09 février 2018

Rames et pagaies ludiques, la solution

 swampwater8

                                         Avant de lire les résultats, une petite idée de cette 22ème image? Merci à tous ceux qui ont participé. Par ordre d'entrée  en scène

  1. Cézanne et moi
  2. La nuit du chasseur
  3. L'aurore
  4. La terre tremble (non identifié)
  5. Contes de la lune vague après la pluie
  6. Monsieur Verdoux
  7. Manhattan
  8. Le diable au corps
  9. Stromboli
  10. L'amour extra-large
  11. L'énigme de Kaspar Hauser
  12. Le retour
  13. Le cheik blanc
  14. N'oublie jamais
  15. L'Atalante
  16. Le Casanova de Fellini
  17. Comme un homme (non identifié)
  18. Ni vu, ni connu
  19. Une partie de campagne
  20. Titanic
  21. Dead man

 

 

 

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31 janvier 2018

Rames et pagaies ludiques

                      Une ou deux fois l'an j'aime taquiner non le goujon mais le cinéphile. Cette fois j'ai décidé de vous embarquer. Enfilez donc un gilet de sauvetage et jetez vous à l'eau. Honnêtement ça me semble assez difficile pour une bonne moitié mais j'en connais quelques-uns  qui devraient bien s'en sortir. De toute façon, vu la photo 20 il me paraît impossible d'avoir 0. Je vous demande d'avoir la gentillesse de me donner les réponses en privé après un bref commentaire d'ordre général pour que l'on puisse jouer un moment. Merci.

  1. céza
  2. 73F669-la-nuit-du-chasseur3
  3. jeu

  4. jeu

  5. jeu2

  6. verdpoux

  7. jeu5

  8. jeu7

  9. jeu6

  10. jeu3

  11. jeu 2

  12. jeu 4

  13. JEU 5

  14. jeu

  15. jeu 5

  16. jeu2
  17. emile-berling-sur-une-barque_jpg_500x630_q95

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24 mars 2016

Ma B.D. annuelle

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                               Ca m'a toqué mais ça me toque pas souvent. L'élue de cette année est  Darwin, tome 1, A bord du Beagle, scénario Christian Clot, dessin Fabio Bono. Le voyage du tout jeune Charles Darwin est une des grandes odyssées de l'humanité. Agé de 22 ans, celui qui va révolutionner la pensée n'a aucune expérience maritime. Le capitaine Fitz-Roy, jeune lui aussi, commande à bord du HMS Beagle. Nous sommes en 1831 à Plymouth et cette expédition de deux ans va en durer cinq, et elle va accessoirement changer le monde. Les deux hommes vont s'apprécier et Darwin qu'on imagine toujours à la barbe blanche de sage vieillard se révèle un jeune homme facétieux qui n'a pas été si brillant dans ses études et préférant de loin la chasse à l'université. Mais Charles Darwin a une  qualité, pas si fréquente. Il est curieux de tout et se passionne pour la nature. Vous connaissez la suite.

darwin002

                                 Ce bel album ne conte que les préparatifs du voyage et les premières investigations qui nous mènent, après bizutage en régle au passage de l'Equateur, à Salvador de Bahia. Les planches animalières sur la faune d'Amérique du Sud sont splendides et l'arrivée en Terre de Feu réserve des surprises. La campagne anglaise, le port, la vie à bord sont magistralement reconstituées. Peu connaisseur de ces publications, je trouve à cet ouvrage un classicisme et une pédagogie très réjouissants.J'espère lire le second tome bientôt.

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30 mai 2015

Où l'auteur dévoile sa vie privée

Trésor

                                Belle expérience que cet après-midi dans un collège rural de mon département. Et comme un retour aux sources puisque l'enseignement fut mon premier choix d'études, immédiatement démenties. Mais ceci est une autre histoire. Contacté par une professeure de français pour venir parler des adaptations au cinéma de L'île au trésor, le type même du roman d'initiation, et Robert-Louis Stevenson étant ici considéré comme un enfant du pays depuis son tout premier livre An inland voyage qui relate un voyage en canoé dans les rivières du Nord, l'Oise notammment qui sinue à quelques hectomètres, c'est avec plaisir et un peu de trac que j'ai rencontré les élèves de cinquième du collège de la commune où j'avais exercé en libéral pendant si longtemps.

