27 juillet 2018

Blues ordinaire

Blues ordinaire, très ordinaire, avec trois mises au point.

1/ Peu souriant, certes, mais le blues et le sourire sont incompatibles. Surtout pour moi qui ne quitte pas trop des yeux  la tablature pourtant basique.

2/ Joué non sur Gertrude, ma guitare actuellement hospitalisée chez le luthier (un bulletin de santé rassurant devrait être publié prochainement) mais sur une gratte ayant échappé de peu à l'euthanasie (l'euthanasie pour les guitares s'appelle la déchèterie). Elle est cependant poisseuse et meurtrie, ce qui convient parfaitement au bluesman blanchi sous le harnais et la poussière des routes du Sud. En ce qui me concerne c'est le sud de la Picardie. Mais on prend tous le sud qu'on peut.

3/ De toute façon le blues, ça se situe surtout au niveau du coeur...et du menton. Néanmoins ci-dessous un Hobo Blues nettement moins ordinaire. Hey John Lee!

Happy Blues Everybody!

Posté par EEGUAB à 06:05 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , , ,


28 juin 2018

In the name of rock/Emily

hqdefaultB29JB9FZ

                                      Bien qu'il soit tard, bien tard, je la cherche encore. Sur un banc du parc, mais pas un jour où criaillent les enfants. Elle n'aime pas les enfants. Au marché du jeudi matin, mais pas trop tard. Le monde lui déplait. Où? Et quand? Et comment? Là-bas! Sa silhouette? Inchangée, rude et parfois hautaine. Non. Elle a pris tant de coups. Beaucoup sont venus de moi. Pluie, plaie, pleurs et puis grands risques d'aridités.  Pauvre fou que j'étais qui n'a su garder l'or que touchaient mes doigts.

 

                                       For Emily whenever I may find her n'a jamais cessé de résonner à mes oreilles. C'est peu dire que souligner l'intemporalité de cette chanson. Art Garfunkel la chante encore. L'émotion est intacte. Seul le cheveu manque à son profil d'aigle. Pour le cheveu, moi, je tiens encore le coup.

 

                                  Même les rudes Red Hot Chili Peppers, pourtant à mille lieues de la ballade, l'ont interprétée. Torse et âme à nu. Mais il y a eu bien d'autres versions. Celles de Johnny Rivers ou Glenn Yarbrough. Et, plus étonnant, celle du saxophoniste Paul Desmond sur un album consacré aux chansons de Simon et Garfunkel.

 

                            La chanson est extraite du magique Parsley, sage, rosemary and thyme, troisième album du somptueux duo. Sur le même disque ils citent une autre Emily, la poétesse Emily Dickinson, dans le délicat The dangling conversation. Une merveille sur l'incompréhension qui s'est installée, une conversation banale, un peu plus que le début d'une fin. Il y est question de nature morte, de couplets hors de rythme et de refrains hors de rime. Out...Mais je parle d'un temps...

 

                            A peu près à la même époque une aube pinkfloydienne (Syd Barrett, Nick Mason, Rick Wright, Roger Waters) voyait aussi son Emily. Regardez-la jouer. See Emily play. Et si vous la voyez, vous savez où me trouver.

 

 

 

 

 

 

Posté par EEGUAB à 18:32 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

30 avril 2018

Cendre et fumée

            En deux mots, Cinder and smoke, c'est une sublime chanson du folkeux Samuel Beam (connu sous le pseudo Iron and Wine). C'est aussi, Cendre et fumée, deux mots qui m'accompagnent ces temps-ci. Comme un drôle de goût. Par ailleurs je considère que la moindre des élégances est de proposer la version du créateur.

 

 

 

Posté par EEGUAB à 18:21 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

11 avril 2018

Spécial Bison

   13314344                       

                            Entendons-nous bien, tout le monde a le droit d'écouter ce chef d'oeuvre. Mais, avec Twin Rocks, Oregon c'est surtout à mon vieil ami boucané Le Bison que j'ai pensé en massacrant ce pauvre Shawn Mullins, qui, heureusement a droit à la parole. J'ai traduit la partie parlée et un peu raccourci la chanson. It's yours now! Et une pensée pour notre amie Asphodèle qui a accueilli cette version de toute sa bienveillance.

