03 octobre 2016

Emilia Romagna

Bologna-By-Night_light

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12 septembre 2016

D'un autre âge, d'un bel âge

Les_deux_soeurs     D'un autre âge, ce roman assez court de l'Autrichien Adalbert Stifter (1805-1868), écrivain découvert il y a quelques  semaines chez Dominique A sauts et à gambades. D'un autre âge, mais d'un bel âge comme un vieux grappa. L'essentiel de ce livre se passe en effet dans la si belle région des lacs alpestres de l'Italie du Nord. Un jeune Autrichien, bien nanti et de grandes espérances décide ce fameux voyage en Italie si cher au Romantisme. Temps béni, qu'est-ce que j'aurais aimé! Encore fallait-il être bien né. Ce périple le mène très vite à rendre visite à un homme connu à Vienne avec qui il partagea un concert de deux jeunes soeurs violonistes. Rikar vit maintenant non loin de Riva sur le lac de Garde. Retiré avec sa femme et ses deux filles.

                                     Alors là où certains évoqueront la naïveté ou l'utopie de ce domaine édénique je préfère parler de rêve exemplaire. On a bien le droit de rêver à ces jardins des dieux, ces fontaines enjouées, ces fruits paradisiaques. Et à ces nobles sentiments qu'inspirent Maria et Camilla, Les deux soeurs. Ces deux jeunes filles sont très proches et pourtant si différentes. L'une est une violoniste plus que troublante, l'autre a le génie des lieux, organisant maison et domaine au point d'en faire une halte délicieuse digne de l'Arcadie. Ce roman n'a d'autre objectif que de mettre en scène en un schéma romanesque classique qui n'ira cependant pas jusqu'au drame, l'amour et ses tourments. Tourments qui tourneboulent notre héros, écartelé entre l'une et l'autre, entre la vie pratique terrestre et la vie artistique céleste, représentées par Les deux soeurs.

                                    Le livre abonde en descriptions lyriques ou élégiaques, en un style parfait. Tout est beau sur ce versant des Alpes. Harmonie et vertu. Tout est trop beau, même le renoncement et l'abnégation. Pour une fois que les choses sont trop belles.

 

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27 août 2016

Vive Nous

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                                Nous c'est eux, les Petersen, un couple anglais et leur fils de 18 ans. Mais Nous c'est aussi nous, forcément. Délicieux épisode de l'éternelle histoire d'un homme et d'une femme, Nous nous est conté du côté Douglas, cinquante balais et quelques poussières, sympathique chercheur pas débordant d'imagination mais qui aura tenté la paternité, sans grand succès. Connie, veut partit, plus poète et plus artiste, mais sans haine et sans rancune. Alors Douglas a l'idée du Grand Tour, façon XIXème, Paris, Amsterdam, Munich, Vienne, l'Italie... Avec Connie en instance de séparation et Albie, dix-huit ans, buté comme c'est pas possible à moins d'avoir dix-huit ans. Je le sais, j'ai eu dix-huit ans.

                              C'est avec pas mal de drôlerie que David Nicholls et Douglas Petersen racontent alternativement le temps de leur rencontre et trente ans plus tard le temps de leur éventuelle rupture. J'ai vraiment aimé Douglas, cet homme un peu falot, et surtout moins branché que son épouse Connie. Leur relation est parfois hilarante à mesure que le temps passe et j'aurais envie de citer des passages entiers, délicieux et mordants. "Les premières fois- (il y a 179 petits chapitres comme ça sur 539 pages)- Les débuts de n'importe quelle relation sont ponctués d'une série de premières fois- première vision de l'autre, premiers mots, premiers rires, premier baiser, premier déshabillage, etc..., tous ces jalons partagés s'espaçant et se banalisant à mesure que les jours, puis les années passent, jusqu'à ce que, pour finir, il ne reste plus que la visite d'un quelconque site historique classé par le National Trust". Ne trouvez-pas que ça ressemble à la vie? L'humour très présent tout au long du roman n'empêche pas, bien au contraire, la tendresse et une certaine dérision, ou tout au moins du recul, et agit comme une caresse pour nous dire que même chez nous ce n'est, disons... pas si mal.

