24 janvier 2012

Un peu élimé aux manches

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              Magnifique adaptation de Nicolas Gogol,Le manteau passe très bien de la Russie à l'Italie.Réalisé en 52 par Alberto Lattuada,le film est une jolie réussite qui combine les derniers effluves du Néoréalisme,la comédie bouffonne,et un soupçon de critique politique et sociale.C'est à dire les trois axes essentiels du cinéma italien, mon cinéma de référence,qui ne cesse de m'enchanter au fil du temps.On sait que le fonctionnaire est un personnage universel de Gogol à Courteline.Carmine est un petit rond-de-cuir comme il en est tant dans l'Italie de mi-siècle.Besogneux,désargenté,un peu souffre-douleur du bureau, Carmine n'a guère chaud dans ce Nord neigeux où les naseaux d'un cheval de trait,encore très présent dans le pays,lui réchauffent les mains.Plus ou moins licencié suite à un catastrophique procès-verbal d'une réunion du conseil municipal,et nanti d'un trou au dos de son vieux pardessus Carmine râcle les fonds et décide de se faire confectionner un nouveau manteau.

       Ce nouveau vêtement va-t-il lui porter chance?Il semble que oui.Pas trop mal reçu aux voeux du maire et le mousseux aidant,voilà notre ami Carmine qui danse et virevolte,bouffon de ces bourgeois qu'on devine magouilleurs.Et son manteau,son cher manteau..Il a crû le perdre mais voilà que dans la nuit citadine un plus paumé que lui,sûrement,lui vole cette moitié de lui-même.A parti de là le récit verse dans le fantastique et j'avoue ne plus très bien me souvenir de la fin de la nouvelle de Gogol.Quoi qu'il en soit le film est une vraie réussite de ce cinéma proche,poplulaire et intelligent,dont les Italiens étaient si coutumiers.Renato Rascel est un acteur injustement oublié,lui même metteur en scène,et qui endosse avec l'allure adéquate la défroque de ce pauvre déclassé.Chaplin n'est pas loin,ai-je lu.Pas faux.


Le Manteau d'Alberto Lattuada : extrait 1

 

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20 janvier 2012

64 cases d'interrogation

        Echec et mat....pour le plaisir simplement.Il y a beaucoup  de scènes d'échecs au cinéma.Il y a encore plus d'échecs des scènes au cinéma. 

joueuse       

Guinguette    

la vérité ou presque

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Awakenings

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Pretty%20Woman%2001

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Lacombe51-00

La-famille-Addams-1

Le-Lion-et-le-Vent

Masques - Philippe Noiret and Robin Renucci

les joueurs d'échecs 

 Et enfin le plus célèbre échiquier du Septième Art.

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A moins que ce ne soit celui-là.

BERGMA~1

               J'espère que ce petit survol vous a plu.Libre à vous d'identifier les films et de le dire.Certains sont évidents,certains sont même titrés,certains sont presque introuvables.Pour le plaisir des yeux...Merci.

Addenda.

                            Merci à vous et pour vous récompenser de vos excellents résultats une ultime citation...avec nos amis R2-D2 et Chewbacca.

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19 janvier 2012

Correspondances

 cinema 

        Bien bel ouvrage apporté par le Père Noël,conseillé par moi-même car le vieux monsieur a d'autres rennes à fouetter.Collection Citadelles/Mazenod,une référence dans le livre d'art voici le superbe Cinéma et peinture de Joëlle Moulin.Encore maniable,ce qui n'est pas le cas de certains beaux livres que l'on n'ose plus tenir en main eu égard à nos périarthrites scapulo-humérales(déform.pro.,pardon),l'ouvrage se décompose en huit courts chapitres somptueusement illustrés et intelligemment commentés,pas cuistrement.

       Parmi ces thèmes j'en citerai trois ou quatre.Dans Van Gogh au cinéma les films de Minnelli,Pialat et Kurosawa(le sketch de Rêves) sont ainsi mis en perspective.Les trois films,très différents,sont plutôt bons dans un registre très différent et chacun peut se forger son Vincent.

  vg

        Dans le chapitre Le style au cinéma on se baigne dans les eaux renoiriennes d'Auguste et Jean.Kubrick avec Barry Lyndon revisite Gainsborough et Ozu et Kurosawa revendiquent l'héritage des estampes japonaises.

