22 décembre 2013

Hommage à la littérature... (Ou passions conjuguées)

                                         ... et aux bibliothèques, ces merveilleux établissements où l'on se prend à rêver qu'on est dans les rayons, qu'on est Goncourt, qu'on est Nobel, mais surtout qu'on est lu. Sur la blogosphère aussi certains nous lisent. Pas si mal. Pas si mal non plus la Librarian de My Morning Jacket. Tant qu'il y aura des folkeux... J'sais pas pourquoi, il me semble ne jamais avoir autant aimé ces musiques. Ont-elles tourné pourtant depuis mon Teppaz, l'émotion, la beauté. Ai-je moi aussi aimé une Bibliothécaire? Ca commence à faire loin. Justement c'est peut-être ça, ce putain de temps...

 

 

 

 

 

 

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08 décembre 2013

Quatre étoiles

Elvis Presley - Heartbreak Hotel

CHRIS ISAAK - Blue Hotel

Eagles, The - Hotel California (acoustic with Eric Clapton)

Leonard Cohen Chelsea Hotel #2 Live

Frank Sinatra - There's A Small Hotel (Miss Kittin)

GRAND HOTEL  PROCOL HARUM

                                                               En ce dimanche que j'ai souhaité musical au moins six hôtels au monde  ne ressassent pas l'insipide fond sonore habituel. La clientèle,vous le voyez,y est prestigieuse. On se retrouve dans le hall?  Je consulterai ainsi successivement à l'Hôtel des Coeurs Brisés, enregistré pendant les 18 mois où Elvis fut bon ,mais très très bon .Puis à l' Hôtel Bleu avec Chris et au célébrissime Hotel California où cachetonnent Eric et les Aigles. Ensuite le Chelsea Hotel, pas rigolard rigolard (I remember you well) mais où il y a du beau monde, Leonard et le Bison. Frankie fait le boeuf dans un Petit Hôtel pas loin et nous terminerons dans une suite du  somptueux Grand Hotel (Our fortunes speed and dissipate, serenades and sarabandes) des génialissimes musicos de Procol Harum, le plus grand malentendu de l'histoire du rock,qui n'en manque pas, de malentendus. Tout le monde en est resté à A whiter... Alors que P.H. a enregistré une quinzaine d'albums fabuleux. Bon si je me lance là-dessus je vais être désagréable.

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22 novembre 2013

Next stop, Greenwich Village

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                                                     Enfin un film dont j'aurais aimé être. Mais  Le Ranch sans Nom  et  Princécranoir en ont déjà parlé et très bien. Alors allez y faire un tour pour peu que le folk américain vous intéresse. Je n'ai rien à rajouter, ces gars-là sont passionnés comme moi et comme ils ont dégainé plus vite je vous laisse avec eux.Je me contenterai de quelques mots sur le bouquin qui a inspiré le film des Coen Brothers.

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                                             The mayor of MacDougal Street dont le titre français,super, est Manhattan Folk Story, raconte l'ascension du folk à Greenwich Village, New York City début des sixties, à travers la carrière de Dave Van Ronk, qui en fut l'un des princes, bien oublié aujourd'hui, qui est d'ailleurs resté parfaitement inconnu en France.D'autres ont tiré les marrons du feu,c'est la vie. Vous savez ma passion pour cette musique américaine que j'essaie depuis huit ans de blog de faire mieux connaître. Mais Dave Van Ronk, justement, je ne le connaissais pas. Personne, enfin presque,ici ne le connait. J'aurais voulu m'enthousiasmer sans réserves à la lecture de cette évocation de Washington Square, des hootenannies, scènes ouvertes où débutèrent de futurs millionnaires, des premiers clubs de Manhattan à accueillir quelques dépenaillés souvent montés des profondeurs du pays. J'aurais voulu, j'aurais voulu. Il m'a fallu convenir que le coeur n'y était plus tout à fait.