oeuv_canoe_stevenson

                                C'est ainsi que j'entrai peu avant quinze heures dans une salle de classe bardée d'ordinateurs et plutôt coquette. Je n'avais jamais vraiment vu ça bien qu'étant intervenu il y a plus de vingt ans dans une classe de première de lycée. Là c'était vraiment pour moi inédit à ce niveau. Mais l'île était déjà bien balisée car l'enseignante avait fait avec ces élèves, déjà engagés en une option théâtrale, un gros travail en amont, de lecture et d'explication de L'île au trésor. Jim Hawkins, Long John Silver et l'Hispaniola leur étaient familiers, du moins s'étaient-ils construit leur univers de la flibuste, à charge pour moi de les éclairer sur la façon du metteur en scène de nous proposer sa version. Pour ces jeunes ados plutôt bercés par le roulis de Pirates des Caraïbes version Johnny Depp et Disneyland avec effets spéciaux voire 3D j'ai volontairement choisi le film que la secte des cinéphiles considère comme la version de référence, L'île au trésor de Victor Fleming, noir et blanc de 1934. Les élèves sont quand même restés.

trésor film

                                Ainsi nous officiâmes, mon DVD et moi, durant deux heures avec une récré d'un quart d'heure pendant laquelle je fus admis à boire un café dans la salle des profs, endroit mythique avec sa machine à café et ses tableaux informatifs où je repérai très vite la date du 2 juillet: pot de fin d'année. Trêve de plaisanterie j'avais souvent vu une salle des profs au cinéma et ne me l'imaginais pas aussi...féminine. Je n'ai vu qu'un homme. Accueil on ne peut plus agréable auquel je répondis évoquant ma carrière avortée d'enseignant, n'ayant pas dépassé les cinq semaines de cours en fac d'anglais mais je parle d'un temps où le cinéma était muet. Non, là j'exagère. Si. Je fus aussi impressionné par la jeunesse de certaines profs.

                               Courant au long du film, délicieuse adaptation digne des livres d'aventures des greniers de nos grand-parents, scènes comme des gravures, comme des frontispices d'éditions anciennes, les gamins ont manifestement apprécié de se sevrer un moment de numérique et sont fréquemment intervenus avec des remarques parfois géniales et inattendues. Le plus souvent cela portait sur la surprise de voir incarner un Jim différent de celui qu'ils avaient imaginé, ou une fusillade où chacun garde perruque poudrée ou bicorne et sans hémoglobine, fut-elle de noir et blanc.  Les questions les plus surprenantes portèrent sur le côté jambe amputée de Long John Silver, apparemment différent dans le livre et dans le film, ce que je n'avais pas cru déceler, et sur l'étonnement d'une élève quant au nom du perroquet de Long John prénommé Capitaine Flint alors que c'est une femelle. Il semble que cette énigme aie taraudé notre jeune passagère lors de ce sympathique voyage en ce qui était pour moi en terre inconnue, au pays de l'Education Nationale. Il est question de moi pour les Palmes Académiques, ai-je cru comprendre, à moins que je n'aie abusé du rhum.

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                              Je remercie ces enfants, tous attentifs et bien préparés, pour ce moment de curiosité où je n'aurais pas été en reste quant à l'apprentissage, comme Jim Hawkins, bien que plus de la génération de Silver. Et bien sûr leur professeure et à travers elle tous les gens du métier, qu'il m'est arrivé de brocarder, qui sait, peut-être parce que je ne suis pas des leurs. Enfin, un tout petit peu plus maintenant.

 

                           

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22 juin 2014

Nuit dans les jardins d'Islande

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                                          Troisième tome de la somme romanesque d'exception de l'Islandais Jon Kalman Stefansson. L'ensemble tient du prodige littéraire mais du prodige un peu fatigant sur lequel il faut embarquer avec biscuits et morues salées. Si des néophytes veulent s'y aventurer je me permettrais un tuyau, disons deux. Un, notez les noms des personnages et leur situation, car ils sont nombreux et les prénoms islandais sont souvent difficiles à identifier comme ceux d'un homme ou d'une femme.Et deux, lisez les trois volumes, Entre ciel et terre, La tristesse des anges et Le coeur de l'homme presque dans la foulée. Car au pays de Stefansson, en passe de devenir un auteur cultissime pas forcément très lu, la recherche du plaisir littéraire nécessite du souffle, de bonnes chaussures, une vareuse à ne pas oublier (voir premier tome) et un pylore pas trop regardant sur le macareux boucané, que personnellement je goûte assez peu.

