09 janvier 2012

Jules et Jim et Jean-Luc et Jean-Pierre et Jean-Claude

  Divine-Comedy-3_620            

                  J'ai eu l'idée de conjuguer deux de mes passions et de proposer quelques vignettes musicales faisant la part belle au Septième Art. J'ai intitulé ça "D'une pierre deux coups".Etonnant,non?Pour la première voici un de mes musiciens chéris,déjà abondamment cité ici.Neil Hannon,alias Divine Comedy,est cet Irlandais complètement fou de la France,de sa littérature,de sa cuisine,de son cinéma. Ecoutez-le déclarer ainsi sa flamme dans When the lights go out all over Europe extrait de l'album Promenade.Mais toute la discographie de Divine Comedy mérite le label Romantisme.Plutôt que de plaquer l'intégrale des paroles j'ai préféré distiller quelques passages significatifs.

    Jeanne can't choose
     Between the two
     'Cos Jules is hip
     And Jim is cool 

     Mais Neil Hannon nous parle aussi de Jean-Claude (Brialy) au Genou de Claire.De Jean-Pierre Léaud qu'il vénère manifestement.Et l'on entend les dialogues de Seberg et Belmondo dans A bout de souffle.

http://www.deezer.com/music/track/3972792

http://youtu.be/TEZz8klV_tE

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07 janvier 2012

Enigme cinéma sans image

 interro-05     

   On l'a vu en Normandie à la saison froide(début des années soixante).Récemment on en a dénombré trois en Turquie.Un ancien Serpent en a utilisé une douzaine(1995).En 1978 un Italien gourmand nous a conté son rêve.De qui s'agit-il?

 

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04 janvier 2012

J'accuse

 Livre_20ouvert

dague_medievale

Livre_20ouvert

                       Ecoutez-moi,vous tous,qui aimez les livres.Sachez à qui va votre amour,il est tant d'ouvrir les yeux.J'accuse,oui,solennellement et très officiellement,j'accuse les livres,Mesdames et Messieurs de la Cour des Lettres (il y a bien une Cour des Comptes).Il n'y a pas de bons livres.Ils sont tous très méchants et surtout terriblement imbus de leur personne de livre.J'en ai fréquenté beaucoup,mais ils sont si nombreux que je dépéris devant ce que dans les blogs on nomme une PAL,comme le supplice du même nom.Chronophages les livres m'ont tout pris.S'il ne s'agissait que de moi,mais, plus grave encore il s'agit là d'une bande de cannibales sans foi ni loi,qui n'écoutent que leur sauvage appétit.Et n'allez pas les défendre.Songez à votre propre salut.Quelques exemples concrets...

                     Un livre,pour atterrir dans nos mains,c'est un choix,enfin presque.Bien sûr on nous force un peu la main parfois.Mais bon an mal an admettons notre libre choix ou presque.Je laisse un peu de côté les impératifs économiques,pas mal de bibliothèques remplissent bien leur rôle.Là n'est pas la question.Non!Mesdames et Messieurs,les livres ne sont pas les tendres ou mutins compagnons,les fragiles confidents,les rudes frères d'armes de nos jours et de nos nuits.Il y a eu un célèbre livre meurtrier dans Le nom de la rose mais il ne tuait que de modestes moines plus ou moins hérétiques.On ne va pas mégoter là-dessus.Mais ça y est,j'ai compris,il faut faire rendre gorge à ces bandes d'assassins.

la-luna

                         Et je vais citer des noms,avec une accusation étayée et des preuves notoires.Les choses n'étant jamais simples je vais déjà disculper un innocent. Non,Mesdames et Messieurs,Ulysse n'a tué aucun autre livre en ce qui me concerne.Il n'a pas été obligé car il ne m'a fallu que quelques dizaines de minutes avant de me débarrasser tout seul du plus grand roman du siècle,après 45 pages environ.Béni soit Ulysse de James Joyce qui m'a permis de retrouver très vite d'autres lectures.Le dénommé James Joyce s'est cependant vengé indirectement avec son complice cinéaste John Huston,m'obligeant à voir quatorze fois le chef-d'oeuvre Gens de Dublin,et à pleurer autant de fois devant tant de beauté.Une quinzième fois n'est nullement à exclure tant ce film me hante. Comptez un peu combien de films je ne verrai pas pendant ces heures passées dans cette maison dublinoise. Honte à vous,Joyce et Huston,de m'accaparer à ce point.

