25 février 2015

A la Philarmonie de Paris la Villette...

                                   ... le 11 février hélas je n'étais pas. Mais Arte Concert diffuse l'intégrale du concert. Vous avez le temps jusqu'au 11 juillet. J'ai simplement oublié de vous préciser qu'il s'agissait de Neil Hannon and the Divine Comedy au complet. Neil, je l'aimais mieux imberbe mais ne nous égarons pas. Somptueux est le moindre mot pour cette soirée. 2H10  de cette pop symphonique admirable et unique. Et les grands classiques y sont, The Summerhouse, National Express, Generation sex, Sunrise, Tonight we fly, une version marrante et un peu ratée de The booklovers, et A lady of a certain age qui, le temps passant, me fait de plus en plus pleurer.

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14 septembre 2014

O'Arte +7

StellaDaysPoster

                                                                                   Le rejeu (j'ai décidé de traduire replay) d'Arte permet pas mal de souplesse et j'ai pu ainsi découvrir deux films à peu près inédits qui me renvoient à ma chère Irlande, l'un dans la très catholique campagne des années cinquante, l'autre dans Belfast à feu et à sang des années quatre-vingt. Stella days est un joli film où dans une petite ville vers 1955 un prêtre âgé, ancien bibliothécaire au Vatican, qui n'avait pas forcément la vocation, entreprend d'installer dans la cité un cinéma, le Stella. Ce n'est pas que la programmation envisagée soit olé olé mais dans le pays à cette époque tout est considéré olé olé dès que ça change un tout petit peu.

                                                                                  Le maire est plutôt obtus et le Père Barry se bat de son mieux pour faire aboutir son idée. Le film est agréable mais trop "raisonnable" et les graves problèmes sont abordés en catimini, que ce soit les relations avec Londres ou l'éducation des enfants. Mais Martin Sheen, acteur assez âgé maintenant compose un beau rôle de prêtre ouvert et tolérant, qui voudrait réformer les choses, doucement. On finit par apprendre que son choix de vie fut plus ou moins, et surtout plus, orienté par ses parents. J'ai pensé à Spencer Tracy devant ce personnage de douceur et parfois de colère. Du même metteur en scène Thaddeus O'Sullivan j'ai vu jadis l'excellent Ordinary decent criminal.

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                                        On aurait pu traduire ce film par Cinquante vies sauvées. Mais non, ce film s'appelle en français La guerre de l'ombre. C'est idiot mais fréquent. Brutal, n'occultant pas le fait que les violences aient été bilatérales, tourné souvent à la façon d'un reportage de guerre, ce film de la réalisatrice canadienne Kari Skogland, d'après le récit autobiographique de Martin McGartland, revient sur le très difficile point d'équilibre en Irlande du Nord entre l'I.R.A. et les forces loyalistes. Erin,que d'horreurs commises en ton nom!

                                        Martin est un petit délinquant sans trop d'envergure. Mais dans Belfast qui brûle "fraternellement",il est  arrêté, il est sollicité par l’officier Fergus pour devenir indic et informer les Anglais. Bientôt recruté par l’IRA, il se trouve rapidement en porte à faux. Réalisé fiévreusement parmi les décombres et les hangars, comme déshumanisé, il me semble que le film sonne juste. Cependant McGartland lui-même s'en est totalement désolidarisé. A croire que la vérité sera difficile à établir, comme souvent dans les guerres civiles. Selon lui-même et quelques autres ses "renseignements" auraient sauvé cinquante Irlandais. Selon des points de vue différents il est considéré comme un traître et, même si la situation s'est améliorée, n'est pas sûr de finir ses jours dans son lit. J'ai bien aimé ce film, qui fait froid dans le dos, et je songe, un peu rêveur, au référendum écossais, et, alors que ce blog évite soigneusement toute polémique, alors même que j'essaie de ne pas amalgamer tout et n'importe quoi, j'ai envie de dire "Gentlemen, n'allons pas trop loin".

                                        Dans cette optique la superbe Aurore/Sunrise de Neil Hannon (The Divine Comedy) en version symphonique me paraît illustrer parfaitement mon propos.

 

 

 

 

 

 

 

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09 janvier 2012

Jules et Jim et Jean-Luc et Jean-Pierre et Jean-Claude

  Divine-Comedy-3_620            

                  J'ai eu l'idée de conjuguer deux de mes passions et de proposer quelques vignettes musicales faisant la part belle au Septième Art. J'ai intitulé ça "D'une pierre deux coups".Etonnant,non?Pour la première voici un de mes musiciens chéris,déjà abondamment cité ici.Neil Hannon,alias Divine Comedy,est cet Irlandais complètement fou de la France,de sa littérature,de sa cuisine,de son cinéma. Ecoutez-le déclarer ainsi sa flamme dans When the lights go out all over Europe extrait de l'album Promenade.Mais toute la discographie de Divine Comedy mérite le label Romantisme.Plutôt que de plaquer l'intégrale des paroles j'ai préféré distiller quelques passages significatifs.

