03 février 2012

Géographie: San Diego, Californie

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   San Diego (« Saint-Jacques »), est une ville côtière du sud de la Californie  située à l'extrême sud-ouest du pays, au, bord du Mexique. Avec 1 301 617 habitants en 2010, elle est la huitième ville du pays et la deuxième de l'État en termes de population. Berceau historique de l'état de Californie, San Diego est connue pour son climat agréable et ses plages ainsi que son port en eaux profondes et son histoire militaire avec la marine des Etats-Unis qui y dispose de plusieurs bases et y stationne l'une des grandes flottes navales du monde.Tom Waits a enregistré San Diego serenade en 1974 pour l'album The heart of Saturday night.

   C'est une jolie chanson très simple où Tom l'éraillé évoque les regrets et la tristesse de l'homme incapable de saisir sa chance et de savourer les petits bonheurs de la vie avant d'en être privé.Toutes ces choses de rien qui,comme la santé,ne s'apprécient que trop tard.En voici une version dépouillée qui convient bien à l'univers de Tom Waits.

 http://youtu.be/viJGpXvk_9Q  San Diego serenade   Tom Waits


01 février 2012

Là-bas au Minnesota

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              Pour ce joli challenge Red Power initié par Folfaerie j'ai emprunté dans cette belle collection bien connue Terres d'Amérique le deuxième roman de David Treuer dont j'avais apprécié Little il y a une dizaine d'années. Nous sommes dans le Minnesota,l'un des berceaux indiens de l'Amérique du Nord. Années quatre-vingt, Minneapolis,la métropole régionale.Le Mississippi,ce ruban de Nord-Sud du pays coule des jours pas gais et Simon,jeune Indien,sort de prison après dix ans pour le meurtre de son propre frère.Pas très gai pour lui non plus,pas plus que pour sa mère qui élève le neveu de Simon,enfant de Lester,son frère mort.Le Southside de la ville n'est vraiment pas fringant,misère et violence,la vie de tous les jours.

               Avant son emprisonnement Simon était l'un de ces Indiens volants chevauchant non plus les mustangs  des Rocheuses mais les poutres métalliques des gratte-ciel.Dix ans après il végète à la chaufferie d'un hôtel et son braconnage se termine fort mal.Il y a dans sa longue errance en forêt de superbes descriptions de cette nature à la fois abri et tombeau.Touffu,comme les bois du Minnesota.Le titre original est The Hiawatha, bien plus fort,bien plus ancré dans l'indianité. Pénibles les décisions des éditeurs français... qui ont cependant le mérite de nous ouvrir bien des portes de cette littérature des "native".Elle va plutôt bien,cette mouvance de l'écrit,même si elle a du mal à quitter les syndromes historiques des traumatismes du Vietnam,de l'alcool,de la violence et des exclusions.

               Le Hiawatha en l'occurence est le nom du train urbain de l'agglomération Saint Paul-Minneapolis.Là encore David Treuer frappe juste avec la destruction de ce symbole de gloire qui s'effondre sous les marteaux des démolisseurs et les dégâts des squatters.Nous sommes avec Treuer dans le récit de ville,qui bâtit,qui détruit,qui change,aux frontières mouvantes et aux accès tendus.Ce qui reste de famille ne  sera pas d'un grand secours à Simon.Impérieuse cité nordique Minneapolis ne fait guère de cadeaux. 

            Evidemment on n'a pas encore beaucoup de romans où l'Indien est chirurgien ou doyen de faculté. Evidemment ces écrivains indiens semblent avoir du mal, au sens figuré, à sortir de leur réserve.Evidemment leur revendication en tant que tel peut parfois les desservir.Evidemment le repli frôle parfois.Evidemment je crois qu'on tient là un bon livre.Evidemment ce n'est que mon avis. 

               

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30 janvier 2012

Billet paresseux,c'est la faute à Rousseux

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           Bref et paresseux car ce délicieux petit roman de 92 pages a déjà été fort bien présenté par Dominique d' A sauts et à gambades .De l'utilité des blogs car j'ignorais complètement ce petit bijou.Joli bouquin mutin, original,frondeur,une fable,un conte.Si vous voulez rencontrer deux imbéciles...ce qui est souvent réjouissant.

Jean-Jacques Un clic pour Dominique

 

 
 
 

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28 janvier 2012

Les méninges rient des vers (mais ce n'est pas Tennessee Williams)

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    Aujourd'hui l'énigme est littéraire.Un écrivain?Un indice de plus:cet auteur a changé de nationalité.

