23 février 2016

Géographie: Jersey City, New Jersey

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                                          Face à Big Apple voici Jersey City. Je sais, ça vous fait rêver. Moi aussi, des vacances à Jersey City... Deuxième ville de l'état mitoyen de New York, le New Jersey, la ville est complètement une banlieue comme tant d'autres. R.A.S. Mais voilà, Jersey City a donné naissance en septembre 1949 à un certain Bruce Frederick Springsteen. Bénie soit la cité de J.C.

                                         L'illustration musicale n'est pas du Boss mais d'un de ces innombrables folksingers repérés au hasard de la toile, personne en Europe n'ayant jamais entendu parler de lui. Ce monsieur a pour nom David W.Jacobsen et aurait des origines scandinaves que ça ne m'étonnerait pas. La chanson est extraite de l'album Footprints, si vous voulez mettre vos pas dans les miens.Alors rendez-vous pour ce Christmas in Jersey City? Ca vous laisse un peu de temps.

Rappel de l'itinéraire

 Aberdeen, Abilene, Albuquerque,Asbury Park,Atlanta,Atlantic City, Austin, Bakersfield, Baltimore, Baton Rouge, Berkeley, Biloxi, Birmingham,  Bisbee, Boise, Boston, Brooklyn,Cedar Rapids, Cedartown, Chattanooga, Cheyenne, Chicago, Cincinnati, Clarksdale, Cleveland, Dallas, Decatur, Denver, Detroit, Dodge City, Eugene, Flagstaff, Folsom, Fort Worth, Fresno, Galveston, Hoboken, Hopkinsville, Hot Springs, Houston, Jackson, Jacksonville, Jersey City, Joliet, Kansas City, Knoxville, Lafayette, Lake Charles, Lansing, Laramie, Laredo, Las Vegas, Leavenworth, Lodi, Long Beach,Los Angeles, Manhattan, Memphis, Mendocino, Miami, Milwaukee, Minneapolis, Mobile, Montgomery, Muscle Shoals, Muskogee, Nantucket, Nashville, Natchez, New Orleans, Oakland, Omaha, Oxford, Palo Alto, Philadelphie, Phoenix, Pine Bluff, Pittsburgh, Poplar Bluff, Portland, Postville, Rapid City,Reno, Roanoke, Rockville, Saginaw, St Louis, St Paul, San Antonio, San Bernardino,San Diego, San Jose, Santa Fe, Sarasota, Savannah, Shreveport, South Bend, Springfield, Statesboro, Tacoma, Tallahassee, Tampa, Texarkana, Toledo, Tucson,Tulsa, Tupelo, Tuscaloosa, Ventura, Washington, Wichita, Winnemucca, Youngstown, Yuma...

                        ...furent nos escales précédentes


18 février 2016

La poésie du jeudi, Allen Ginsberg

Poésie du jeudi

Hydrogen Jukebox

Opéra de chambre de Philip Glass

Livret d'Allen Ginsberg

Première partie/Chant 1

Eblouissement bleu de l'Eclair

Extrait de Le Cheval de Fer

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L’éblouissement bleu de l’éclair sature les plaines de l’Oklahoma,

le train roule vers l’Est

jette une ombre jaune sur l’herbe

Il y a vingt ans

m’approchant du Texas

je vis

une nappe d’éclairs

couvrir les quatre coins du Ciel

Hauts Silos à Fourrage dans brouillard gris-pluie,

damier de lumière au-dessus du ciel-toit

mêmes éclairs électriques au Sud

suivent ce train

Apocalypse prophétisée —

Chute de l’Amérique

signalée des Cieux —

Quatre-vingt-dix-neuf soldats en uniformes payés par le Gouvernement

pour Croire —

quatre-vingt-dix-neuf soldats fuyant la conscription pour un Job dans l‘Armée,

quatre-vingt-dix-neuf soldats rasés de près

et nulle part où aller sauf où on les envoie,

quatre-vingt-dix-neuf soldats qui voient l’éclair —

il y a mille ans

Dix mille Chinois marchant dans la plaine

tous soudain lèvent la tête vers le Ciel pour regarder la Lune.

Un vieil homme attrapant des lucioles sur son porche la nuit

regarde le Berger traverser la Voie Lactée

pour rencontrer la Tisserande…

Comment faire la guerre à cela ?

Comment faire la guerre à cela ?

