13 juillet 2009

Sur un chemin montant,sablonneux,malaisé

   Moins connu que Le trésor de la Sierra Madre,La révolte des pendus ou Le vaisseau des morts La charrette est l'un des premiers romans du mystérieux B.Traven.Je ne reviens pas sur son identité pour le moins nébuleuse mais peux déjà vous dire que ce roman est traduit de l'espagnol.D'autres comme Le pont dans la jungle,dans ma PAL,étant traduits de l'allemand.Déjà ça situe,façon de parler,le bonhomme.
      La charrette est une sorte de roman générique où le héros,le jeune charretier mexicain Andres,n'est en fait qu'un symbole de la condition précaire,voire misérable,de ces prolos d'Amérique Latine,terre de prédilection de Traven qui mourut à Mexico en 69.On sait les sympathies de l'auteur,parfois peu nuancées,mais cela ne doit pas nous empêcher d'apprécier ce tableau très détaillé de la vie menée par ces forçats sur les pistes arides ou détrempées du Mexique de Porfirio Diaz.Mes pages favorites:celles sur la fête mexicaine,avec son culte de la mort si spécifique et dont sut nous parler Eisenstein par exemple.Et les vieilles légendes indiennes ressurgissent ça et là entre enchiladas et tortillas un brin bourratives.

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10 février 2009

Rude Ruhr

          Lait et charbon de Ralf Rothmann,né en 53 dans une Allemagne industrielle,raconte une période de l'adolescence de Simon,fils de mineur de la Ruhr,époque mobylette et Rubber soul l'album des Beatles,classiques premiers émois,peu romantiques.C'est souvent comme ça,non?Lait et charbon est ainsi un portrait de jeunesse prolétarienne dans une Allemagne plutôt grise et laborieuse où bières et cigarettes marquent la fin de l'enfance.Rien de très folklorique ici,une jeunesse française ouvrière devait être très semblable.
       

       Dans cette histoire en famille où chacun mésestime l'autre la mère Liesel danse le twist avec les immigrés italiens plus gais que son mineur de mari.Simon et son frère Traska,adolescent difficile, se disputent journellement.Et l'amour dans tout ça.Le pire,si j'ose dire,c'est qu'il existe,certes bien caché,qu'il soit conjugal ou fraternel ou filial. Manifestement très proche de sa propre expérience,le roman de Ralf Rothmann évoluerait vaguement entre un univers à la Keith Loach,moins prêcheur,et l'éloignement de toute scorie romanesque. L'épilogue questionne plus qu'il ne résout.C'est un beau livre,qui rend... pas très optimiste.

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30 novembre 2008

Si c'est ça la paix,je crois que je préfère la guerre


ALLEMAGNE ANNÉE ZÉRO / ROSSELLINI - SUICIDE D'EDMUND

    Rigueur.C'est le maître mot à propos de Allemagne année zéro qui clot la trilogie fin de guerre de Roberto Rossellini.Après la douleur de Rome et la remontée de la botte italienne en ses cinq épisodes de Païsa Rossellini ausculte l'ancien allié en sa capitale historique.74 minutes composent Allemagne année zéro et cela suffit à ce diable d'homme pour nous faire toucher du doigt la si grande détresse de la paix et la sinstrose des après-guerres et des réglements de compte.Un jeune Allemand de treize ans tente de survivre dans ls éboulements et la déréliction de l'ancienne ville phare du Reich qui en perdra même son titre de capitale avant d'être tranchée en quatre.Maintenant ce sont les familles elles-mêmes qui sont dévatées et décimées.Entre un père mourant,un frère qui n'a pas su changer de camp assez vite,chose fortement déconseillée en ces temps de basculement,une soeur qui hésite sur les extrêmités classiques qui guettent une jeune femme en ces moments,le jeune Edmund vit de rapines et d'expédients,en attendant pire.

  Le Néoréalisme,en s'exportant si peu de temps après la Guerre dans les décombres encore fumants de Berlin,tourne l'une de ses plus belles pages.Ce constat,sans la moindre facilité ou fioriture, absolument vierge de tout tic d'acteur,de tout ego de metteur en scène,de toute couleur locale en l'occurence,est à voir impérativement tous les cinq ans environ.J'ai vu le film pour la première fois à quinze ans et je viens de le revoir avec la même émotion,une émotion qui n'a rien d'un sentiment un peu racolé ou flatté,une émotion que je qualifierai d'"intellectuelle" tant ce film comme les deux autres de la trilogie mais avec cette différence qu'il parle des vaincus,distille longtemps et pour toujours l'intelligence du cinéma.Ce n'est pas si fréquent.Les cinq dernières minutes sont parmi les plus impressionnantes du cinéma(vidéo).Allemagne année zéro c'est aussi Beyrouth,Gaza,Kaboul,etc...

