16 septembre 2013

American teaser

Mois américain

                                             Chez Noctembule http://22h05ruedesdames.wordpress.com/ le mois d'octobre sera américain. Très intéressé je vous proposerai dès le 1er octobre le meilleur livre que j'aie lu depuis,depuis,depuis... très très longtemps. Le billet s'appelle On ira tous aux parasites.

                                             Et pour fin octobre en Lecture commune avec La jument verte de Val le livre de Sylvia Plath La cloche de détresse.Si cela vous tente...

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14 septembre 2013

Géographie: Montgomery, Alabama

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                         Montgomery,capitale de l'Alabama est une ville importante. Pas seulement parce que Nat King Cole y naquit en 1919 bien que la vie sans Nat King Cole eût certes été moins belle. Pas seulement parce que Hank Williams y donna son ultime concert à 30 ans avant de mourir dans un taxi. Surtout parce que le 1er décembre 1955, dans un autobus de la ville, Rosa Parks refusa de céder son siège à un Blanc. Il y a des jours comme ça...Bien de l'eau a coulé et la chanson de John Prine, Angel from Montgomery, est ancienne maintenant. Sur de récentes vidéos de John  on entend à peine sa voix.Alors j'ai rajouté la plus belle chanson sur l'âge et le temps, le Hello in there de ce même John Prine.Old friends de Simon et Garfunkel et Father and son de Cat Stevens me font pleurer presque autant, médailles d'argent et de bronze catégorie larmes. Et puis,avec le temps,voulez-vous que je vous dise? Ca s'arrange pas.

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http://youtu.be/eXqFFfVpnhQ    Angel from Montgomery  John Prine

http://youtu.be/RfwGkplB_sY    Hello in there  John Prine (dédiée à Celestine)

30 août 2013

La dame du Michigan

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                    Athalie A les lire , déjà lectrice de quatre romans de Laura Kasischke, a partagé avec moi La vie devant ses yeux,une première pour moi que cette auteure américaine très présente sur les blogs littéraires. On parle beaucoup de Laura Kasischke ne serait-ce que dans le dernier Télérama qui m'apprendra au moins que ça se prononce Kasiski. Ah Télérama! Pardon. Bof! Voilà déjà un premier élément de ma chronique. Diana, une housewife pas desperate, avec un mari enseignant en philo, une petite fille modèle et un mi-temps comme prof de dessin.Quelque part dans le Middle West. C'est bien le Middle West et pour le lecteur français ça reste un peu indéterminé, alors on se le fait, son petit Middle West, à l'ouest du centre, au centre de l'ouest,dans une région moyenne et que des centaines de romans et de films ont fini par stéréotyper dans le rôle de l'Amérique profonde. Un zeste d'américanophobie l'accompagne parfois, ce lecteur hexagonal, à mon avis. J'ai dit parfois. Je pense souvent.

                 Sans que ce soit explicitement conté on a vite compris que Diana a été vingt-cinq ans plus tôt traumatisée par un drame au lycée. Et ces drames sont tellement américains,typiquement,à en reproduire les pires gestes comme usuels. Kasischke fait éclater la chronologie mais de cela non plus je n'ai guère été charmé. Ces ruptures dans la narration n'ajoutant rien à l'inquiétude qui devait sourdre en moi, moi lecteur, au demeurant peu concerné,j'ai lu, parcouru serait plus juste La vie devant ses yeux sans la moindre émotion. Ceci ne signifie pas que j'ai bâclé cette lecture, simplement que le roman ne m'a pas captivé,pas capturé pour que mon coeur se mette à la chamade,au moins un peu. La quatrième de couv. qualifie le roman de critique cruelle de l'Amérique petite-bourgeoise. Tellement moins impresssionnant qu' Elephant le film de Gus Van Sant qui, il est vrai, n'est pas dans le même registre. Ca encore,ce n'est pas grave,mais La vie devant ses yeux me semble bien peu innovant et bien peu motivant à aller plus profond dans l'oeuvre de Laura Kasischke. Souvent évoquée, la touche de "fantastique quotidien" m'a laissé froid. Constat un peu sévère,sûrement, mais Madame Kasischke est tellement encensée par ailleurs. Par exemple dans Télérama.

