14 septembre 2016

La fin du voyage

 AFFICHE

                                Jolie rentrée ciné sous le signe de la littérature avec Stefan Zweig Adieu l'Europe et une audience très satisfaisante pour ce film de l'Allemande Maria Schrader. Encourageant. L'ami Princecranoir en parle très bien, ce qui n'est pas pour me surprendre. Stefan ZWEIG, adieu l'EUROPE

                                Pas question ici d'un biopic de 3h30 sur le poète essayiste biographe romancier et c'est tant mieux, ce genre de films étant indigeste. C'est le thème de l'exil doublé d'une interrogation sur l'engagement de l'intellectuel, terme d'ailleurs récusé par Zweig, qui intéresse la réalisatrice. De 36 à 42 six épisodes de la vie de Zweig et de son épouse Lotte, allant d'un premier accueil sud-américain où le PEN CLUB souhaite un engagement plus clair quant à l'Allemagne jusqu'à la tragédie de Petropolis, Brésil, deux corps sans vie découverts par la caméra presque subrepticement, reflet dans la glace d'une armoire.

                               Zweig est une icône, une star des médias de l'époque. On le veut partout sur ce continent sud-américain. Lui, qui a déjà beaucoup voyagé en Europe et en Asie, a posé ses valises à Londres avant d'aller plus loin. Mais, sollicité de toutes parts, l'homme Zweig est fatigué, déprimé malgré la présence de Lotte et l'amitié jamais démentie de sa première épouse Fritzi. Le désespoir, les pulsions suicidaires qui ont parcouru tant de ses nouvelles rôdent. La mort était souvent viennoise dans cette belle littérature de la Mitteleuropa.Il est juste de dire que le Zweig qui arrive dans le Nouveau Monde est déjà une victime du conflit imminent, d'où le très beau titre français Adieu l'Europe car cette Europe qui fut celle de ce grand Paneuropéen, cette Europe est en voie de disparition. Son autobiographie, publiée après sa mort, s'appellera d'ailleurs Le monde d'hier.

                              Ces années sud-américaines, malgré son enthousiasme un brin exagéré pour le Brésil, terre d'avenir, ne lui apporteront pas la sérénité. Les critiques pour sa relative tiédeur, si faciles, les critiques, les multiples engagements mi littéraires mi mondains l'usent, New York, qui espère un moment l'accueillir, se révèle irritante et conformiste. Que sont ses amis devenus? L'espoir un instant caressé d'une guérison du monde, ponctué de ses innombrables lettres et interventions, n'empêchera pas l'inéluctable.

CinéQuai

                            Stefan Zweig Adieu l'Europe est un film magnifique, nanti de deux plans-séquences, prologue et épilogues, d'une  fluidité superbe. Et l'acteur autrichien Josef Hader impressionne par sa retenue, ses silences et ses regards. Comme ça peut être beau le cinéma. J'étais vraiment heureux, ce soir là, d'avoir pu aider à voir ce film. Tout autant je crois que les spectateurs qui ont largement témoigné de leur enthousiasme. Nous avons dans notre ville beaucoup de chance quant à la programmation. J'en remercie, avec d'autres, les responsables du CinéQuai.

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06 septembre 2016

Après tout c'est comme vous voulez...

                                ... mais qu'on en finisse avec ce sacré pianiste. 

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                                 Officiellement rebaptisé (Ne) tirez (pas) sur le pianiste à la suite du lobby de ces dames au coeur tendre, j'ai nommé Dasola, Celestine, Claudia, Dominique, Nathalie, ce film est la réponse 3. Bon, Mesdames, je peux baisser les mains maintenant? Les autres réponses sont dans l'ordre

Le pianiste

De battre mon coeur s'est arrêté

?