Trop tard, trop tard

le cheval de fer fonce vers la guerre,

trop tard pour se lamenter

trop tard pour les avertissements —

me voici de nouveau étranger seul dans mon pays.

Allen Ginsberg (1926-1997)

                                     On ne dira jamais assez comme La poésie du jeudi nous ouvre les yeux et nous balade dans le temps et l'espace, parfois dans notre propre image, libres et disponibles, du plus classique au plus novateur, du plus serein au plus trouble. J'ai choisi cette semaine l'une des têtes d'affiche du mouvement beatnik, Allen Ginsberg. Guidé par le hasard comme fréquemment je suis tombé sur ces lignes extraites de l'opéra de chambre Hydrogen Jukebox (1990). Pour ce livret Philip Glass le grand compositeur et Ginsberg ont recyclé des Collected Poems  qu'il avait écrits dans les annnées cinquante et des textes contemporains de la création, fortement critiques (Première Guerre du Golfe).

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                                     Je ne suis pas un grand connaisseur de la Beat Generation, par ailleurs très souvent confondue en France avec le mouvement hippie et je n'en savoure pas tous les délires et les obsessions. Mais j'y trouve parfois des éclairs (titre du texte), des fulgurances, des zébrures qui me plaisent bien, me ramenant à une mythologie de l'Ouest, western, jazz, blues, rock, road, film noir, qui n'ont pas peu contribué à ma formation. Serez-vous, sur cet extrait un peu de mon avis?

                                     Je le fais souvent mais j'y tiens. Merci à Asphodèle sans qui ces jeudis seraient un peu plus sans surprise ni fantaisie.

 

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17 février 2016

La neige en deuil

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                                  Ce roman date d'une vingtaine d'années mais se passe en 1974. C'est la première fois que je lis Stewart O'Nan que je ne connaissais pas. Snow Angels, c'est une petite ville de Pennsylvanie, ordinaire, très ordinaire, très comme ailleurs.  Annie élève seule sa fillette et essaie tant bien que mal de se refaire une vie après une difficile séparation. Glenn, son ex-conjoint, n'a pas renoncé à sa famille et tente de vaincre ses démons en s'abandonnant à l'alcool et à la religion. En parallèle, Arthur, un adolescent timide dont Annie fut jadis la gardienne et qui aujourd'hui travaille dans le même restaurant qu'elle, découvre l'exaltation et les tourments d'un premier amour. Alors quand claque un coup de feu... Retour vers le passé, un passé assez récent dans la vie des protagonistes. Rien de bien exaltant, mais un roman attachant et qui pourrait être un peu nôtre.

                                Personne ici n'est bien dans sa peau, et ça ressemble terriblement à la vie parfois. Le jeune Arthur doit lui-même affronter la séparation de ses parents, des modestes eux aussi dont l'existence s'effiloche. Triste enfance au destin tragique. Triste lycée où la fanfare cache bien mal les désarrois et le début de ces putains d'addictions qu'il est de bon ton de ne jamais stigmatiser (j'en ai marre, de ne jamais stigmatiser personne). Jobs pas marrants pour les adultes au fast-food, en maisons de retraite, télé base-ball et canettes. Rassurez-vous c'est aux Etats-Unis et la belle, noble et vieille Europe, cultivée et tolérante, est bien sûr à l'abri de tout ça.

                               Des anges dans la neige est-il un roman désespérant? On n'en est pas très loin et la banalité même du décor et du quotidien donne à ce livre une grande force. Est-ce un bon roman? Oui, malgré un début un peu hasardeux qui peina à me harponner, il y a dans cette histoire tant de vie, de vie qui, encore une fois, s'effiloche, et tant d'humanité qu'il faudrait être anhumain pour ne pas s'y reconnaître, au moins un petit peu. La glace des étangs de Pennsylvanie reflète parfois nos propres doutes. Evidemment, on sort de cette lecture un peu...effiloché.

                                 Un film est sorti en 2007, adapté de Des anges dans la neige. Estampillé Sundance Festival, on n'a pourtant pas cru bon de le distribuer en France. J'aime mieux me taire.