                      Je me souviens que la vaste somme d'Alfred Doblin, Berlin, Alexanderplatz a été jadis assassinée sous mes yeux.J'allais commencer ce probable chef-d'oeuvre quand au dernier moment j'ai choisi de lire presque au hasard un bouquin de Karel Schoeman,l'hélas immense Sud-Africain.Mal m'en prit,je dévorai les quatre romans parus en France, Retour au pays bien-aimé, La saison des adieux, En étrange pays et Cette vie.C'est la dure loi de la Lecturelande,un livre doit obligatoirement en écarter un autre pour vivre sa vie de livre dans l'existence du lecteur.Quelquefois tels les Atrides les livres assassinent leur propres frères.Ainsi,se mettant à douze tomes,Les trois mousquetaires,Vingt ans après et Le Vicomte de Bragelonne ont jadis pour moi fait mordre la poussière à la pauvre Dame de Montsoreau,fille aussi du même Dumas.Quarante ans ont passé,je n'ai toujours pas lu cette Dame.

                  On pourrait multiplier les exemples.Grand adepte de Bibliothèques Municipales je prends parfois le volume d'à côté.Il y a peu,cherchant un livre de Rick Bass,un de mes favoris,je tombai sur le nommé John Barth et son Opéra Flottant.J'ai laissé un billet là-dessus sur mon sentiment sur ce livre,tout aussi flottant.Ce jour là,un écrivain inconnu m'a fait délaisser un auteur que j'adore.Faut-il le regretter?En ce cas précis...oui.Car il y a des livres plus meurtriers que d'autres.Ayant lu régulièrement Arto Paasilinna pendant quelques années je crois que ses Meunier hurlant,Bestial serviteur du Pasteur Hüskonen,ou Lièvre de Vatanen ont au début des années 2000 empêché de vivre, chez moi tout au moins (vous aurez remarqué que je parle de moi),je ne sais plus quel bouquin,peut-être même Millenium,un comble non?

                          Cessons de persifler.Un livre c'est une décision ,elle peut s'avérer malheureuse. Un livre prend toujours la place d'un autre. Toujours.Et le livre mis au ban y restera peut-être toute la vie.Peut-être pas.Les ouvrages ainsi délaissés,on les lira dans un mois,dans un an,dans cette vie ou dans une autre.J'ai personnellement trouvé un seul moyen de limiter ces assassinats en série. Je dépasse rarement les dix livres du même auteur.Bien sûr je ne tiens pas toujours parole,j'ai horreur de tenir parole,c'est pas marrant.C'est surtout valable,cette règle, pour les polars en série qui finissent par être plus de série que polars.Mais il me restera cependant mes chers assassins, multirécidivistes,Buzzati,Marai,Perutz et consorts.Diables de livres,faut-il que je vous aime pour avoir écrit pareilles insanités.

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01 janvier 2012

Ballade ombrienne

ombri + Meilleurs voeux à tous!

                 William Trevor dont on n'a pas oublié Coups du sort ou Le voyage de Felicia est une de ces nombreuses plumes irlandaises de talent que les blogs aident d'ailleurs à (re)découvrir.Ma maison en Ombrie est en fait la deuxième époque d'un diptyque,Two lives,la première étant En lisant Tourgueniev que je n'ai d'ailleurs pas lu.Si j'ai lu Tourgueniev mais pas En lisant Tourgueniev,vous suivez un peu?Emily Delahunty, vieille fille,écrit des romans à l'eau de rose et vit dans sa villa près d'Assise.Elle reçoit quelques voyageurs mais les trois derniers,c'est leur convalescence qu'ils passent là-bas non loin du Lac de Trasimène.Un attentat dans un train a fait plusieurs morts et quatre blessés,un vieux général anglais,un jeune Allemand, une enfant américaine et Emily l'hôtesse.