                 La vie devant ses yeux est aussi un film dont j'ignorais l'existence. Le metteur en scène m'est tout aussi inconnu. Uma Thurman en est l'interprète. En voici la bande-annonce. http://youtu.be/sPN1lR8R6JY

 

         

 

 

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28 août 2013

Les belles de Cain ou plus fatales tu meurs...

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                                  Tu meurs de toute façon à fréquenter l'univers en noir et blanc sorti de l'imagination de James Cain.Ne pas se poser devant ces deux belles garces le sempiternel dilemme de l'adaptation d'un livre pour le cinéma.Qu'est-ce qu'on s'en fout de tout ça quand on a seize ans et qu'on découvre les  films à la télé.Mais le peignoir de Barbara Stanwick dans Assurance sur la mort le dispute au short de Lana Turner dans Le facteur sonne toujours deux fois pour ce qui est de mes émotions.J'en tremble. Alors pas d'exégèse pointue ni de digressions savantes pour ces deux oeuvres au noir, maîtresses et d'anthologie. Pas d'analyse du style Billy Wilder ou des musiques si bien orchestrées pour ces drames annoncés. Que du coeur battant,brut, que du souffle court, que du moite...

Double Indemnity 1944 Trailer Billy Wilder

Le facteur sonne toujours deux fois - Trailer



                                  Et vous, comme disait Woody Allen à propos d'une autre actrice et de son collant, vous vous verriez bien réincarné en peignoir de Barbara ou en short de Lana? Oh,qu'est-ce que j'ai chaud,moi...Bon, revenons à la littérature, c'est plutôt des bouquins à avoir dans la poche,bien écornés,bien fatigués,de père en fils.

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26 août 2013

Ol' Man River, de boue et de sang

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                             Voilà un roman de type plutôt traditionnel qui a obtenu un vif succès en Amérique.Avec Hillary Jordan on retrouve le Sud,celui d'Erskine Caldwell bien que la vie évoquée soit ici un peu plus tardive. Sans la truculence paillarde du Petit arpent du bon Dieu ou de La route au tabac. Mais avec autant de racisme, de violence et de boue. Le titre original Mudbound est à ce titre plus explicite. Henry et Laura cultivent une petite ferme dans le Mississippi. Autour d'eux une famille de métayers noirs, les Jackson dont le fils Ronsel vient de rentrer de la guerre en Europe ainsi que Jamie, le frère de Henry,de presque vingt ans plus jeune,plus jeune d'une guerre on va dire.Et puis Pappy,leur père qui vit dans la très modeste maison,vieux grigou adepte du Klan.Et un monde souvent féroce pour les noirs dans ce Sud peu enclin au mélange des genres, féroce aussi pour ceux qui ne détestent pas assez les descendants d'esclaves.

                      Mississippi, classiquement, donne la parole alternativement aux principaux protagonistes. On a souvent vu ça. L'histoire se déroule, un peu trop attendue cependant, vers le drame inévitable, sans forcément trop de vraisemblance.Les retours de guerre sont difficiles,ça aussi c'est un passage à peu près obligé dans ces romans américains ruraux où la réadaptation est chose presque impossible. La traduction fait parler les noirs petit nègre. Je n'ai jamais aimé ça bien que ça soit logique dans ce type de récit .Ces inconvénients n'empêchent pas une histoire rondement menée à laquelle on peut prendre plaisir. Pourtant il me semble que Gérard Collard, le célèbre libraire qui donne son avis un peu partout et n'exprime que lui-même, il faut le dire et le redire, s'enflamme un peu beaucoup tout comme les jurys littéraires américains quand ils parlent d'un des romans de la décennie. Je n'irai pas si loin et Dédale de Biblioblog, lui ,va encore moins loin.