         Le grand Edward Hopper traverse manifestement bien de films d'Hitchcok à Wenders en passant par Redford.Plus surprenante l'analogie des premiers films de Visconti,loin de sa filmo princière et géniale,quand les femmes des pêcheurs de La terre tremble,quintessence néoréaliste, se confondent, de noir vêtues, avec un tableau de Sironi(1924).

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       Les obsessions et fantasmes de David Lynch résonnent dans leur trouble essence à la manière de certains visages de Francis Bacon.Mais bien d'autres sont présents dans cette splendide approche de la magie croisée de la peinture et du cinéma. Chaplin, Ford, Lang, Godard ont,parfois sans le savoir,établi de fulgurantes passerelles, témoignages d'une unisson entre les deux arts.Mais je crois que les cinéphiles sont à même d'imaginer leurs propres raccourcis et de revisiter les acquaintances auxquelles d'autres n'auraient pas songé..

LYN  ISABEL

Note/ Tout ou partie de cette iconographie sera immédiatement retiré si quelqu'un s'estime victime d'un quelconque préjudice. 

 

 

 

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16 janvier 2012

Famille à la Mario

        Cette oeuvre peu connue,peut-être est-elle inédite en France,je l'ignore,est un des nombreux éléments de la comédie italienne.Pas un maillon majeur certes mais une distraction cinéphilique agréable et bon enfant. Surtout Pères et fils,du grand Mario qui fit souvent bien plus fort et bien plus drôle,permet de retrouver les acteurs italiens qui me (nous?) sont si chers.Vittorio de Sica,ce latin lover bellâtre d'avant-guerre devenu l'un des auteur les plus sensibles du Néoréalisme,ne se départ jamais de sa classe en tailleur séducteur sur le retour,aux prises avec sa fille "dévergondée",dévergondée à la mode des années cinquante.

        Plaisir encore de retrouver Marcello dont vous ne me verrez jamais écrire le moindre mal,avant La dolce vita et son entrée dans la légende.On peut me dire que ce film est tout à fait désuet et c'est sûrement vrai.Mais c'est une notion qui m'est assez étrangère.Il faut prendre les oeuvres pour ce qu'elle sont,produits d'une époque et c'est un débat plus que stérile.Ma fougue pour le cinéma italien ne me fait pas prendre Vintimille pour Verone mais Pères et fils,certes mineur,est une petite pierre,pas une pépite,dans la belle histoire du plus beau cinéma du monde,du moins en ses années d'or.Rappelons que,très malade, le génial Mario Monicelli,maître de la comédie italienne,le père de Brancaleone,des Camarades,de Mes chers amis,du Pigeon,le chroniqueur de La grande guerre a choisi la nuit fin 2010  à l'âge de 95 ans.

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15 janvier 2012

Réponse au jeu précédent

          Merci à vous.Je suis encore tout étonné du hasard du 23 juillet pour la disparition de Griffith et de Flaherty,à trois ans d'intervalle si je ne m'abuse, et je félicite encore Mario.Claudia et Wens ont trouvé aussi les deux réalisateurs "historiques".Le véritable point commun est le suivant...

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      Griffith,dans Good morning Babilonia de mes chers Taviani,et Flaherty dans Kabloonak du Canadien Claude Massot ont été interprétés par le même acteur,le Britannique Charles Dance.Les films,respectivement de 87 et 90,évoquent les tournages d' Intolérance et Nanouk l'Esquimau.D'où le titre Le cinéma vu par le cinéma.Merci de vous être prêtés au jeu.

 

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Jeu: le cinéma vu par le cinéma

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    Ces deux grands anciens du cinéma ont un point commun très précis et très posthume.Lequel? Précis, n'est-ce pas? Ne me dites pas que tous deux aimaient le petit salé aux lentilles,ce qui n'est pas impossible d'ailleurs, mais dont je n'ai trouvé aucune confirmation dans les documents dont je dispose.Et n'oubliez pas il y a souvent des indices cachés,parfois rien que dans le titre de l'article.

