11 octobre 2020

Commis d'office

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                           Bernard Malamud est ce qu'il est convenu d'appeler de l'école littéraire juive newyorkaise ( Saul Bellow, Philip Roth). Je n'avais lu que Le meilleur où en bon lecteur européen je m'étais un peu perdu dans les méandres du base-ball. Le commis est nettement plus concret et réussit à nous passionner pour le cadre très très modeste d'une petite épicerie besogneuse et sans avenir, tenue par Morris, la soixantaine bien fatiguée, pas un veinard, oublié par la fortune, mari d'Ida et père d'Helen dont il ne peut financer les études et qui lui reverse une bonne partie de son maigre salaire.

                          Victime d'un braquage Morris finit par accepter l'aide de Frank, immigré italien famélique. Et l'auteur orchestre de belle façon les rapports entre le patron et son employé en une passionnante chorégraphie dans le cadre de cette boutique cafardeuse où les clients se font rares. Les commerçants voisins, juifs eux aussi pour la plupart, sont plus rivaux que solidaires, calculateurs plus qu'amicaux et l'antisémitisme est quotidien, un quotidien de la rue, ordinaire. Brooklyn n'est pas Manhattan et cette Amérique là, Bernard Malamud l'a bien connue. Son propre père, qui avait fui la Russie, a tenu une épicerie à Brooklyn où il est né en 1914.

                           Il est souvent question d'argent dans Le commis. D'argent liquide, de petites sommes, quelques dollars, quelques pièces. Frank est un commis sérieux et ne détourne que quelques billets qu'il se promet de remettre discrètement dans la caisse. Mais la rédemption est l'un des thèmes de ce livre. Le lecteur se trouve bien dans ce local exigu et insalubre, au coeur de cette classe laborieuse, où qualités et défauts se combattent et se complètent. Malamud, juif de l'Est né à New York, n'est pas tendre avec  certains aspects du judaïsme, ce qui n'est pas pour surprendre, tant la dramaturgie qui met en scène Morris, Helen, et Frank, qui n'aime pas les Juifs mais ne sait pas pourquoi, se révèle universelle. 

                          N'hésitez pas devant Le commis, oeuvre très riche, essentielle. Une bonne part de vérité s'échappe de cette échoppe au bord de la faillite. 

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07 octobre 2020

L'art du marteau

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                                 La littérature japonaise a souvent sa propre musicalité. J'en lis quelquefois, Yoko Ogawa notamment. C'est particulièrement le cas dans Une forêt de laine et d'acier, au titre énigmatique. Ce livre est étonnant. Est-il passionnant? La réponse n'est pas si simple. La forêt dont il est question est double et je ne souhaite en dire davantage. Le héros principal est un jeune homme modeste qui est élève accordeur de piano. C'est peu dire que ce roman n'est pas trépidant ni pittoresque. L'auteure, Natsu Miyashita, est capable de consacrer toutes ses pages à une sorte de mini-symphonie de chambre, bâtie uniquement autour de l'art d'accorder l'instrument.

                                 J'ai apprécié le tour de force que constitue ce roman. Il y a un peu la rivalité entre les élèves, un peu le thème de la transmission du maître au disciple. Il y a plus que ça, un travail de fourmi (fa sol la si do ré) sur le son, la richesse des fréquences dans un salon feutré ou une salle de concert, la réaction des pianistes après passage des accordeurs, l'extrême finesse, la délicatesse de ces travaux d'orfèvre du marteau. Ne jamais oublier que le piano est instrument à cordes frappées, on pense à l'art campanaire (je suis d'une ville à carillon). Vbrations, étouffoirs, table d'harmonie, 88 touches, la magie de l'espace qui s'emplit d'indéfinissable. 

                                Une forêt de laine et d'acier se déguste tel un rituel autour d'un thé, un cérémonial traditionnel,  un film japonais qui vous demande un peu de votre temps. D'infinies nuances, même si les pianistes ne sont que les acteurs secondaires, car Natsu Miyashita désigne clairement les auteurs du rêve musical, les tutoyeurs de la perfection, que sont les accordeurs, après des années de formation. Tout au long des 250 pages on marche au bord du sublime, à la lisière d'une forêt (le titre prend tout son sens) qu'il faut caresser, ménager, deviner. Ce livre se mérite, peut-être un peu plus accessible aux lecteurs déjà familiers du Japon. Il n'est pas nécessaire par contre d'être soi-même pianiste, ni même musicien, pour en apprécier la grâce.