Johnny Guitar

Un Américain à Paris

Le port de l'angoisse

Shine (oscar 96 Geoffrey Rush)

Plumes de cheval (Chico Marx)

Ma vie avec Liberace

Gainsbourg, vie héroïque

Sonate d'automne

Casablanca

Les Aristochats

La leçon de piano

Le tour du monde en 80 jours

La pianiste

Merci pour le chocolat

En équilibre

Les plus belles années de notre vie (oscar 46 Fredric March)

Marguerite

Le samouraï

La légende du pianiste sur l'océan

Les demoiselles de Rochefort

Ray

Mahler

Amadeus

Music lovers (Tchaikovski)

Lisztomania

Ludwig/Le crépuscule des dieux

Ludwig van B.

                             Merci et félicitations à tout le monde. Médaille d'or à Dasola avec 22,5. Le ,5 c'est parce qu'elle a identifié les Marx Bros. mais pas le titre précis.

                             Question subsidiaire. Il s'agit d'identifier ce magnifique interprète sur lequel je vous demanderai, Mesdames,  "Ne tirez pas sur le pianiste"

 

 

                              

   

 

 

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02 septembre 2016

Les trentes pianos de septembre

  1. 2003-Adrien-Brody-pour-Le-Pianiste          
  2. de-battre-mon-coeur-s-est-arrete-2005-12-g
  3. 165944
  4. johnnyguitar04
  5. OsscarLevant_AmericanInParis
  6. to-have-and-have-not-1945-001-hoagy-carmichael-lauren-bacall-piano-scene-00m-ggs
  7. shine
  8. Piano

  9. Piano 1

  10. PIANO 2

  11. piano 2

  12. piano 1
  13. Piano
  14. -piano

  15. around-the-world-in-80-days-1956-best-picture-cameos-frank-sinatra-piano-player-cigarette-review

  16. la pianiste

  17. merci1

  18. equilibre

  19. best_years_of_our_lives

  20. marguerite-xavier-giannoli-L-SrSmkJ

  21. Cathy%20Rosier%20-%20Le%20Samouraï

  22. cap006

  23. film-les-demoiselles-de-rochefort2

  24. Ray

  25. 39519

  26. amadeuslead

  27. Lisztomania-lisztomania-30852240-1024-439

  28. Richard-Chamberlain-Music-Lovers-1970 (5)

  29. wagner

  30. beeth    Voilà trente claviers pour tous les goûts. Classique, jazz, chanson. Du fictif, du bio. Voulez-vous vous amuser en cette fin d'été à identifier les films? Certaines réponses sont très faciles à mon avis (1,3,4,12,13,23,26). D'autres plus coriaces. Merci de répondre par mail avec éventuellement un petit commentaire ici même. Bonne rentrée cinématographique littéraire et vendémiaire.

 

 

 

 

 

  

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05 juillet 2016

Ludique, aquatique, cinématographique

                     Y a des siècles que je n'ai pas proposé de jeu cinéma. En voici un, léger, estival, rafraîchissant. Si le coeur vous en dit jetez-vous à l'eau et proposez-moi quelques réponses en mail, svp. Certaines sont très faciles, la 1et la 5 par exemple, d'autres un peu moins. Quant à la 16 c'est un film qui n'existe pas. Merci. Et bonnes vacances à tous.

  1. A2
  2. A
  3. A3
  4. A4
  5. A5
  6. A6
  7. A8
  8. A9
  9. A7
  10. A10
  11. A12
  12. A11
  13. A13
  14. A14
  15. A15
  16. something3

 

 

 

 

 

 

