16 décembre 2010

Grand autel

   

   Deuxième volet de ce que je considère comme un admirable dyptique (après Bianca) La messe est finie date de 1985.Don Giulio,jeune prêtre plutôt traditionnel,pas traditionnaliste pour autant,quitte sa paroisse du Sud pour une modeste banlieue romaine,bien éloignée du Vatican.Giulio a bien des traits communs avec Michele l'étudiant de Je suis un autarcique et Ecce bombo,le cinéaste de Sogni d'oro et surtout le professeur assassin de Bianca.Dostoievskien comme c'est pas permis Don Giulio,épris de pureté,est le frère du Michele de Bianca,presque un jumeau.Si Michele avait l'obsession d'une pureté,la rigueur idéologique (se rappeler notamment la première scène de Bianca où il met le feu pour désinfecter  la salle de bains) Giulio,lui,c'est institutionnellement qu'il est amené à s'occuper des problèmes d'autrui.Ce devoir de s'immiscer,le jeune prêtre s'y applique, avec toute sa rigidité,ses bases de moralité et d'absolu.Mais le chemin de Don Giulio n'est pas si éloigné de celui de Nazarin de Luis Bunuel,quoique sur un ton tout de même infiniment plus familier.Mais au contact,rude,de sa famille,de  ses fidèles,de ses amis de jeunesse qu'il a retrouvées à Rome,Giulio sera conduit,subrepticement grace à l'épatant scénario de Moretti et Sandro Petraglia,à accepter au moins partiellement les autres dans leur réalité.

   Quelle est-elle,cette réalité?Ses vieux amis de jeunesse ,l'un ayant flirté avec le terrorisme des années de plomb,un autre reclus et désocialisé,un troisième illuminé ne lui sont d'aucun secours.Son prédecesseur en cette pauvre paroisse,défroqué se pâme d'admiration devant son gamin.Sa famille se fêle avant de se fracturer, séparation,suicide,avortement.Tout cela est bien lourd pour le jeune prêtre en quête d'une éthique et d'une perfection qu'il va devoir apprendre à amender.Et l'enseignement de Don Giulio,cette utopie comportementale,sera bousculé par le récit qui s'charnera à détruire ses certitudes.

     On retrouve la chanson,la danse,le ballon,ces madeleines délicieuses qui ponctuent le cinéma de Nanni Moretti.Et l'on comprend que si Moretti n'est ni Michele Apicella,ni Don Giulio,il est un peu tous les autres personnages,chacun suivant son chemin malaisé,mécompris des autres et bien peu en paix avec lui-même.Non exempt d'une certaine brutalité,comme la vie,voir l'ahurissante "noyade" de Giulio,La messe est finie se termine avec le départ de Don Giulio por un pays où le vent rend fou,mais surtout avec ce sourire inoubliable du jeune prêtre dont l'impuissance va de pair avec l'espoir de l'aube malgré tout,et et avec la dernière danse dans l'église sur l'air de Ritornerai.Bouleversant oeuvre d'un cinéaste encore très jeune La messe est finie me touche comme il ya 25 ans.

http://www.youtube.com/watch?v=WUBZb0ynkqY  Andate in pace con Ritornerai

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12 décembre 2010

Ma vie sans....Highway 61 revisited

http://www.youtube.com/watch?v=7wcwZXOPA7o Highway 61 revisited

     Bob Dylan jouait du sifflet sur Highway 61 revisited sur l'abum du même titre en 65.Incompréhensible ou presque à moins de passer bien des heures sur ce texte,et j'avoue n'en avoir guère le temps, l'autoroute 61 a été revisitée par Johnny Winter, The Allman Brothers,Terry Reid,Johnny Cash et Dave Alvin.Ce Dave Alvin,né  en 55,a pas mal rock'n'rollé en différents groupes, The Blasters,X,The Knitters(plus folk).Il a également joué avec The Gun Club et enregistré sous son nom.

   Actuellement cette route historique Sud-Nord va de La Nouvelle Orleans, Louisiane, à Wyoming, Minnesota.A peine moins connue que la Route 66,son tracé jusqu'en 91 allait même jusqu'à Duluth,ville natale de Robert Zimmerman sans qui ma vie n'aurait été....C'était le petit cours de géo musicale mais j'en vois qui somnolent.Attention bientôt interro écrite sur les rivières du rock,nombreuses.

