03 juin 2019

In the name of rock/ Juliette

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                               Bon c'est plutôt In the name of folk bien sûr. Avec l'un des grand maudits du folk et ce prénom, peut-être celui qui évoque plus l'amour impossible et condamné. Jackson C. Frank (1943-1999) est l'auteur d'un seul album, devenu objet de dévotion. Je ne l'ai pas connu à ce moment. D'ailleurs personne ne l'a connu ou personne n'a acheté son disque. Gravement accidenté à l'âge de 11 ans, il passera des mois dans les hôpitaux, devenant très vite dépendant aux médocs. Il perdra un fils de la mucoviscidose et disparaitra à 56 ans sans avaoir jamais refait surface. Les chansons de son unique album Blues run the game sont maintenant des classiques repris par tous. Nick Drake, en sa courte vie, ou Paul Simon notamment l'ont chanté. Finalement son aura n'a cessé de croïtre, enfin dans le cénacle assez restreint des folkophiles hexagonaux. Ca fait pas grand monde mais c'est ainsi.

 

                              Comme souvent et à titre largement posthume on a retrouvé quelques enregistrements inédits, plutôt bons, semble-t-il, ce qui est rare dans ce genre d'entreprise. Il y aurait finalement une soixantaine de chansons de JCF. Et il y aura bien un jour un biopic de l'artiste que je n'irai pas voir. J'ai choisi Juliette. J'aurais pu choisir Marlene qu'il écrivit en mémoire d'une camarade de classe morte dans l'explosion dont il fut lui-même victime en 1954. Tiens, du coup je vous la présente aussi.

 

                              Quant à moi je n'ai connu que Dietrich et Greco. C'est déjà bien, non? Et puis la Juliette de Shakespeare mais elle m'a préféré un certain Roméo.

 

 

 

 

 

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09 mai 2019

In the name of rock/ Annie

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                            Je me souviens d'une ou deux Annie. Ca sonne pas très blues, Annie. Et elles ne sonnaient pas très rock non plus en ce temps-là. C'était une ére rock, terriblement macho, et vous savez quoi, c'est pas bien, mais ça me plaisait comme ça, introverti et timide que j'étais. Le mélange m'effrayait. Rassurez-vous, ça a changé un peu plus tard. Ce qui m'a permis de prendre des coups, et d'en donner. De vivre, en quelque sorte.

 

                             La Polk salad Annie de Tony Joe White (et de Presley et bien d'autres) est une modeste fille du Sud. Mais bon sang comme un peu de swamp rock, un peu de bayou, ça fait du bien. J'ai peu trouvé d'autres Annie sauf celle de Canned Heat. Mais celle-ci ne carburait pas à la salade verte (Amphetamine Annie).

 

 

 

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21 avril 2019

In the name of rock/ Josie

                                   Une fois de plus, en quête de prénom, mon bon maître Don, de son accent écossais si marqué, a répondu présent. Lalena, Ballad of Geraldine, Maria Magenta, Guinevere, Celia of the seals, Jennifer Juniper, il les a tant chantées. Et moi avec lui. Tous ces prénoms que je remémore régulièrement sont pour certains fictifs, pour d'autres proches, proches de la réalité d'une vie. Depuis l'adolescent timide et introverti, envieux des copains conquérants, et déjà plus porté sur Nerval que sur le foot, jusqu'à ce jour où l'automne fait plus que  s'annoncer, elles ont..., elles m'ont..., disons, donné des coups, pas mal de coups. Dans certains cas j'avais, c'est vrai, cogné le premier. Je ne suis plus sûr de rien. Parfois pourtant ça ressemblait à de l'or dans mes mains. T'en souviens-tu,  Josie? Peu importe, She is gone (Willie Nelson).

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18 mars 2019

In the name of rock/ Peggy

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                           Que de Peggy dans ma vie!  La Peggy Sue de Buddy Holly, la Peggy-O de Simon et Garfunkel, dont je viens  de découvrir une fabuleuse version par The National, la plus ancienne encore Peggy Gordon reprise par tous les gratteux des pubs d'Irlande et les oubliées. Sans omettre les Meg, Meggie, Madge, Maggie, bref les Marguerite (comme Faust) et les Margot qui en pleurent encore. Dans l'immense discographie du Loner j'ai exhumé cette Ballad of Peggy Grover. C'est un enregistrement très ancien. L'une des toutes premières chansons de Neil Young, avant même le légendaire Buffalo Springfield, avec un groupe canadien nommé The Squires. C'est simple, même moi je n'écoutais pas  encore cette musique à l'époque, c'est vous dire si ça date.