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25 juin 2016

Dernières cinéphilies saison 2015-2016, Portugal, Pays-Bas, Palestine

AFFICHEMONTANHA

                              Premier film du Portugais Joao Salaviza, Montanha, habilement (?) sous-titré Un adolescent à Lisbonne est un film intéressant mais un peu trop sombre sur la difficile quinzième année de David, père absent depuis des lustres, mère exilée à Londres, grand-père mourant, grave échec scolaire. Les nuages s'accumulent sur l'avenir et la Lisbonne que nous donne à voir le metteur en scène n'arrange rien. Barres d'immeubles, terrains vagues, boîtes aux visages blafards sur fond techno no future, balcons suicidophiles. On est loin du Monument des Découvreurs et du pont Vasco de Gama offert à l'Atlantique. Depuis Antoine Doinel il est difficile d'avoir quinze ans au cinéma. Un gamin acteur prodigieux, sobre et sans caprices, plusieurs scènes magnifiques dont une ahurissante rencontre avec sa prof, constamment hors champ. Comment dit-on incompréhension en portugais? Je dirais, en cinéphile bourré de références encombrantes, Truffaut+Antonioni.

ROYAL+ORCHESTRA

                                La documentariste néerlandaise Heddy Honigmann a suivi le prestigieux Concertgebouw Orchestra d'Amsterdam sur une tournée mondiale. Royal Orchestra aurait peut-être plus sa place à la télé mais la recrudescence de documents sortant sur grand écran n'est pas pour me déplaire. Un violoncelliste et une violoniste dans une pâtisserie de Buenos-Aires. A Soweto les enfants tout sourire dans leur steel band accueille les musiciens. Un ténor bouleverse les canaux d'Amsterdam. Un taxi mélomane dans les rues argentines. Un vieux Russe solitaire rescapé des régimes horrifiques ému aux larmes. Tonique avec un zeste d'utopie, laissez vous bercer par la musique. C'est le jour.

AFFICHEDEGRADE

                                Huis clos brutal et fatigant pour le film des improbables jumeaux palestiniens Arab et Tarzan Nasser. Bande de Gaza, très compliquée, Israel, le Hamas, le Fatah, mais aussi les "bandes " de Gaza, des mafieux du coin qui ont eu la curieuse idée du rapt d'un lion du zoo. Une douzaine de femmes dans un modeste salon de coiffure, qui parlent, crient, et s'interpellent. La bande, sonore, celle-là, éructe de plus en plus de mitraillettes et d'explosions. Dégradé est intéressant, un peu dispersé avec trop de personnages. Mais ça n'est que mon avis.Kafka peut être convoqué, on ne risque pas de se tromper, tout étant possible là-bas, sauf peut-être la paix.

Ciné QuaiRideau sur la saison cinéphilique depuis septembre. A quelques-uns, en accord total avec la direction du CinéQuai, notre cinéma, oserai-je dire, nous avons essayé d'enrichir les programmes, avec des films venus aussi de Lituanie, Colombie, Italie, Suède, Roumanie, etc... Truffaut et Demy aussi furent de la fête. Merci à ceux qui nous ont soutenus. Une ville a le cinéma qu'elle mérite.

 

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12 juin 2016

Six cordes, vingt-quatre images/8/Crazy heart

                                                               Catégorie chanteur country vieillissant peu porté sur l'eau claire j'en connais au moins trois, Robert Duvall dans Tender mercies, Clint Eastwood dans HonkyTonk  man et Jeff Bridges dans Crazy heart. Avouez qu'ils ont de la gueule. A noter que tous trois chantent eux-mêmes dans ces road-movies un peu rudes, un peu tannés, et très fatigués. D'ailleurs je vous propose la chanson The weary kind (Du genre usé) du film Crazy heart que Jeff Bridges interprète avec beaucoup de conviction. Oscar cette année là pour le grand Jeff.