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09 décembre 2010

Le capitaine russe et le prisonnier autrichien

               L'univers de Leo Perutz me convient à merveille et j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire.Où roules-tu, petite pomme? fut publié en feuilleton en 1928 dans le Berliner illustrierte Zeitung.Même si j'avoue préférer Le cavalier suédois ou Le tour du cadran le romanesque et l'aventure sont bien au rendez-vous dans cette Europe d'entre deux guerres.Les Habsbourg sont tombés,les Romanov aussi et le vieux continent bouge,frénétique.Georg Vittorin,officier viennois,cherche à se venger de son geôlier russe,Sélioukov,en 1919.Son intention est de retourner là-bas,en Russie,mais la fin de la guerre a libéré bien des tensions et bien des appétits,le plus souvent peu reluisants.Devant la vénalité et l'amnésie de ses anciens codétenus Vittorin devra affronter la solitude et le désenchantement.Il devra aussi parcourir l'Union Soviétique,entre nostalgies tsaristes et certitudes bolcheviques,tout aussi "sympathiques".Se méfier également des factions réactionnaires ou révolutionnaires.A propos les balles du peloton d'exécution n'ont pas d'état d'âme.Elles sont balles et c'est tout.

    Après des péripéties à Constantinople,Milan,Paris Vittorin qui aura entre temps exercé maintes activités parfois peu licites retrouvera la trace de l'infâme Sélioukov pour un "duel sans témoins" vraiment surprenant.Comme toujours chez Leo Perutz on n'est pas très loin de la fable et les nationalités y sont avantageusement interchangeables.On peut bien sûr évoquer à propos de Où roules-tu,petite pomme? le difficile retour du soldat,l'amertume des vengeances,la tristesse infinie des bruits de bottes.On peut évoquer ce qu'on veut tant la prose romanesque de Perutz est imaginative et chevauche toutes les frontières.

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06 décembre 2010

Le moineau

Simon & Garfunkel - Sparrow   

    http://www.youtube.com/watch?v=FI9AohkDW5M  Sparrow

     Ce si cher duo,Paul et Art,a enregistré Sparrow sur son premier album Wednesday morning,3 AM.Du folk hyperclassique aux paroles tristes sur le moineau,ce délaissé que seule la terre accueillera aux grands froids.Tout cela c'était juste avant The sounds of silence et l'envol de Simon et Garfunkel qui n'ont en fait pas tellement enregistré ensemble.Il y a d'ailleurs dans cet album une première version,sèche,de The sounds of silence,qui n'a eu aucun succès.Tout cela est bien loin maintenant,et les deux étudiants newyorkais modèles ont depuis longtemps perdu leurs cheveux.Plus grave,leur amitié aussi.

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03 décembre 2010

Géographie: San Antonio, Texas

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           L'une des pages les pus célèbres de l'Histoire des Etas-Unis se retrouve à San Antonio,Texas,maintenant métropole et deuxième ville de l'état,mais qui en 1850 ,n'était guère plus que le village du Fort Alamo dont vous voyez quatre des principaux protagonistes.Jim Bowie,William Travis,Davy Crockett et leur adversaire le Général Santa Anna ne ressemblent pas aux acteurs du film de John Wayne.Et San Antonio a bien changé.Mais la légende est tenace et c'est pourquoi j'ai ajouté au très swinguant Lyle Lovett et à La fille de San Antonio une vue du fort ou ce qu'il en reste,ainsi que la B.O. de l'épique film de Wayne.Pour Lyle Lovett honnêtement je l'ai déjà entendu plus incisif et ce San Antonio girl n'est pas ce qu'il a fait de mieux.

http://www.youtube.com/watch?v=Xgm2pHeThsE San Antonio girl  (Lyle Lovett)

san_antonio_texas_alamo

http://www.youtube.com/watch?v=BI5d1TFh1Fw  Alamo soundtrack


30 novembre 2010

Je vous salue Mario

            Mario Monicelli(1915-2010)

     Ciao Signore Mario Monicelli.Un fan comme moi du si grand cinéma italien ne peut que vous remercier pour Le pigeon,Les camarades,La grande guerre, les deux Brancaleone,les deux Mes chers amis,Un bourgeois tout petit petit.

Amici_miei

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28 novembre 2010

Géographie: Pittsburgh, Pennsylvanie

http://www.youtube.com/watch?v=kUr2WwjaHeM  Pittsburgh (The Lemonheads)

                The Lemonheads nous emmènent à Pittsburgh.Au moins trente localités portent ce nom aux U.S.A mais celle qui nous intéresse est la Pittsburgh industrielle de Pennsylvanie,essentiellement sidérurgique.Cette ville est le confluent de l'Allegheny et de la Monongahela qui s'appelleront désormais l'Ohio,lui-même tributaire du Mississipi.J'espère que vous suivez les infos orographiques du support hautement pédagogique que constitue le Blog de la Comtesse.Y virent le jour Gene Kelly et Andy Warhol:j'aime bien les deux mais je trouve le premier plus léger.

