11 mai 2011

Géographie: Santa Fe, Nouveau-Mexique

     

http://www.youtube.com/watch?v=ErdA9ky7RkY   Santa Fe   Shawn Mullins

     Demeurée capitale de l'état malgré la croissance d'Albuquerque que nous a chantée Neil Young Santa Fe est l'un des villes les plus hispaniques des Etats-Unis.Et l'une des plus belles,tout au moins selon les canons Vieille Europe.Comme toutes les autres cités espagnoles le nom originel était un peu plus long, Ville Royale de la Sainte Foi de Saint François d'Assise.Mais pour un outlaw en fuite qui n'avait guère le temps de prendre un billet de diligence Santa Fe fit l'affaire.C'est vrai que le nom sonne comme une halte poussièreuse gorgée de soleil et de cactus,lorgnant vers le Mexique,l'ancien.

Santa Fe

         Plus haute capitale des Etats-Unis Santa Fe est en fait devenue très à la mode et a su parfaitement "récupérer" l'adobe et l'art indien.Je ne suis pas sûr que tout y soit parfaitement authentique.De toute façon ce voyage se veut musical avant tout.Shawn Mullins,folkeux de son état,chante Santa Fe.

206980030_encoding_jpg_size_200_fallback_defaultImage  la_piste_de_santa_fe_0scott

   Enfin côté cinéma Santa Fe fut souvent en vedette aux côtés d'Errol Flynn ou Randolph Scott.La piste de Santa Fe notamment retrace sans trop de discernement la vie de George Armstrong Custer.Mais ceci est une autre histoire.Il existe même,en France,sur une chaîne confidentielle,un magazine du western nommé Santa Fe.


08 mai 2011

Cages sur la Corne d'Or

yachar  

     On a déjà vu cette pratique classique dans bien des pays:le touriste paie pour délivrer des oiseaux qui mourront de faiblesse ou regagneront leurs cages.Yachar Kemal,le grand écrivain turc,a publié en 78 ce court roman dont l'action s'étend sur une durée restreinte.En ce sens Alors,les oiseaux sont partis... s'apparente à l'art de la nouvelle,quelques adolescents turbulents,un "oncle" sentimental en qui on peut voir sans risque Yachar Kemal,la tentaculaire Istamboul,plus celle des quartiers modestes que de Topkapi.Ces trois miséreux piègent les passereaux du Bosphore,comme des centaines d'autres,un moyen de survie peut-être dans la multitude byzantine.C'est étonnant comme l'adjectif byzantin s'est dissocié de la réalité stambouliote,jusqu'à une réelle antinomie.Peu de véritable mouvement dans Alors,les oiseaux sont partis... mais...des points de suspension.

   Des points de suspension qui laissent la part belle au rêve possible,le rêve de ces gamins moqués et moqueurs,dans cette mégalopole où plus personne ne semble tenté de gagner son paradis à l'aide de quelques livres turques pour offrir à ces oiseaux emprisonnés l'air libre de ces deux continents.Indifférence et incompréhension parmi le petit peuple de Constantinople,sentiment de dérision et d'impuissance.Comme une main semble avoir du mal à s'ouvrir.Le beau récit modeste et déjà ancien de Yachar Kemal peut être un accès à son oeuvre,importante et par exemple à Regarde donc l'Euphrate charrier le sang,déjà chroniqué ici. Lecture/Ecriture a fait de Yachar Kemal son écrivain du mois.Bonne idée.

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05 mai 2011

Je pantouflais tranquille...

    ...quand les pieds me revinrent à l'esprit.Au pied levé je me contentai d'un article de toute petite pointure.

marilyn_monroe_sept_ans_de_reflexionchaussures_bianca

GRAND_BLOND apr_CarlPerkins

Et comme la musique n'est jamais loin.. les plus célèbres chaussures du rock'n'roll.Même si sur le clip on voit surtout des oreilles. http://youtu.be/79CJON8fv6c

 

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02 mai 2011

De la vacuité littéraire(parfois)

 kruger 

  Cette Comédie de Turin est un roman acerbe et nerveux de 200 pages d'un auteur allemand que je ne connaissais pas,Michael Krüger,né en 43 et dont Himmelfarb a obtenu le Médicis étranger en 96. Rudolf, écrivain allemand,s'est suicidé à Turin.Comme des auteurs réels Cesare Pavese,Primo Levi,Franco Lucentini.Serait-on mieux dans le Piémont pour en finir?Le meilleur ami de Rudolf,exécuteur testamentaire, doit ordonner les papiers du grand homme afin d'en présenter le roman posthume,oeuvre toute de génie et définitive qui enterrera une fois pour toutes tous les autres misérables romans.Le narrateur s'installe quelques jours dans la maison du maître,dans sa vie,parmi ses animaux et ses femmes,les premiers ayant été mieux appréciés par Rudolf.D'Eva,Elsa ou Marta on ne sait pas très bien laquelle détient en quelque sorte les droits moraux de la grande oeuvre.