Robert Johnson - Dead Shrimp Blues

                          Dernière perfidie de ma part envers ce livre qui m'a pourtant plu mais ne laissera guère de traces:pour la vie dans le Delta n'importe quel vieux blues m'en conte beaucoup plus en trois minutes. Par exemple Robert Johnson avec ce Blues de la crevette morte.

http://www.biblioblog.fr/post/2010/08/02/Mississippi-Hillary-Jordan

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14 août 2013

Et la Comtesse a regretté

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                             Pavé de bonnes intentions,mon chemin a croisé celui de Brize.Encore fallait-il que je trouve un bouquin de plus de 600 pages,c'était la règle du jeu. Un bon roman d'Irvin Yalom en Livre de Poche,budget raisonnable,ferait l'affaire.Le seul livre, par moi lu, de cet auteur était le formidable Et Nietzsche a pleuré  Divan viennois:ainsi pleura Zarathoustra Sûr,j'allais me régaler et me pourléchais les babines à l'idée d'avoir suivi celle de Brize (d'idée).Mal m'en a pris,la potion m'a semblé insipide et toc. La déception est à la hauteur de l'attente.

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                                    Deux choses essentiellement dans ce roman:des consultations chez le psychanalyste et des pages et des pages sur le poker.J'en baille encore à me demander ce qui m'intéresse le moins.Et pourtant comme j'avais aimé la fiction de Yalom,si bien écrite, et si fertile,cette rencontre entre le Dr Breuer, mentor du jeune Sigmund Freud, et Nietzsche, par l'intermédiaire de Lou Andreas Salomé. N'y pensons plus.Pour ce Mensonges sur le divan point besoin de ne plus y penser, c'est déjà dans les limbes de l'oubli,tellement refoulé dans ls replis de mon moi profond,enfin mon moi profond c'est un peu ampoulé, disons mon moi tout court.

                                    Alors qu' Et Nietzsche a pleuré, ancré dans Vienne et ma chère Mitteleuropa,touchait son lecteur au coeur et à l'âme en recréant l'ambiance de la préhistoire de la psychanalyse, émouvante et ludique, on s'ennuie ferme dans cette Californie d'executive women, de psychiatres douteux,de joggers insipides, de businessmen surbookés. Longues conversations au fil rouge souvent libidineux, pensions de reversion faramineuses. Aussi intéressant pour moi qu'une série télé formatée, Mensonges sur le divan m'a surtout donné envie d'une bonne sieste à l'ombre, et aussi de demander à Brize le remboursement de mes 8.60 Euros. Tiens,j'ai une petite fringale de galets, de caillous. Halte au pavé.

 

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03 juin 2013

Fitz au Ritz

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               Avec l'éternel retour du sémillant Jay Gatsby j'ai eu l'occasion de lire quelques nouvelles de Fitzgerald.Il y en a presque trop dans ce recueil de 27 textes dont le plus célèbre donne son nom à l'ouvrage.Elles ne m'ont pas toutes séduit outre-mesure. J'avais pourtant envie de m'enflammer sur les jeunesses perdues de Scott,de Zelda et de moi par la même occasion.J'ai presque peiné à m'intéresser à certaines de ces chroniques d'une jeunesse étudiante puis adulte,à tous ces personnages qui d'ailleurs se croisent dans un univers un peu frelaté d'aisance et de conformisme.Mais rien n'est si simple avec Scottie et quelques textes sortent du lot malgré tout.

             A travers cette inégalité qualitative j'ai cependant découvert cinq ou six pépites où l'émotion affleure en quelques dizaines de pages.Le plus souvent tout semble terriblement autobiographique dans ces lignes,Fitzgerald a surtout écrit sur Scott et Zelda. Dans ce moments j'ai retrouvé la grandeur et la douleur de The great Gatsby et Tendre est la nuit,les deux incontournables qu'on aurait tort de contourner.