                                           Certes la vie dans le Village est bien décrite,manifestement Dave Van Ronk sait ce dont il parle. Il manie aussi pas mal humour et parfois autodérision. Parfois c'est le contraire et seul Van Ronk semble trouver grace aux yeux de Van Ronk. On piaffe un peu évidemment car on attend tous Robert Zimmerman, dont on sent que l'impact qu'il finira par prendre occultera sûrement bien des talents. Dure loi, mais c'est la loi. Les "vieux" comme moi souriront à l'évocation de la blonde Mary Travers, de Peter, Paul and Mary, eux qui furent ma porte d'entrée à ce monde enchanteur du folk, très vite désenchanté hélas car les addictions plurent (du verbe pleuvoir) et l'on connait la suite. Ils pleureront un peu comme moi en pensant à Phil Ochs qui choisit la nuit, lui qui fut l'un des plus prometteurs. Tom Paxton vit toujours et je l'écoute encore souvent. Mais combien de marins, combien de capitaines ont sombré dans l'anonymat, voire la misère, dans ce New York que Dave Van Ronk semble avoir effectivement parfois régenté, comme un Maire de MacDougal Street. Un maire plutôt très à gauche, comme tout un chacun dans ce quartier à cette époque. Ca, faites pas attention, c'est ma vieille obsession, quand on est si nombreux à être contre, c'est être pour qui devient précieux.  Beaucoup de noms sont cités, trop, et 80% ne m'évoquent rien. Le livre peut à cet égard paraître fastidieux. Un témoignage, certes de première main, mais c'est si loin tout ça. Et il y eut tant de losers.

D'autres avis sur le film, favorables, Dasola Inside Llewyn Davis - Ethan et Joël Coen et Natiora Film : "Inside Llewyn Davis" des frères Coen

http://youtu.be/uvgNQsTw1ew   Losers   Dave Van Ronk

Toute image susceptible de nuire à quiconque sera immédiatement retirée

 

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18 novembre 2013

Rock, folk, blues, version frondaisons

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citron
hicko
pines
yew
saule

                                           Récréation musicale en vrac arbracadabranchesque pour quelques petites choses que j'aime. Un peu d'acrobranche du cèdre à l'if, du citronnier au hickory, du saule au pin.Un peu de poésie.Et pas mal de choses à écouter ***, ce que murmurent les pins, ce que larmoie le saule... Mon jardin à moi, d'idées et de chansons...

Des branches. Des feuilles.

Des pétioles. Des folioles.

Un monde ramifié qui bouge, bruit et bondit.

Un royaume de verdures, de vertiges et de vents.

Un labyrinthe de souffles et de murmures.

Un arbre en somme

               Jacques Lacarrière

http://www.deezer.com/playlist/609310325 

*** The Byrds, The Band, U2, Dick Gaughan, Peter, Paul and Mary, James Brown

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Toute image susceptible de nuire à quiconque sera immédiatement retirée

Allez Valentyne

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22 octobre 2013

Magnolias forever

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                          "Celle-ci parla vite vite

                       De l'odeur des magnolias

                       Sa robe tomba tout de suite

                       Quand ma hâte la délia"

                                   Assez souvent chantés, les si beaux magnolias. Pas seulement , quoique superbement, par Aragon et Ferré dans L'étrangère. En voici quelques-uns. Ce vieux J.J. qui vient de péter son ultime corde, le Southern band Blackberry Smoke, Poco, groupe émanation de Buffalo Springfield, c'est dire si ce sont des perdreaux de l'année, et le tout jeunot, 40 ans, Ryan Adams.

 http://www.deezer.com/playlist/509879145        Un bouquet de magnolias

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09 octobre 2013

Géographie: Lake Charles, Louisiane

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                             Lake Charles, 75 000 habitants,est la cinquième ville de Louisiane. Pétrochimie puis tourisme et casinos ont fait l'attrait de cette ville sur le lac du même nom,qui a souffert du passage de Rita.Voici une jolie ballade acoustique de Lucinda Williams,une balade aussi puisqu'on y écoute le blues d'Howlin' Wolf dans une Camino jaune entre Lafayette et Baton Rouge,deux villes déjà traversées sur ces chroniques voyageuses transam'. Tout cela extrait d'un bel album, Les roues des voitures sur le gravier de la route.

http://youtu.be/FvMWgWOnObE    Lake Charles   Lucinda Williams

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                                       Sur les bords de la rivière Calcasieu,Lake Charles est probablement la ville où la culture cajun est la plus vivace au moins sur le plan gastronomie. Régalez-vous d'écrevisses et du fameux gombo ainsi que d'alligator grillé. Bon appétit. La langue française par contre s'effiloche au fil du temps comme un serpent mocassin dans les bayous.

 

                           

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01 octobre 2013

On ira tous aux parasites (titre douteux)

JOHN HENRY

                            Comme John Henry, Colson Whitehead est un géant,des lettres tout au moins. Mais commençons par le commencement car c'est assez compliqué. De la méthode pour ce discours sur un livre dont le thème colle tant à toute la partie musicale du remarquable blog qu'actuellement vous avez la bienveillance de lire.

