06 août 2012

Géographie: Manhattan, New York

 

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http://youtu.be/Gej5bUksPKA   First we take Manhattan   Leonard Cohen

                  New York est la seule ville à jouir dans ce voyage d'un statut particulier.Parce que cette ville est unique et que nous l'abordons par quartiers. Parce que pour moi elle n'est pas en Amérique tout à fait et qu'elle en est pourtant un symbole multiple. Alors plutôt que de logorrhéifier(?) sur cette île qui enflamme sous la grande torche,et après Brooklyn,regardons et écoutons Manhattan  dont ont si bien parlé des tas de gens, Manhattan que nous connaissons tous depuis 40 ans qu'on va voir les films de Woody Allen qui devrait, à mon avis, y revenir filmiquement.Et puis Manhattan, nous allons tout simplement l'enlever,menés par notre troubadour canadien certes un peu fatigué,certes si loin maintenant de notre chère Suzanne Une chanson:Suzanne restée là-bas près de la rivière,mais qui envisage cependant d'aller jusqu'à Berlin.Appréciez la chorégraphie bondissante de Leonard et aussi le joueur d'oud qui lui ressemble beaucoup. Personnellement par contre la surcharge choriste me pèse un peu.

P1st_we_take 


09 juillet 2012

Géographie: Postville, Iowa

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           L'ami Thierry m'a trouvé une nouvelle destination,terra incognita, Postville, Iowa.A force de m'envoyer dans des bleds pareils je risque d'y laisser ma peau.Vous ne connaissez pas Postville?Moi non plus.Il faut dire que cette bourgade est une métropole d'environ 2500 habitants.Pourtant Postville mérite notre attention,cas un peu particulier, surnommé Home of the world.Surtout pour faire oublier les graves incidents qui, opposèrent il y a quelques années les Juifs Hassidiques et les locaux essentiellement descendants  de Scandinaves,ceci à propos des conditions d'abattage du bétail selon les rites cashers.

         Tout ça c'est du blabla.C'est surtout prétexte pour s'intéresser au groupe indie-folk Rusty Bear originaire de Leeds,Royaume-Uni,et à ce beau disque,Source to sea.Lumineux et calme.Tout ça,évidemment,je l'ai soigneusement pompé chez Jazzbluesandco. Mais la chanson est belle,pour ceux qui apprécient le folk, intemporel et rêveur. 

http://www.deezer.com/music/track/20918141   Postville,Iowa   Rusty Bear 

 

rusty

 

Rappel de l'itinéraire suivi

          Abilene,Albuquerque,Asbury Park,Atlanta,Atlantic City, Austin, Bakersfield, Baltimore, Baton Rouge, Berkeley, Birmingham, Boise, Brooklyn,Cedar Rapids, Chattanooga, Cheyenne, Chicago, Cincinnati, Clarksdale, Cleveland, Dallas, Denver, Detroit, Dodge City, Flagstaff, Folsom, Fort Worth, Fresno, Galveston, Hopkinsville, Jacksonville, Joliet, Kansas City, Knoxville,Lafayette, Lansing, Laredo, Las Vegas,Long Beach,Los Angeles, Memphis, Mendocino, Miami, Milwaukee, Mobile, Muscle Shoals, Muskogee, Nantucket, Nashville, Natchez,  New Orleans, Oakland, Omaha, Oxford,  Philadelphie, Phoenix, Pine Bluff, Pittsburgh, Portland, Postville, Rapid City,Reno,Saint Louis,San Antonio,San Bernardino,San Diego, San Jose, Santa Fe, Savannah, South Bend, Springfield, Statesboro, Tacoma, Tallahassee, Texarkana, Tucson,Tulsa, Tupelo, Washington, Wichita, Youngstown.

24 juin 2012

Géographie: Joliet, Illinois

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             Quatrième ville de l'Illinois Joliet est toute proche de Chicago.En fait la célébrité de Joliet ne tient qu'à sa prison,l'une des plus connues d'Amérique. D'ailleurs Joliet bound dont beaucoup de versions circulent ne parle que de ça.C'est maintenant un monument historique depuis 2002.La chanson date des années trente,popularisée par Memphis Minnie et Kansas Joe McCoy,mais basée comme souvent sur un air plus ancien.En voici une version par John Mellencamp que l'on s'obstine à ignorer en France,et que nous avons déjà croisé ici.C'était à Washington.Ca fera au moins plaisir à l'ami Thierry de Jazzbluesandco.