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09 janvier 2012

Jules et Jim et Jean-Luc et Jean-Pierre et Jean-Claude

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                  J'ai eu l'idée de conjuguer deux de mes passions et de proposer quelques vignettes musicales faisant la part belle au Septième Art. J'ai intitulé ça "D'une pierre deux coups".Etonnant,non?Pour la première voici un de mes musiciens chéris,déjà abondamment cité ici.Neil Hannon,alias Divine Comedy,est cet Irlandais complètement fou de la France,de sa littérature,de sa cuisine,de son cinéma. Ecoutez-le déclarer ainsi sa flamme dans When the lights go out all over Europe extrait de l'album Promenade.Mais toute la discographie de Divine Comedy mérite le label Romantisme.Plutôt que de plaquer l'intégrale des paroles j'ai préféré distiller quelques passages significatifs.

    Jeanne can't choose
     Between the two
     'Cos Jules is hip
     And Jim is cool 

     Mais Neil Hannon nous parle aussi de Jean-Claude (Brialy) au Genou de Claire.De Jean-Pierre Léaud qu'il vénère manifestement.Et l'on entend les dialogues de Seberg et Belmondo dans A bout de souffle.

http://www.deezer.com/music/track/3972792

http://youtu.be/TEZz8klV_tE

logo romantisme

 

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07 janvier 2012

Enigme cinéma sans image

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   On l'a vu en Normandie à la saison froide(début des années soixante).Récemment on en a dénombré trois en Turquie.Un ancien Serpent en a utilisé une douzaine(1995).En 1978 un Italien gourmand nous a conté son rêve.De qui s'agit-il?

 

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22 décembre 2011

Potence

             Tom Horn est un western tardif et rare d'un metteur en scène inconnu,William Wiard.C'est l'un des derniers rôles de Steve McQueen.C'est un film intéressant et que je qualifierai de crépusculaire bien que cet adjectif soit assez galvaudé de nos jours dès que l'ambiance est fin de règne,fin de siècle.Ce n'est pas toujours facile d'échapper aux clichés.Thomas McGuane,l'excellent écrivain "Montana", en est un des scénaristes comme du Missouri Breaks de Penn-Brando-Nicholson.Tom Horn,personnage authentique,est un vestige du passé américain comme McQueen à cette époque est un has been du cinéma.Mais comme le second endosse bien la défroque du premier.Ce chasseur de primes sur le retour fait écho au célèbre Josh Randall,série télé qui propulsa l'acteur au premier plan.

         Tom Horn est embauché pour dissuader les voleurs de bétail.Il réussit plutôt bien mais la plupart des éleveurs finissent par le trouver encombrant.C'est au cours d'un procès bâclé que le pire se profile malgré la défense de quelques-uns.Les belles âmes voient dans Tom Horn,sa véritable histoire,titre complet très peu usité et que pour tout dire j'ignorais, un "vibrant plaidoyer contre la peine de mort" d'une téléramesque facture (à laquelle je souscris,rassurez-vous). Mais ce n'est pas mon impression tout à fait. J'y vois pour mon compte un des assez nombreux films-facteurs annonçant la fin du western,c'est vrai que Tom Horn n'a plus sa place malgré son idylle bien sous tous rapports avec l'institutrice.Nos beaux westerns ont vécu,parfois admirables, souvent brutaux, comme savait l'être cette époque à feu et à sang.Notre temps ne l'est certes pas,brutal,non?Pourtant que de coups de gueule humanistes et citoyens on peut lire partout.Sur le blog de la Comtesse aussi parfois.Ces coups de gueule ne sont pas toujours beaucoup moins hideux que ce qu'ils dénoncent.La démagogie ne touche pas que les éleveurs de l'Ouest.M'égaré-je dans cette chronique western?

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11 décembre 2011

Le cinquième élément

  Jeu cinéma cette semaine.Il s'agit de trouver un cinquième film.Plusieurs réponses possibles,pas forcément des oeuvres immenses...Et c'est une litote.Je pense que ce n'est pas trop difficile.Merci de répondre par mail.

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