03 janvier 2018

Boulette

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                            Animant en janvier et février un séminaire (ça fait sérieux) sur différents aspects de la musique au cinéma j'ai en bon béotien voulu me documenter sur le sujet. En clair j'ai essayé comme tout un chacun de pomper consciencieusement les travaux d'autrui, autrui qui lui-même avait puisé etc... Du moins je m'imagine autrui ainsi. Revenons à nos moutons. Il ne m'a pas coûté cher. Il m'a coûté trop cher. Pardon à Madame Cristina Cano, universitaire dans la prestigieuse Bologne que j'ai fréquentée l'an dernier. C'est Bologne que j'ai fréquentée, pas Madame Cristina. Signora, scusami. Nanti de ce précieux viatique je m'apprêtai (moi, je suis pro-passé simple)  à proposer une session d'anthologie qui ferait se pâmer d'admiration mes auditrices, car j'ai surtout des auditrices, si. Je dus déchanter car j'avais oublié l'essentiel.

                           Coming out. Voilà, j'avoue. Je ne sais pas lire l'universitaire. Le chapitre Les structures discursives: la modalité symbolique dans les processus de signification en musique a déjà calmé mon ardeur. Le chapitre La macro-fonction motrice affective m'a presque anéanti bien que son sous-chapitre Le fonctionnement  pragmatique, la fonction d'induction sensori-motrice, le corps et l'inconscient personnel ait été d'un lyrisme à couper le souffle.

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                           Deux chapitres particuliers allaient me permettre de me refaire. Dans celui sur Woody Allen me fut confirmé que Si l'isotopie est un ensemble de catégories sémantiques qui permet la lecture uniforme du texte musical, la narration de la rencontre et du souvenir amoureux peut être décrite, sur le plan du contenu, grâce à l'isotopie sémantique tristesse/ crescendo/ tristesse, à partir de l'observation de configurations de caractère syntagmatique. Quel farceur ce Woody. Dans celui sur  Fantasia de Disney je n'appris rien, sachant depuis belle lurette La séduction synesthésique, où s'accomplit le processus objectif d'une mutation radicale du langage musical et pictural, et qui s'étend avec une froide synchronie de Vienne à Moscou.

                         Si vous avez lu mon billet entier sachez que déjà vous avez fait un bel effort, et que je n'en ai pas lu davantage. Enfin si un lecteur adepte de Sacher-Masoch en version littéraire désirait ardemment cet ouvrage je me ferais un plaisir de lui envoyer bien vite. J'avais d'abord pensé l'abandonner dans un jardin public comme je le fais parfois mais aucun banc ni aucun promeneur ne méritent une telle punition. Pourtant la photo de couverture est tirée d'un des plus beaux films de l'histoire du cinéma.

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26 novembre 2017

Tombé bien bas

                     Pour une pile alcaline j'ai fait alliance avec cette canaille.

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11 octobre 2017

Envie de bâcler

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                              Pas envie de faire du zèle mais de l'expéditif. J'aime souvent les chansons de Barbara. Elles n'ont nul besoin de l'affligeant et prétentieux pensum nommé Barbara de Mathieu Amalric qui nous brode une variation sur la création, mise en abyme comme on dit si souvent, etc... Attention, ce n'est que mon avis.

                              Le Redoutable, de Michel Hazanavicius, au moins, est un peu cocasse. Pas de quoi cependant cocasser trois pattes à un canard. Bien sûr le film n'aborde que l'année 68 ou à peu près mais si JLG vous intéresse mieux vaut revoir ou tenter de revoir ses fulgurances réelles et ses inepties non moins réelles. Ceci est au moins partiellement de mauvaise foi car j'ai vu trop peu de films de Godard, ils sont nombreux, pour émettre un avis un tout petit peu, pas beaucoup, éclairé.

                             Ce billet ne restera pas dans les annales. Les deux films expressément cités, enfin cités express, non plus. Mais ce n'est... que mon avis. Pour paraphraser la grande dame en noir, si la photo est petite...la chronique aussi. Mais nous avons tous le droit à la petitesse. Je sais, certains en abusent.

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07 septembre 2017

La poésie du jeudi, Edualc Eeguab

Poésie du jeudi

                                Belle semaine puisque je retrouve la Poésie, Asphodèle et tous les rimailleurs qui bien souvent m'enchantent. Comme vous le savez , muses m'ont boudé. Alors j'ai essayé, comme un enfant sans nurse. J'ai bien un peu triché, mais suis resté dans le rythme du haïku 5-7-5. Merci Isabelle, d'un merci qui restera toujours en deça de ce que je voudrais dire. J'ai appelé ça...

Dérober

Ca brasse du vide

Ca veut pas vraiment fuser

Trouver quelque chose?

Quelque chose à dire

Tenant vaguement debout

Si possible drôle

Romanesque, presque

A la rigueur, du burlesque

Qui prête à sourire

Bannir l'incurie

Qui m'occulte les neurones,

Inapte au défi,

Comme à la bonace,

Pire encore, à la ramasse

Plume racornie

Lac inanimé

Inconsolé, morne oiseau

Vallon sans dormeur

Albatros pataud

Pathos d'un loup moribond

Feuilles au tournis

Tous l'ont déjà dit

Soyez maudits vils poètes

Que suis-je sans vous?