               L'histoire:un pauvre gars comme il en est tant dans la musique américaine, les flics et leurs menottes, l'avocat d'office,le greffier et en route pour Joliet.Tin Pan Alley raconte un pays mieux que n'importe quel manuel.

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http://youtu.be/k_Ex2jgXJHo  Joliet bound   John Mellencamp

Police comin' with a ball and chain
Oooh-ooh
Police comin' with a ball and chain
Accusing me of murder
I never hurt no one

Well some got six months, some got one solid year
Oooh-ooh
Some got six months, some got one solid year
Take a look at me baby I got a lifetime here

Well lawyer pleaded, clerk he wrote it down
Oooh-ooh
Lawyer pleaded, clerk he wrote it down
When the judge passed my sentence
I was Joliet bound

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17 mai 2012

Géographie: Oxford, Mississippi

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                Oxford n'est qu'une petite ville de 20 000 habitants mais elle est assez célèbre.En histoire d'abord, Oxford,choisie comme siège de l'université du Mississippi,et nommée ainsi en référence à la grande école britannique,accueillit en 1962 pour la première fois un étudiant noir,James Meredith.Cela ne fit pas plaisir à tous.Mais cela donna naissance à plusieurs chansons sur le thème,floraison de textes engagés étant la norme dans les midsixties.Notamment celles de Bob Dylan et Phil Ochs.

             En littérature,Rowan Oak, grande demeure sudiste (photo), a abrité William Faulkner, son épouse, ses livres et ses alcools,tout cela n'étant pas forcément dans l'ordre préférentiel.Quant à James Meredith,les choses étant souvent plus complexes que la droite ou la gauche,par exemple,ou le blanc et le noir,il devint un soutien des Républicains.

http://youtu.be/1PLFKimdUOA  Phil Ochs  Ballad of Oxford

http://www.deezer.com/music/track/7365745   Bob Dylan  Oxford Town

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01 mai 2012

Géographie: Hopkinsville, Kentucky

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          Ville découverte grâce à l'ami Thierry sur son site musical où il parvient si souvent à présenter des gens absolument inconnus  voici Hopkinsville que vous ignoriez,ce dont vous ne vous portiez pas plus mal.32 000 habitants vivent là dans un coin du Kentucky.Mais il ne faut pas leur en vouloir.Cependant,the road must go on et il nous faut si on ne veut pas rester en rade parfois accepter des villes dont le prestige reste à prouver.C'est au nord-ouest d'Hopkinsville que la durée de l'éclipse solaire d'août 2017 sera la plus longue (2 minutes 40 secondes).C'est tout ce que j'ai trouvé sur Hopkinsville.Alors on se retrouve là bas l'été 2017.Promis.

http://youtu.be/v8b7EuvWSrc    Hopkinsville Darrell Scott

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     Et merci encore à Thierry pour l'autre découverte,Darrell Scott, folkeux de talent.Il y en a comme ça des centaines sur Jazzbluesandco ,et du blues,du jazz,comme le nom l'indique,ainsi que des musiques du monde,du fado,du brasiliana,etc..

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29 avril 2012

Décollage et déshabillage


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            Je n'avais jamais vu le premier film aux Etats-Unis de Milos Forman. Souvent oublié dans la filmographie plus ou moins élastique du mouvement hippie Taking off vaut son pesant de patchouli.Luc Lagier dans cette édition DVD présente très clairement en six minutes le contexte de Taking off.C'est remarquable de concision et de précision et je me contenterai d'en reprendre quelques éléments.Fin 67, Milos Forman,intéresse la Paramount après ses trois films tchèques, pugnaces, drôles, corrosifs. Il s'agissait de L'as de pique,Les amours d'une blonde,Au feu les pompiers. Avec son complice,ce touche-à-tout de Jean-Claude Carrière,ils se retrouvent à New York,logeant au célébrissime Chelsea Hotel,si bien chanté par Leonard Cohen,temple hippie de la côte Est.Ils souhaitent faire un film sur ce mouvement libertaire qui s'avèrera très vite plutôt conformiste.Mais n'allons pas trop vite.