  

6078

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par EEGUAB à 11:48 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

07 avril 2018

In the name of rock/Angelyne

sans-titre

                                           Que j'aime ce prénom! Je trouve que le Y modifie le climat angélique et le rend un peu plus interrogatif. Voilà qui certes ne veut pas dire grand-chose. J'avais seulement envie de faire écouter une jolie chanson par un de mes si chers ensembles folkie, The Jayhawks. Ne cherchez pas l'originalité. Cette dernière m'a déserté. Et puis plus passent les jours et passent les semaines, plus prénoms me reviennent. Extrait de l'album de 2003 (donc récent pour moi) Rainy day music, voici ma tendre amie Angelyne. Depuis, Gary Louris et ses complices la promènent sur les scènes indie-folk du monde entier en différentes versions, acoustique, solo, duo, trio. Si ça vous tente...

Posté par EEGUAB à 08:10 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,


03 mars 2018

L'Ecrivraquier/18/A lyre, Le luth des glaces

L'Ecrivraquier

Le luth des glaces

A Gérard et son luth constellé

A Alfred au baiser de la muse 

Je veux apporter mon écot

Mon écho encordé

Je l'ai délié

Je l'ai dédié

A mes soeurs adjectives

A quelques frères aussi

De ceux qui dansent les mots

Qu'ils valsent avec ma lyre

Au printemps les poètes

Sur le carreau effacent

De nivose les traces

Qu'ils chantent avec moi

Jazzy, bluesy, breezy

 

 

 

 

 

Posté par EEGUAB à 12:40 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

25 février 2018

In the name of rock/Kathleen

220px-Townes_Van_Zandt

                                   J'ai tant chanté les prénoms, ceux qui voltigent et ceux qui désespèrent. J'ai tant écouté les solitaires munis d'une bandoulière et de six cordes. Parfois les cordes sont des bonds, lapins dans la rosée. Parfois les cordes sont des rires de femmes étendant une pimpante lessive sur la fraîche prairie. Parfois les cordes sont des larmes perdues, éperdues. Mais Kathleen n'est pas une femme. Et Townes Van Zandt le savait, comme beaucoup d'autres. Ainsi vécut Townes, miraculeusement, une cinquantaine d'années avant que sa Kathleen ne l'emporte. A dire vrai c'était déjà deux fois plus que tant d'autres.

                                  Comme je vous en veux, à vous tous, qui partites si vite. Et moi je vis toujours, et vous n'êtes jamais très loin. Savez-vous comme vous m'avez aidé? Savez-vous comme vous m'avez gardé la tête hors de l'eau? Alors je vous dois bien cette ballade à Kathleen. Mais de grâce, vous qui passez ici, ne la rencontrez pas.

Posté par EEGUAB à 09:45 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

13 janvier 2018

La plus belle chanson de M.Perret

                      Cette chanson sera immédiatement retirée si quelqu'un en fait la demande. C'est à mon sens la plus belle des pourtant nombreuses belles chansons de Pierre Perret. Il me semble qu'elle prend aujourd'hui une résonance particulière.

Posté par EEGUAB à 16:03 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

01 janvier 2018

Foggy dew and Happy New Year

 celtic_shamrock_polycarbonate_guitar_pick-r953cadb1284e431e84269bd996233e7f_zxso5_324

Un air d'Irish Trad.

Pour les dûment affiliés

Ou vous qui passez

 

"bliadhna mhath ùr 2018"

Posté par EEGUAB à 00:01 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : , , ,

04 décembre 2017

A la Dame des Mille

Chat guitare

                       Elle se reconnaitra, la Dame des Mille, qui m'enchante tous les jours depuis longtemps déjà. Elle se reconnaitra dans ce clin d'oeil, ce clin d'oreille, référence à une autre dame. Il va de soi que la version qui suit rappelle le niveau du ver de terre face à l'étoile, chers à Victor Hugo dans Ruy Blas. Je laisse à votre sagacité le soin de savoir qui est qui. Et j'espère qu'elle me pardonnera mon outrecuidance de salon*

* Citation de la Dame des Mille Mille plumes au vent de Göttingen

 

 

 

Posté par EEGUAB à 16:44 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,