14 février 2014

Les plumes...by Asphodèle: Eloge de l'ennui

                                            Projet-dimanche-emmerdement-penser-intimité-hésiter-oppressé-pluie-savoir-morosité-panne-créatif-silence-bâiller-fatigue-mourir-soupir-ralenti-routine-figé-vide-whisky-xyste-zigzaguer. Asphodèle a glané ainsi 24 mots et il nous faut faire avec. Très différent de ce que j'écris régulièrement je me suis "amusé" à la phrase unique, n'allant pas jusqu'à la suppression de la ponctuation. Je suis un modéré mais suis allé par contre jusqu'à la suppression d'oppressé.

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                                            Mobilisez-vous, chacun de vous doit  savoir et faire savoir  que l'ennui, ce vieil ennui qui fut si cher à l'enfance, cet indispensable condiment qui nous laissait des heures entières, des après-midi paresseuses où penser se révélait une prodigieuse activité subversive et contredisait vaillamment le vide presque insondable d'une visite à Tatie Scholastique, penser à autre chose qu'à sa figure fripée à l'haleine méphitique et à ses gâteaux secs, si secs, penser, vous-disais-je, pouvait s'avérer déjà voyager, zigzaguer lointainement, s'imaginer voler des cerises sous la pluie dans le jardin du père Gautier, ou gober un bienfaisant silence forestier en tenant la main d'une jolie cousine, croustillante intimité bien loin du caquet tisanier de la soeur de grand-mère, ce magistral ennui si prometteur et à qui l'on doit tant, cet ennui créatif par rebond, bel oxymore, tel un ralenti d'août qui s'emballerait en un été magique et sans fatigue, comme une surprise-party appétissante nantie des  toutes premières larmes d'un whisky adolescent qui ferait sa fête à la morosité acnéique, en un mot cet ennui, de plus en plus menacé, cet ennui, espèce en voie de disparition, devrait impérativement être protégé sous peine de voir la suractivité buzzique et ses horreurs, ça sonne de partout, ça clignote, ça zappe à tout va, finir par faire de nous des sortes d'ectoplasmes figés dans leur frénésie, incompétents à bâiller, comme un honnête homme se doit de le faire avec élégance transcendant ainsi routine et somnolence malmenées en un projet qui se serait défait des soupirs de convention pour s'envoler sans hésiter et faire d'un dimanche, si longtemps synonyme d'une quintessence d'emmerdement  pour les baby boomers en panne de copains semainiers, un implaçable xyste vers le nirvana, ce bel ennui,si salvateur, amis, ne le laissons pas mourir. 

P.S. Je n'ai pas l'habitude d'expliquer mes textes. J'ai une requête à vous faire, sérieuse, celle de ne pas hésiter à me dire si ce délire vous a prodigieusement ennuyé à mourir. Auquel cas deux possibilités, une totale réussite pour avoir évoqué ce que le monsieur du dessous nous chante avec la décontraction qu'on lui connait, ou un galimatiasfatrasmagma ayant dépassé la ligne rouge.

 

 

 

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09 février 2014

Un livre, un film (énigme 86), la solution

                                            Une certaine confusion ce samedi pour cette énigme. Je retiens la suggestion de Pierrot Bâton, châtier Soene Place Bellecour à Lyon, mais cela me paraît encore trop doux. Peut-être l'obliger une semaine à ne fréquenter que les fast foods de la capitale des Gaules,non? Voici les images et quelques explications que Dasola,très vite et avant Soene, avait parfaitement décryptées.

paria

                                         Un paria des îles est le deuxième roman de Joseph Conrad après La folie Almayer, que, bien plus tard La rescousse (indice)complètera pour composer la trilogie malaise. Né en Ukraine, Polonais nommé Teodor Józef Konrad Korzeniowski, marin français puis britannique, l'écrivain  a su donner à Willems le tragique et le jusqu'auboutisme qui le rapprochent des autres grands personnages conradiens, Lord Jim et le directeur de comptoir Kurtz d' Au coeur des ténèbres.

banni

                                       Après le désormais mythique Troisième homme et la Vienne d'après-guerre en 49 Carol Reed tourne Le banni des îles avec trois acteurs terriblement britanniques, Trevor Howard (aussi dans Le troisième homme), Robert Morley et Ralph Richardson. Assez proche du climat Conrad, éloignement, déchéance, rédemption, le film est souvent relégué parmi les productions anglaises 1950-1970, hâtivement baptisées et sans aucun recul colonialistes ou post-colonialistes. La vérité est évidemment autrement plus ambigüe mais ce n'est ni le lieu ni l'heure du débat.