        Ils rencontreront même les étoiles filantes au si court avenir, Jimi, Janis, etc...Mais Forman s'ennuie vite car les hippies c'est surtout substance et somnolence et lui fourmille d'idées.Il lui faudra trois ans  pour concrétiser ce projet qui abordera le phénomène hippie par la bande et par l'humour,et sans démagogie.Parce que l'Histoire, simplement l'en empêchera,en 68-69,elle est si forte l'Histoire quand elle s'y met et éclipse tous les  scénarios. Assassinats de King et Kennedy II,manifs contre la guerre du Vietnam,pavés volants dans bien des capitales, Dubcek redevient jardinier à Bratislava. Il y a des années où il vaut mieux faire autre chose que d'écrire des trucs qui seront toujours moins forts que la réalité.

      Deux ans plus tard bien des choses ont fait long feu comme Jan Palasz place Wenceslas.Forman et Carrière, pas dupes,vont écrire un scénario qui traite plus des parents de hippies que de ces derniers.Qui sait s'ils ne sont finalement pas plus intéressants,confrontés,un peu ahuris,mais d'être parents,vous savez,ça peut arriver à tout le monde.En focalisant sur le phénomène des fugueurs qui rejoignent une communauté ils vouent pas mal de tendresse à ces quadras déboussolés,souvent moins obtus qu'on veut bien le dire.C'est ainsi que Larry erre dans Manhattan à la recheche de sa fille Jeannie(hé non,rappelez-vous,nous ne sommes pas en Californie et Woody n'est pas si loin),faisant quelques expériences qui le changent de  ses séances d'hypnose.

     Taking off,à la fois décollage au sens spatial,et déshabillage,comme les jeux de cartes "strip" auxquels ils prennent goût,narre ces quelques semestres où les jeunes ont crû (vraiment?) changer le monde en s'asseyant et où leurs parents ont commencé à comprendre le trouble immense de l'Amérique.J'allais oublier de dire que ce film est très très drôle,très proche du ton tchèque de ses premiers films, teinté d'amertume et d'absurde.Beaucoup d'irrévérence,un certain courage de ne pas aller forcément dans le sens du poil,Forman sera probablement plus mainstream avec Hair (à propos de poil).Et une infinie affection pour ses héros,cravatés et cheveux courts,et si proches.Une scène culmine,tordante et d'une fausse naïveté,celle du casting de chanteuses folk.


2010 - [bande-annonce] TAKING OFF de Milos Forman (extrait 1)

 

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15 mars 2012

Géographie: Fort Worth, Texas

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              Fort Worth,ville jumelle de Dallas,fut longtemps l'une des capitales du bétail.Son surnom n'est-il pas Cowtown? C'est drôle comme les Américains aiment donner des sobriquets à leurs villes. La ville s'enorgueillit du plus grand dancing country and western au monde.Je vous dis ça au cas où cela vous démangerait impérativement.

         Encore un blues,inépuisable filon,un country blues plus exactement.chanté par un blanc,Steve Earle,vieux routier du protest-song ancestral.Earle,né en 55,fugueur à 14 ans,a collaboré avec bien du monde,un peu avec la justice aussi d'ailleurs,incarcéré quelques mois pour abus d'abus.Je ne comprendrai jamais trop le conformisme de ces gens que j'aime par ailleurs,mais qui n'ont pas encore saisi qu'il était vite devenu plus original de porter une cravate et de boire de l'eau minérale.Il a aussi beaucoup fréquenté Shane McGowan(The Pogues),ce qui est bien musicalement et plus encore "alcoolément".Mais Steve Earle est un grand songwriter et cela n'enlève rien à mon estime pour sa musique.Il a écrit Fort Worth blues pour son ami Townes Van Zandt, autre grande figure du folk, trop tôt disparu,selon la formule.Steve Earle figure aussi sur le quadruple CD Chimes of freedom,tout récent hommage à Bob Dylan.Album pour lequel je n'ai pas été contacté malgré la rubrique de reprises régulières de Zimmerman ici même.Ce dernier trait se veut d'humour,cela va sans dire et mieux en le disant.