Première partie:John Henry

                    Les amateurs de blues et de rock connaissent cette chanson dont circulent des centaines de versions.John Henry aurait été un ouvrier foreur de Virginie Occidentale vers les années 1870 qui aurait été si performant à manipuler son maillet qu'il aurait battu la toute nouvelle machine à creuser la pierre. Ce stakhanoviste noir serait mort d'épuisement immédiatement. Je sais ce vieil air américain depuis que j'ai dix ans et je ne citerai pas les interprètes,tous l'ont chanté.A la fin de l'article deux trois versions vous seront proposées. Problème,il y a tellement de sons de cloche différents qu'on n'est plus sûr de rien.John Henry a-t-il seulement existé? Ou est-ce le nom courantissime et générique du prolo noir américain de base,soutier de la conquête. Un comble,s'il a existé,on n'est même pas sûr qu'il ait été noir.

                  Toujours pour ce qui concerne la chanson,il semble et c'est mon cas,ma thèse si j'ose dire,qu'on ait fini par la confondre avec une autre chanson,à peine moins connue,John Hardy,qui raconterait un assassin irlandais.Colson Whitehead y consacre quelques pages arguant du fait que les émigrés irlandais misérables étaient à peine au-dessus des noirs dans la hiérarchie du travail vers l'Ouest. Tin Pan Alley, dont j'ai déjà parlé mille fois, c'est à dire l'histoire de la musique populaire américaine, en a fait l'une de ses légendes,de celles que l'on aime à se transmettre au son du banjo ou de la guitare. Du nanan pour moi,fondu de cette culture.

                 Cette énorme somme de 620 pages constitue vraiment le roman d'un pays,d'une immensité,d'une diaspora,d'un melting-pot qui melte pas toujours terrible..Je reviendrai à l'aspect purement littéraire dans la seconde partie.Trois choses encore concernant la musique,personnage principal évidemment.Colson Whitehead digresse facilement mais jamais gratuitement ou par coquetterie mode comme c'est souvent le cas.Il consacre 40 pages environ au concert maudit des Rolling Stones à Altamont en décembre 1969,de sinistre mémoire.Prodigieux,hal-lu-ci-nant,ce que j'ai jamais lu de plus fort sur le rock. Si vous voulez vous pouvez même ne lire que ça,c'est extraordinaire.

                 Et puis deux autres morceaux d'anthologie.Une petite fille découvre dans un lot de vieilles partitions pourries une sorte d'incunable,une version très ancienne de John Henry. Enfin les négociations laborieuses et les tout premiers enregistrements du bluesman, fictif ou non, qui sortira la chanson John Henry pour toucher comme la plupart des pionniers une fiasque de mauvais gin et une passe dans un  bordel de Memphis ou de Tupelo.

Pause musicale bien méritée

http://youtu.be/54GNI2K3-ec   John Henry    Mississippi Fred McDowell

http://youtu.be/-xPwEGPRmb8  John Henry   Big Bill Broonzy

http://youtu.be/U3eutnpTr3E    John Henry    Bruce Springsteen

                      A ne pas confondre avec John Hardy,ce salopard de meurtrier irlandais.Quoique...voir plus haut.Et dont voici la très bonne version des excellentissimes sbires du non moins bon Manfred Mann. Ca c'est de l'hébreu réservé aux birbes baby boomers fans même pas ex des sixties.

http://youtu.be/KLhboAj-b2I     John Hardy     Manfred Mann

Bon,c'est pas tout ça.Deuxième partie:Ballades pour John Henry,le livre

                      L'action principale du bouquin se passe en 1996.Le héros, J., sa seule initiale courra tout au long du livre,est un parasite de métier, vaguement pigiste et dont la spécialité est de s'infiltrer dans les parties, cocktails, inaugurations, tout ce qui nourrit son homme pour pas un thaler. Avec quelques autres il fait partie de la Liste.Mais lui a fait le pari de faire l'intégrale, un an, avec 365 invitations à jouer les pique-assiettes. C'est ainsi que lui et ses potes se retrouvent au premier Festival John Henry,à Talcott, improbable bled de West Virginia, où aurait eu lieu le titanesque combat entre John et la Machine. Occasion pour Colson Whitehead de décrire par le menu les citoyens américains avec férocité et une certaine affection manifeste car après tout ils ne sont pas beaucoup plus débiles que nous autres les Européens nantis de siècles d'histoire,de culture et de modestie. Majorettes, élus locaux, commerçants, musiciens, prêcheurs gospellisants, le festival bat son plein avec ses enfants perdus pour une barbe à papa et ses fontaines à bière assiégées. La prose est oxygène,les phrases sont ciselées.