             Retour à Babylone s'avère bouleversant et explore le très "people" Paris des écrivains américains de l'entre-deux guerres. Charlie Wales a vécu quelques années folles entre Ritz et Montparnasse avec sa femme Helen et sa petite fille.Krach et crises aidant la vie est devenue plus difficile.Revivra-t-il avec sa petite Honoria,pour l'heure sous la tutelle de la soeur de son épouse décédée?Cette nouvelle touchera tous les pères,sans grandiloquence et pathos.On s'en doute, l'alcool coule allégrément au long du recueil, dans Un voyage à l'étranger par exemple où un jeune couple très glamour,ça rappelle quelqu'un,est confronté lors de  ses escales européennes à un autre couple,en fait eux-mêmes,un peu plus vieux.Effrayant.

Fitzgerald

             La lie du bonheur est une énième variation sur le malentendu amoureux qui conduit l'homme et la femme à sacrifier leur félicité au souvenir .Souvent le monde dépeint par Fitz nous semble privilégié.L'est-il vraiment,je n'en suis pas certain.Sans nul doute par contre,et même si cet ensemble se révèle disparate et frise parfois le ridicule,ce monde s'avère d'une immense fragilité où l'on a vite fait,très vite fait,de perdre la santé,voire la raison,voire la vie.Parmi les dernières nouvelles,très brèves,j'ai aimé surtout La mère d'un écrivain,quatre pages où une vieille dame meurt en confondant son fils,auteur,avec un duo de poétesses bon marché. Splendide humiliation.Et aussi Trois heures entre deux avions,brèves retrouvailles  de Nancy et Donald,plus de vingt ans après une amourette d'enfants,en fait une méprise.Et qui se termine par cette désespérance "Donald avait pas mal perdu au cours de ces quelques heures entre deux avions,mais étant donné que la seconde moitié de la vie est un long processus d'abandon de certaines choses,cet aspect-là de son expérience n'avait pas probablement pas d'importance."

        Désespérant,je vous l'avais dit,surtout que la deuxième moitié de la vie,pour Fitzgerald,commença à 21 ans.Paradoxalement le dernier texte,La fêlure,qui traite de l'impuissance créatrice qui saisit Fitzgerald assez rapidement m'a laissé de glace,malgré cette belle métaphore,"J'avais le sentiment d'être debout au crépuscule sur un champ de tir abandonné,un fusil vide à la main".C'est pourtant une phrase qui s'applique à toute panne.

          

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02 mai 2013

Géographie: Rockville, Maryland

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   Don't go back to Rockville http://www.deezer.com/track/3154035

             Rockville,du moins le Rockville de R.E.M., un titre déjà ancien, se situe dans le Maryland,petit état du Nord-Est peu visité jusqu'ici par notre vieux bus trans-Am. Une seule cité est très connue de cet état, Baltimore, que nous évoquâmes jadis.Aucune importance puisque de toute façon la bande à Michael Stipe,alors avec des cheveux,si,si,nous conseille de ne plus y remettre les pieds.Pieds,que pour notre part,nous avons toujours soigneusement tenus éloignés de Rockville.

           Si vous trouvez que cette rubrique s'essouffle vous avez mille fois raison.L'histoire du rock,et autres bêtises genre blues, folk, jazz et country, elle, heureusement,ne souffre pas d'insuffisance respiratoire chronique restrictive (pardon pour la défo. pro.). Les quatre Georgiens de R.E.M. maintenant séparés nous ont laissé pas mal de pépites et quelques leçons.Je préfère les pépites.

 

 

03 avril 2013

Géographie: Cedartown, Georgie

WaylonJenningsCedartownGeorgia   http://youtu.be/XFpwBisvC3c Cedartown Waylon Jennings

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                Cedartown est une petite ville de Georgie d'environ 10 000 habitants dont je ne sais trop que vous dire.C'est que notre road and music movie tire manifestement à sa fin.Notre vieux et légendaire bus Greyhound est presque hors d'âge.Il va falloir rentrer à la maison. Allez,encore deux,trois destinations et je vous laisse.En attendant, Waylon Jennings,l'une des légendes parmi les "countreux" des Etats-Unis,nous narre ses mésaventures à Cedartown.Il s'agit d'une murder ballad,sous-genre de la country music,pleine d'outlaws,de gunfighters et de potences.Mort en 2002,il avait fait partie du super groupe,quelque peu artificiel,c'est vrai,des Highwaymen avec Johnny Cash, Willie Nelson et Kris Kristofferson.