                                      Coppola avec Apocalyse now mais bien avant lui Hitchcock avec L'agent secret (Sabotage), et Richard Brooks avec Lord Jim ont également adapté Joseph Conrad. Citons aussi Ridley Scott avec Duellistes, et plus récemment Patrice Chéreau avec Gabrielle. A noter que tant la lecture audio du bouquin que le film de Sir Carol Reed  sont disponibles intégralement sur la toile, mais il faut être parfaitement anglophone.

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08 février 2014

Un livre, un film (énigme 86)

 

film

                            Cette semaine exotisme au programme. Un livre, le deuxième écrit par son auteur, publié vers 1895. Un film sorti en 1952. Les deux oeuvres ont un titre légèrement différent. Ce roman fait partie d'une trilogie mais à dire vrai je l'ignorais totalement, n'ayant lu que le premier opus qui, chronologiquement, s'avère d'ailleurs le dernier. "A la rescousse" me direz-vous.

                            Voilà. L'auteur mourut d'une nationalité différente de sa naissance, après avoir servi sous deux pavillons. Le roman que je vous demande est très loin d'être le plus célèbre de son auteur mais il explore comme la plupart de ses livres les thèmes du lointain, souvent oriental, et de la culpabilité, selon les exégètes de ce romancier très connu, pas forcément lu autant qu'on pourrait le croire. Je pense que comme souvent après une adaptation ce livre est ressorti sous le même titre que le film, très proche.

                            Au détour suivant du sentier, il entrevit encore fugitivement devant lui une étoffe de couleur et les cheveux noirs d'une femme. Il précipita sa marche et découvrit dans sa totalité l'objet de sa poursuite. La femme, qui portait deux seaux de bambou pleins d'eau, entendit ses pas, s'arrêta et, posant à terre  les seaux de bambou, se retourna à demi vers lui. Willems, lui aussi, demeura immobile un instant, puis continua d'avancer d'un pas ferme, tandis que la femme s'écartait pour le laisser passer.

                            Point de vue Septième Art, l'écrivain a été adapté plusieurs fois au cinéma, notamment pour une Palme d'Or. Même Sir Alfred s'y est intéressé., des metteurs en scène français aussi dont l'un nous a quittés il y a peu. Ce film sorti en 52 est signé d'un très bon metteur en scène dont le film le plus connu fut tourné juste avant celui-ci. Dans une distribution hyperbritannique un acteur est d'ailleurs commun aux deux films. Récapitulons. J'attends de vous le titre du livre, celui du film et le metteur en scène si possible.

                            Samedi 15 février Claudia et Wens vous auront très certainement concocté quelque chose. N'oubliez pas non plus que j'aime bien semer un ou deux indices dans le texte même de mes énigmes.

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06 février 2014

La poésie du jeudi, William Wordsworth

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                                    Me la jouant un peu bilingue j'ai cette semaine eu comme un goût d'Albion, certes un peu revisité par Hollywood. Rares sont les films portant en titre une phrase d'un poème. Il y en a quelques-uns cependant dont ce magnifique film d'Elia Kazan avec Natalie Wood, qui conclut ainsi La fièvre dans le sang, banal titre français de Splendour in the grass. A déguster de préférence en V.O., un oeil sur la traduction.  Merci à Asphodèle qui chaque quinzaine me donne envie de piocher quelques lignes dans L'Internationale de la Poésie, puisse-t-elle demain,être le genre humain.

Though nothing can bring back the hour

Of splendour in the grass,of glory in the flower

We will grieve not, rather find

Strength in what remains behind

 Bien que rien ne puisse ramener le temps

De l'éclat de l'herbe, de la splendeur des fleurs 

Nous ne nous lamenterons pas,

Mais puiserons des forces dans ce qui en subsiste.

William Wordsworth (1770-1850)

                                             

 

                                      

 

 

 

 

 

 

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04 février 2014

J'ai huit ans, et là c'est vrai

220px-Asphodelus_ramosus7 Oui j'ai huit ans  aujourd'hui et, blog de mon état, je voulais saluer tous ceux qui m'ont rendu visite

BISON souvent ou rarement ou même une seule fois, commentant ou non.

lorelei Qu'ils sachent que ce fut un plaisir de les recevoir.

rica-saone-lyon-rhone-saone Huit ans aussi pour huit blogueurs, souvent blogueuses,

la_jument_clip_image002 que je tiens à remercier tout particulièrement et chaleureusement de leur présence.