25 novembre 2010

Transes atlantiques ou de l'Alentejo à Manhattan

                   Qu'est-ce qui fait qu'un blogueur décide d'écrire quelques mots sur ceci ou cela?Voilà une bonne raison:tenir une promesse.Avant toute chose "Bom dia,obrigado" à l'ami

  • D&D et ses 25 images
  • qui m'a donné envie depuis longtemps de me pencher sur un centenaire.Ma lusophonie étant épuisée par les trois mots précités le reste de cette chronique sera rédigé en français.C'est fait,j'ai vu un film de Manoel de Oliveira,je n'ai donc plus que 55 films de retard sur D&D,en ce qui concerne le grand cinéaste portugais.Oh je me doutais bien qu'il avait des qualités,cet homme,pour avoir traversé le siècle comme tout bon navigateur portugais du XVIème Siècle qui se respecte.

         Je vais vous dire d'abord ce que j'ignore,enfin non,pas tout.Rarement,non,jamais visibles chez moi,les films de M. de O. me sont inconnus et je ne saurais prétendre si Christophe Colomb,l'énigme,est une perle,une étape,une récréation,une vieille promesse tenue à l'histoire de son pays,représentative ou non de sa filmo,une sorte de fantaisie poétique,un hommage... Non,je ne sais rien de tout cela mais D&D vous en dira plus.Il n'est pas très prodigue de ses textes mais toujours intéressant et M. de O.,pourtant protéiforme n'a guère de  secrets pour lui.Bref revenons aux balbutiements critiques d'un spectateur moins que lambda qui pour la première fois s'est frotté à l'univers du grand seigneur lusitanien.

          D'une belle sobriété,comme un voyage un peu secret mais qui finit par irradier de calme et de beauté, Christophe Colomb l'énigme part d'un à priori,d'un pourquoi pas.Colomb aurait été portugais.Et oui,pourquoi pas?Si la poésie est là,si le vent de la mer souffle haut et fort et nous porte,si l'Histoire est un peu malmenée mais que les images en sont magiques,je suis prêt pour un Colomb norvégien ou moldave.Curieusement et ce n'est pas le moindre des paradoxes, on part du "voyageur par excellence"  Ulysse et de sa Méditerranée,qui comme chacun sait (vraiment chacun?) ne baigne pas le Portugal.Deux frères quittent le pays pour l'Amérique.Là encore paradoxe pour le profane que je suis,l'Amérique du Nord et non le Brésil comme je l'aurais cru.Il faut s'y faire les habitants des Açores notamment ont beaucoup migré vers ce qui devait devenir les Etats-Unis.Je le sais je l'ai appris chez Manoel.Deux frères arrivent donc à New York,et deux valises.Une douzaine d'années plus tard,1960,l'un d'entre eux devenu médecin se marie au pays et son voyage de noces ne le conduit pas à Venise,comme tout le monde,mais dans un Portugal qu'il connaît mal,sur les traces de la maison de Christophe Colomb,enfin de sa mère car Colomb serait le fils d'un duc de Beja et aurait des ascendances juives.Au fond de l'Alentejo le couple cherche des traces de vie,de passage,de rares reliefs d'une histoire oubliée du Portugal lui-même.Puis sur l'île de Porto Santo à Madère.M. de O. a fait tenir le rôle par son propre petit-fils,accentuant par là le côté autobiographique,je je risquerais le néologisme autogéobiographique.

        On retrouve le couple plus de 45 ans après,interprété par M. de O. en personne,et sa propre épouse.Fascinante enquête,on ne peut pas ne pas penser à Pessoa,d'ailleurs cité.Le vieux couple,bouleversant et limpide,complice et amoureux,en un va et vient Europe-Amérique,nous évoque ces Grandes Découvertes,ces Vasco, Cabral, Pinto, Magellan et se construit ainsi à nos yeux un puzzle où les cartes murales reprendraient vie,nanties de caravelles et de portulans.Autre symbole,sublime,les deux frères au début du film débarquent à Manhattan dans le brouillard et n'ont pas vu la Liberté.Le voyage de Christophe Colomb,l'énigme est l'un des plus beaux qui se puissent,sous la houlette d'un capitaine à l'oeil vif,auréolé d'un piano infiniment touchant.Une jeune femme traverse aussi le film,apparition couleurs Portugal,et c'est simple,évident.A des années-lumières d'un cinéma de l'esbrouffe ou d'un nombrilisme de pacotille,en 1h15mn,ce bien beau film m'a bercé,grâces en soient rendues à Manoel de Oliveira et à son disciple D&D.