tender-mercies-16-x-21-ancienne-affiche-originale-francaise

Honkytonk_Man

affiche-crazy-heart

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14 mai 2016

A propos de Céline

AFFICHE_CELINE

                             Affluence satisfaisante pour Louis-Ferdinand Céline (Deux clowns pour une catastrophe) en ce lundi soir. Ce film a le courage ou l'inconscience de mettre en scène Céline lui-même, du jamais vu au cinéma, même pas en adaptation d'un de ses romans. Evidemment une soirée autour de Céline est toujours un peu risquée. Mais entre gens de bonne compagnie les choses se sont bien passées. Pour être un peu sérieux reconnaissons que dans ce genre de discussion nous étions tous des amateurs. Certains ayant un peu lu Céline ou au moins Le voyage..., personne n'ayant la prétention de connaître vraiment l'écrivain. Comme Joyce, voire Proust, Céline s'il est très connu n'est pas vraiment beaucoup lu. Je pense d'ailleurs que peu d'écrivains sont beaucoup lus, tout  simplement parce que la lecture se porte mal même si ce n'est pas sur nos blogs à forte connotation livres que ça se voit. Mais faut pas rêver, la vie est bien loin de nos écrits parfois.

                            Le film d'Emmanuel Bourdieu se fracasse sur le mythe et ne peut prétendre réussir. Mais c'était impossible. Bien que portant sur trois semaines seulement de la vie de Céline, l'identification de Denis Lavant au misanthrope en fuite au Danemark ne fonctionne pas vraiment. Au passif du film un Céline en surjeu par un Lavant tout en exagération, ce qui fait beaucoup d'artifices. L'écrivain n'éructait ni ne vitupérait autant, si ce n'est dans ses livres. J'ai mieux aimé Géraldine Pailhas en Lucette Almanzor-Destouches, mais plusieurs spectateurs l'ont trouvée nettement trop angélique et diplomate entre Céline et son admirateur juif américain venu "au secours" de l'auteur de Mort à crédit. Son look Simone de Beauvoir n'a pas non plus été particulièrement bien reçu.

                           Au crédit, à mon sens, de Deux clowns pour une catastrophe (l'expression est de Céline lui-même) une belle expression de sa paranoia, d'ailleurs justifiée car il risquait vraiment sa peau, et quelques belles scènes où l'antisémitisme humiliant se taille la part du lion, scènes semble-t-il authentiques. Drôlerie parfois (scène des baignoires, mauvaise foi évidente envers le pays qui, tout de même, s'il l'a embastillé ne l'a pas extradé). Bourdieu a eu aussi la curieuse idée de grandir physiquement Milton Hindus ce qui donne au duo vieux râleur-jeune ambitieux une allure quasi burlesque discutable. Quant au débat il fut intéressant même si nous manquions d'un véritable spécialiste de Céline, denrée assez rare en une ville moyenne. Mais nous avons tous essayé de ne pas trop dire de bêtises. Au moins ce film a-t-il été proposé, dans le cadre d'une action cinéma tout au long de l'année qui commence à porter ses fruits. C'était ma minute d'autosatisfaction. Après tout si on ne peut pas dire un peu de bien de soi-même...

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04 mai 2016

CinéQuai des Brumes ou des Orfèvres

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                                    La cavale d'un Juif presque nonagénaire en Amérique du Nord ne convainc qu'à moitié. C'est une cavale un peu particulière car il souffre de troubles de la mémoire et il recherche son tortionnaire d'Auschwitz, tout aussi âgé. Il a quatre suspects et un pistolet. Remember n'a pas vraiment séduit les critiques. Mon avis est que j'ai de loin préféré tout ce qui touche la fragilité mentale de Zev, souvent bien vue notamment dans ses rapports avec les enfants, ou dans quelques scènes relationnelles, hôtels, taxis, commerces. Mais ça se gâte sur le côté thriller, le cinéma de genre nécessitant une cohérence qui manque vraiment au film. Comment croire un instant qu'un vieux monsieur limite Alzheimer ne soit pas davantage perturbé par un tel périple et des rencontres aussi troublantes. Le film a néanmoins été assez bien reçu, la discussion intéressante bien que s'éloignant à mon sens du sujet, confirmant qu'il est difficile de tourner une fiction sur le thème de la Shoah, y compris sur un mode mineur et policier. Toujours un plaisir par contre de retrouver les grands seconds rôles, Christopher Plummer et Martin Landau, qui ont l'âge des rôles. Mais si vous n'avez qu'un film du Canadien Atom Egoyan cela pourrait être le bouleversant De beaux lendemains (1997), d'après Russell Banks, état de choc d'une bourgade après un drame de la route, un car scolaire, et des dizaines de victimes. Bouleversant est un mot faible.

