08 décembre 2013

Quatre étoiles

Elvis Presley - Heartbreak Hotel

CHRIS ISAAK - Blue Hotel

Eagles, The - Hotel California (acoustic with Eric Clapton)

Leonard Cohen Chelsea Hotel #2 Live

Frank Sinatra - There's A Small Hotel (Miss Kittin)

GRAND HOTEL  PROCOL HARUM

                                                               En ce dimanche que j'ai souhaité musical au moins six hôtels au monde  ne ressassent pas l'insipide fond sonore habituel. La clientèle,vous le voyez,y est prestigieuse. On se retrouve dans le hall?  Je consulterai ainsi successivement à l'Hôtel des Coeurs Brisés, enregistré pendant les 18 mois où Elvis fut bon ,mais très très bon .Puis à l' Hôtel Bleu avec Chris et au célébrissime Hotel California où cachetonnent Eric et les Aigles. Ensuite le Chelsea Hotel, pas rigolard rigolard (I remember you well) mais où il y a du beau monde, Leonard et le Bison. Frankie fait le boeuf dans un Petit Hôtel pas loin et nous terminerons dans une suite du  somptueux Grand Hotel (Our fortunes speed and dissipate, serenades and sarabandes) des génialissimes musicos de Procol Harum, le plus grand malentendu de l'histoire du rock,qui n'en manque pas, de malentendus. Tout le monde en est resté à A whiter... Alors que P.H. a enregistré une quinzaine d'albums fabuleux. Bon si je me lance là-dessus je vais être désagréable.

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12 septembre 2013

L'irréparable...

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                 ...ou presque,je l'ai commis hier lors d'une manipulation informatique plus qu'hasardeuse qui effaça TOUT.Vous comprendrez ma discrétion pendant un certain temps qui,je l'espère, ne sera pas trop interminable.A bientôt.

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14 août 2013

Et la Comtesse a regretté

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                             Pavé de bonnes intentions,mon chemin a croisé celui de Brize.Encore fallait-il que je trouve un bouquin de plus de 600 pages,c'était la règle du jeu. Un bon roman d'Irvin Yalom en Livre de Poche,budget raisonnable,ferait l'affaire.Le seul livre, par moi lu, de cet auteur était le formidable Et Nietzsche a pleuré  Divan viennois:ainsi pleura Zarathoustra Sûr,j'allais me régaler et me pourléchais les babines à l'idée d'avoir suivi celle de Brize (d'idée).Mal m'en a pris,la potion m'a semblé insipide et toc. La déception est à la hauteur de l'attente.

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                                    Deux choses essentiellement dans ce roman:des consultations chez le psychanalyste et des pages et des pages sur le poker.J'en baille encore à me demander ce qui m'intéresse le moins.Et pourtant comme j'avais aimé la fiction de Yalom,si bien écrite, et si fertile,cette rencontre entre le Dr Breuer, mentor du jeune Sigmund Freud, et Nietzsche, par l'intermédiaire de Lou Andreas Salomé. N'y pensons plus.Pour ce Mensonges sur le divan point besoin de ne plus y penser, c'est déjà dans les limbes de l'oubli,tellement refoulé dans ls replis de mon moi profond,enfin mon moi profond c'est un peu ampoulé, disons mon moi tout court.

                                    Alors qu' Et Nietzsche a pleuré, ancré dans Vienne et ma chère Mitteleuropa,touchait son lecteur au coeur et à l'âme en recréant l'ambiance de la préhistoire de la psychanalyse, émouvante et ludique, on s'ennuie ferme dans cette Californie d'executive women, de psychiatres douteux,de joggers insipides, de businessmen surbookés. Longues conversations au fil rouge souvent libidineux, pensions de reversion faramineuses. Aussi intéressant pour moi qu'une série télé formatée, Mensonges sur le divan m'a surtout donné envie d'une bonne sieste à l'ombre, et aussi de demander à Brize le remboursement de mes 8.60 Euros. Tiens,j'ai une petite fringale de galets, de caillous. Halte au pavé.