                                         Nous retrouvons le gamin rescapé d'un long voyage dans le nord-ouest du pays. Reprenant peu à peu ses forces chez le médecin, il doit songer à repartir. Et c'est le relatif printemps islandais. La communauté se querelle et se déchire parfois, les forces océanes y sont toujours cruelles, les scrupules tout aussi rares que sur n'importe quel continent. Beaucoup de personnages, je l'ai déjà dit, dans cet opéra de glace, j'y trouve parfois des relents wagnériens, les légendes nordissimes à fleur de pages. Une amazone prête à s'expatrier, un frère presque oublié, le vieux capitaine, Kolbeinn, aveugle et fataliste.Des femmes souvent fortes au nom imprononçable, et le gamin qui n'en est plus un, confronté au labeur immense,à la dépendance halieutique, à l'exil danois ou plus loin encore. Un monde extraordinaire, éprouvant parfois pour le lecteur. Un de ces ensembles romanesques qui vous laissent un peu pantois et pantelants, comme assommés par un sac morutier congelé, qui en ces latitudes fait office d'arme assassine, de couche clandestine,de ration de survie.

                                         Moyen mnémo pour retenir cet objet littéraire léviathanesque, mais aussi résumé à ma manière de l'ampleur de cette littérature: Tout là-haut, Entre ciel et terre La tristesse des anges fond sur Le coeur de l'homme. Allez, Bless! (au revoir en islandais, pour une fois quelque chose de simple).

Poésie meurtrière Entre ciel et terre

La lyre d'Islande La tristesse des anges

 

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24 août 2013

Les plumes by Asphodèle: L'au revoir à l'Ill au trésor

                                         Notre vaillante Aspho nous propose cette semaine les vingt mots suivants: espérer, flotter, perdition, cap, sillage, bouteille, iceberg, vent, déambuler, bateau, continent, flot, amiral, génétique, sentiment, débarquer, faille, myrte, malhabile, muraille.

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                                          C'en était terminé de ses ambitions artistiques.Rodolphe se trouvait cette fois la tête sur le billot et c'est sur le sentier de la perdition qu'il se débattait avec les mêmes chances que les baigneurs d'Atlantique Nord devant un iceberg la nuit du 14 au 15 avril 1912.Ses créanciers n'avaient cure de sa splendeur passée de meilleur peintre de marine du Bas-Rhin et les bateaux dans le port de Puerto Vallarta,sa dernière et bien piètre production, mettraient prochainement le cap vers la prison des Pommettes, accompagnant le portrait de l'artiste en taulard, à l'abri des murailles qui n'avaient même pas le charme au gré du vent du mur de l'Atlantique.Etouffant sous les dettes et les trois pensions pour ses huit enfants comme un catamaran ramant sur les flots fantasques, ses longs cheveux qu'il avait voulu romantiques forever n'ayant pas vu un shampooing depuis la première dérive des continents, les bouteilles dans le salon impayé n'étant pas à la mer mais au défunt bourbon, Rodolphe que sa vie de bohème n'amusait plus attendait les huissiers.Mieux,il les espérait.Autant en finir.

                                        Il était si loin le succès dans la salle d'apparat à l'hôtel de ville de Guebwiller,riche en tradition navale bien que le parfum qui flottait alors évoquât davantage les vendanges tardives que le sillage salé des baleines des Malouines. Depuis, sa quatrième épouse avait largué les amarres pour un marinier mosellan,pas malhabile à la godille,véritable amiral du delta du Rhin. Enfin Marina avait débarqué dans sa cambuse,le temps de quelques lunaisons,de quelques marées basses. Très vite ce qui lui restait d'inspiration disparut devant la virago qui déambulait avec autant de réserve qu'un matelot en bordée et engloutissait ses alcools comme la faille des Bermudes compilait les vaisseaux fantômes.Ni la lyre d'Erato,ni sa couronne de myrte et de rose,ni aucune autre muse ne purent jamais lui redonner ce coup de pinceau qui avait tant ému les invités de la sous-préfecture. Nanti d'un sentiment de gâchis inéluctable,il ne sursauta pas quand les hommes en noir sonnèrent.