Ciné QuaiUne rareté dans ma ville, un film du Taïwanais Hou Hsiao-hsien, The Assassin, dont les gens ont pour la plupart apprécié la beauté plastique. Je penche pour le joyau. D'autres en ont déjà si bien parlé que je vous laisse avec eux. J'aime cette interconnection et pour tout dire ça m'arrange parfois. Sont nominés Newstrum (The Assassin de Hou Hsiao-hsien : hiératisme du masque, cinéma de l’instant) et Princecranoir (the ASSASSIN). Leur nomination n'est pas une surprise.

                                 Oscar meilleurs film et mise en scène 2015, Spotlight possède le rythme et l'efficacité des classiques américains sur le monde de la presse, un genre en soi là-bas. Solide et bien documentée, l'enquête sur certaines monstruosités dans le diocèse de Boston se suit allégrément d'autant que Thomas McCarthy reste sur l'essentiel, à savoir le travail d'investigation journalistique. Il évite soigneusement de plomber l'avancée des gens du Boston Globe par les habituelles digressions sur leur "private life", si souvent présentes dans le cinéma dit de genre et les séries. Comme souvent le débat est double après un tel film. Sur le film lui-même, c'est souvent le plus intéressant à mon sens, et sur le sujet de société, les agressions sexuelles dans l'église, vaste programme.

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16 avril 2016

Je revisite ma Cinémathèque/La forteresse cachée(1958)

Ma Cinémathèque

                                 Mensonge. Je n'avais jamais vu La forteresse cachée, bien caché dans ma Cinémathèque. Je suis très porté sur le cinéma d'Akira Kurosawa dont on ne dira jamais assez l'influence sur le cinéma actuel. Cette histoire entremêle avec bonheur le film de samouraï ou de brigand, la nuance étant parfois faible, et la comédie truculente. Mais pour le cinéma japonais allez donc faire un tour chez l'ami Newstrum, c'est autrement étayé que dans cette rubrique qui encore une fois se veut plutôt légère et apéritive.

la-forteresse-cachee-affiche

                                 Un général (Toshiro Mifune bien sûr), une princesse très volontaire et deux hurluberlus dont George Lucas dit avoir imaginé R2D2 et 6PO d'après eux. C'est un formidable film  d'aventures très accessible, très amusant, et dont la scène dans le grand escalier mériterait d'être presque aussi célèbre que celle de Potemkine à Odessa.

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14 avril 2016

La poésie du jeudi, ?

Poésie du jeudi

                                Bon, d'accord, j'ai pas tout à fait joué le jeu cette semaine. J'espère qu'Asphodèle ne m'en tiendra pas rigueur. Quand c'est un peu moyen, la vie, quand l'horloge semble s'affoler, quand de quelque côté que l'on se tourne tout ou presque paraît rictus, quand les incandescences se font rares, il reste la Poésie. Je sais que le film est loin d'être un chef d'oeuvre absolu, il est seulement très plaisant. Maurice Jarre y est un peu lourd. On a pu accuser Le Cercle... de démagogie. C'est vrai qu'il n'est pas exempt de facilités ni de ficelles un peu voyantes, mais il m'avait touché. Je l'avais vu quatre fois en deux semaines lors de la sortie. Je n'étais pourtant plus de l'âge des élèves. J'étais de l'âge de Mr.Keating. Depuis je l'ai revu huit fois. Souvent j'y pleure encore un peu. Je suis parfois moqué pour ça. Ce n'est pas un film pour la Cinémathèque. C'est un film pour les coeurs. Allez! Debout!

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