                               Je vais altérer cette chronique d'un demi-ton, un bémol en l'occurrence. On a le droit de s'y interroger au bout de dix pages, de s'y ennuyer au bout de vingt, et de jeter l'éponge et le livre au bout de trente. C'est que le fil en est si ténu.

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02 octobre 2020

All that jazz

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              Redécouverte au programme avec Babelio (thank you Babelio), ou découverte sur un tempo jazz, d'un roman sorti en 1965, d'un auteur noir américain inconnu en France. Je n'avais jamais entendu ce nom, William Melvin Kelley. La quatrième de couv, dont on ne se méfie jamais assez, évoque James Baldwin et William Faulkner. Ludlow Washington, cinq ans, aveugle, est confié ou plutôt abandonné à une institution. Surdoué il devient un musicien reconnu, passera d'un bouge du Sud profond aux néons de New York. Mais en ces années cinquante le monde du jazz est bien loin d'être un jardin de roses. Le monde tout court.

              Le livre a un coeur qui bat comme une pulsation. Il est percutant comme un solo de trompette, âpre et amer. Jazz à l'âme est un bon titre français mais A drop of patience, titre original, rend mieux compte de l'urgence de ce livre. Tout ira relativement vite à partir de l'âge de seize ans pour Ludlow, après les longues années d'institution (rude, l'institution). Vieille antienne, notamment dans la musique, la Roche Tarpéienne est près du Capitole et s'il devient une sorte d'icône de l'avant-garde (et là les jazzeux y mettront leur sihouette favorite, Bird, Miles, etc.) il ne va pas tarder à perdre ses rares repères et même Harlem, en quelque sorte, l'expulsera.

             Causes multiples à cette rupture, à ce riff cassant, à ce pétage de plomb. La cécité de Luddy n'est pas la plus grave de ses inadaptations. Les rapports avec les blancs, les femmes notamment, même si le racisme n'est pas lourdement asséné dans ce récit. Querelles musicales aussi, intemporelles, version jazz des anciens et des modernes. Et que dire de l'ambiguité des spectateurs, sincères quelquefois, "branchés" souvent, en un snobisme universel assez souvent. Fils largué à cinq ans, Luddy sera père à dix-huit, père "largueur' incapable d'assumer. Médicaments, substances, cures....Air connu. L'amitié même est aléatoire chez le virtuose. Ou comment se construire, démoli en la plus tendre enfance.

             William Melvin Kelley ne nous entraîne pas dans une réelle empathie avec son personnage (proche de lui-même qui quitta l'Amérique en 1965 pour Paris puis la Jamaïque pendant une dizaine d'années). Enfant du Bronx (1937-2017) WMK  avait écrit un premier roman publié en 1961, Un autre tambour. Je lis que le livre avait fait un triomphe critique. Je n'en avais jamais entendu parler. 

            D'autres lieux plus accueillants l'attendaient. Peut-être trouverait-il la petite église de quartier à laquelle il aspirait, ou bien une chapelle dressée au bord d'un chemin de terre dans le Sud, à peine plus grande qu'une cabane, fréquentée par une douzaine de fidèles, privée d'un orgue pour encourager leurs voix tremblantes et haut perchées à porter les mélodies de leurs cantiques. Un endroit comme celui-là aurait besoin d'un bon musicien.

           Aiki, femme de l'auteur signe une jolie postface dans laquelle elle cite quelques musiciens références et sources pour son mari. Par exemple le trompettiste Clifford Brown, mort à sur la route à 25 ans. 