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P.S.          J'ai abandonné la génétique comme un capitaine son navire de croisière. Et les écrivains Francisco Coloane et Pierre Boulle sont un tout petit peu responsables de salmigondis thalasso-alsacien.On n'est pas à une contradiction près.

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06 février 2013

Ce qu'il advint du lecteur

sauvage

                       Goncourt du premier roman que j'ignorais Ce qu'il advint du sauvage blanc m'a été judicieusement conseillé.Et j'en suis ravi car voilà un vrai plaisir de lecture,qui se dévore avec enthousiasme,intelligent et gentiment érudit,historique et exotique sans les colifichets souvent inhérents aux romans sur le passé.On pense à Robinson à la vue de ce matelot abandonné sur une côte australienne peu amène.Mais on est assez loin du classique de Daniel Defoe.Ce dernier était seul,longtemps,ce qui n'est jamais le cas de Narcisse Pelletier en cette moitié de XIXème Siècle.Très vite il se retrouve entouré d'autochtones,assez frustes,et surtout quasi indifférents.Il vivra cette situation originale dix-sept ans.Vraisemblablement à peu près adopté par la tribu à force,mais nous n'en saurons guère plus.Grand étonnement:dans ce genre de récits on s'attend à voir le naufragé soit massacré,soit emprisonné,soit honoré,soit déifié.Ici rien de tout cela et François Garde ne nous livre que les premières semaines,assez rudes cependant.

                  Un montage fait alterner les ennuis insulaires de Narcisse avec sa réinsertion prise en main par Octave de Vallombrun,un voyageur éclairé,qui le ramène en Europe et essaie avec beaucoup de bonne volonté,d'abord de reconstituer son état-civil,puis de doucement le réintégrer au siècle.Objet de curiosité,on pense toutes proportions gardées,à Elephant Man,puis de condescendance,et d'exploitation,notre ami Narcisse retrouve un tarvail en bor de mer,ce qui à tout prendre est l'univers qu'il connait le mieux.Vallombrun,lui,se heurte à la communauté scientifique pas plus accueillante que les sauvages d'Océanie.

             C'est l'occasion pour François Garde de réfléchir et faire réfléchir sur l'adaptation de l'Européen chez les primitifs,et sur ses capacités à faire la route à l'envers.S'inspirant d'une histoire,ou de plusieurs,semblables,l'écrivain nous dépayse dans le temps et l'espace,des antipodes aux côtes charentaises.Parmi les paradoxesde ce roman,c'est finalement l'Impératrice Eugénie qui,en son palais de Compiègne,saura le mieux touchet cet étrage voyaguer sans bagages.L'on se prend d'affection pour les deux héros,qui apprennent à se comprendre,mais plus encore à se respecter,à défaut de se comprendre vraiment.

http://enlisantenvoyageant.blogspot.fr/2013/01/ce-quil-advint-du-sauvage-blanc.html Keisha a aimé aussi

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13 janvier 2013

Petit jeu sea-nema facile pour un dimanche pas compliqué

  1. cuirasse-potemkine-1925-21-g-1-
  2. bato2
  3. bato3
  4. bato4
  5. bato5
  6. bato7
  7. bato8
  8. bato9
  9. BATO10
  10. BATO11

           Un petit jeu que j'ai voulu très facile,et non pas pour cinéphiles obsessionnels.Il suffit d'avoir un peu le pied marin? Quels sont ces dix navires de cinéma dont la plupart  sont célébrissimes? Une précision inutile:ce sont des bateaux-titres qui donnent leur nom aux films.Bon vent.Ceux qui souhaitent jouer auront la gentillesse de laisser un commentaire vague (c'est normal pour un bateau) et de préciser la réponse par courriel.Merci.Pour finir voici trois autres vaisseaux du Septième Art qui,eux,ne figurent pas dans le titre du film mais qui figurent par contre parmi mes préférés voguant sur les Sept Mers.L'un d'entre n'étant pas précisément en plein océan d'ailleurs.