             On apprend au fil du récit le passé d'Emily qui n'a pas toujours été fleur bleue,loin de là.Elle a déjà vécu l'Amérique et l'Afrique.Quinty,son âme damnée,ou son amant,ou son complice ou tout ça à la fois est un bien curieux personnage difficile à cerner.Cependant les trois survivants vont un court moment vivre "un peu" une vie de famille.Tout au moins jusqu'à l'arrivée de M.Riversmith,oncle de l'orpheline chargé de reprendre l'enfant bien qu'il ne la connaisse pas.Cet homme trouble Emily.Et puis il ressemble à Joseph Cotten et Emily est restée un peu midinette.Ma maison en Ombrie est un récit mezza-vocce qui ignore les éclats de voix et les scènes tapageuses,et fait d'Emily Delahunty une maîtresse de maison attentive,sensible aux cocktails et en proie à la tristesse d'une vie s'effilochant alors que ses ultimes pensionnaires s'apprêtent à partir chacun à sa manière. William Trevor nous a séduits dans cette villa d'Italie du Nord où le hasard aura pour quelques mois réuni des cassés de la vie qui auront "réveillé" le jardin et aussi un tout petit peu mieux vécu les séquelles d'un drame aveugle.L'enfant s'appelle Aimée...Le metteur en scène Richard Loncraine en a tiré un téléfilm dont je vous propose la bande-annonce avec la grande Maggie Smith.

http://youtu.be/bESsOYQl2V0  My house in Umbria

Et l'avis de Dominique  http://nuagesetvent.over-blog.com/article-6047185-6.html#comment94069459

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29 décembre 2011

Géographie: Pine Bluff, Arkansas

    Pine Bluff me semble sérieusement manquer d'intérêt,ses 52 000 habitants dussent-ils m'en vouloir.Sous le sceau du secret j'ai cependant trouvé une pépite blues de Bukka White,Pine Bluff,Arkansas.Les bluesmen jeunes ou vieux,vivants ou morts,ont par essence beaucoup bourlingué.Ca fait bien mon affaire pour continuer la route.

Pine_Bluff_AR_city_sealhttp://www.deezer.com/listen-3626016  Pine Bluff,Arkansas  Bukka White

  Bukka White né en 1909 fut entre autres boxeur et taulard,rien de bouleversant dans une vie blues.Mort en 77 il est enterré à Memphis comme bien d'autres.Je ne sais si son fantôme hante la nuit les rues de la ville.Je confonds avec un autre probablement, jeune chien fou mort riche,gras et...jeune.


26 décembre 2011

Au delà de ces Dolomites votre ticket...

                        

              On sait que le grand Dino n'a jamais quitté le Corriere della Sera.Ce livre regroupe essentiellement des articles sur la montagne et des réflexions sur l"évolution de ces Dolomites qui l'ont vu naître et qu'il aimait tant.Ces textes courent ainsi sur quarante ans de drames montagnards,d'exploits,de réflexions sur la nature, d'écologie avant l'heure.Buzzati esquisse ainsi le portrait des plus grands alpinistes italiens,portrait souvent très amical qu'on est tenté de prendre avec un peu de  recul tant l'auteur du plus grand roman de l'après-guerre(à mon sens) est un proche de ces gens-là.Auteur du dessin de couverture Dino Buzzati était aussi bon grimpeur qu'illustrateur.Sa formation journalistique fait de lui un formidable éditorialiste des Alpes.Ces lignes brisées traçant l'approche de ces montagnards m'ont cependant laissé un peu de glace,ce qui est normal dans ce genre d'ascension.Mais rassurez-vous,amis désertophiles drogomaniaques,l'inquiétude buzzatienne n'est jamais loin.ll ne manquerait plus qu'un Dino béat et serein.

Il viaggio

             Outre les hommes il y a les montagnes,ces Dolomites si méconnues en France,dont les couleurs sont si particulières que selon Buzzati aucun peintre n'est parvenu à en rendre compte.Ces Dolomites de verre,on peut parfois les apercevoir d'une terrasse vénitienne mais il faut approcher le Sass da Mur au nom déjà infranchissable pour saisir les "à-pic rose et jaunes,les vires horizontales poudrées de blanc, les cônes d'éboulis, la nudité, les crêtes déchiquetées". Et ces verticales,ces arêtes,ces vertiges en ces parois qui, caractéristiques, s'empourprent à l'aube et au crépuscule,ont tout pour séduire et troubler l'auteur du Désert. Je crois pour ma part que le Fort Bastiani est né là,pas si loin de Cortina d'Ampezzo,dans ce Nord où les Italiens portent des noms germaniques et dont l'adolescent Buzzati arpentait déjà les contreforts.