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                                  Choral est ce livre et Whitehead est son prophète à tête blanche.Tu l'as bien cherchée,cette vanne là, Colson. Une foule d'autres personnages,aucun n'est vraiment prédominant, mais quelle étoffe.Par exemple la fille d'un passionné de John Henry qui est venue à Talcott pour d'un côté  disperser les cendres de son père près du fameux tunnel meurtrier,et de l'autre vendre les innombrables pièces de la collection de son dit père, invraisemblable capharnaum de mochetés à l'effigie de John Henry. Un peu comme votre voisine avec Claude François,d'accord.

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                                   Je n'en finirai pas de décrire la richesse de Ballades pour John Henry. et je n'oublierai pas Alphonse Mills, philatéliste ferropathe,qui est épris de timbres sur le chemin de fer, et qui a fait lui aussi le voyage de Talcott pour cet extraordinaire bal des Américains sur leurs racines, où le grotesque le dispute au prodigieux, où un auteur majeur nous embarque dans une odyssée Americana qui a la profondeur d'un blues ancestral et le souffle d'une épopée du cheval de fer.Alors s'il y a un livre que j'avais envie de voir figurer dans le bel Octobre américain de Noctembule http://22h05ruedesdames.wordpress.com/   c'est bien Ballades pour John Henry.

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Un avis déjà ancien mais très proche du mien sur http://passiondeslivres.over-blog.com/article-16271776.html

 

 

 

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26 septembre 2013

Sobre ode et sycomore

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                                       Je botanise toujours à ma manière de citadin et je musarde par la même occasion en musique.Cela me donne l'opportunité de revenir au Luxembourg de mes études paramédicales. Le sycomore y est superbe et on y voit toujours des étudiants qui rêvent qu'ils on fini leurs études et des professeurs qui rêvent qu'ils les commencent. J'ai une vénération pour le Lux,j'y déambulais à une allure de sénateur, j'y lisais déjà Hammett,pas encore Buzzati.Parfois j'obliquais vers les cinémas,Odéon,Saint Michel, Monsieur le Prince au lieu de la rue d'Assas,le ciné valait mieux que la kiné,bien que  l'étymologie ait réuni depuis longtemps deux des pôles de ma vie.J'avais abandonné la guitare mais je la retrouverais à peine quarante ans plus tard.De toute façon je ne jouerai ni ne chanterai jamais comme Bill Callahan.Alors à quoi bon,à quoi bon tout ça?

                                       Là il y a un gars qui touche au coeur,ça n'est même pas un souvenir qui m'encombre joliment,c'est une chanson  que j'ai découverte ce matin. Bill Callahan est accompagné au violon,au tambour,à la guimbarde. J'veux pas en faire trop,j'arrête là,écoutez...

hqdefault         http://youtu.be/GGeofZWsky8  

                                 

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16 septembre 2013

American teaser

Mois américain

                                             Chez Noctembule http://22h05ruedesdames.wordpress.com/ le mois d'octobre sera américain. Très intéressé je vous proposerai dès le 1er octobre le meilleur livre que j'aie lu depuis,depuis,depuis... très très longtemps. Le billet s'appelle On ira tous aux parasites.

                                             Et pour fin octobre en Lecture commune avec La jument verte de Val le livre de Sylvia Plath La cloche de détresse.Si cela vous tente...

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14 septembre 2013

Géographie: Montgomery, Alabama

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                         Montgomery,capitale de l'Alabama est une ville importante. Pas seulement parce que Nat King Cole y naquit en 1919 bien que la vie sans Nat King Cole eût certes été moins belle. Pas seulement parce que Hank Williams y donna son ultime concert à 30 ans avant de mourir dans un taxi. Surtout parce que le 1er décembre 1955, dans un autobus de la ville, Rosa Parks refusa de céder son siège à un Blanc. Il y a des jours comme ça...Bien de l'eau a coulé et la chanson de John Prine, Angel from Montgomery, est ancienne maintenant. Sur de récentes vidéos de John  on entend à peine sa voix.Alors j'ai rajouté la plus belle chanson sur l'âge et le temps, le Hello in there de ce même John Prine.Old friends de Simon et Garfunkel et Father and son de Cat Stevens me font pleurer presque autant, médailles d'argent et de bronze catégorie larmes. Et puis,avec le temps,voulez-vous que je vous dise? Ca s'arrange pas.

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http://youtu.be/eXqFFfVpnhQ    Angel from Montgomery  John Prine

http://youtu.be/RfwGkplB_sY    Hello in there  John Prine (dédiée à Celestine)