 

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25 juillet 2013

Estivales senteurs

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http://youtu.be/2iGnS9x-TSc    Los Lobos    Kiko and the lavender moon

                                 Té,pas foulé,c'est l'été.Les cigales et la lavande,en avant les clichés,plutôt sympas.Et le retour des loups tex-mex à Bercy le mois dernier en première partie de Neil Young,vous savez,un de ces concerts quand on est à 90 mètres et qu'on aperçoit des silhouettes sur une scène là-bas,mais si,là-bas,là,regardez bien,vous y êtes. Allez Eeguab fais pas ta tête des mauvais jours,à Woodstock t'étais loin aussi? Oui,mais j'étais jeune.Sur la lavande sachez que c'est une plante aromatique méditerranéenne à fleurs bleues qui donne une huile essentielle très utilisée en parfumerie.Tant de connaissances vous laissent pantois,hein?

LosLobos

                                 Pour Los Lobos je connais un peu mieux.Certes ils ont pris quelque kilos.Certes moi aussi.Certes là n'est pas la question. Mais ils ont bien tort, ceux qui en sont restés à leur reprise ,très bonne de La bamba pour le film du même nom en 86 alors que la chanson de Ritchie Valens date de 52. Non,suivez s'il vous plait. Suivez ou je vous chante "Yo no soy marinero soy capitan soy capitan soy capitan".Bref "para bailar la bamba se necessita una poca de gracia" .Pardon ça me reprend. Los Lobos nous sert depuis 35 ans leur rock du sud du Sud avec un égal bonheur. Ole Kiko, "arriba y arriba". Au coeur de la lavande sous la lune.

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16 mai 2013

Des mots,une histoire: Trois déchus de l'Olympe

Notre amie Olivia présente cette semaine la liste suivante:capturer-image-son-évasion-alarme-danger-rouge-coquelicot-homme-mesdames-messieurs-faiblesse-âme-gris-ombre-doute-métaphysique-collège-professeur.

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Aucun des trois acolytes n'était capable d'aller plus loin.Plusieurs éternités déjà s'étaient enfuies depuis qu'ils étaient relégués pour deux d'entre eux dans le Tartare,capturés sur colère de Zeus et de ses sbires suite à d'obscures tractations entre hommes et dieux.Mais depuis qu'ils avaient établi une communication sans fil avec Prométhée,enchaîné loin à l'Est sur son Caucase, aux prises avec cet immonde vautour hépatophage,l'un comme l'autre caressaient sérieusement leur rêves d'évasion.Ils avaient somme toute fait preuve de faiblesse,trop longtemps.La révolte leur brûlait les tempes et ils voyaient rouge,un rouge vif qui comme la muleta de Cordoue,redoublerait leur fureur et leur détermination.

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Lassé d'être sujet de métaphysique pour bacheliers acnéiques,Sisyphe cesserait bientôt de rouler sa pierreuse pelote et Camus pourrait bien ravaler son mythe.L'image du Titan remontant sans cesse cette métaphore du monde,lourde s'il en est, qui n'avait qu'une idée, arrivée au sommet,se faire la belle et filer se remettre à l'ombre dans la vallée,cette image ne survivrait plus.L' alarme entre Sisyphe et son voisin carcéral Tantale avait bien fonctionné et les professeurs de philo du futur pourraient aller se rhabiller. Depuis le temps qu'ils glosaient sur ce pauvre Tantale se desséchant devant une eau fraîche et crevant de faim alors que les plus beaux fruits lui frôlaient les doigts,ils allaient pouvoir raconter la cavale des mal-aimés, genre série noire dans les bas-fonds de l'Olympe.A redonner le goût de l'antique dans nos sacrés collèges.

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Loin là-bas en son sympathique Caucase Prométhée soignait son ictère à sa manière,la rapace-thérapie.Ce sont des soins de longue durée,mesdames et messieurs,qu'on se le dise,mais non dénués d'intérêt,pour peu que l'on soit très attaché aux chaînes de montagnes.Songeons-y donc,même si c'est plus souvent le doute qui nous ronge.

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Doute qui d'ailleurs fait plus que me ronger quant à la manière de me sortir de cette histoire sans queue ni tête et dont seul un déicide pourrait me délivrer.Du danger d'inventer n'importe quoi pour figurer dans la liste du jeudi soir de notre guide au prénom de paix.Comme un marin dont le coeur chavire etvire au gris entre Charybde et Scylla,fredonnant "Comme un p'tit coquelicot,mon âme, un tout p'tit coquelicot" me voila contraint de laisser ma belle oeuvre inachevée.C'est si beau parfois l'inachevé, Schubert, Flaubert, Kubrick.Mais là j'aurais probablement dû privilégier l'incommencé.Pour tout autre son de cloche,se référer aux autres auteurs semainiers.