1311507-Maison_de_Montaigne_à_Bordeaux Grace à eux la vie est un peu plus intéressante chaque jour

da sola  et je fais fréquemment escale chez eux.

Animated-gif-three-flashing-question-marks-picture-moving Ils ne sont classés en aucune manière mais ils se reconnaitront.

                                   Huit ans,sept images, la huitième étant la vôtre. Le 4 février 2006, avec un poème sur le Sud américain, déjà, je m'installais en ces murs.Mais voilà, huit ans c'est plus de 1200 billets, chroniques ou fictions, c'est beaucoup. Il se peut que moi, blog , je ralentisse un peu prochainement. Pourtant rien n'est moins sûr, j'aime tellement l'écriture. De toute façon je souhaite à tous ceux qui sont passés de se sentir "groovy" longtemps encore. Du fond du coeur merci  encore et encore.

 

 

 

 

 

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28 janvier 2014

Sarajevo blues ou la solitude du tireur d'élite

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                                           Le temps a plusieurs fois effacé Sarajevo. Sait-on encore où se trouve cette ville? Et l'a-t-on jamais su? Jean Hatzfeld qui a couvert l'agonie de la Yougoslavie revient sur la Bosnie avec ce beau roman où une jeune femme serbe et son fiancé musulman se retrouvent presque du jour au lendemain en plein coeur du grand chamboulement. Tous deux sont tireurs d'élite et chances de médailles aux J.O. de Barcelone 1992. Mais voilà on découvre à Sarajevo à cette époque d'autres usages pour les tireurs de cette trempe. Appelons-les des snipers par exemple. Vahidin le musulman et Marija l'orthodoxe sont ainsi intégrés dans des camps différents, situation pas exceptionnelle en ces années 90 entre Belgrade et Sarajevo. A propos même aujourd'hui bien difficile de démêler la complexité administrative de la République de Bosnie-Herzégovine nantie d'une République Serbe de Bosnie, de divers districts plus ou moins autonomes, et peuplée de Bosniens et de Bosniaques.

                                          Utilisés contre leur gré pour leur art du dégommage les deux amants seront séparés par l'absurdité d'un conflit qui les dépasse. On sent l'univers journalistique de Hatzfeld, c'est un livre de grand reporter bien sûr et l'on songe aux historiques,Londres, Kessel, Lacouture. Mais la fiction sonne tout à fait vrai. Et il est très intéressant de lire les précisions sur l'entraînement des athlètes de haut niveau dans cette discipline peu médiatisée. Cela aussi fait partie d'un travail de romancier, une solide base documentaire. La solitude de ces soldats perdus, leur responsabilité, est impressionnante. Pourtant dans ces petits pays, à quelques kilomètres parfois, poussent encore les fruits rouges et court le gibier. Vahidin et Marija, de chasseurs en gibier, se retrouveront-ils? Et Robert Mitchum, qui manque parfois de rappel, jappera-t-il à leurs côtés.

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26 janvier 2014

Un livre, un film (énigme 84), la solution

film

                                      Manifestement rien d'Introuvable pour Keisha, Dasola, Pierrot Bâton,Nathalie,Asphodèle, Celestine, et probablement Nadine du Québec (bienvenue Nadine, il faudrait me préciser la réponse en courriel privé, merci). J'ai rajouté l'indice du premier paragraphe, un autre roman du Dash, un de mes auteurs de chevet. Le chien du duo Nick et Nora Charles, un sosie de Milou, s'appelle Asta. Le titre original, The thin man, se traduirait plutôt par L'homme transparent.

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25 janvier 2014

Un livre, un film (énigme 84)

film

                                           Bon, reprenons notre sérieux après un jeudi en poésie quelque peu coquin. Proposer des énigmes n'est pas toujours évident. Entre le trop facile et le trop difficile que faire? Et puis la toile et les moteurs rendent le moindre renseignement parfois trop explicite. Je ne sais ce que vous penserez de celle de  ce jour mais je vais la jouer sévère. Livre et film portent le même titre.C'est tout. Jusque là c'est un peu court et ça entraînerait quelques milliers de réponses. Affinons. Pas trop d'indices cependant car bien avant le dixième indice vous auriez résolu le problème, je vous connais.

                                           Le livre date du milieu des années trente et le film aussi. Tout ça se passe outre-Atlantique et comme je ne veux pas vous en dire trop j'insisterai sur l'alcool qui coule à flots et dans le livre, et dans le film. Il avait pas mal coulé aussi dans la vie de l'auteur du livre et de son épouse qui ont visiblement inspiré le couple héros de cette histoire, l'auteur ayant exercé le même métier que son personnage. Cet écrivain est célèbre, très bien vu sur ce blog, et a écrit des titres bien plus connus que celui qui nous préoccupe aujourd'hui, un oiseau fameux par exemple.