 

 

 

 

 

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10 février 2016

Géographie, Roanoke, Virginie

                                             Tim Rose est célèbre pour quatre personnes en France pour sa version de Hey Joe, qui précéda de peu celle de Jimi Hendrix. Pour ce  dernier on connait la suite. J'ai un vinyle de Tim Rose. On doit se compter sur les doigts de la main. J'ai l'habitude. J'adorais en ces années 68 la voix rauque de Tim alors que Jimi me laissait de glace. Pourtant musicalement il n'y avait pas photo. Mort en 2002, il était né en 40 et l'on trouve de drôles d'infos sur la toile à propos de Tim Rose. Par exemple qu'il aurait été contacté par les Stones pour remplacer Brian Jones après le bain fatal de ce dernier.

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                                           Roanoke, Virginie, il me faut bien reconnaître que je n'ai rien à en dire. 100 000 habitants y vivent et c'est bien leur droit. Ah si! Sachez que la ligne de bus Metro Valley vous mène directement à Blackburg sans repasser downtown. Intéressant, non? 

 

06 février 2016

Pearl

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                             Un grand plaisir vraiment de voir un large public pour le ciné-débat de ce lundi consacré au document d'Amy Berg Janis. La génération seventies prédominait certes dans la salle mais pas que... Ce film retrace la trajectoire fulgurante, tant en intensité qu'en brièveté, de la jeune Texane attirée par le rêve californien. Témoignages de ses anciens complices de Big Brother and the Holding Company, extraits de lettres à ses parents, images de concerts, Monterey Pop, Woodstock, extraits d'interviews, le tout très bien équilibré, tellement plus fascinant que les laborieux biopics, davantage travaux des maquilleurs que des cinéastes. J'ai insisté dans ma présentation sur le fait que, ayant vingt ans à sa mort, j'avais surtout été sidéré de l'intrusion des femmes dans le monde du rock, biberonné que j'étais aux riffs des groupes anglais. Le rock? Une histoire d'hommes...jusqu'à Janis, pour pas longtemps, pour toujours.

                            Beaucoup d'interventions lors du débat. Manifestement Janis a touché les spectateurs. Je pense que le film rend bien l'ambiance des ces années folles sur la West Coast et que les descentes aux enfers y étaient pour certains presque inévitables. Les intervenants ont évoqué, c'était prévisible, l'écorchée vive à la sensibilité exacerbée, qui ne pouvait que vivre fort et pas longtemps. Bien sûr. J'avoue que cet argument si souvent brandi pour des personnages comme Janis Joplin me fatigue un peu. Quoiqu'il en soit, pour tous ces morts du sinistre club des 27 ans (Jones, Hendrix, Morrison, Cobain, Winehouse), l'essentiel reste leur musique. Tout ce qui est devenu mythologie finit par contre par m'agacer un peu. Exemple le plus connu pour nous Français: si vous aimez Morrison réécoutez les deux meilleurs albums des Doors, le premier et le dernier, The Doors et L.A. Woman, plutôt que d'aller le caresser au Père Lachaise.

P.S. Vu la semaine dernière L'étreinte du serpent, film colombien de Cirro Guerra sur le chamanisme au coeur de l'Amazonie, auquel se confrontent deux scientifiques. Un beau noir et blanc, long de deux heures durant lesquelles, seul au monde, je me suis, moi, confronté à un ennui certes très élégant mais ennuyeux. Les critiques presse sont tous dithyrambiques... Seul au monde, vous disais-je.

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29 janvier 2016

Sur l'épaule, à lui caresser les cheveux

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                               Tampa, Floride, 1942. Joe Coughlin est officiellement retiré des affaires. Troisième volet de la saga Coughlin Ce monde disparu n'a pas l'ampleur du premier épisode Un pays à l'aube. (Le roux et le noir) C'est pourtant un très bon roman noir, centré sur un thème précis, la mort, ou, tout au moins, la grande difficulté pour un gangster de rester en vie. C'est pas simple, parfois, de rester en vie. Joe a laissé le pouvoir à Dion Bartolo, alliance irlando-italienne surprenante, dont on comprend assez vite qu'elle n'aura qu'un temps. L'ombre lointaine de Lucky Luciano, emprisonné mais puissant, plane sur cette histoire. Et l'on sait notamment depuis le film de Francesco Rosi, l'ambiguité des services secrets américains lors de la libération de l'Italie et le rôle du célèbre gangster.