   Mais la vacuité littéraire,le creux abyssal,les probables plagiats s'avèrent une part non négligeable du grand oeuvre du grand homme.Cesare,le vieux chien décrépit qui meurt juste après son maître,était peut-être le plus humain de cette comédie des mots,de ce baratin vénéré,qu'était en fait le legs littéraire de Rudolf.Le narrateur quttera Turin,pas trop dupe de cet imbroglio,pas trop indemne non plus de cette recherche dont on a tout lieu de penser qu'elle mène aux impasses de l'écriture,dont l'humanité crédule est parfois friande.Ce livre a l'étrange pouvoir de démolir un peu la littérature dans son imposture,mais de se rattacher au meilleur d'une littérature allemande passionante.Et de confirmer l'adage "qui aime bien châtie bien".

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29 avril 2011

Les vrais croyants

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   Premier livre de Joseph O'Connor ce recueil se compose de treize nouvelles sur l'Irlande d'il y a vingt ans,juste avant son boum économique et sa chute brutale.L'Amérique n'est guère présente contrairement aux livres ultérieurs d'O'Connor comme ses grands romans,surtout ce chef-d'oeuvre qu'est Inishowen. D'ailleurs ces personnages des Bons chrétiens,titre français de True Believers,ne partent guère.Parfois ils croient qu'ils partent,comme Ray,40 ans,qui dans Faux départ,comprend que "L'amour c'est parfois simplement rentrer chez soi et pas beaucoup plus".Et puis,les grands espaces,ils vont plutôt les chercher dans la bière et le whiskey,au bord de la noyade à chaque crépuscule.A chaque aube ils se lèvent, difficilement,pour une journée où le travail sera rare et la famille pénible.De la dure condition d'être irlandais pour qui n'est pas un trader du tigre celtique.La partition de l'île est le thème du premier texte,Les collines aux aguets,qui nous rappelle que Londonderry a longtemps ressemblé à Beyrouth.

    Consacré aux modeste,ce recueil sait nous toucher dans le regsitre familial avec L'évier,lieu privilégié de la solitude du mâle,pas très glamour mais si quotidien.L'humour souvent désespéré n'est pas absent non plus (La liberté de la presse où Jim Guthrie vient de perdre sa femme dans un accident de train et s'en trouve profondément choqué surtout parce qu'elle tenait sur elle le Daily Sentinel,journal qu'il détestait et ne lui avait jamais vu entre les mains).Un bon livre de nouvelles se doit de nous décevoir une ou deux fois.J'ai très peu goûté La fête chez les bédouins où pour le coup O'Connor quitte Irlande et Angleterre pour un voyage en Tunisie où bière et rires gras,hélas universels,nous présentent des abrutis notoires comme on en rencontre hélas souvent.

   Les deux derniers textes,parfois bouleversants,tracent le sobre portrait d'un prêtre troublé et courageux (L'amour du prochain) et celui d'une famille dont la mère est partie laissant quatre enfants et dont le père,lui aussi,force la dignité.Cette dernière nouvelle a donné son titre au recueil.Un certain Yvon aime aussi ce livre...

O'CONNOR Joseph / Les Bons chrétiens

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25 avril 2011

Géographie: Miami, Floride

miami_beach

http://www.youtube.com/watch?v=YP_9i3xNgks Miami Counting Crows

              L'une des villes les plus connues du Sud, Miami, dont l'image est plutôt un peu négative en France,le bling bling sûrement,nous est présentée aujourd'hui par le remarquable groupe Counting Crows qui nous a déjà emmenés sous la pluie à Baltimore.En voici une version scène,c'est le mot français pour live, récente. Toujours mené par Adam Duritz le groupe,formé à Frisco en 91, y apparaît en forme.Leur succès fut immédiat avec Mr.Jones extrait de leur premier album August and every thing after dont Raining in Baltimore fut une  escale ici-même.

cc

              La ville de Miami n'est plus,intra-muros,que la deuxième cité de l'état,mais reste la première agglomération et même la cinquième des U.S.A.Depuis le début des années 60 la minorité cubaine y est devenue très importante. L'hyperurbanisation de la Floride n'est pas sans poser quelques problèmes environnementaux car entre le centre spatial,les parcs d'attraction et les marinas il faut bien que vivent opossums et reptiles.Allez,See you later,alligator.

 

23 avril 2011

Bunuel et Mirbeau au pied de Jeanne

  

           Cette nouvelle rubrique est à prendre au pied de la lettre.Ce piédestal ne sera ni un pinacle,ni un podium.Il n'est destiné qu'à l'humour,la musique,l'histoire,le cinéma,la littérature,la peinture,quelques autres sottises qui n'ont qu'un but,rendre hommage au pied,le plus souvent aux deux car le pied si possible va par paire.Et puis si, les affaires de coeur,les jeux de mains,les yeux dans les yeux,les cheveux coupés en quatre et les mauvaises langues fréquentent assidument les blogs il m'a semblé que la base était parfois oubliée. Revenons donc aux fondamentaux.Quoi de plus fondamental que les pieds?Et puis la moitié du pseudo de ce blog ne vient-elle pas des pieds nus d'une certaine comtesse dans un si beau film?

   pied  L'une des scènes de pied les plus célèbres du Septième Art:Jean-Claude Carrière adapte le sulfureux(à l'époque) roman d'Octave Mirbeau pour le grand Luis Bunuel.Les fantasmes du grand bourgeois pour la chaussure de Célestine-Jeanne Moreau.C'est Le journal d'une femme de chambre,1964.