                             Evidemment reste le cas Albert, Albie, fils de Connie et Douglas, qui fut précédé de Jane qui ne vécut que quelques heures. Faut-il y voir une cause et un effet mais Albie et son père se comprennent assez mal. Quoi, c'est normal? Et l'on a envie de gifler cet ado tellement, tellement, tellement ado, quoi... Du coup le Grand Tour romantique vire au cauchemar entre réglements de compte maritaux et disparition de la grande asperge prénommée Albie. Souvent désopilant, parfois grave, un peu comme notre vie, sauf que notre vie est moins désopilante peut-être. Enfin notre vie, là je m'avance un peu. Un très bon roman de David Nicholls, fin observateur de ces années à cheval sur deux siècles comme pour une chasse au renard dans le Sussex, très Angleterre, très vieille Europe, très Nous. Et pour terminer continuons de désopiler avec cette charge vélophobe que j'ai adorée, moi, plutôt vélophile.

                              "Je me suis surpris brusquement à détester Amsterdam. Dans mon amertume je me suis laissé gagner par cette idée. Je les défierais tous, les cyclistes d'Amsterdam, avec leur éclairage inadéquat, leur manie de tenir le guidon d'une main, leur selle haute et leurs airs supérieurs. Tel Caligula, impitoyable et sans peur, j'allumerais un feu de joie et jetterais ces foutues bécanes dans les flammes. Au bûcher, les vélos, au bûcher!"

                               On connaissait les autodafés. Voici les cyclodafés. Ca c'est pas en italiques parce que c'est de moi, moi-même, personnellement. Si.

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28 avril 2016

La poésie du jeudi, Edualc Eeguab d'après Dino Buzzati

Poésie du jeudi

Ecriture

Vacillant

Terreur de ce quartier laid de Turin

Il avait broyé des échines

Près d'une décennie

Maîtres et chiens de la basse ville

En frissonnaient si souvent

Ses morsures cuisaient toujours ça et là

Et les fuites apeurées

Rythmaient comme avant des journées

Jusqu'à ce petit matin de novembre

Froid piquant Piémont

Où le hideux molosse jaunâtre

Lui avait longtemps résisté

Finalement vaincue, la bête en rupture

Haletait dans quelque ruelle sombre

Mais le maître, cette fois blessé

Savait dorénavant

Sa chute prochaine

Et la fatale échéance

Vainqueur une fois encore

Pour combien de temps.

Avant le glas.

 bUZ

                                                  Ce texte doit tout à l'immense Dino Buzzati, adapté, modestement, d'une de ses nombreuses et fabuleuses nouvelles, l'une des plus inquiétantes, et il y en a beaucoup, d'inquiétantes. Il y a  aussi beaucoup de chiens dans les nouvelles de Dino. Et donc de chiens inquiétants. Le tyran malade raconte l'histoire d'un chien qui fait régner l'ordre ou la terreur, c'est selon, jusqu'au jour où d'inquiétant, il devient inquiet. Et c'est plus grave. On retrouve évidemment la thématique de l'attente du jour, de l'attente de l'attaque des Tartares, proches, probablement. Et plus généralement toute la littérature de Buzzati, le temps assassin, les quotidiennes déceptions, la vacuité. Le pire étant toujours sûr chez Buzzati, on ne devrait donc même pas s'en émouvoir. Et pourtant... C'est parfois à rendre malade, comme le tyran. Oh Dino, pourquoi t'ai-je rencontré?

 

 

 

 

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05 avril 2016

De la Costa Liguria à l'Ouest américain

Ruines

                                 Voilà un bon roman, peut-être un petit peu éparpillé tant Jess Walter mêle les époques et nous confronte à de forts personnages en des âges différents. En vrac un écrivain américain qui écrira bien peu, lors de la libération de l'Italie en 1944. Une jeune actrice sur la côte ligure, échappée du tournage de Cléopâtre en 62. Un très modeste hôtelier italien et sa mère dans le minuscule port de Porto Vergogna, tout un programme. Un producteur américain typique donc mesquin et grandiose. Gravitent tout autour Richard Burton en personne, et bien d'autres....

                               De si jolies ruines brasse beaucoup de thèmes. Des destins fracassés comme dans un feuilleton, l'exotisme que présentait encore dans les années 60 la Riviera, la satire un peu facile de Hollywood et de ses moeurs avec caprices de stars et infantilisation, une jolie histoire d'amitié qui survivra à cinquante années de séparation. Notre tendresse va davantage à Pasquale et Dee la jeune actrice emportée dans une sombre machination. Ce sont évidemment les coeurs purs. Mais les puissants sont bien campés, notamment le producteur Michael Deane, inspiré de... et le portrait de Burton, star des paparazzi des sixties est également saisissant. C'est un livre riche en péripéties, en aller retour, où le lien avec notre époque passe par les années cames, les années seringues dorénavants inhérentes à presque toute littérature. C'est Pat, fils de Dee, musicien rock, qui assure cette partition. Mais j'ai peur d'être un peu confus à la chronique de ce livre, presque trop riche. Car Jess Walter revient aussi sur un épisode de la conquête de l'Ouest, l'expédition Donner, tragédie dans les Montagnes Rocheuses en 1846.