FITZ

TAMB

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18 mai 2012

Des mots,une histoire: Mare Dolorosa

                        Les mots proposés pour Désirs d'histoires 65 sont: encens-amour-marin-coquinerie-embruns-albinos-baie-ténébreuse-naufrage-pins-balai-ballon-phare-râler-froc-flot(s)-communion-mouette-sel-velours-changement-mammouth-réale-au revoir-chocolat .Le mot "mammouth" n'a pas été retenu. Parti pour un sonnet de forme classique ABAB-ABAB-ABB-ABB le vaisseau s'est un peu alangui.Mais le plus difficile fut incontestablement la construction du navire,entièrement aux Chantiers Navals de Monbureau.

Quand j'étais capitaine un étrange albinos

Vêtu d'un froc râpé s'en est venu vers moi

Dans un port du Levant,gravé sur du vieil os

Me vendit "Les réales,un naufrage",aux abois.

 

Coquinerie de sort et jusqu'aux pins derniers

Ce dessin d'une si ténébreuse envergure

Ne me quitta jamais,grimoire,échéancier

Encens,qu'une mouette eût sur les flots d'azur

Picture 14

Bien vite dispersé,rétif aux changements,

Un obsédant velours qui dissipant ma vue

Egara les marins et la Baie des Amants

Sel de leur vie d'enfer,à jamais disparue.

 

J'eus beau râler,pester,ma vie,elle ressembla

A ces dérélictions,ces ballons fourvoyés

Loin des livres d'enfants aux doigts de chocolat

Que le balai d'un diable aurait dépenaillés.

 

L'affiche,elle aurait pu en rester aux amours

Communions romanesques,et d'embruns et de phares

Les vents l'ont violentée,lambeaux,ses beaux atours?

Narcisse, en son reflet,en est à l'au revoir.

 

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08 novembre 2011

Proud Mary keep on turning

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          Ce bouquin est une curiosité.Je ne connaissais pas le moindre du monde John Barth.Y-a-t-il quelqu'un ici qui ait lu Barth?Pas Roland Barthes que je n'ai pas lu non plus d'ailleurs.Qu'est-ce qu'il y en a des trucs que j'ai pas lus!Cet auteur est si j'ai bien compris,parfois comparé à Pynchon,lui-même quelque peu hermétique, paraît-il.De toute façon je ne l'ai pas lu,Pynchon.C'est donc n'ayant pas lu grand-chose que je vais vous donner, si, si, donner,mon sentiment sur L'Opéra Flottant,pris presque par hasard à la Bibliothèque alors que je cherchais Rick Bass (lui,je l'ai lu par contre,mais pas encore assez).Je divague parfois en considérations alphabétiques.

       L'Opéra Flottant,c'est un bateau à roue,comme sur le Mississippi,mais dans le Maryland.Mais il m'enchante moins que le Proud Mary de Creedence Clearwater Revival,le plus fringant bateau du rock.Décidément on a du mal à en venir au fait avec ce livre.A Cambridge,Maryland,Todd Andrews est avocat et le Capitaine Adam commande le showboat,pour l'heure amarré sur Long Wharf.Todd Andrews se suiciderait bien,à tout hasard.C'est vrai que son père s'est pendu,que son meilleur ami est le mari de sa maîtresse. Tiens,quelque chose de normal.Il y a aussi un vieux riche qui a conservé ses restes organiques réguliers en bocaux et qdont l'héritage est sujet à caution.D'où quelques lignes,trop de lignes,dignes d'une maîtrise de droit international, peu digestes.

     John Barth,féru de navigation,aurait fini par me donner le mal de mer avec cette métafiction dont les exégètes que j'ai vaguement croisés sur l'océan de la toile évoquent le cousinage de Nabokov ou de Borges.Mais heureusement on se marre pas mal à bord de ce voyage décousu.Et Barth est sauvé in extremis de ma vindicte car ça vaut finalement le déplacement malgré la canicule et le mauvais goût carabiné de la revue nègre à bord de L'Opéra Flottant.Et je terminerai sur une ultime citation de Françoise Sammarcelli,auteur de John Barth,les bonheurs d'un acrobate(Belin:coll.Voix Américaines):"La parodie,l'esthétique du faire-semblant et du masque jouent contre les totalisations".Quand je vous ai dit qu'on riait!

 

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