14 juin 2012

Circuit des capitales,un air de voyage

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10 juin 2012

M comme méconnu

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            Simon Nezenbal fut le producteur de M. le Maudit,le classique de Fritz Lang.C'est aussi lui qui est à l'origine du remake de Joseph Losey en 1951,dont l'affiche est un tantinet racoleuse.Ce film est très rarement proposé.Losey n'était pas enthousiaste et Fritz Lang pas enchanté du tout.André Bazin,le fameux critique qui n'admettait pas beaucoup la contradiction, le condamnait sans ambages.Ce pape de la critique,il fut à l'origine de Télérama,ce qui n'est pas forcément un gage de véritable curiosité,peut parfois être trop sévère.J'ai découvert M. le Maudit chez Brion le dimanche soir et ce film est très estimable.Fidèle à l'original Berlin devient L.A.,photographiée fort bien,à hauteur de quartiers et si Peter Lorre a à jamais marqué le cinéma en endossant le célèbre manteau crayonné,le plus grand rôle de tous les temps d'après moi,l'acteur David Wayne ne démérite pas.

    La plupart des scènes sont très proches des originales.Et l'on retrouve les grandes figures du magistral opus langien.La mère qui attend Elsie,même prénom,l'aveugle et ses ballons,même si on n'y entend pas Peer Gynt,les figures de la pègre bien sûr très "américaines" qui tiennent un tout petit peu moins de la Cour des Miracles que leurs homologues allemands.Certes le personnage de l'avocat alcoolique et pathétique manque de réserve,certes le monde interlope est plus proche de Hammett que l'entre deux guerres en Allemagne mais c'est bien le moins pour un film qui se revendique tout à fait américain.Plus dommageable est l'explication hyperpsychanalytique des déviances du criminel,qui en quelque sorte le banalise.Mais il faut rappeler que Lang lui-même ou Hitchcock avaient fait fort en ces années avec Le secret derrière la porte ou L'inconnu du Nord-Express.Sorti en plein maccarthysme le film n'eut pas de succès. Joseph Losey quitta le pays pour l'Angleterre.Nous avons tous très longtemps cru qu'il était citoyen britannique.De toute façon pour les remakes,croyez-moi,j'ai vu pire,bien bien pire.Et beaucoup plus souvent diffusé.

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08 juin 2012

Des mots,une histoire: Question

            Olivia  a retenu pour Des mots,une histoire 68:mort-jouer-presqu'île-brin-frère-méditation-mélanique-normal-expert-orchestre-éloigné-acclamation-plausible-espérance-maladie-déménagement-incrustation.Merci à elle,encore une fois.L'un des intérêts de ce rendez-vous hebdomadaire est la grande variété de textes possibles.J'ai cette semaine fait dans la plus grande sécheresse,certains mots m'ayant guidé assez vite dans cette direction,avec un possible droit de déplaire.

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         Qu'est-ce qui fait que tout homme est une île? Sa faculté d'espérance alors que son propre frère s'est éloigné démesurément?Sa sempiternelle méditation à la lisière d'une lande au teint mélanique,prodrome d'une maladie universelle? Sa si plausible dysphonie quant à jouer en phase avec l'orchestre tellurique hors de portée? Son infinitésimale incrustation au coeur d'une roche géante et sa si normale petitesse,son oubli en un stellaire déménagement,comme un brin d'algue aux abysses insondés? Son ultime acclamation, pathétique supplique vers la mort,cette experte ès dénouements,ès dénuements? Et si je n'étais qu'une presqu'île?

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06 juin 2012

Géographie: Natchez, Mississippi

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         Petite cité de 20 000 habitants Natchez tire son nom d'une tribu amérindienne dont Chateaubriand fit un récit célèbre. Après quelques massacres réciproques avec les colons français les Natchez furent dispersés et leur nom est maintenant celui de cette jolie ville sur une boucle du Meschacebe,celui aussi de bien des bateaux à roues qui sillonnent l'Old Man River.

          The Groundhogs furent un groupe de British Blues contemporain des John Mayall ou Alexis Korner.J'ai ainsi l'occasion de faire voir le dos d'une pochette à l'ancienne,celle de l'album Blues obituary,titre que je récuse évidemment.Le titre Natchez burnin' est dû à l'un des pionniers,Howlin' Wolf, mais la paternité des classiques de blues est pour le moins aléatoire en ces temps où les droits d'auteur se négociaient à l'aide d'une bouteille de vieux rye et d'une nuit au bordel.