                            Récapitulons calmement, toute l'Amérique est là, la guerre en Italie, le cinéma et les affaires, les parties fines et l'alcool, le rock et la Californie, la mythologie du western, tout de déraison. Notre ami Pasquale, Italien du nord, n'en est que plus sensible, et sensé. Un très bon moment de lecture, un peu trop encensé quand même à mon goût. Mais, rappel, comme toujours, ce n'est que mon avis.

                           Je crois que Beautiful ruins est un projet de cinéma. Je n'ai aucune autre information à ce sujet. Nous en resterons donc au projet avant d'aller au cinéma. Quant à l'hypothétique et microscopique Porto Vergogna, il borde les célèbres Cinque Terre, site classé mais envahi. La rançon de la gloire.

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13 mars 2016

Le cinéma, mon vélo et moi/11/Un beau dimanche

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                                            Domenica d'agosto, le délicieux film de Luciano Emmer, date de l'an 1949. Journée de plein air du petit  peuple romain direction les bains de mer d'Ostie.Ce n'est pas l'Ostie de Pasolini. Non c'est bien plus simple. Et surtout c'est la vie dans toute sa splendeur et ses petits arrangements. Ce n'est pas encore le miracle économique. Au moins on vit en paix dans cette synthèse du Néoréalisme et de la Comédie italienne. Mastroianni, en tout petit sur l'affiche, n'a pas encore rencontré Fellini. Les maillots de bain y sont d'une pudeur. Veille la mama. Ho quattro mesi. Si. E la ringrazio la mia cara Asphodèle per Lo cinema, la mia bicicleta é mi.

Le cinéma,mon vélo et moi

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14 janvier 2016

Tout sur ma mère...

 AFFICHE                          

                       ... a été dit fort justement par quelques-uns dont je partage les avis. Alors comme ça m'arrive de temps en temps je n'ai pas cru bon d'en rajouter. Je vous invite seulement à les consulter et à voir le film admirable de Nanni Moretti. C'est l'un de mes cinéastes favoris, plus que ça probablement. Vif succès en ciné-débat avec une belle audience. Paradoxalement peu de discussion, il fallait s'y attendre tant le film suscite d'empathie et de retenue. Mia Madre, en l'occurrence Nostra Madre rend plutôt réservé. Certains silences sont éloquents.

Avant la fin 1001 bobines

Mia Madre : le chant d’amour de Moretti à une mère Strum

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09 janvier 2016

Sandor sur ses lauriers

 nUIT

                                  Neuvième lecture de Sandor Marai, et ma passion pour cet écrivain ne se dément pas, bien au contraire. Du côté de Stockholm il fut souvent évoqué mais non... Justice (c'est le cas de le dire avec La nuit du bûcher) lui est rendue car l'action se passe à Rome où un carme espagnol, 1598, prend en quelque sorte des leçons d'inquisition pendant quelques mois. C'est que les hérétiques sont nombreux en cette fin de XVIème Siècle et que l'Eglise veille au grain. Je suis donc resté à la même époque que mon dernier livre chroniqué, La Religion. Epoque troublée, mais toutes les époques ne le sont-elles pas? Sandor Marai, qui eut maille à partir avec le régime de son pays, a pas mal voyagé avant de décider de son ultime destination, choisissant la nuit en 1989 aux Etats-Unis. En 1974 c'est en Italie qu'il vivait lors de l'écriture de La nuit du bûcher.

                                  Même si Bernardo Gui, le sinistre Grand Inquisiteur du Nom de la Rose, est évoqué c'est deux siècles plus tard que Marai a situé l'action de ce beau roman. L'auteur hongrois qui a beaucoup écrit sur les derniers conflits a également souvent utilisé l'Histoire, Casanova par exemple dans La conversation de Bolzano.Le moine d'Avila est ainsi éduqué aux méthodes du Saint-Office pour faire avouer les hérétiques. C'est que c'est tout un art dans cette Rome où la délation va bon train, où l'on se dévisage plus que de raison, et où les orthodoxes de mardi peuvent devenir les déviants du jeudi. C'est en fait une longue lettre qu'écrit ce moine à son frère Urbain, dans laquelle il revient sur son accueil romain, son initiation près des confortatori, des prêtres mais aussi des notables réunis en une confrérie, et chargés de fortifier l'espoir des condamnés, bénévolement par charité chrétienne ou parfois par curiosité et voyeurisme.