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20 avril 2013

Les plumes...by Asphodèle: Chronique littéraire

                   Asphodèle,cette diablesse exige de nous cet exercice de haute voltige,écrire une quatrième de couverture,avec les mots suivants: départ-salle-téléphone-heure-désir-impatience-minute-frustration-déçu-enfant-pandémonium-liste-angoisse-patience (facultatif)-espoir-stupeur-galop-gifle-gigantesque.

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                  C'est l'occasion pour moi d'attirer l'attention sur un livre de toute beauté,qui ne semble pas promis hélas à un grand succès populaire,le nom de Pierre Kiroulnamaspamous restant scandaleusement méconnu de la critique française.

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                 Quelques aficionados trop rares guettaient le nouveau livre de Pierre Kiroulnamaspamous.Leur impatience est enfin récompensée après la frustration d'un silence de dix ans.Quant à ceux qui ignorent tout de l'auteur,tant mieux.Qu'ils prennent le départ pour cette aventure romanesque gigantesque dont ils se souviendront.Dans son style minimaliste et après 270 pages blanches qui attisent le désir du lecteur,haletant,Histoire du Rien frappe très fort et nous scotche à notre chaise,tout de stupeur inouie,devant la violence de cette scène où le héros,Hans Bastiani,renverse son café au Bar du Téléphone,Gare San Parnasseo.

               Et c'est presque le début d'un voyage littéraire hors du commun,une gifle intellectuelle,dont on ne peut sortir déçu.Déçu, non,mais meurtri certes oui.Le pandémonium originel,celui des Enfers,a tout d'une pension de famille à l'heure des tisanes à côté du fleuve Histoire du Rien,objet écrit mal identifié charriant les horreurs et les tendresses d'une humanité percluse d'angoisse et lorgnant le moindre espoir avec véhémence.Songez,mais je ne veux pas dévoiler d'indice,que dès la page 712 on apprend que le café de la gare,salle des pas perdus, était décaféiné.

              La liste des influences sur le roman de P.K. est variée de Buzzati à Confucius en passant par Hergé.Heureux lecteur néophyte qui va découvrir ce livre inclassable qui,dans la brièveté de se 1500 pages,nous emporte au grand galop vers les hauteurs vertigineuses d'une littérature à couper le souffle,qui ne laisse pas une minute de répit,et qui fait du lecteur un enfant ébahi, émerveillé,stupéfait devant tant de maîtrise.

Edualc Eeguab

"Le Picard sait lire" du 20 avril 2013

Histoire du Rien, de Pierre Kiroulnamaspamous,traduit du kirghizo-bantou par Anna Kuneki-Peferssa, 1523,5 pages, Ed. Gaminard/Le Deuil.

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12 mars 2013

Hitch's cameos

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            Un tout petit clin d'oeil.Je pense que la plupart d'entre vous connait déjà ce petit montage.C'est un grand classique des quizz cinéma.Mais comme on se pose toujours  la question voilà de quoi satisfaire la curiosité de chacun.La plus étonnante de ces apparitions est sûrement celle de Lifeboat,huis clos sur un canot de sauvetage.

http://youtu.be/OW6Rdiqlg2E  Oscar du meilleur 83ème rôle

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23 février 2013

Les plumes... by Asphodèle: Faut que j'vous raconte

                    Asphodèle la passionnée nous a concocté pour ce samedi la combinaison suivante:obsession-fruit-calvaire-égarement-film-érotique-feu-intense-gouffre-fusionnel-folie-rouge-vertige-fulgurance-danser-délicieux-dément.

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                    Ben ouais(oui picard) faut que j'vous conte ça.J'avais promis un texte pour les plumes de notre chère Asphodèle et évidemment je n'avais pas la moindre idée.Faut vous dire que mon nègre est cette semaine à Morzine où vous le reconnaîtrez facilement.Sec comme un film de Bresson je m'appprêtais au forfait. Mais vraiment le hasard a bien fait les choses.Sûr,vous aurez du mal à me croire.J'ai été sollicité pour participer à un concours Cinéma et Littérature dont je vous livre les questions.