 

 

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26 janvier 2012

Good golly Miss Molly

 

                La muse du titre français est Maire O'Neill ou Molly Allgood,qui fut la compagne du grand dramaturge irlandais John Millington Synge(1871-1909).Joseph O'Connor,l'une de mes plumes préférées en ma chère Irlande,trame une bien jolie variation sur le thème du grand auteur et de la jeune actrice,avec différences d'âge, de classe et de religion, comme il se doit.1952,Londres,assez âgée maintenant,Molly vit dans des conditions à la Dickens (un peu exagérées par O'Connor mais la vraie Molly est morte bien désargentée).Victime d'un malaise à la BBC où elle survit à sa gloire bien éloignée,elle va mourir misérablement dans l'alcool et le mépris.

synge    Molly-Allgood

         O'Connor s'adresse lui-même à Molly vieille et fait ainsi habilement dans Muse(Ghost light en V.O.,ce qui est différent) alterner 1952 et la solitude avec 1907 et les jours ensemble,peu après la création d'une des premières troupes modernes vraiment autonomes,l'Abbey Theatre de Dublin,dont Synge fut avec Yeats et Lady Gregory l'un des fondateurs.La pièce Le baladin du monde occidental déclencha une grande hostilité.Ce sont ces quelques mois auxquels nous convie Joseph O'Connor.La liaison de l'actrice et du poète attira tout autant de rumeurs et de sournoiserie.Pas étonnant de la part d'une société irlandaise rétrograde et qui mit très longtemps à s'amender.Plus surprenant,l'intelligentsia et l'élite du milieu théâtral dublinois se comportèrent plutôt avec condescendance envers cette rencontre.L'enchanteresse et le vagabond filèrent,si ce n'est le parfait amour,une passion condamnée par le monde et le temps,dans ce curieux pays dont la scène frémissait d'avant-garde mais dont les coulisses et les rues s'étaient depuis longtemps asséchées sous la rouille.D'autres avis chez...

Eireann O'CONNOR Joseph / Muse .

La ruelle bleue Muse, Joseph O’Connor (Phébus)

P.S.Le titre de cette chronique fait plus référence au rock'n'roll de Little Richard qu'au théâtre contemporain mais,que voulez-vous,le rock ne me laisse jamais tranquille tout à fait.

 
 
 
 

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24 janvier 2012

Un peu élimé aux manches

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              Magnifique adaptation de Nicolas Gogol,Le manteau passe très bien de la Russie à l'Italie.Réalisé en 52 par Alberto Lattuada,le film est une jolie réussite qui combine les derniers effluves du Néoréalisme,la comédie bouffonne,et un soupçon de critique politique et sociale.C'est à dire les trois axes essentiels du cinéma italien, mon cinéma de référence,qui ne cesse de m'enchanter au fil du temps.On sait que le fonctionnaire est un personnage universel de Gogol à Courteline.Carmine est un petit rond-de-cuir comme il en est tant dans l'Italie de mi-siècle.Besogneux,désargenté,un peu souffre-douleur du bureau, Carmine n'a guère chaud dans ce Nord neigeux où les naseaux d'un cheval de trait,encore très présent dans le pays,lui réchauffent les mains.Plus ou moins licencié suite à un catastrophique procès-verbal d'une réunion du conseil municipal,et nanti d'un trou au dos de son vieux pardessus Carmine râcle les fonds et décide de se faire confectionner un nouveau manteau.

       Ce nouveau vêtement va-t-il lui porter chance?Il semble que oui.Pas trop mal reçu aux voeux du maire et le mousseux aidant,voilà notre ami Carmine qui danse et virevolte,bouffon de ces bourgeois qu'on devine magouilleurs.Et son manteau,son cher manteau..Il a crû le perdre mais voilà que dans la nuit citadine un plus paumé que lui,sûrement,lui vole cette moitié de lui-même.A parti de là le récit verse dans le fantastique et j'avoue ne plus très bien me souvenir de la fin de la nouvelle de Gogol.Quoi qu'il en soit le film est une vraie réussite de ce cinéma proche,poplulaire et intelligent,dont les Italiens étaient si coutumiers.Renato Rascel est un acteur injustement oublié,lui même metteur en scène,et qui endosse avec l'allure adéquate la défroque de ce pauvre déclassé.Chaplin n'est pas loin,ai-je lu.Pas faux.


Le Manteau d'Alberto Lattuada : extrait 1

 

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22 janvier 2012

Géographie: Savannah, Georgie

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              Savannah est d'une beauté unique.Considérée comme l'une des plus belles villes d'Amérique du Nord, typique du Deep South,l'une des portes d'entrée venant du vieux continent,Savannah n'est pas américaine tellement, suspendue, fragment Vieille Europe en vigie.C'est la destination phare du tourisme en Georgie dont elle fut jadis capitale.Antebellum,ce joli adverbe,semble avoir été créé pour Savannah où la vie paraît s'être arrêtée avant la Sécession.De très nombreux squares constellés de vénérables arbres du Sud y témoignent d'une sorte de "douceur de vivre" délicieusement surannée.Redford et Eastwood l'ont joliment fimée dans Bagger Vance et Minuit dans le jardin du bien et du mal.

                     Aujourd'hui l'illustration musicale est immense,vous en conviendrez.Madame Nina Simone nous parle du dimanche dans cette belle ville atlantique.Sobriété et mélancolie sur la scène,émotion garantie,charme sudiste.