dolomites-italie-452056 

          "Mais ils ne s'arrêtent donc jamais,les maudits": ce disant,Buzzati parle des jours,des mois,des années et du vieillissement.Ce vieillissement qui hante son oeuvre et mes jours par la même occasion depuis que,jeune adulte car je l'ai découvert tard,le Lieutenant Drogo m'accompagne à chaque instant.A travers ces articles que l'on dirait maintenant "verts", ces instantanés de silhouettes accrochées et que la vie dévisse parfois, souvent, ces quelques nouvelles sur la Neige noire ou L'ombre en attente,titres hautement et dolo-mythiquement buzzatiens,tout l'univers d'un immense écrivain est là.Vous savez bien,cet écrivain qui est là sur cette page,un peu plus bas à droite,sentinelle attentive de mon amour pour la littérature,vigie de ma livresque passion, estafette de l'escouade qui lui emboîte le pas.

        Cet article a rejoint le beau challenge à l'italienne chez Mark et Marcel.D'autres suivront pour tous les amoureux de la jolie botte.

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23 décembre 2011

A tous ceux qui me font l'amitié d'une visite...

 carte-noel

        Et Bonne Année!Par principe je n'aime guère la vie privée sur les blogs.Mais exceptionnellement je m'octroie une petite touche personnelle pour laquelle je demande votre mansuétude.On n'est pas là pour se mettre en scène mais pour une fois j'ai aboli le principe.Alors quelques notes d'une musique,partie intégrante de mon goût de vivre,au même titre que bien d'autres choses... pour vous souhaiter le meilleur et sûrement pas le blues.

P.S. Conscient des limites je ne vais pas jusqu'à le chanter,ce fameux blues...

https://www.youtube.com/embed/SQjqKggQYtU  Eeguab's blues

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22 décembre 2011

Potence

             Tom Horn est un western tardif et rare d'un metteur en scène inconnu,William Wiard.C'est l'un des derniers rôles de Steve McQueen.C'est un film intéressant et que je qualifierai de crépusculaire bien que cet adjectif soit assez galvaudé de nos jours dès que l'ambiance est fin de règne,fin de siècle.Ce n'est pas toujours facile d'échapper aux clichés.Thomas McGuane,l'excellent écrivain "Montana", en est un des scénaristes comme du Missouri Breaks de Penn-Brando-Nicholson.Tom Horn,personnage authentique,est un vestige du passé américain comme McQueen à cette époque est un has been du cinéma.Mais comme le second endosse bien la défroque du premier.Ce chasseur de primes sur le retour fait écho au célèbre Josh Randall,série télé qui propulsa l'acteur au premier plan.

         Tom Horn est embauché pour dissuader les voleurs de bétail.Il réussit plutôt bien mais la plupart des éleveurs finissent par le trouver encombrant.C'est au cours d'un procès bâclé que le pire se profile malgré la défense de quelques-uns.Les belles âmes voient dans Tom Horn,sa véritable histoire,titre complet très peu usité et que pour tout dire j'ignorais, un "vibrant plaidoyer contre la peine de mort" d'une téléramesque facture (à laquelle je souscris,rassurez-vous). Mais ce n'est pas mon impression tout à fait. J'y vois pour mon compte un des assez nombreux films-facteurs annonçant la fin du western,c'est vrai que Tom Horn n'a plus sa place malgré son idylle bien sous tous rapports avec l'institutrice.Nos beaux westerns ont vécu,parfois admirables, souvent brutaux, comme savait l'être cette époque à feu et à sang.Notre temps ne l'est certes pas,brutal,non?Pourtant que de coups de gueule humanistes et citoyens on peut lire partout.Sur le blog de la Comtesse aussi parfois.Ces coups de gueule ne sont pas toujours beaucoup moins hideux que ce qu'ils dénoncent.La démagogie ne touche pas que les éleveurs de l'Ouest.M'égaré-je dans cette chronique western?

