25 mai 2014

Un livre, un film (énigme 96), la solution

film  Très vite de charmantes panthères (je n'ai pas dit cougars) ont griffé leurs réponses: Rudyard Kipling et Le livre de la jungle. Elles ont nom Aifelle, Dasola,Valentyne, Pierrot Bâton. Plusieurs versions, la plus mythique, celle de 42, signée Zoltan Korda avec l'acteur indien Sabu. Très jeune j'adorais ces génériques sur un livre que l'on feuillette. La plus cocasse, celle des studios Disney, surtout pour ses numéros musicaux avec Baloo ou King Louis. Les autres sont à peu près sans intérêt à mon avis. Indice supplémentaire, mon cher Donovan chantait Riki Tiki Tavi, la mangouste héroïne d'un autre épisode du Livre de la jungle. Samedi 31 mai Claudia et Wens vous attendent de pied ferme tels Shere Khan guettant le petit d'homme.

 

 

 

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10 janvier 2013

La pas marrante histoire du psy d'Inde face au psy de Sion

Dr-mukti

                          Non,je ne ferai pas partie du cercle d'initiés qui se pâment devant les bouquins de Will Self,pas devant Dr Mukti en tout cas,et comme je n'ai guère l'intention de persévérer,Will lui-même et moi,moi-même en resterons probablement là.Ce toubib,natif de l'Uttar Pradesh comme son nom l'indique, psychiatre de son état,parfois piteux,l'état d'ailleurs,a un rival,le Dr Zack Busner,psychiatre de son état,plutôt arrogant,et juif,ce qui n'arrange rien (là,trait d'humour,pas de levée de boucliers svp).Ne pouvant se sentir réciproquement c'est à travers quelques patients en commun que leur querelle nous est contée.Ca se veut branché et Will Self dispose,je crois,d'un capital sympathie dû essentiellement à ses positions plus que larges concernant la drogue.Etant très libéral c'est forcément quelqu'un d'intéressant.Ben si.Non?

         Une fois que je vous ai dit ça je ne vois nulle raison d'épiloguer,ni d'abuser de votre temps.Libre (et encore heureux) au lecteur d'apprécier la drôlerie de Will Self et ses saillies sur la psychiatrie et ses drôles de zigotos.Ce disant je pensais plus aux soignants qu'aux malades,bien que ces derniers soient également pas mal arrangés..Il m'est arrivé de sourire,rarement.De bailler aux corbeaux ,souvent, parce que les corneilles en ont marre qu'on baille toujours après les mêmes.De penser,surtout,que ce Self ne m'a pas rendu service.Oui, ce dernier trait ne relève pas le niveau,déjà d'un faible étiage en cet étage psy.Parfaite adéquation donc,entre ce billet,peu susceptible de figurer dans une anthologie de la critique littéraire,et ce roman,peu digne de figurer,etc...

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27 janvier 2011

Tel-Aviv ma douleur

shiva

    Voyage un peu longuet à mon gré que ce Shiva du grand Avraham B. Yehoshua.Pas sans intérêt vu l'étoffe de cet écrivain mais moins prenant que L'année des cinq saisons ou Le responsable des ressources humaines,déjà évoqués sur ce blog.Benjamin Rubin, jeune médecin israélien,promis à un bel avenir,voit sa vie changer à la suite d'un voyage aux Indes où il est envoyé pour rapatrier la fille du directeur de l'hôpital où il travaille.Il va tomber amoureux,mais,et c'est là le problème,de la mère de  cette jeune patiente.De retour en Israel,malgré un mariage un peu hâtif,une paternité et des soucis professionnels en ce milieu si hiérarchisé de l'hôpital,il va se trouver dans cet état comme d'apesanteur,amant fugace et transi d'une femme de vingt ans plus âgée,rondelette et pas précisément séduisante.Mais justement comment fonctionne la séduction?Et qu'est-ce qui fait que cette femme plutôt falote le fascine?Et pourquoi Benjamin,brillant et mesuré,n'est-il plus tout à fait capable de libre arbitre depuis l'irruption de cette femme,Dori, dans sa vie tracée pour la réussite?Shiva est une histoire d'amour vraiment pas comme les autres où la mort du mari semble enrichir encore la relation du jeune médecin et de la femme mûre,où les liens familiaux sont de part et d'autre très forts mais aussi explosifs.