                             Mais Dennis Lehane sait jouer aussi des scènes intimes et familiales. Comme d'autres bandits, Joe a un fils qu'il élève seul. Or, les mafiosi veulent le meilleur pour l'éducation de leurs enfants. Et ce n'est pas sans états d'âme que Joe Coughlin se résout au meurtre d'un père de famille de son âge. Mais certaines choses ne peuvent rester impunies et tant pis pour les dégâts collatéraux même s'il y parfois erreur dans la distribution (de pruneaux). De belles idées dans cette sombre histoire où Cuba constitue un enjeu, un repli, un Cuba sous Batista bien avant Guevara et Castro, mais avec la participation du "grand" mafieux Meyer Lansky. Par exemple l'un des patrons du crime qui malgré deux somptueuses suites dans les palaces de Floride, reçoit, entouré de sa garde prétorienne, sur un bateau au milieu du fleuve. Rude métier qu'exercent ces gens là, à se méfier de ses amis bien plus que de ses ennemis. Mais ça c'est valable aussi dans d'autres domaines.

                            Le tome précédent, Ils vivent la nuit, est en cours d'adaptation ciné. Ben Affleck y porte deux casquettes.Celui-ci devrait suivre. De toute façon chaque livre se dévore très bien à l'unité. Vous y retrouverez différentes façons de mourir, le calibre, les requins, les accidents malheureux. Un point commun:jeune. Car n'est-elle pas là, la camarde, "sur l'épaule, à lui caresser les cheveux".

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23 janvier 2016

Deux mâles en pitres

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                                Après avoir aimé La promo 49 Deux comédiens m'a déçu. Assez (mais jusqu'à quel point) inspirée du duo Jerry Lewis et Dean Martin, transposée dans les seventies,  cette histoire concoctée par Don Carpenter qui fut lui-même scénariste pour la télé américaine m'a considérablement ennuyé. Manifestement Don Carpenter règle ses comptes. Certains critiques ont aimé cette férocité, ces claques au système. A mon avis les moeurs d'Hollywood y sont pourtant brocardées sans véritable fantaisie, abondantes en sniffs et orgies, cuites et excès de vitesse, l'ordinaire... Personnages vains l'un comme l'autre, les deux comiques du roman ne m'ont pas intéressé, encore moins touché, et l'émotion vraie jouée sur la partition modeste de La promo 49, joli choral d'une génération, semble avoir été écrite par quelqu'un d'autre. Ici toutes des bimbos décervelés, tous des secoués de la poudre, tous des obsédés du compte en banque. Du temps perdu. Ca donne envie d'écouter le vrai Dean Martin chanter, ce qui est aussi du business mais au moins, de première classe.

                                On le sait Hollywood a souvent molesté les écrivains cachetonnnant côté ciné télé (Faulkner étant le plus célèbre mais pas le seul). Ceci explique donc cela. Cependant je crois que j'accorderai une troisième manche à Don Carpenter car son roman Sale temps pour les braves est, à ce que j'ai lu, ce qu'il a fait de meilleur. Don Carpenter s'est suicidé en 1995. Malade et dit-on, ne se remettant pas du départ volontaire, lui aussi, de son ami le grand mais allumé Richard Brautigan. Soyons clairs, nous ne sommes pas avec ces écrivains dans une association de tempérance.

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27 décembre 2015

Derniers films 2015

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                                 En vrac quelques mots sur quelques films vus en décembre. Le dernier ciné-débat 2015, presque hasard, portait sur le Macbeth de Justin Kurzel avec Fassbender et Cotillard. Ayant un peu vécu avec Shakespeare pendant quelques mois c'était l'estocade pour en finir (momentanément car on revient toujours à Shakespeare). Moyennement apprécié du public et de moi-même ce flot de sang écossais, hypertrophié d'hémoglobine et de ralentis, a le mérite de restituer le texte dans un fracas d'armes parfois plus proche de Mad Max que de Welles ou Kurosawa. Pourquoi pas?

                                Le très dithyrambé (une hérésie linguistique) Fils de Saul du Hongrois Laszlo Nemes m'a paru plus bruyant que vraiment brillant mais il semble que je sois l'un des seuls à trouver ce film surestimé. Ou une relative claustrophobie m'a-t-elle disqualifié pour cette oeuvre?

                                Le premier film guatémaltèque de ma carrière de cinéphile, Ixcanul (Le volcan), de Jayro Bustamante, est une jolie réussite. Miracle, je n'étais pas seul dans la salle pour apprécier ce film presque documentaire qui nous éclaire sur ce sous-continent centraméricain si méconnu. Sur un thème archiclassique, une jeune fille veut fuir sa condition et gagner la ville, c'est une belle incursion surtout sur les rapports des paysans avec la nature et leurs croyances bien éloignées de notre eurocentrisme.