 

 

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14 septembre 2008

Tout ne va pas si bien

     Arno Geiger fait partie de la jeune vague des auteurs autrichiens,né en 68.Tout va bien est un tour de force littéraire dans lequel je suis entré à pas comptés.J'ai d'ailleurs mis pas mal de temps pour le lire.C'est que la famille Erlach,au long de 70 ans d'Histoire de l'Autriche ne laisse pas si facilement apprivoiser son intimité.Sur un tempo d'allées et venues entre 1938 et 2001 nous assistons à la vie d'une famille qui aura tout connu de l'histoire, Anschluss, compromissions,Guerre Froide, désarmement , chute du Mur,dans ce curieux pays mort au moins deux fois en moins de quarante ans.Rien dans ce pays n'est tout à fait comme autre part.Il règne comme dans Le troisième homme une sorte d' "arrangement" permanent et d'amnésie compréhensible,d'où probablement des gens comme Michael Haneke ou Thomas Bernhard.

Mais Tout va bien évoque aussi les petits tracas,le manque de carburant,la maison familiale à liquider,les souvenirs de la Vienne impériale,et mille petite misères de quatre générations.Ce livre a eu un succès prodigieux en Germanophonie.Relativement déconcertant car on ne sait guère où il veut en venir,c'est une belle aventure de lecture dont les mots sont parfois assez près d'une désespérance belle à se damner.

Minuscule extrait sur le vieillissement:

Son ventre s'arrondit misérablement,des bourrelets gélatineux entourés de plis profonds et pas le moindre soupçon de bronzage bien que l'été vienne à peine de finir.Pas de muscles non plus,de la graisse,rien que de la graisse,des bouffissures,tout le gras des sept années grasses.Là-dessus des poils sombres et gris rassemblés autour d'un nombril blanchâtre,comme s'il en émanait un attrait magique...

Pas de doute,les Autrichiens de talent sont revenus sur les bords du Danube.Il a fallu bien des décennies.

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23 juillet 2008

L'odyssée du Retour

     Livre déroutant que Le retour du berlinois Bernhard Schlink,tenant du roman d'apprentissage et de la quête du père,et surtout du thème de L'Odyssée,du retour à la maison.Nous savons tous maintenant que si Ulysse a mis dix ans pour retrouver Ithaque c'est qu'il a musardé, peu pressé semble-t-il de retrouver cette chère Pénélope et ses soucis quotidiens.Le jeune Peter a retrouvé les traces de celui qu'il pense être son père.Mais il y eu la Guerre et dans cette Allemagne bientôt divisée en deux il lui est bien ardu de savoir la vérité sur ce père absent,lointain,irréel et ce n'est pas sa mère, étrangement aphasique à ce sujet qui peut le renseigner. La tendresse il l'aura trouvée chez ses grands-parents maternels, relecteurs de romans populaires qui vont orienter les recherches du jeune Peter.Sous influence littéraire certes Peter va remonter un fil d'Ariane qui s'avèrera une via dolorosa dont sa rencontre avec Barbara souffrira,entre remises en question et abandons.

   Point par point,pierre par pierre,il reconstituera le puzzle de ses origines et tout au long du roman nous assistons aux recherches entreprises par Peter,devenu spécialiste des questions de loi et de justice(comme Schlink lui-même professeur de  droit et magistrat), pour connaître la vérité.Mais au bout d'une enquête en chausse-trapes la rencontre s'avèrera rude et très surprenante.On ne sera pas étonné de voir dans Le retour une réflexion très serrée sur la notion de culpabilité ,inhérente à tout romancier allemand depuis soixante ans.Et si à force de déconstruire l'Histoire se pointait quelque chose qui ressemblerait au révisionnisme.Je m'empresse de préciser  que ceci concerne le roman,absolument pas le grand écrivain qu'est Bernhard Schlink dont on n'a pas oublié Le liseur ni les nouvelles d'Amours en fuite.

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29 mars 2008

Fritz Lang maître du feuilleton

 

    Relative déception après Les espions(1927) de Fritz Lang.Le maître utilise les ficelles du roman-feuilleton avec bien du talent évidemment mais on est assez loin de la noirceur de Mabuse auquel Haghi,interprété aussi par Rudolph Klein-Rogge,fait penser.Ce grand criminel,cloué en fauteuil roulant,est ainsi obligé de déléguer ses forfaits,surtout par le biais des femmes.Ceci nous vaut trop de scènes statiques et bavardes(le film est pourtant muet bien sûr).Plutôt destiné à être vu en deux parties Les espions paraît assez long et manque d'animation.Ceci dit le spectacle est de qualité et il faut saluer la restauration formidable de la fondation Murnau dont je crois avoir parlé dans Les Nibelungen.