    Jeanne can't choose
     Between the two
     'Cos Jules is hip
     And Jim is cool 

     Mais Neil Hannon nous parle aussi de Jean-Claude (Brialy) au Genou de Claire.De Jean-Pierre Léaud qu'il vénère manifestement.Et l'on entend les dialogues de Seberg et Belmondo dans A bout de souffle.

http://www.deezer.com/music/track/3972792

http://youtu.be/TEZz8klV_tE

logo romantisme

 

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19 mai 2011

Scènes de la vie rockmantique

   

   Qu'est -ce que je l'aime,lui,ce Dorian Gray de la musique,avec son pseudo qui cache de plus en plus mal sa solitude et sa noirceur victorienne.Ecouter Divine Comedy c'est un gigantesque shaker où Oscar Wilde,Ray Davies,Scott Walker,Charkes Dickens,George Bernard Shaw,David Bowie,voisinent avec Truffaut,Marcel Proust et de très francophiles influences et une touche de cabaret berlinois.Se poserait-on alors la question:Divine Comedy,enfin Neil Hannon,sommes-nous encore dans le rock?Outre que l'excellent dico de Michka Assayas il y a 10 ans le trouvait tout à fait digne de suivre Dire Straits dans l'ordre alphabétique, je suis de ceux qui pensent que le rock,dans toute sa richesse,c'est aussi Divine Comedy qui mêle si bien Angleterre victorienne et pop infra-symphonique très mode.Neil Hannon, qui pourrait incarner Phileas Fogg avec le flegme et l'humour du héros de Jules Verne,distille dans ce dixième album,me semble-t-il,un charme parfois vénéneux,un vieux breuvage irlandais,une élégance inégalable.Tous ces ingrédients m'ont conquis depuis longtemps même si Neil se laisse parfois gagner par un certain emphatisme.Aussitôt démenti devant ses concerts en solitaire.Neil c'est parfois comme un pianiste de bar,un soir où vous allez un peu mal,il vous sourit un peu chichement,et en noir et blanc sur clavier vous narre une histoire souvent triste à mourir en citant Godard,Edgar Poe ou un banquier de la City.Neil c'est sûrement parce qu'il est né à Londonderry, Irlande du Nord,ville qui connut tant de haine entre les deux communautés,que sa musique sonne si emblématique du Royaume-Uni,ce curieux pays non vraiment identifié.Ce dernier album a d'ailleurs été enregistré à Dublin et à Londres.

CASANOVATheDivineComedy_FindeSie22468_fPROMENADEabsent220px_LiberationDivineComedy

    Les titres d'albums de Divine Comedy font souvent référence au passé,aux splendeurs déchues,au vieux continent européen,parfois en français.Ne cite-il pas,cet adepte du name-dropping,Jules et Jim et sa passion pour la Nouvelle Vague,Jules et Jim dans When the lights go out all over Europe?Libre à certains d'être irrités par ce qui pourrait ressembler à du passéisme musical, littéraire, cinématographique.

http://youtu.be/jgsuAUuMxFw    Down in the street below

   Difficile d'extraire un titre de Bang goes the knighthood.The complete banker est une délicieuse vignette qui fait penser aux Kinks,avec des "good old days" et un businessman en bentley.Neapolitan girl a quelque chose  du Néoréalisme si cher à mon coeur.Ecoutons par exemple Down in the street below où dans le confort cosy d'un rendez-vous bien né l'on n'oublie pas tout à fait les bruits de la ville.Splendeur et misère de Londres.Dickens et Lord Byron ne sont pas loin.Rien de ce qui est littérature n'est étonnant de la part de Divine Comedy qui dans un vieux titre,Booklovers,se contentait d'égrener environ 160 noms d'auteurs,de Cervantes à Salman Rushdie.Et c'était magique.Et qui dans l'album Liberation (1993) s'inspirait ou citait carrément Fitzgerald,Tchekhov,Wordsworth et Foster..Divine Comedy,avant que les "good old days" ne deviennent les "bad new nights".

http://youtu.be/vPzS91gGzLM   The booklovers

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06 août 2010

Simple mais beau

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                     J'ai déjà dit comme j'aimais Neil Hannon.J'aime la littérature.Alors quand Neil présente ses héros je ne puis que fondre.Même si je n'aurais pas fait un choix identique.Forte consonnance anglo-saxonne chez cet Irlandais unique.Mon goût est d'ailleurs déjà en partie dans l'abécédaire de mes écrivains majeurs.Et si vous ne me laissez que trois livres,que ce soient ceux-là.A eux seuls ils peuvent presque dispenser des autres.Car ces trois livres ont "changé" ma vie.D'aucun je ne suis sorti indemne.

http://www.youtube.com/watch?v=vPzS91gGzLM The booklovers

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