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18 décembre 2011

Enfance (en)volée

  stolen                     

            Je pense que le rock en ses variations presque infinies se pose parfois en digne héritier du romantisme que l'on aime tous puisqu'on se retrouve régulièrement chez l'hôtesse Claudia.Bien avant leur album tout récent Appointment with Mr.Yeats les Waterboys avaient enregistré ce somptueux The Stolen child en 88.William Butler Yeats dont j'avoue ne pas savoir s'il se rattache vraiment au Romantisme a écrit ce poème en 1886 et je pense que les thèmes sont très marqués par son Irlande,ses landes et ses fougères.Oeuvre de jeunesse de Yeats on peut me semble-t-il, mais de cela je ne suis sûr,y déceler des tendances préraphaélites et aussi une spécificité celtique qui conduira Yeats sur les chemins escarpés de l'identité nationale irlandaise et un théâtre souvent très engagé,le célèbre Abbey Theater.

yeats

                Mike Scott,le leader historique des Waterboys,a convaincu Tomas McEoin,barde gaélique originaire de Galway,de prêter sa voix sur The stolen child.C'est peu dire que l'on en frissonne.Et puis n'est romantique que ce qui nous vrille le coeur et nous torsade l'esprit.A l'évidence pour moi ce poème me naufrage toujours un peu.Et j'aime ça.Je vous propose les paroles anglaises et ma propre traduction.Pour les dernières lignes je n'ai pas su et les laisse à votre interrogation.

 http://youtu.be/mVSN9DMvl6I The stolen child   The Waterboys

water   Tomas_20Mac_20Eoin_202

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Lyrics]
Come away, human child
to the water
Come away, human child
to the water and the wild
With a faery, hand in hand
for the world's more full
of weeping than you can
understand

Where dips the rocky highland
of Sleuth Wood in the lake
There lies a leafy island
where flapping herons wake
The drowsy water rats;
there we've hid our faery vats
Full of berries
and of reddest stolen cherries

Come away, human child
to the water
Come away, human child
to the water and the wild
With a faery, hand in hand
for the world's more full
of weeping than you can
understand

Where the wave of moonlight glosses
the dim gray sands with light
Far off by furthest Rosses
we foot it all the night
Weaving olden dances
mingling hands and mingling glances
Till the moon has taken flight;
to and fro we leap
ANd chase the frothy bubbles
while the world is full of troubles
And is anxious in its sleep

Come away, human child
to the water
Come away, human child
to the water and the wild
With a faery, hand in hand
for the world's more full
of weeping than you can
understand

Where the wandering water gushes
from the hills above Glen-Car
In pools among the rushes
the scarce could bathe a star
We seek for slumbering trout
and whispering in their ears
We give them unquiet dreams;
leaning softly out
From ferns that drop their tears
over the young streams

Away with us he's going
the solemn-eyed:
He'll hear no more the lowing
of the calves on the warm hillside;
Or the kettle on the hob
sing peace into his breast
Or see the brown mice bob
around and around the oatmeal-chest

For he comes, the human child
to the water
He comes, the human child
to the water and the wild
With a faery, hand in hand
from a world more full
of weeping than he can
understand
Human child
human child
With a faery, hand in hand
from a world more full of
weeping than he can
understand...
than he can understand...
he can understand...

 

Là où plonge la haute terre de roc
De Sleuth Wood vers le lac
S''étend l'île verdoyante
Où les hérons toutes ailes battantes éveillent les ragondins
Ici nous avons caché nos cuves magiques
Pleines de baies et de cerises volées du plus beau rouge.
Lorsque la vague du clair de lune irise
Les sables gris pâle de sa lumière,
Au loin, très au delà des Rosses
Que nous foulons au pied
A tisser des danses anciennes
Mêlant les mains et les regards
Jusqu'à ce que la lune ait pris la fuite;
Çà et là nous sautons
Et chassons les bulles mousseuses,
Quand l'univers entier traverse les drames
Et s'agite en son sommeil.
Où l'eau jaillit déjà vagabonde
Depuis les collines au-dessus de Glen-Car,
Dans les étangs entre les roseaux
Où baigne une rare étoile
Nous recherchons la truite endormie
Et chuchotant dans les oreilles
Donnez-leur l'inquiétude des rêves
Penchée sur doucement
De fougères qui laissent tomber leurs larmes
Au dessus des fringants ruisseaux
Loin de nous, il s'en va,
L'homme aux yeux solennels
Il n'entendra plus mugir
Le bétail au chaud sur le flanc de la colline
Ni la bouilloire sur le feu
Chanter la paix dans sa poitrine,
Ou voir la brune souris Bob
Rond et autour de la poitrine à l'avoine (???)

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17 décembre 2011

Prenons un peu d'auteur

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    Un auteur?A travers quatre de ses romans dont le plus célèbre.La troisième et la quatrième photo doivent être associées.

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