                                 Le moine (on ne sait pas son nom) sera finalement admis à l'ultime nuit d'un des plus célèbres "giustiziabili", Giordano Bruno, qui malgré sept années de geôle et de torture ne se sera jamais repenti. La doctrine de Giordano Bruno n'est pas l'objet du livre. Mais le questionnement du moine, ses hésitations, ses doutes, ainsi que l'influence de l'écrit suite à la diabolique invention de l'imprimerie, sont par contre au centre du roman de Sandor Marai, lui aussi victime en d'autres temps de régimes inquisiteurs. En cela La nuit du bûcher est parfaitement en phase avec toute l'oeuvre de cet auteur, pour moi plus que majeur, de la Mitteleuropa si riche en bouleversements et en écrivains.

La nuit du bucher de Sándor Márai vous donne l'avis d'Yspaddaden. Je le partage bien volontiers.

Huit autres romans de Sandor Marai ont fait l'objet de chroniques ici-même. 

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07 janvier 2016

La poésie du jeudi, Giorgio Bassani

 Poésie du jeudi

                                  Pour l'Italie, pour Ferrare que je n'ai jamais vue mais dont j'arpente les rues quand la vie m'ennuie, pour Giorgio l'écrivain, pour le Nord néoréaliste, pour Asphodèle dite Le Lien, voici quelques lignes du grand romancier, qui fut aussi scénariste et poète.

Vers Ferrare

C’est à cette heure que vont à travers les chaudes herbes infinies

vers Ferrare les derniers trains, avec de lents sifflets ils saluent le soir,

plongent indolents dans le sommeil qui peu à peu

éteint les bourgs rouges et leurs tours.

Bassani

Par les fenêtres ouvertes, le remugle des prés inondés s’infiltre

et voile la patine des banquettes misérables.

Des pauvres amants en chandail il dénoue les doigts fatigués,

et les baisers désertent leurs lèvres desséchées.

Giorgio Bassani (1916-2000) Histoire des pauvres amants (1945)

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                             Ferrare, forcément mieux que Rome ou Florence ou Naples. Et pour cause, je ne connais toujours pas la ville. Mais la province y porte un beau nom de femme, l'Emilie. Et vous voudriez que ça m'indiffère?

 

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13 décembre 2015

Valentyne et mois nous sommes branchies...

BRANCHIES

              ... sur le premier roman de Niccolo Ammaniti, publié en Italie en 1997. Et j'en ai beaucoup de peine. Maudit sois-je de l'avoir entraînée dans ces égoûts de la littérature. Encore qu'à ce jour j'ignore tout de sa réaction, la suivante Aujourd’hui « irréel » -13 décembre – Branchies Niccolo Ammaniti Libre à chacun d'avoir trouvé dans ce fatras de roman d'aventures, nous menant d'Italie en Inde, dans cette vague résurgence du thème de L'île du Dr.Moreau, dans ce bouquin branché branchies, coke et parties fines, une  bonne dose d'humour et une salubre vulgarité. Le héros, pas passionnant, gère une boutique d'aquariums et un cancer terminal, avec une fiancée et une mère romaine abusive. Il décide de partir en Inde suite à un courrier le mandant pour ses compétences de pro de l'aquariophilie. Ce qui l'attend là-bas se veut drôle et percutant, avec  des personnages comme sortant d'une BD sous acide,. Niccolo Ammaniti est fils d'un célèbre psychiatre et chef du mouvement littéraire dit Cannibale. Dit comme ça on s'attend au pire...Et c'est pire.

              Suis-je injuste? Ou suis-je has been, enfin has read? Pour ne point avoir saisi l'importance de ce premier roman, dont il se murmure qu'il ne serait en fait qu'une reconstruction de la thèse de fin d'études en sciences biologiques de Niccolo Ammaniti. Cela n'empêche pas les livres d'Ammaniti de se vendre comme des panettone sur la Piazza Navona.  Donc si un fond de trafic d'organes, appartenant à de pauvres Indiens, les organes, si un ahurissant concert dans les égoûts, si des créatures sortant de la trilogie Men in black qui se prendraient pour des personnages de roman vous tentent, prenez le prochain vol Rome-New Delhi et connectez-vous sur Branchies. Je serai tout ouïe si vous avez goûté le dépaysement.

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