     Mais j'avoue être resté de marbre pour tout ce qui concerne le "transfert" de l'âme du défunt à son rival et plus généralement pour les pesantes références à la civilisation traditionnelle indienne dont mon rationalisme s'accomode décidément assez mal.Certes il y a dans Shiva comme des pages d'un amour à la fois léger comme un nuage et lourd comme une préparation à une intervention chirirgicale compliquée.C'est une belle écriture,riche et profonde.J'y ai parfois trouvé le temps long comme en une salle d'attente anxieuse.Pourtant les dialogues finaux entre Benji et sa mère sont de la très haute littérature.

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11 juin 2008

Des eaux d'Orient

         Renoir après sa période américaine passe par la case Inde avant son retour en France.Ai-je eu tort de mettre The river dans le Cinéma d'ailleurs?Cas très à part dans la filmo de Jean Renoir cette adaptation du beau roman,très anglais,de Rumer Godden,Le fleuve n'a  guère été compris à sa sortie.Il est vrai que la parenthèse indienne de Renoir a de quoi surprendre.Il est vrai que l'homme avait changé.Les méthodes de tournage américaines,avec leur pragmatisme,et d'excellents résultats parfois(L'homme du Sud),et la maturité ont conduit Renoir à s'interroger différemment à l'existentielle condition humaine.Loin de l'engagement facile de La vie est à nous,du pacifisme de La grande illusion,de l'ironie cruelle de La règle du jeu.Du joli livre de Rumer Godden,presque de la littérature de jeunesse(elle est aussi l'auteur du Narcisse noir dont Michael Powell tira un beau film),ce qui n'est pas péjoratif du tout tant qu'il n'y a pas trop de manipulation,Jean Renoir tire un récit qu'on dira souvent panthéiste.Je suis assez d'accord.Il y a dans les couleurs,ah les couleurs,une force cosmique et un tel tellurisme dans les racines de ces grands arbres et dans les eaux du fleuve,charriant tous les usages,Inde éternelle,où l'on ignore même Gandhi,qu'un grand créateur suprême semble avoir signé la photo,de toute beauté.Une sorte de néoacadémisme, comme dans un livre d'images ou mieux,un livre d'heures médiévales enluminées.

         Y voir comme certains,l'influence de Rossellini,qui tournera India en 58,me paraît hasardeux.Je monte facilement sur mes grands chevaux quand on évoque le Néoréalisme et pense que la sagesse de ce film s'éloigne pas mal d'une certaine colère dans l'Italie de l'après-guerre.Non je crois que Le fleuve est presque unique.A chacun de se faire son idée.Jean Renoir n'est pas mon cinéaste préféré et ses engagements ont parfois été pesantisssimes mais je ne tiens pas ses derniers films pour négligeables.Loin de là.Libre à tous de trouver Le fleuve sulpicien dans son indianité de pacotille.Moi j'y ai vu un beau film,l'histoire douloureuse d'un apprentissage de la peine pour trois jeunes filles entre Europe et Asie,entre adolescence et féminité, dans le cadre,souvent très végétal et luxuriant d'un tableau de maître,enfin de fils de maître.

   Deux choses encore.L'avis d'un certain Scorsese qui semble s'y connaître en cinéma.Et la thématique de la rivière que de nombreux exégètes ont relevée à juste titre,La fille de l'eau, Boudu,Une partie de campagne,Le déjeûner sur l'herbe et en Amérique,L'étang tragique et L'homme du Sud,ce dernier déjà évoqué sur ce blog.

Le Fleuve, un des plus beaux films qui soit !
Mon père m’a emmené le voir quand j’avais 8-9 ans.
C’est un film qui s’est imprégné en moi et ne m’a jamais quitté depuis
.

Martin Scorsese

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