   Nous ne séparerons guère les pieds de leurs proches,les chaussures, bottes,chaussons,etc.Par contre il sera peu question de jambes car ce blog se veut sérieux et les jambes n'ont rien à voir avec les pieds. Même si parfois les uns tiennent les autres à bras le corps.Pardon à Truffaut et à son merveilleux Homme qui aimait les femmes dont les jambes comme des compas donnent au monde son équilibre,je ne sais plus la citation exacte.Certains objecteront que cette rubrique ne casse pas trois pattes à un canard et n'arrive pas à la cheville de bien d'autres.Mais je resterai droit dans mes bottes,orteil étant notre bon plaisir (cette ultime vanne métatarsienne ne s'élevant guère qu'au ras des pâquerettes).

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20 avril 2011

Avant Philip Roth

crimpa

          Né à Berlin en 1883 Ludwig Lewisohn a sept ans quand il débarque en Amérique.Il est l'un des premiers écrivains "juifs américains",une mouvance qui mène à Isaac Bashevis Singer,Saul Bellow,Philip Roth par exemple.Le terme mouvance est impropre.On peut cependant trouver un socle commun à ces écrivains,un certain souffle très critique,voire destructeur des valeurs historiques américaines.Lewisohn épingle le conformisme mais j'ai souvent écrit,et je pense que ceci est essentiel,que l'anticonformisme se tranforme très vite en recette néoconformiste.Le roman Crime passionnel n'échappe pas à ce travers.Ce n'est pas à mon avis le défaut majeur de ce livre.Publié en 1930 il s'agit,du moins on le croit au début,de l'amitié entre trois étudiants dont l'un est juif.Stephen le narrateur et David deviendront avocats et Oliver,riche héritier,éditeur.Mais Crime passionnel ne s'intéresse guère à leur vie quotidienne ou leurs éventuelles frasques car il m'ont tous semblés bien désincarnés.

   Difficile dans ces conditions de se passionner pour la teneur essentielle du roman,c'est à dire l'analyse, bavarde et souvent par trop abstraite,des rapports entre puritanisme issu du Mayfower et sexualité qui,dit-on,fascina Freud à la lecture du premier roman de Ludwig Lewisohn, Le destin de Mr. Crump.Les suffragettes sont passées par là et l'antisémitisme se renifle à la manière américaine,mâtinée de souvenirs du Kaiser.Alors il y a bien un meurtre dans Crime passionnel, qui ne m'a pas vraiment réveillé bien qu'occupant le dernier tiers du roman,presque uniquement l'entretien entre Paul,le coupable et ses avocats Stephen et David.Considérations sur le féminisme,l'infidélité,la famille.Pardon, j'ai trouvé ça oiseux, verbeux. Vive la Bibliothèque Guy de Maupassant de ma bonne ville qui donne à lire gratuitement à tous.Personne ne m'avait jamais parlé de Ludwig Lewisohn.Je n'en vivais pas plus mal.

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16 avril 2011

Géographie: Wichita, Kansas

 wichita

http://www.deezer.com/listen-8098970  Wichita  The Jayhawks

       Wichita lineman était le choix évident pour cette ville du Kansas.Ce classique de Glen Campbell a été entre autres pointures repris par Johnny Cash, James Taylor, Tony Joe White, R.E.M., Cassandra Wilson.Aussi ai-je donc trouvé sur le bel album des Jayhawks Hollywood Town Hall la chanson appelée simplement Wichita.Le disque date de 1993,mené par Gary Louris et Marc Olson,et je considère les Jayhawks comme l'une des meilleures formations folk de ces années.Plusieurs albums d'une grande richesse et des requins blanchis sous le harnais comme Nicky Hopkins ou Benmont Tench ont fait de cette formation venue de Minneapolis les chantres d'un folk indie,moins indie avec les années forcément,mais toujours très classe.Après sept ou huit enregistrements les Jayhawks ont plus ou moins splitté mais Louris et Olson notamment se retrouvent souvent pour le plaisir de tous les folklovers dont votre serviteur.

The Jayhawks - Hollywood town hall - Expanded edition

  Wichita,400 000 habitants,est la plus grande ville du Kansas et son surnom est Air Capital car spécialisée dans l'aéronautique.Sur les rives du Little Arkansas l'un des symboles de la ville est ce Gardien des plaines.Bien tardif hommage aux premiers habitants de la région...

550px_ThisIsAmbient_KeeperOfThePlains_Day 

14 avril 2011

Une bonne année

 Paul_Simon_So_Beautiful_Or_So_What 

                           Oui,c'est une bonne année.Paul Simon sort un album.On y revient dès que je l'aurai écouté.Pour patienter le voilà avec un autre roc,Willie Nelson,dans Homeward bound de l'album Parsley, sage, rosemary and thyme.

http://youtu.be/TqAJTCk6yHc  Homeward bound

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