    Les scènes d'action pure sont par contre turbulentes à souhait,accident ferroviaire,gazage de la banque et la fin du film s'emballe et retrouve les accents des meilleurs serials jusqu'à la juste punition du grand manipulateur.Il est amusant de voir dans les films de ces années la tabagie de chaque scène qu'elle soit de bureau,de restaurant,de train.La fumée était bien cinégénique,comme si elle contribuait à opacifier un récit déjà passablement obscur par instants.Un degré en dessous des deux premiers Mabuse,le muet en deux époques et le parlant de 1932,Spione se veut plus une histoire de génie du crime qu'un film d'espionnage. Plus près de Feuillade et Fantomas que de Clouzot par exemple.

    L'oeuvre allemande de Fritz lang est maintenant en bonne partie disponible en DVD de qualité.Il manque cependant Les trois lumières dont je ne connais que quelques images.J'aimerais aussi beaucoup revoir Le diabolique Dr. Mabuse,dernier film de Lang de retour en Allemagne.Il est loin d'être inintéressant.

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02 février 2008

De retour du pays des légendes

       J'ai enfin revu,plutôt vu d'ailleurs car il ne me restait des Nibelungen guère plus que La chevauchée des Walkyries qui ne doit rien à Lang mais tout à Wagner(et peut-être un tout petit peu à Coppola). Somptueusement restauré par la F.W.Murnau Stiftung,le dyptique est admirable.Entendons-nous bien.Il faut pour apprécier cette oeuvre entrer de plein pied dans un univers pré-nietzchéen,qui emprunte aux légendes germaniques et scandinaves,plus de cinq heures de bruit et de fureur,de trahisons,de fer et de feu.Le film tourné en 1923 a été distribué en deux époques.Les deux parties sont assez différentes comme l'indique un bon document du toujours très éclairé Bernard Eisenschitz sur l'édition DVD de MK2.

    Siegfried conte le voyage,le mariage et la chute du héros et ce premier opus offre nombre de séquences d'anthologie.La forge où l'épée de Siegrfried prend naissance.Le combat contre le dragon qui rendra Siegfried  presque invincible.La route de Worms où le cavalier apparaît nimbé de brume en une forêt de légende.Le trésor des Nibelungen dans la grotte d'Alberich avec de splendides effets spéciaux et l'expressionnisme dans toute sa splendeur,version épopée médiévale.Brunhilde,reine d'Islande,amazone à l'allure martiale et Kriemhild,l'épouse de Siegfried sont les deux héroïnes de l'histoire,l'une manipulatrice qui échouera,l'autre,douce et assez soumise mais qui fourbira sa vengeance.

     Si la première partie bénéficait d'un héros de légende La vengeance de Kriemhild est davantage une histoire de la violence qui engendre la violence.Kriemhild,convaincue par Rüdiger,épouse Attila le roi des Huns.Uniquement pour fourbir sa vengeance vis-à-vis de l'assassin de Siegfried.C'est un cercle de luttes fratricides où ne manque rien,même l'infanticide,avec son lot de flammes et de trahisons.Lang a réussi un véritable opéra,un cycle légendaire que les acteurs du muet et l'expressionnisme de la mise en scène hissent au niveau des mystères.Si l'histoire,comme celle des Atrides,est un peu compliquée La vengeance de Kriemhild célèbre,après la magnificence du héros le déferlement des forces destructrices.Pour conclure on ne peut passer sous silence la tentative de récupération des Nibelungen et de son auteur par le Troisième Reich.Mais outre qu'on peut faire dire aux légendes à peu près n'importe quoi n'oublions pas le départ précipité de Fritz Lang pour la France et l'Amérique et son refus catégorique de devenir vous savez quoi.

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07 décembre 2007

La rue des Roses

       Le cinéma de Margarethe von Trotta n'est jamais léger ni très original.Il a pu parfois prendre des allures de pensum.Mais en ces temps d'effets spéciaux et de surenchère il est intéressant de suivre un film,très classique dans sa forme,sur un sujet fort et peu connu,les mariages mixtes entre aryens et juifs dans l'Allemgne du Reich,plutôt en fin de règne.Rosenstrasse à Berlin,des dizaines de femmes allemandes guettent sur le trottoir la libération de leurs maris jufs,qu"elles obtiendront d'ailleurs pour la plupart.On pense évidemment aux Folles de Mai du régime argentin.On pense surtout à toutes les femmes de ces régimes bien actuels qui n'ont même pas la possibilité de se réunir.