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 http://youtu.be/LMknbUBLu5E Fort Worth blues   Steve Earle

In Ft. Worth all the neon's burnin' bright
Pretty lights red and blue
But they'd shut down all the honky tonks tonight
And say a prayer or two
If they only knew

You used to say the highway was your home
But we both know that ain't true
It's just the only place a man can go
When he don't know where he's travelin' to

But Colorado's always clean and healin'
And Tennessee in Spring is green and cool
It never really was your kind of town
But you went around with the Ft. Worth Blues

Somewhere up beyond the great divide
Where the sky is wide and the clouds are few
A man can see his way clear to the light
Just hold on tight
That's all you gotta do

And they say Texas weather's always changin'
And one thing change'll bring is somethin' new
And Houston really ain't that bad a town
So you hang around with the Ft. Worth Blues

There's a full moon over Galway Bay tonight
Silver light over green and blue
And every place I travel through, I find
Some kinda sign that you've been through

But Amsterdam was always good for grieving
And London never fails to leave me blue
Paris never was my kinda town
So I walked around with the Ft. Worth Blues

28 février 2012

Géographie: Lansing,Michigan

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http://www.deezer.com/listen-8669033   Lansing  Sam Corbin

   Lansing,située sur la Grand River, au nord-ouest de Detroit, capitale du Michigan,120 000 habitants,a énormément souffert de la crise automobile comme ses voisines Detroit ou Flint.En fait Lansing fut avant même Motor City le berceau de la mythique firme Oldsmobile ,du nom de son créateur,Olds.On nous dit à présent que le relève mécanique est en marche.Peut-être.Lansing a remplacé Detroit comme siège du Capitole en 1847.

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   Sam Corbin est un folksinger.Ils sont innombrables et c'est très bien comme ça.Ce titre,Lansing est extrait d'un album,Michigan's waltz.De l'importance de la géographie dans le folk américain,c'est d'ailleurs un joli pléonasme.

Rappel de l'itinéraire

    Abilene,Albuquerque,Asbury Park,Atlanta,Atlantic City, Austin, Bakersfield, Baltimore, Baton Rouge, Berkeley, Birmingham, Boise, Brooklyn,Cedar Rapids, Cheyenne, Chicago, Cincinnati, Clarksdale, Cleveland, Dallas, Denver, Detroit, Dodge City, Flagstaff, Folsom, Fresno, Galveston, Jacksonville, Kansas City, Knoxville,Lafayette, Lansing, Laredo, Las Vegas,Long Beach,Los Angeles, Memphis, Mendocino, Miami, Milwaukee, Mobile, Muscle Shoals, Muskogee, Nantucket, Nashville, New Orleans, Oakland, Omaha, Philadelphie, Phoenix, Pine Bluff, Pittsburgh, Portland, Rapid City,Reno,Saint Louis,San Antonio,San Bernardino,San Diego, San Jose, Santa Fe, Savannah, South Bend, Springfield, Statesboro, Tacoma, Tallahassee, Texarkana, Tucson,Tulsa, Washington, Wichita, Youngstown.

15 février 2012

Imitant Jean Harlow

david

http://youtu.be/8dGZBSeFUzk   Hollywood David McNeil

     Cette chanson de David McNeil a maintenant quarante ans et toujours la même fraîcheur.Je n'aime guère la version souvent présentée avec les obligatoires Le Forestier,Renaud,Clerc et consorts.Je goûte peu ces réunions faussement spontanées.Cette version reste délicieuse d'imagination et ennuagée,sobre et transaméricaine et malgré tout surréaliste comme je les aime.David n'est pas seulement un très bon A.C.I. mais aussi un romancier précieux.Je rappelle pour mémoire son superbe récit Quelques pas dans les pas d'un ange, consacré à un papa nommé Chagall.Il y a aussi Tous les bars de Zanzibar, Angie ou les douze mesures d'un blues,et bien d'autres.   

     D'une pierre deux coups,entre parenthèses,n'est pas une rubrique aisée à remplir.Je veux y inclure uniquement des chansons ou des morceaux qui évoquent le cinéma,en aucun cas des chansons ou musiques de films.C'est une autre démarche.