           

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24 septembre 2020

Ne pas jeter l'encre

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masse_critique       Le livre  proposé par Babelio, que je remercie une fois encore, m'avait attiré tout de suite. Cette histoire, double, d'une universitaire anglaise amenée à étudier le destin d'une jeune femme juive qui à Londres en 1660, scribe pour un rabbin aveugle, fit preuve d'une grande indépendance eu égard à la situation des femmes, et notamment des femmes juives à l'époque. Helen Watt se penche longuement sur des lettres anciennes retrouvées dans une maison du XVIIème siècle. Proche de la retraite, malade, elle s'investit à fond dans cette mission.

                                        Ester Velasquez a fui l'Inquisition espagnole et, devenue secrétaire du rabbin aveugle et malade à Londres, écrit pour son propre compte quelques lettres concernant la foi, voire la place de la femme à cette époque. Autant de brûlots. De sang et d'encre, bâti en montage alterné sur les deux femmes à tant d'années de distance, est un très long roman dans lequel on n'entre pas si aisément. J'ai peiné bien des fois tant la réflexion sur la doctrine de Spinoza, dont je ne suis pas familier, ou les Sabbatéens, que je définirais très prudemment comme Juifs dissidents, m'ont été d'un abord difficile. Se plonger dans les doutes philosophiques d'Ester et les querelles des différents rabbins ont failli m'étouffer.

                                       J'ai tenu bon et lentement, très, Helen et Ester, à trois siècles et demi d'intervalle, ont fini par prendre corps et j'ai terminé avec davantage d'enthousiasme. Mais je suis loin d'être un exégète du judaïsme. Je me suis donc contenté d'apprécier le Londres d'après Cromwell aux prises avec la peste et la grande culture, rarissime à l'époque, d'une jeune femme sans fortune, juive de surcroit. Les descriptions des documents anciens sont minutieuses et laissent un peu distants. The weight of ink, titre original, prend toute sa signification. Le parallèle entre l'érudite juive de 1660 et l'universitaire aigrie de 2000 est par contre un peu laborieux. Et ces 560 pages dont aura compris qu'il s'agit d'une ode à la femme, voire au féminisme, auront paru parfois bien longuettes. Au demeurant c'est un roman intéressant que Rachel Kadish a à mon sens étiré un peu inutilement. L'avis de Luocine De sang et d’encre – Rachel KADISH est nettement plus sévère, mais ne manque pas de justesse.  

 

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20 septembre 2020

Alaska nous voilà

Au-bord-de-la-terre-glacee-poche(1)                Lecture commune avec mon amie Val*  j'ai beaucoup apprécié ce journal de voyage/correspondance qui a bien rafraîchi la fin de l'été. Je parierais volontiers que Val sera de mon avis. On verra. Il s'agit d'une expédition de 1885, menée par le colonel Forrester pour cartographier les abords de la Wolverine River, en Alaska, qui vient d'être acheté aux Russes. Authentique mais joliment romancée Au bord de la terre glacée est une aventure passionnante qui se lit comme un feuilleton de très belle facture. Les Indiens ne sont ni ostracisés ni béatifiés et on comprend mieux l'histoire de cette immense région, l'Alaska, dernier territoire continental à rejoindre les Etats-Unis (1959).

              Le colonel Allen Forrester a laissé près de Vancouver sa femme Sophie, enceinte, mais il l'ignorait et les courriers qu'ils tentent d'échanger sont très aléatoires. Cette partie épistolaire du livre s'intègre très bien entre les notes du colonel et le propre journal de Sophie. L'amour des deux époux transparait joliment et sans mièvrerie ni complaisance. Bien sûr on peut voir cela comme de l'aventure et des grands espaces, Fenimore Cooper, James Oliver Curwood, Jack London, et l'on a raison. Mais il y a dans ce récit une rigueur militaire bien compréhensible, le lieutenant-colonel Forrester a des comptes à rendre à sa hiérarchie. Pas de question existentielle sur le bien-fondé de l'expédition. Il ne s'agit d'ailleurs que de trois soldats accompagnés de deux éclaireurs et de guides indiens plus ou moins fiables. J'ai suivi ce périple avec beaucoup d'intérêt. Les descriptions de la nature ne prennent pas de proportions pénibles (au contraire du récemment chroniqué Sous l'aile du corbeau, qui se déroule dans la région de Vancouver et dont la couverture ressemble à celle de Au bord de la terre glacée). Et le côté humain est heureusement préservé même si les trois militaires restent avant tout des envoyés officiels en quête d'un territoire. 