    Jouant un peu lourdement des aller-retour dans le temps pour nous faire mieux comprendre ce pan de l'histoire Margarethe von Trotta ne signe en aucun cas un film poiltique.Rosenstrasse ne s'intéresse pas vraiment à la logique de l'horreur du régime hitlérien mais au désarroi et au désepoir de ces femmes,pas inquiétées personnellement,mais qui ont commis l'irréparable,leur mariage.Ce faisant,et un peu laborieusement, elle parvient à évoquer une tragédie universelle que des volontés particulières ont parfois pu mettre en échec,sans pour cela empêcher,ni peut-être vouloir vraiment le faire,la honte et la lâcheté érigées en dogme.

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01 décembre 2007

24 heures de la vie d'une ville

berlin-symphonie

                   Berlin,symphonie d'une grande ville(1927) est un film à part,documentaire avec une star,Berlin, magnifiquement mise en valeur du petit matin laborieux à la nuit dévolue aux théâtres et aux dancings.Maître d'oeuvre,Walther Ruttmann a su imposer un montage d'anthologie,un modèle d'efficacité qui fait encore référence.En vedette principalement les transports en commun,les trains sont filmés de façon sublime et certains plans font songer aux contemporains Metropolis ou  L'Aurore.C'est la curieuse et courte époque,très cinégénique où,dans les grandes capitales,limousines pour nantis voisinent avec les voitures à cheval encore très présentes.Et le télescopage est souvent très réjouissant.

   Symphonie du labeur aussi que ce Berlin e 1927,tant pour les commerçants et les petits métiers des rues que pour les financiers de la Bourse ou les peintres en bâtiment. Engrenages, pelleteuses, taxis, écoliers, policiers.Casse-croûte sur le pouce où déjeûners Unter den Linden pour les plus favorisés,quand l'appétit va tout va.Et passe ainsi la journée d'une grande ville,égrenée de plans sur la grande horloge,,vers la sortie des usines et des bureaux,alors que ne cessent de cracher les chemnées des usines et que le ballet des voitures sous la pluie du crépuscule emmène les noctambules vers les cinémas(plan des pieds de Charlot),les bals d'élégantes et les lendemains qui ne chanteront peut-être pas toujours.Mais ceci est une autre histoire.

    Walther Ruttmann va vite et ses cadrages donnent parfois une impression de vertige.Quand il filme les rails c'est presque une attraction foraine.La suractivité des Berlinois donne-t-elle déjà le sentiment de danser sur un volcan?On peut y penser.Je crois plutôt,qu'à cete mi-distance entre 1918 et 1939 l'homme semblait encore en mesure ce choisir son destin.Berlin,symphonie d'une grande ville est un splendide poème,une très grande oeuvre du muet,guère connue que des cinéphiles,qu'il faut voir pour la richesse du cinéma allemand.Les choix ultérieurs de Walther Ruttmann,il est vrai,seront pour le moins douteux.

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16 novembre 2007

Grosse Bruder te regarde

        La vie des autres me réjouit pour plusieurs raisons.La première étant que le succès de ce film signe enfin le retour d'une meilleure distribution des films allemands,amorcée depuis quelque temps. Espérons le retour du cinéma italien sur nos écrans.Des oeuvres comme La vie des autres,qui se penchent sur un passé récent, douloureux et contrasté,m'intéressent,voyez-vous,davantage que certaines comédies françaises balourdes qui encombrent nos écrans.Heroïne du film,la sympathique STAatSIcherheit de la République Démocratique Allemande,notamment lors de ses dernières années.On connaît la trame,classique prise de conscience, tardive,d'un officier de la Stasi,amené à commencer de penser autrement,et à faire les frais des ultimes manipulations de ce terrorisme d'état,qui n'est pas le monopole de l'ancien régime de Berlin.

        Peut-être La vie des autres souffre-t-il d'un excès de théâtralisation, insistant sur le côté un peu caricatural des intellectuels mis en cause, dramaturge,actrice,suicide.C'est cependant péché véniel car le film n'est pas si loin des oeuvres maintenant très anciennes d'un Costa-Gavras par exemple.Celui-ci avait su conjuguer la critique et la narration thriller pour des films efficaces et carrés.Il me semble que Florian Henckel von Donnersmarck a eu le mérite d'éclairer cette période avec des acteurs convaincants et une ambiance fin de règne à Berlin tout à la fois si loin,si proche.Je vous renvoie A la poursuite du vent pour l'avis de Karamzin et son impressionnante analyse,fouillée et argumentée.La vie des autres est un film à voir à peu près impérativement,ce qui n'est pas si fréquent.A quand les versions bulgares,roumaines,etc...A quand les versions cubaines,nord-coréennes,etc...Moloch qui dévore ses propres  créatures,nous n'en aurons jamais vraiment fini avec le totalitarisme.

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