                - Si on se tapait un verre pour se débarrasser le gosier ?
                - Tu ne peux pas rester un jour sans boire ?
                - Nous ne sommes pas venus à New York pour boire de la flotte.

                                           Le film signé d'un cinéaste un peu oublié mais qui dans les années trente fit tourner Tracy, Gable, Stewart, eut un succès considérable au point d'entraîner plusieurs suites avec le même duo et le même animal de compagnie.Il faut reconnaître qu'il est un peu moins célèbre en France. Je pense cependant que la réponse n'est pas introuvable, quoique...

                                           Si cette énigme ne vous a pas été fatale Claudia et Wens vous accueilleront volontiers le samedi 02 février.

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23 janvier 2014

La poésie du jeudi, Charles Cros

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Dans la clairière

 

Pour plus d'agilité, pour le loyal duel,

Les témoins ont jugé, qu'elles se battraient nues.

Les causes du combat resteront inconnues.

Les deux ont dit : Motif tout individuel.

 

La blonde a le corps blanc, plantureux, sensuel ;

Le sang rougit ses seins et ses lèvres charnues.

La brune a le corps d'ambre et des formes ténues ;

Les cheveux noirs-bleus font ombre au regard cruel.

 

Cette haie où l'on a jeté chemise et robe,

Ce corps qui tour à tour s'avance ou se dérobe,

Ces seins dont la fureur fait se dresser les bouts,

 

Ces battements de fer, ces sifflantes caresses,

Tout paraît amuser ce jeune homme à l'oeil doux

Qui fume en regardant se tuer ses maîtresses.

 

Charles Cros (1842-1888)

 

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                               Ce que j'aime particulièrement dans cette belle rubrique bimensuelle initiée par Asphodèle c'est que bien souvent le hasard, en ce qui me concerne, préside à de jolies découvertes. J'ai rarement une idée précise mais quelques noms de poètes qui clignotent. Alors je musarde, la toile peut s'avérer si riche en surprises. Charles Cros, chanté par Trenet,un compatriote du Languedoc, et honoré d'un prix du disque qui porte son nom, nous prouve avec éclat qu'on peut être de formation scientifique, chimiste, l'un des pères du phonographe, et poète, voire chansonnier. Et puis je vous fais une confidence:qu'est ce que j'aurais aimé être le jeune homme de ce poème.Fantasme inavouable, tant pis, tout comme lui je vous fais les yeux doux. 

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21 janvier 2014

Le chantre du Mexique

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                                    De B.Traven on sait qu'on ne sait pas tout et je n'y reviens pas. Par contre je reviens régulièrement à ses oeuvres, et, pour la première fois après les romans Le trésor de la Sierra Madre, Le vaisseau des morts, La révolte des pendus, La charrette, Le pont dans la jungle je découvre les dix nouvelles du recueil Le visiteur du soir. La" lecture" me semble trouver dans les histoires mexicaines de Traven son incarnation la plus précise. A savoir un total plaisir du récit, qui vous emporte dans ce Mexique rude et toxique, sur les traces d'un toubib presque anachorète, d'indiens peinant à survivre, de paysans assommés de labeur. B. Traven aimait ces gens-là, lui qui avait hérité par exemple de la radicalité d'un Jack London dont je le trouve proche. Mais ce n'est pas cela qui m'a intéressé chez Traven.

                                   Raconteur d'histoires, c'est la plus belle définition de la littérature et Traven s'y entend pour en quelques dizaines de pages nous immiscer dans  ce vaste pays qui le subjugua. Chaîne de montage par exemple analyse finement l'exploitation de la misère à travers la mésaventure d'un Indien, vannier qu'un gringo sous couvert d'un coup de pouce tente de  déposséder. Une conversion manquée pointe pareillement l'ambiguité, le mot est faible, du rôle des prêtres dans la vie de ce Mexique rural si cher à l'insaisissable B.Traven. La mort, cette éternelle invitée des poussières autochtones est éminemment présente, carnavalesque parfois, grandiose toujours.Si l'origine allemande de Traven est controversée, si ses itinéraires prêtent à discussion, nul doute que c'est bien en amoureux du pays mexicain qu'il gagnera la postérité. Mais Traven n'est pas un amoureux transi et mutique, et seul peut-être Eisenstein dans Que viva Mexico! me semble avoir aussi bien compris et décrit le baroquissime état géant d'Amérique Centrale.

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