    http://www.youtube.com/watch?v=5FJ82yTL_CY  Quelques images

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    21 novembre 2010

    Les dessous de la reine

                             En 1928, Erich Von Stroheim était considéré comme probablement génial mais ingérable, ambitieux et talentueux mais si pointilleux, et si difficile,et Gloria Swanson comme l’une des actrices très en cour. Avec Joe Kennedy,le douteux père d'hommes politiques dont il s'avéra que bien qu'assassinés ils étaient loin d'avoir toutes les vertus y compris sur le plan politique, en tant que coproducteur, les deux stars pensaient réaliser avec Queen Kelly un film qui ferait date.. Mais une fois encore Stroheim allait mériter son statut de maudit.Après trois mois de tournage, Le Chanteur de Jazz fait son apparition et bouleverse le paysage cinématographique.On peine à imaginer aujourd'hui la panique qui saisit producteurs, acteurs,réalisateurs,et tous les techniciens de  cette industrie basculant dans le parlant,ou du moins le sonore.Beaucoup de poisse pour un film,Stroheim et ses exigences n'étant pas le moindre frein à sa propre carrière. Joseph Kennedy décide d’arrêter les frais et de bloquer le film pensant qu’un muet était désormais voué à l’échec.  Gloria Swanson décide néanmoins de tourner une fin hâtive qui voyait la mort de son personnage et le suicide du Prince Wolfram fou de chagrin.Stroheim refusa de voir cette œuvre ‘bâtarde’ distribuée aux U.S.A. En effet, de trente bobines (5 heures de film) initialement prévues, il n’avait pu en tourner que dix.                

                 Queen Kelly est à mon sens avec Greed et Foolish wives l'une des trois pièces maîtresses de la saga stroheimienne.Une fois de plus ce film lui a échappé mais ce qu'il y a de vraiment fabuleux avec Stroheim c'est que même disgrâciées et atrophiées ses oeuvres restent pure merveille de cinéma.Les deux premières scènes du film sont admirables.La présentation de la reine Régina dans son lit,entourée de ses alcools,ses cigares et ses drogues,nudité voilée par un chat particulièrement débile,est ahurissante de férocité,allégorie de la fin des empires européens,de la décrépitude de leurs héritiers,de la fin d'un monde qui fut encore celui de l'enfance de Stroheim à Vienne.Antithèse  presque parfaite la deuxième scènes nous montre un conte de fée au cours duquel un Prince tombe amoureux d’une orpheline rencontrée au bord d’une route,en promenade avec ses condisciples du couvent,le tout d'une blancheur virginale. L'officier,fiancé de la reine,se révèle  un personnage attachant, noceur, libertin et bon vivant mais capable de romantisme et de sentiments à ses heures.Les lignes formées par le groupe des orphelines et celui des cavaliers sont un bien joli moment de géométrie cinématographique. Queen Kelly est un film parcouru de sensualité,d'érotisme et vire à une certaine obscénité dans les ultimes séquences africaines,manifeste surtout dans cet ahurissant mariage entre le vieux souteneur libidineux, syphilitique,baveux et alcoolisé et la jeune héroïne sur le pas encore cadavre d'une improbable tante qui lègue à Kelly ...son bordel au Tanganyyka.

    Queen_20Kelly_22

          Tully Marshall est remarquable de monstruosité dans la peau de ce personnage. Ces vingt minutes de démesure ont failli ne jamais voir le jour.Le film se termine ici, le reste prévu dans le scénario nous étant résumé en quelques minutes à l’aide de cartons et photos de tournage.Tout compte fait l'extravagance assumée du scénario qui ne craint pas les injures à la  vraisemblance,le baroque parfois kitschissime et brutal des oppositions,la flamboyance du noir et blanc et de l'Europe Centrale à l'Afrique presque australe,le dialogue nord-sud ainsi explosif,font de Queen Kelly malgré ses manques et ses outrances un des meilleurs films muets de la dernière période.Et surtout,pour moi,une de ces oeuvres qui me font penser que le cinéma  a souvent perdu en se mettant à parler et surtout,trop souvent à causer, causer, causer...

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    19 novembre 2010

    Ma vie sans...The man in me

    http://www.youtube.com/watch?v=dJD8sqWb-lo The man in me

        Ma vie sans Zimmerman aurait été etc...Ray LaMontagne reprend une chanson souvent délaissée,de l'album sans tubes de 70 New morning.Cinéphiles coeniens qui me pardonnerez ce pléonasme vous vous souvenez qu'on l'entendait au bowling de The big Lebowski.Très sobre dans les studios de Oui FM j'aime énormément cette ballade qui montre une fois encore comme l'oeuvre de Dylan,toute l'oeuvre avec ses majeures et ses mineures,est protéiforme et se prête à toutes les interprétations.La Toile,souvent pénible,a au moins permis à presque tout un chacun de s'exprimer,des stars aux anonymes.

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