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 http://www.deezer.com/track/6588029  Natchez burnin'   The Groundhogs

 

 

 

04 juin 2012

Incipits, pas insipides

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                       Catégorie non fiction,que je fréquente assez peu,j'ai trouvé très intéressant cet essai de l'Israélien Amos Oz sur la littérature,plus précisément sur les débuts de romans,ces amorces d'histoires qui posent les premières pierres de l'aventure-livre.L'histoire commence c'est une étude érudite mais accessible (assez) sur les incipits,premières lignes de quelques romans célèbres ou non.Ca m'a donné envie de regarder à deux fois les commencements des prochains romans car c'est très important,ça peut stimuler ou assoupir notre intérêt.Ca peut aussi nous fourvoyer.Ou nous épargner un bouquin qu'il faut avoir lu mais dans lequel on va traîner un ennui incommensurable.

                 Amos Oz revient sur une douzaine de livres dont deux livres en hébreu strictement inconnus de mes services (mes services c'est moi, Eeguab, Blogart, la Comtesse, dire si ça fait du monde).Par contre sa réflexion sur Le nez de Gogol,Le violon de Rotschild de Tchekhov ou Un médecin de campagne de Kafka. est très structurée et ouvre ainsi l'univers de ces grands maîtres.La plus active à mon sens de ces exégèses d'incipits,si c'est pas savant,ça,est cependant celle de L'automne du patriarche de Gabriel Garcia Marquez,un auteur que je ne goûte pas.Oz nous décrypte les premières pages de ce roman sud-américanissime très précisément. Après avoir lu Oz parlant de Marquez j'ai toujours très envie de lire le premier et toujours aussi peu le second.Pourtant Oz aime L'automne du patriarche. Comprenne qui pourra.

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01 juin 2012

Des mots,une histoire: Un de la légion

            Les mots recueillis par Olivia pour Des mots,une histoire 67 sont: versatile-hétaïre-uniforme-vêtement-cloque-jaunissant-démagogue-manne-goguenard-tablette-illusion-forteresse-confident-griser-occupation-orée-sonnette-manchette.

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            Les manoeuvres dans le bled tombaient bien,finalement.Au moins pour quelques jours j'oublierais ce capitaine guoguenard et ma versatile danseuse qui savait si bien jouer les fatales et qui,malgré l'illusion qu'elle suscitait,s'avérait tout bonnement une hétaïre qui visait plus haut que ses consoeurs de la casbah.Les opérations dans le Rif n'étaient pas sans danger,les rebelles lorgnant de leur forteresses de rocs nos uniformes maintenant jaunissant sous les dards d'un soleil de plomb qui ne laissait comme court répit que quelques minutes de l'orée matinale.Très vite un vêtement d'acier pesait alors de nos épaules à nos manchettes,rendant irréelle et désirable la pourtant si relative fraîcheur des cabarets quittés la veille.

          Souvent démagogues,les officiers n'avaient pourtant pas caché que les tablettes officielles des pertes au combat risquaient de s'allonger.Je m'en foutais bien,mon seul ami,mon confident était mort dix jours plus tôt.Je l'appelais a Sonnette à cause du bruit nocturne de ses dents.S'étant laissé griser par une rencontre exotique il avait fini dans la poussière d'une ruelle sans joie,lardé de coups de kriss par quelque sbire dont l'occupation favorite était de veiller à l'honneur.Probablement que des cloques sur mes avant-bras seraient la seule manne céleste des abords du désert.Peu m'importait.N'en étais-je pas arrivé là presque volontairement,soldat perdu de mon plein gré?

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        J'aurais mauvaise grâce à ne pas souligner l'influence sur ce texte de Morocco de Joseph von Sternberg,Marlene Dietrich et Gary Cooper.

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31 mai 2012

Rome vile mallette

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        Au début des années 90 deux films sortent en Italie.Bien que très ancrés dans leur époque tous deux portent un titre évocateur,Le porteur de serviette,Le voleur de savonnettes.La référence n'est pas écrasante, plutôt amicale.Je viens de revoir le premier,réalisé par Daniele Luchetti.La Sacher de Nanni Moretti,cinéaste cinéphile ce qui n'est pas si fréquent,l'a produit.Silvio Orlando joue Luciano modeste prof de lettres,un peu nègre de romancier, embauché comme plume pour les discours d'un jeune ministre aux dents longues,Nanni Moretti.Univers doré,belles femmes,voitures rutilantes,facilités de paiement,comment Luciano va-t-il évoluer,lui plutôt bien-pensant, entendez par là à peu près à gauche tendance Chianti?