                  1/ Citez les Prix Goncourt 1916,1968,1996,2001.Une intense activité neuronale me permit de conclure au choix suivant.

le feu

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 calvaire

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             2/ Citez les films que vous avez vus cette semaine.Ca tombait rudement bien,j'en avais vu un par jour.Et voilà lesquels. Vraiment j'ai eu de la chance.C'est dément une telle veine.*

obsession

egarement

comedie erotique

gouffre

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vertiges

dansé

               Et puis,là,d'un seul coup,le doute me vrille,une fulgurance.Si à force de jouer au plus fin ça me valait une suspension, voire une exclusion de cette belle confrérie que titille l'envie d'écrire? Profil bas,mon gars (ça,c'est moi).Tu ferais mieux de présenter tes excuses à l'Amphitryonne de ce défi hebdo pour ce billet plus cavalier que littéraire.Et ipso facto,de te remettre à la rédaction ton roman au si beau titre en forme d'oxymoron Le délicieux fusil de Lionel (?).**

Notes de la rédaction

        * Pour les films,je les ai réellement vus tous les sept (et aimé six d'entre eux) mais en trente ans plutôt qu'en sept jours (licence poétique d'une belle mais humble créativité).  

        ** L'histoire ne dit pas si j'ai été lauréat du Goncourt,pardon,du concours.Quant au Goncourt je fonde de grands  espoirs sur Le délicieux fusil de Lionel.

      

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17 janvier 2013

Des mots,une histoire: Texte plus émasculé que majuscule

                 Olivia a récolté cette semaine pour Des mots,une histoire 88: église-attendre-châtrer-midi-pauvre-chose-toujours-diable-alors-envie-décrire-accomplir-étal.

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              Midi déjà,à force d'attendre je vais finir par finir par faire chou blanc mais vraiment le hasard cette semaine ne s'est pas foulé.Moi non plus,mon imagination se révélant bien pauvre avec ces vocables strictement fonctionnels et notamment deux adverbes tellement pâlots.Vraiment pas grand-chose à proposer.C'est toujours mieux que rien?Ben justement non,parfois le rien est préférable. Une seule envie me titille un peu,tirer un trait sur ces lignes sans intérêt.Alors je vais accomplir cet acte de salubrité publique, envoyer au diable ce texte de folliculaire et sortir lancer des boules de neige sur la Place de l'Eglise,me réchauffer coeur et âme à l'étal de viennoiserie voisin,et rentrer pester devant mon incapacité à décrire correctement l'art de châtrer les tomates,opuscule que m'a commandé la société horticole qui connait si bien mes vertes compétences.

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10 janvier 2013

La pas marrante histoire du psy d'Inde face au psy de Sion

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                          Non,je ne ferai pas partie du cercle d'initiés qui se pâment devant les bouquins de Will Self,pas devant Dr Mukti en tout cas,et comme je n'ai guère l'intention de persévérer,Will lui-même et moi,moi-même en resterons probablement là.Ce toubib,natif de l'Uttar Pradesh comme son nom l'indique, psychiatre de son état,parfois piteux,l'état d'ailleurs,a un rival,le Dr Zack Busner,psychiatre de son état,plutôt arrogant,et juif,ce qui n'arrange rien (là,trait d'humour,pas de levée de boucliers svp).Ne pouvant se sentir réciproquement c'est à travers quelques patients en commun que leur querelle nous est contée.Ca se veut branché et Will Self dispose,je crois,d'un capital sympathie dû essentiellement à ses positions plus que larges concernant la drogue.Etant très libéral c'est forcément quelqu'un d'intéressant.Ben si.Non?

         Une fois que je vous ai dit ça je ne vois nulle raison d'épiloguer,ni d'abuser de votre temps.Libre (et encore heureux) au lecteur d'apprécier la drôlerie de Will Self et ses saillies sur la psychiatrie et ses drôles de zigotos.Ce disant je pensais plus aux soignants qu'aux malades,bien que ces derniers soient également pas mal arrangés..Il m'est arrivé de sourire,rarement.De bailler aux corbeaux ,souvent, parce que les corneilles en ont marre qu'on baille toujours après les mêmes.De penser,surtout,que ce Self ne m'a pas rendu service.Oui, ce dernier trait ne relève pas le niveau,déjà d'un faible étiage en cet étage psy.Parfaite adéquation donc,entre ce billet,peu susceptible de figurer dans une anthologie de la critique littéraire,et ce roman,peu digne de figurer,etc...

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