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18 décembre 2011

Enfance (en)volée

  stolen                     

            Je pense que le rock en ses variations presque infinies se pose parfois en digne héritier du romantisme que l'on aime tous puisqu'on se retrouve régulièrement chez l'hôtesse Claudia.Bien avant leur album tout récent Appointment with Mr.Yeats les Waterboys avaient enregistré ce somptueux The Stolen child en 88.William Butler Yeats dont j'avoue ne pas savoir s'il se rattache vraiment au Romantisme a écrit ce poème en 1886 et je pense que les thèmes sont très marqués par son Irlande,ses landes et ses fougères.Oeuvre de jeunesse de Yeats on peut me semble-t-il, mais de cela je ne suis sûr,y déceler des tendances préraphaélites et aussi une spécificité celtique qui conduira Yeats sur les chemins escarpés de l'identité nationale irlandaise et un théâtre souvent très engagé,le célèbre Abbey Theater.

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                Mike Scott,le leader historique des Waterboys,a convaincu Tomas McEoin,barde gaélique originaire de Galway,de prêter sa voix sur The stolen child.C'est peu dire que l'on en frissonne.Et puis n'est romantique que ce qui nous vrille le coeur et nous torsade l'esprit.A l'évidence pour moi ce poème me naufrage toujours un peu.Et j'aime ça.Je vous propose les paroles anglaises et ma propre traduction.Pour les dernières lignes je n'ai pas su et les laisse à votre interrogation.

 http://youtu.be/mVSN9DMvl6I The stolen child   The Waterboys

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Lyrics]
Come away, human child
to the water
Come away, human child
to the water and the wild
With a faery, hand in hand
for the world's more full
of weeping than you can
understand

Where dips the rocky highland
of Sleuth Wood in the lake
There lies a leafy island
where flapping herons wake
The drowsy water rats;
there we've hid our faery vats
Full of berries
and of reddest stolen cherries

Come away, human child
to the water
Come away, human child
to the water and the wild
With a faery, hand in hand
for the world's more full
of weeping than you can
understand

Where the wave of moonlight glosses
the dim gray sands with light
Far off by furthest Rosses
we foot it all the night
Weaving olden dances
mingling hands and mingling glances
Till the moon has taken flight;
to and fro we leap
ANd chase the frothy bubbles
while the world is full of troubles
And is anxious in its sleep

Come away, human child
to the water
Come away, human child
to the water and the wild
With a faery, hand in hand
for the world's more full
of weeping than you can
understand

Where the wandering water gushes
from the hills above Glen-Car
In pools among the rushes
the scarce could bathe a star
We seek for slumbering trout
and whispering in their ears
We give them unquiet dreams;
leaning softly out
From ferns that drop their tears
over the young streams

Away with us he's going
the solemn-eyed:
He'll hear no more the lowing
of the calves on the warm hillside;
Or the kettle on the hob
sing peace into his breast
Or see the brown mice bob
around and around the oatmeal-chest

For he comes, the human child
to the water
He comes, the human child
to the water and the wild
With a faery, hand in hand
from a world more full
of weeping than he can
understand
Human child
human child
With a faery, hand in hand
from a world more full of
weeping than he can
understand...
than he can understand...
he can understand...

 

Là où plonge la haute terre de roc
De Sleuth Wood vers le lac
S''étend l'île verdoyante
Où les hérons toutes ailes battantes éveillent les ragondins
Ici nous avons caché nos cuves magiques
Pleines de baies et de cerises volées du plus beau rouge.
Lorsque la vague du clair de lune irise
Les sables gris pâle de sa lumière,
Au loin, très au delà des Rosses
Que nous foulons au pied
A tisser des danses anciennes
Mêlant les mains et les regards
Jusqu'à ce que la lune ait pris la fuite;
Çà et là nous sautons
Et chassons les bulles mousseuses,
Quand l'univers entier traverse les drames
Et s'agite en son sommeil.
Où l'eau jaillit déjà vagabonde
Depuis les collines au-dessus de Glen-Car,
Dans les étangs entre les roseaux
Où baigne une rare étoile
Nous recherchons la truite endormie
Et chuchotant dans les oreilles
Donnez-leur l'inquiétude des rêves
Penchée sur doucement
De fougères qui laissent tomber leurs larmes
Au dessus des fringants ruisseaux
Loin de nous, il s'en va,
L'homme aux yeux solennels
Il n'entendra plus mugir
Le bétail au chaud sur le flanc de la colline
Ni la bouilloire sur le feu
Chanter la paix dans sa poitrine,
Ou voir la brune souris Bob
Rond et autour de la poitrine à l'avoine (???)

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