      Silvio Orlando le Napolitain a tourné plusieurs fois sous la direction de Nanni Moretti.Même génération, Luchetti, Orlando, Moretti ont réussi une très bonne comédie "politique",sans lourdeur démonstrative et aérée par l'humour. Exemple: Luciano le pur finira par apprécier de pouvoir dévoiler les sujets du bac à ses anciens élèves.Ce film date des années pré-Berlusconi et sa portée peut se voir somme toute universelle.Ca c'est ce qu'on lit dans beaucoup de critiques.D'accord mais je préfère y voir un héritage des comédies italiennes de l'âge d'or,sans la truculence plébéienne parfois un peu artificielle,mais tout cela mâtiné d'un zeste de Francesco Rosi qui rigolerait avec la présence d'un Moretti qui réussissait il y a vingt ans à nous faire sourire de son personnage pourri et néanmoins humain.Tour de force qui ne s'est jamais démenti depuis,à mon avis.


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            Après le joli conte voltairien Domani,domani (88),Le porteur de serviette ,présenté à Cannes en 91,devint un succès populaire relativement important.Daniele Luchetti n'encombra guère pour ça les écrans et depuis vingt ans,tout au moins en France,on n'a guère vu que Mon frère est fils unique et La nostra vita.Quant à Maurizio Nichetti,auteur du Voleur de savonnettes sur lequel j'espère revenir il semble que son dernier film remonte à 2001.Pour l'un comme pour l'autre je suis de ceux qui le regrettent.Quant au film qui inspira au moins leurs titres,Le voleur de bicyclette,il trône au panthéon depuis plus de six décennies.

Il viaggio

     

 

 

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28 mai 2012

Canyon un peu boulet

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         La facture est très classique,le thème rebattu,la nature hostile mais rédemptrice,le mal bien identifié et l'Ouest sauvage barré de tractopelles. Compris,on est dans le nature writing,mais un peu de série.Trois générations, Justin,professeur,Paul,son père,bougon,une culasse de carabine à la paume et à l'esprit,Graham,son fils,préado sensible.Hommes des bois pour un week-end,ça va mal se passer.Couplet sur les rapports père et fils,pas mal sans plus,un peu pesant sur la gâchette.Brian,lui,couturé du dedans et du dehors,est de retour d'Irak comme on revenait du Vietnam dans les années Platoon-Deer hunter.

     Karen,la femme de Justin,en cinquième rôle maximum,et minimum quota féminin si j'ose dire.Promoteurs très pro-promoteurs,Tom Bear Claws,Indien de son état,pro-casino sous couvert de défendre la tradition.Guest star un grizzly qui n'existe pas dans l'Oregon,paraît-il.Ben voilà c'est à peu près tout ce que j'ai à vous en dire.Un roman aussi surprenant qu'une soirée télé sur M6.La couverture évoque Délivrance de James Dickey,ce qui est pour le moins très excessif.Je joins ici l'avis de Keisha,guère plus enthousiaste.

http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-le-canyon-99140392.html

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25 mai 2012

Des mots,une histoire: Eaux diverses

     Les mots proposés par Olivia pour Des mots,une histoire 66 sont:nuage-moustique-calendrier-burlesque-candide-canaliser-déluge-caresse-antidote-craquant-quatrain-calvitie-briquet-soleil-amadou-hallucinant-genou-foudroyer-mousse-promesse-langue-fesses-colère-orage.Les quatre premiers mots utilisés sont,je l'avoue, fortement marqués d'un sceau professionnel.

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        Certes son genou était loin d'être candide et l'atrophie de la fesse droite,ainsi que le son craquant de son ménisque interne n'étaient guère promesses de beaux jours olympiques pour Laura Doumanou.Malgré tout elle voulait y croire ou faisait semblant,mais de londoniens nuages s'annonçaient pour cet été.Le calendrier s'affolait et les entraînements harassants dans la piscine du Bon Pasteur l'épuisaient sans pour cela l'affûter vraiment,ce qui la rendait très colère.