                                 Spielberg bon crû avec Le pont des espions, tendance Guerre Froide, mais distancié, avec l'humour qui n'est pas chez John le Carré par exemple. Et cet incorrigible Steven nous emporte comme le faisait Frank Capra. D'ailleurs Tom Hanks n'est-il pas l'honnête homme, voire un peu naïf, comme l'était James Stewart? Sur ce film Le PONT des ESPIONS est le très bon article de Princecranoir. Et Derrière le mur est celui, tout aussi intéressant de Martin 1001 bobines.

                                 Francofonia, le Louvre sous l'Occupation, nest pas comme on le croirait l'affrontement-amitié de deux hommes de culture dans le Paris de la guerre. Alexandre Sokourov  et sa mise en scène si personnelle et qui peut ne pas plaire nous invitent à une réflexion sur la place de l'art dans l'histoire. Souvent austère, ne craignant pas les chocs spatio-temporels, déstabilisant, ce film remarquable d'intelligence et d'originalité a cependant à mon sens l'inconvénient d'officialiser en quelque sorte la scission du cinéma contemporain, divisant le public en deux parties. A noter que les deux parties sont d'inégale taille. J'étais seul pour voir Francofonia.

                                 Seul par contre je n'étais pas lors de Star Wars,le réveil de la force. Vu avec mon fils et son fils de neuf ans, ce qui est normal quand on sait l'importance de la filiation dans la saga. L'aventure se poursuit donc et je suis content d'en être, un peu perdu au début, mais vite remis en selle par tous ces personnages et J.J.Abrams est un parfait successeur de Maître Lucas. Beaucoup de bruit pour...quelque chose de pas mal du tout. Dès le début 2016 je reviendrai et une bonne année je vous souhaite.

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22 décembre 2015

In the name of rock/ Kathy

                                   La chanson de Kathy, quelque part sur l'historique album The sounds of silence, comme cette chanson est simple, et comme j'ai conscience de radoter. Mais comme elle est belle cette chanson de Paul et Art, maîtres absolus de ma jeunesse. Et comme ce prénom ou ce diminutif  est banal à peine auréolé d'un parfum midsixties, celui de mes quinze ans. Et que de ballades pour Kathy, Katherine ou Kathleen, auxquelles je me suis associé et qui savent encore toucher mon coeur et le faire rêvasser. Ces Kathy m'ont bien oublié et vice-versa, mais les cordes d'une guitare chantent toujours la mélodie des années tendres, du lycée de Compiègne et des forêts du Valois, où déjà je nervalisais* laborieusement, pensant à la fille du notaire. C'était un temps déraisonnable... Ce  billet ne convoque pas la nostalgie, je me suis seulement dit, pensant à certaines, que peut-être elles aimeraient écouter ça. C'est totalement dispensable, bien joli cependant.

* Pardon mon Gérard

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15 décembre 2015

Géographie: Hoboken, New Jersey

Hoboken

                                             Face à New York Hoboken fait pourtant partie du New Jersey. On en parle un peu en ce moment car y naquit il y a juste un siècle Francis Albert Sinatra. Quel bonheur que d'écouter Frank Sinatra dans la plupart de ses disques. Et tout le reste on s'en fout. Non? Mais voilà, bien qu'il ait débuté avec un groupe vocal nommé Hoboken Four je n'ai pas trouvé trace d'une chanson intitulée Hoboken. Je me suis rabattu sur un truc d'avant avant avant, et encore avant, le Hoboken Baby de Pat Boone, rengaine de 1955, un sha la la wap doo wap qui ne devrait pas vous surmener. Mais incapable d'en rester là je vous ai joint une vidéo d'une toute autre trempe, un de mes titres favoris de Frank, auquel je devrais consacrer une conférence en février ou mars.

                                           Il s'agit de Learning the blues (1957) mais personne n'a besoin d'apprendre le blues. Il vient tout seul comme le chante Frankie " Tables are empty, dancefloor deserted,you play the same love song, that's the tenth time you hear it". Réédité en une belle compilation The crooner goes to jazz avec les classiques All of me, Sweet Lorraine, I've got you under my skin,etc...