Pillard ça et là

N'ai-je  fait que dérober

Vous, Prométhéens?

 

 

 

 

 

 

 

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26 janvier 2017

La poésie du jeudi, Alphonse Allais

Poésie du jeudi

                                N'ayant pas été particulièrement rigolo dans mes derniers textes j'ai cette semaine donné dans le sourire avec ce poème de l'homme qui voulait construire les villes à la campagne. et qui a écrit parmi des centaines d'aphorismes: "Partir, c'est mourir un peu, mais mourir, c'est partir beaucoup". Les Rimes riches à l'oeil (mais pas à l'oreille) sont un bijou de finesse qui évidemment ne riment à rien. Mais peut-être ces lignes ont-elles déjà été présentées dans notre chère Poésie du jeudi. Comme le temps passe. J'avais proposé il y a déjà trois ans la Complainte amoureuse, tout en imparfaits du subjonctif.

Rimes riches à l'oeil

L'homme insulté‚ qui se retient

Est, à coup sûr, doux et patient.

Par contre, l'homme à l'humeur aigre

Gifle celui qui le dénigre.

Moi, je n'agis qu'à bon escient :

Mais, gare aux fâcheux qui me scient !

Qu'ils soient de Château-l'Abbaye

Ou nés à Saint-Germain-en-Laye,

Je les rejoins d'où qu'ils émanent,

Car mon courroux est permanent.

Ces gens qui se croient des Shakespeares

Ou rois des îles Baléares !

Qui, tels des condors, se soulèvent !

Mieux vaut le moindre engoulevent.

Par le diable, sans être un aigle,

Je vois clair et ne suis pas bigle.

Fi des idiots qui balbutient !

Gloire au savant qui m'entretient

Alphonse Allais

                         Alphonse, également musicien, est l'auteur de cette partition hommage. Je la joue aussi à la guitare mais, lento rigolando comme précisé, ça manque un peu d'Allais, non, d'allant. Et once more thank you Asphodèle.

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08 juin 2016

D'accord...

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                  ... de ce pas.

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24 mai 2016

Rythme actuel...

Chat en sieste

                             ... de ce blog.

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06 mai 2016

In the name of rock/Mona

                               Dans le cadre chanson à texte, très sérieux, je me souviens de Mona et du vieux Bo. Et de sa rectanguitare célèbre. Pas besoin de s'apesantir sur Mona si j'ose dire. Enfin... Simplement taper dans ses mains et improviser une chorégraphie de haute tenue. Datant de 1957, rudimentaire mais efficace. Non, je ne suis pas contemporain de cette version, mais de celle, très bonne des Troggs, ce qui nous rajeunit, pas tellement. Bo n'est plus, cest moche. Et Reg Presley, le seul ocariniste de l'histoire du rock, au pseudonyme venu on ne sait d'où, n'est plus...non plus. Il vient un temps où plus personne n'est plus. Ca vous a plu?

 

 

 

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07 avril 2016

Le cinéma, mon vélo et moi/12/Cycles célèbres

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Vélo sans les pieds

                                                           Cet article est manifestement en roue libre. L'auteur de ce blog ne semble pas être capable de prendre le relais. A noter que le film du bas est resté inédit malgré la grande crédibilité de l'interprète.

Le cinéma,mon vélo et moi

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05 mars 2016

In the name of rock/Lily

                         Les quatre malfrats de The Who sont parmi les si nombreux groupes à avoir enchanté ma jeunesse. Je me faisais un honneur de connaître le nom de tous les membres des groupes phares des mid sxties. Les Who étaient de ceux- là. Ne leur doit-on pas My generation, un des hymnes de la pop anglaise labelisée Carnaby Street and Swinging London?

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                                    Ce qui était génial en ces années héroïques, c'est l'ancien combattant qui vous parle, c'est qu'ils savaient faire court. En 2mn45 l'essentiel était dit, deux riffs rageurs, un bref solo, parfois absent et le morceau, qui contait  émois et fantasmes nocturnes chez un ado boutonneux, vous hantait pour la journée. Et pour moi, pour la vie. Ce fut bien sûr le cas pour Pictures of Lily. Lily,ho Lily, made my life so wonderful. Pourtant, en confidence, bien bien jeune, ma life à moi n'était pas si wonderful et aucune Lily ne m'avait encore laissé ses photos. I'm talking about my generation. De mes émois nocturnes à moi je vous fais grace et vous laisse en bonne compagnie,  Roger Daltrey, Pete Townshend, Keith Moon, John Entwistle. Les deux premiers sont sourds depuis lontemps, les Who ayant abusé aussi des décibels. Les deux derniers sont muets depuis longtemps et jamment au Paradise Hell Rock Auditorium.

P.S. Ci-jointe une photo spécialement pour le Bison du Ranch sans Nom qui sévit sur son blog et, non content de bien parler de musique que la plupart du temps j'aime beaucoup, de boissons séduisantes et de bouquins passionnants, se pique aussi de cinéma et littérature japonaise. Quels talents! Je lui pardonne même d'avoir dénigré mon vélo.

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