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                La photo représente le Big Spring Park Bridge de Cedartown,ce qui,avouez-le,vous fascine particulièrement.Je n'en attendais pas moins de cette bonne ville georgienne.Très bientôt,les rues en pentes,le Golden Gate,les souvenirs de Laurel Canyon,le flower power,etc.. nous accueilleront pour un dernier billet d'au revoir avant notre rapatriement en Picardie.J'essaierai d'écrire un texte plus personnel pour expliquer en quoi cette musique a tant compté pour moi.J'en connais qui comprendront.

 

26 février 2013

Blues is here to stay

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           Vieux de 40 ans ce bouquin sort enfin en France.C'est,je pense,une référence pour les amoureux de cette musique si belle et si méconnue ici.Nous en sommes pas en présence d'une encyclopédie qui compilerait les innombrables musiciens qui ont participé de près ou de loin à la naissance et la croissance du blues,des blues,devrais-je écrire.Ce n'est pas non plus un traité de musique sur les gammes mineures,le shuffle I-IV-V,ou les paroles assez conventionnelles à base de road again et de feeling blue.Non,c'est plutôt un voyage sur les chemins du blues et du early rock qui s'attarde sur le destinées musicales de quelques musiciens,pas forcément les plus connus,à l'exception de Muddy Waters et Howlin' Wolf.

         Particulièrement intéressants sont les chapitres sur deux maisons de disques,mythiques s'il en est,Sun Records et Chess Records.Sun,sous l'influence de Sam Phillips,enregistra nombre de bluesmen régionaux à Memphis,puis un jour signa le disque 209,d'un jeune camionneur né à Tupelo.Ce disque devait changer le monde,et le label jaune nanti de onze rayons de soleil allait conquérir la planète. Sam Phillips venait de découvrir Elvis Presley,illustrant ainsi la grande cohérence beuglée dans bien des morceaux de blues "Blues had a son and his name is rock'n'roll".

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             Chess Records, Chicago, est le label des frères Leonard et Phil Chess. Exploitants de clubs jazz plus ou moins douteux où la musique n'était que l'activité la plus légale,ces businessmen créèrent Aristocrat qui devint Chess Records et signa,excusez, Muddy Waters, Howlin' Wolf, Sonny Boy Williamson, Buddy Guy,avec un son de plus en plus électrique.Puis les seuls rockers noirs, Bo Diddley et Chuck Berry.Avec l'omniprésent grand contrebassiste et compositeur de blues Willie Dixon,a qui l'on doit My babe, Hoochie coochie man, Spoonful, You can't judge  a book by the cover.Un certain Keith Richards,à la question "Vos influences?" répondait "Tout ce qui sortait de chez Chess". Avec cet astucieux logo jeux d'échecs.

           Alcool, errance, précarité, prison furent les principales cases du jeu de l'oie des bluesmen,parfaitement évoquée par Peter Guralnik.Pour quelques gloires,et encore furent-elles tardives comme Muddy, John Lee Hooker, B.B. King,combien de ces formidables musiciens sont-ils morts misérables et fauchés?Grâce à ce bouquin, quelques-uns parmi les plus ignorés auront-ils au moins un peu de reconnaissance. Par exemple les deux oubliés de tous,y compris de moi-même, Robert Pete Williams,un des maîtres du Delta Blues et Johnny Shines,un compagnon de route du diable en personne,Robert Johnson.La troisième vidéo,elle,est tout simplement considérée par la Faculté du Blues de Beale Street, Memphis, Tennessee, comme le panthéon du blues acoustique,catégorie artisanale.Qui a dit "très artisanale"?

        

Robert Pete Williams - Old Girl At My Door

 
 
 Picture 26  http://youtu.be/Jkz2jz2sxtE   Prison cell blues
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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