 

                          Les archives Neil Young, une institution, ont réédité les morceaux de  ces temps immémoriaux. Neil n'a pas encore vraiment la voix de légende qu'on lui connait. Il a vingt ans. Valeur surtout historique, pour les Loner's Lovers invétérés. Je n'en suis pas tout à fait. J'oublais une autre Peggy O, dispensable mais tant pis pour vous. Après tout, je vous ai abandonnés trois mois durant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 novembre 2018

Retourner aux racines

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26 octobre 2018

See you later alligator

                                Adieu Tony Joe. Back to the bayou, catfish and swamp river. You've been a good friend of mine. Tony Joe White, 23 juillet 1943-24 octobre 2018. Bayou woman. Et en hommage personnel, une modeste version acoustique de Lake Placid Blues.

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04 octobre 2018

Amis

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26 septembre 2018

Paul arrête...

Paul

                        Paul arrête...et je ne l'ai jamais vu.

 

 

 

 

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26 août 2018

In the name of rock/Alexandra

 Alexandra-Leaving                                   

                                Je prépare actuellement une conférence sur Leonard Cohen. Ce qui n'est pas de l'ordre du burlesque, vous serez d'accord. Je ne suis d'ailleurs pas sûr qu'elle voie vraiment le jour. Est-on jamais sûr de rien? Et il semble, je dis bien il semble, car ses paroles sont clairement incompréhensibles (bel oxymore), que les lendemains coheniens furent souvent incertains. Ici il semble que les nuages de cette année soient assez teigneux. Alors Alexandra s'en va. Alexandra leaving est extrait de l'album Ten new songs (2001) sorti après sa retraite bouddhiste californienne. Le texte ci-dessous n'a rien à voir avec la chanson. J'ai cependant essayé d'être un peu dans l'esprit de Cohen. Ce que je ne conseille pas.

Alexandra n'est pas partie un soir de pluie

Elle n'a pas disparu, sacrificielle

Aucun message sybillin, aucune déraison

L'oreiller, solitaire depuis milles saisons

N'a rien caché de sa hideur

Alexandra, je la verrai demain au bar des habitudes

Nous nous tairons ensemble

Et ne nous blesserons pas

Puis sa silhouette s'effacera au coin du vieux café

Louve stérile

Je retrouverai le miroir sans artifice

Hôtel, asile, refuge

Où-vais-je, où vis-je?

Alexandra, reste au moins dans la ville,

Telle est ma prière à sa poitrine interdite

Alexandra n'est pas partie

La neige reste sans traces

Alexandra part tous les jours, au moins un peu

Alexandra, je ne la sais qu'en partance

De mon navire, ce vraquier craquant de partout

Se doute-t-elle comme elle sait crucifier

L'homme aux abois?

 

 

 

 

 

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22 août 2018

Chambre d'ado

                                   J'ai retrouvé ce matin, certes fatigué, un document (pré)historique, ce qu'on commençait à appeler poster. Au dos de la photo, les paroles et la musique, rarissimes à l'époque, d'un de leurs tout premiers succès. Ca s'appelait It's all over now. En fait c'était tout le contraire, ça commençait. Quelques mois plus tard ils jouaient entre autres Time is on my side. A écouter aujourd'hui ça peut sembler un peu rudimentaire. Manifestement ces gars-là ne feraient pas carrière, entendait-on de ci de là.

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                       Alors voilà ce qui m'embête un peu. C'est que Bill Wyman, sur la droite (oui, tout le monde n'est pas censé reconnaître le bassiste) a maintenant 80 ans. Ce n'est pas très sympa de sa part. Une chose l'est moins encore. J'ai peur, oui, j'ai bien peur, d'êttre maintenant beaucoup plus concerné par le premier titre que par le second.

                        Mais quoi qu'il en soit, merci Messieurs pour tout ce que vous avez fait pour moi. Au jour du bilan ce sera globalement Satisfaction.

 

 

 

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