours un livre que j'ai très envie de lire. Ce sont donc quelques variations sur les roses,du folk au rock, du country au jazz, de la guitare au piano, du crooner à la soul music, des gaies et des tristes (y a même une murder ballad mais vous avez le droit de zapper). Des choses que j'aime énormément et des roses multicolores. Elles sont à vous,Mesdames, roses, musiques et pensées amicales pour vous souhaiter à toutes...

PEF1509

     gros16                                 

... ainsi qu'à tous les messieurs, tout bien pesé. J'oubliais, il y a un peu de rabiot musical tout en bas. Mais Bonnes Fêtes quand même.

 http://www.deezer.com/playlist/705837065    Des roses...

 

 

 

 

Posté par EEGUAB à 14:19 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,