Nina Simone - Sunday in Savannah - 1961

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20 janvier 2012

64 cases d'interrogation

        Echec et mat....pour le plaisir simplement.Il y a beaucoup  de scènes d'échecs au cinéma.Il y a encore plus d'échecs des scènes au cinéma. 

joueuse       

Guinguette    

la vérité ou presque

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Awakenings

Docteur%20Petiot%2001

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Pretty%20Woman%2001

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Lacombe51-00

La-famille-Addams-1

Le-Lion-et-le-Vent

Masques - Philippe Noiret and Robin Renucci

les joueurs d'échecs 

 Et enfin le plus célèbre échiquier du Septième Art.

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A moins que ce ne soit celui-là.

BERGMA~1

               J'espère que ce petit survol vous a plu.Libre à vous d'identifier les films et de le dire.Certains sont évidents,certains sont même titrés,certains sont presque introuvables.Pour le plaisir des yeux...Merci.

Addenda.

                            Merci à vous et pour vous récompenser de vos excellents résultats une ultime citation...avec nos amis R2-D2 et Chewbacca.

starWarsChess-300x226

 

    

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19 janvier 2012

Correspondances

 cinema 

        Bien bel ouvrage apporté par le Père Noël,conseillé par moi-même car le vieux monsieur a d'autres rennes à fouetter.Collection Citadelles/Mazenod,une référence dans le livre d'art voici le superbe Cinéma et peinture de Joëlle Moulin.Encore maniable,ce qui n'est pas le cas de certains beaux livres que l'on n'ose plus tenir en main eu égard à nos périarthrites scapulo-humérales(déform.pro.,pardon),l'ouvrage se décompose en huit courts chapitres somptueusement illustrés et intelligemment commentés,pas cuistrement.

       Parmi ces thèmes j'en citerai trois ou quatre.Dans Van Gogh au cinéma les films de Minnelli,Pialat et Kurosawa(le sketch de Rêves) sont ainsi mis en perspective.Les trois films,très différents,sont plutôt bons dans un registre très différent et chacun peut se forger son Vincent.

  vg

        Dans le chapitre Le style au cinéma on se baigne dans les eaux renoiriennes d'Auguste et Jean.Kubrick avec Barry Lyndon revisite Gainsborough et Ozu et Kurosawa revendiquent l'héritage des estampes japonaises.

         Le grand Edward Hopper traverse manifestement bien de films d'Hitchcok à Wenders en passant par Redford.Plus surprenante l'analogie des premiers films de Visconti,loin de sa filmo princière et géniale,quand les femmes des pêcheurs de La terre tremble,quintessence néoréaliste, se confondent, de noir vêtues, avec un tableau de Sironi(1924).

     sironi

       Les obsessions et fantasmes de David Lynch résonnent dans leur trouble essence à la manière de certains visages de Francis Bacon.Mais bien d'autres sont présents dans cette splendide approche de la magie croisée de la peinture et du cinéma. Chaplin, Ford, Lang, Godard ont,parfois sans le savoir,établi de fulgurantes passerelles, témoignages d'une unisson entre les deux arts.Mais je crois que les cinéphiles sont à même d'imaginer leurs propres raccourcis et de revisiter les acquaintances auxquelles d'autres n'auraient pas songé..

LYN  ISABEL

Note/ Tout ou partie de cette iconographie sera immédiatement retiré si quelqu'un s'estime victime d'un quelconque préjudice. 

 

 

 

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16 janvier 2012

Famille à la Mario

        Cette oeuvre peu connue,peut-être est-elle inédite en France,je l'ignore,est un des nombreux éléments de la comédie italienne.Pas un maillon majeur certes mais une distraction cinéphilique agréable et bon enfant. Surtout Pères et fils,du grand Mario qui fit souvent bien plus fort et bien plus drôle,permet de retrouver les acteurs italiens qui me (nous?) sont si chers.Vittorio de Sica,ce latin lover bellâtre d'avant-guerre devenu l'un des auteur les plus sensibles du Néoréalisme,ne se départ jamais de sa classe en tailleur séducteur sur le retour,aux prises avec sa fille "dévergondée",dévergondée à la mode des années cinquante.

        Plaisir encore de retrouver Marcello dont vous ne me verrez jamais écrire le moindre mal,avant La dolce vita et son entrée dans la légende.On peut me dire que ce film est tout à fait désuet et c'est sûrement vrai.Mais c'est une notion qui m'est assez étrangère.Il faut prendre les oeuvres pour ce qu'elle sont,produits d'une époque et c'est un débat plus que stérile.Ma fougue pour le cinéma italien ne me fait pas prendre Vintimille pour Verone mais Pères et fils,certes mineur,est une petite pierre,pas une pépite,dans la belle histoire du plus beau cinéma du monde,du moins en ses années d'or.Rappelons que,très malade, le génial Mario Monicelli,maître de la comédie italienne,le père de Brancaleone,des Camarades,de Mes chers amis,du Pigeon,le chroniqueur de La grande guerre a choisi la nuit fin 2010  à l'âge de 95 ans.

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