        Surtout,elle commençait à rechigner à cette vie en bocal,bassins javellisés, vue sur la calvitie des athlètes masculins soucieux de glaner le moindre millième,déluge d'invectives directoriales.Et Laura de foudroyer du regard ses partenaires du quatrain 4 x 100m quatre nages auquel d'ailleurs elle n'était même pas sûre de participer,ses 25 ans constituant selon certains un très possible antidote au succès.

       Fuir cette asepsie,elle en rêvait.Des flots plus méphitiques,d'agressifs moustiques,des serpents d'eau.Un hallucinant mélange d'orages sur la Louisiane,de burlesques créatures des marais,rampant sur la mousse des mangroves et narguant le soleil de leur langue bifide,comme un vieux film en relief suranné.Attentive à canaliser ses contradictions elle plongea non dans le bain mais dans un polar de James Lee Burke,un de ces bouquins bien glauques où de vieux bluesmen jouent "Lover of the bayou", et où des sorciers incendient tout vifs,de leur briquet d'amadou, les poissons-chats géants de la baie de Natchez.

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   Après tout cela,c'est sûr,sous la douce caresse d'une troisième eau ,Laura finirait bien par apprendre à nager.

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22 mai 2012

Gueux gais et gags

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         Ce Miracle à Milan est un délice,un bijou,un bonbon qu'on aimait saliver enfant.Primé à Cannes en 1951,il est à craindre qu'un film pétri de bons sentiments comme celui-ci ne triomphera plus jamais sur la Croisette.O tempora, o mores!L'un des maîtres historiques,moi je dis des gentlemen, du Néoréalisme s'en éloigne gentiment par la fable,le conte,la simplicité.Certains diront la naïveté.J'imagine déjà les adjectifs, passéiste, désuet, suranné,voire pire.Le cinéma se joue du temps,comme Michel-Ange ou Breughel,comme Bach et Stravinsky, comme Ronsard et Prévert.Le cinéma ne se divise pas.Il est parfois très médiocre,parfois génial.Il est toujours de son époque,donc du patrimoine.

             Le vieux complice de De Sica,Cesare Zavattini,avait écrit Toto le Bon.Un enfant trouvé par Lolotta dans un chou,touché par la grâce,fondait un bidonville plutôt sympa dans le Milan de l'après-guerre.Vittorio et Cesare avaient déjà collaboré pour Sciuscia,Ladri di bicicletta.Ces deux là s'entendaient comme larrons en foire. Davantage théoricien Zavattini est resté la caution morale du Néoréalisme.Alors que De Sica devenait une star du cinéma italien parfois au détriment de son oeuvre de metteur en scène.Joué par des non professionnels essentiellement Miracolo a Milano est presque une comédie musicale,Sympas,pauvres et gentils,si j'ose dire.La poésie des simples effleure à chaque scène et les promoteurs immobiliers eux-mêmes ont une certaine rondeur qui adoucit les angles.

         Sur ce terrain vague la vie bat son plein et tous y vont de leur astuce.Il y en a même une qui fait payer pour le coucher de soleil.Toto a bien sûr un talisman,en fait une colombe magique,beau symbole.Il abat des montagnes, Toto le héros.Il avait commencé par récompenser le voleur de son modeste havresac en lui offrant. De fil en aiguille c'est toute une communauté qui finit par faire la pluie et le beau temps,une pluie de pétrole en l'occurence qui enrichit tous ces "poverelle".L'argent ne fait pas... mais le joli ballet des balais empruntés aux éboueurs nous donne droit au paradis,je sais pas,mais au ciel,c'est certain.

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      Zavattini et De Sica ont collaboré une vingtaine de fois.Plus intellectualisé et plus marqué Zavattini pensait que le cinéma n'était pas fait pour distraire les foules,mais pour les réveiller.Discours un tantinet idéologique mais le grand coeur de Vittorio et l'intelligence de Cesare ont souvent fait merveille.A eux deux ils font souvent penser à Chaplin.J'en connais beaucoup qui même à 2000 n'arrivent pas à sa semelle,certes très élimée.Cet article est proposé dans la superbe botte Il viaggio initiée par Nathalie de Chez Mark et Marcel.

http://youtu.be/_jJzLtUbVgI Gran Finale

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