             Et puis je voudrais insister sur le plaisir de lire, très évident, Au bord de la terre glacée. J'espère me faire bien comprendre. Assez souvent nous avons l'occasion de chroniquer-critiquer de très bons livres qui nous ont quelquefois coûté un peu d'efforts, et un peu de sueur spirituelle, bref, quelques obstacles, cela est normal et n'empêche pas l'adhésion et l'enthousiasme. Avec le livre d'Eowyn Ivey c'est le souffle du Nord, le choc des glaces et des forêts, les nuits longues et les charges incessantes. Un grand livre d'aventures conduit avec maestria par l'auteure, ancienne journaliste, comme une envoyée spéciale couvrant l'expédition Forrester. Car le personnage de Sophie n'est absolument pas sacrifié. Les pages sur sa passion pour la photographie et les oiseaux sont magnifiques, faisant naître une vocation majeure. Je crois qu'Eowyn Ivey vit toujours dans cet état américain, ultime sur le plan historique comme sur le plan géographique. A l'heure où j'écris je ne sais ce qu'en pense Val mais j'ai ma petite idée. 

La jument verte de Val

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01 septembre 2020

Index des auteurs

 D'

Abbey

à

sans-titre

Abbey Edward, Le gang de la clef à molette

Adam Olivier, Les lisières

Adrian Pierre, Des âmes simples

Alarcon Daniel, Lost City Radio

Allen Woody, L'erreur est humaine

Ammaniti Niccolo, Branchies

Anderson Edward, Il ne pleuvra pas toujours

Anderson Edward, Tous des voleurs

Appelfeld Aharon, L'amour,soudain

Appelfeld Aharon, Le temps des prodiges

Appelfeld Aharon, Les eaux tumultueuses

Arpino Giovanni, Le pas de l'adieu

Artin Pacha Yacoub, Contes du Nil Blanc et du Nil Bleu

Assouline Pierre, Le dernier des Camondo

Assouline Pierre, Tu seras un homme, mon fils

Assouline Pierre, Une question d'orgueil

Audouard Antoine, Changer la vie

Audubon John James, Journal du Missouri

Bannel Cédric, L'homme de Kaboul

Bakker Gerbrand, Le détour

De Balzac Honoré, Une ténébreuse affaire

Balzano Marco, Je reste ici

Banville John, Le livre des aveux

Barbaro Paolo, Iles perdues

Barbery Muriel, L'élégance du hérisson

Barnes Julian, Le fracas du temps

Barry Rodolphe, Honorer la fureur

Barry Sebastian, Du côté de Canaan

Barry Sebastian, Le testament caché

Barry Sebastian, Un long long chemin

Bartelt Franz, Le bar des habitudes

Barth John, L'opéra flottant

Bass Rick, Dans les Monts Loyauté

Bass Rick, La décimation

Bass Rick, Le ciel, les étoiles, le monde sauvage

Bass Rick, Winter

Behrens Peter, Les O'Brien

Ben Jelloun Tahar, L'enfant de sable

Benioff David, La ville des voleurs

Benjamin Melanie, Les Cygnes de la Cinquième Avenue

Bergen David, Un passé envahi d'ombres

Bierce Ambrose, Morts violentes

Bjornstad Ketil, La société des jeunes pianistes

Bolger Dermot, Ensemble séparés

Bolger Dermot, Une seconde vie

Bosc Adrien, Constellation

Bosco Henri, Le mas Théotime

Boyden Joseph, Le chemin des âmes

Brancati Vitaliano, Les aventures de Tobaïco

Brancati Vitaliano, Rêve de valse

Brink André, Un instant dans le vent

De Broc Nathalie, Et toujours ces ombres sur le fleuve...

Brouste Judith, Le cercle des tempêtes

Brown Fredric, La nuit du Jabberwock

Bryson Bill, L'été où tout arriva

Burke James Lee, Le boogie des rêves perdus

Burnside John, Les empreintes du diable

Burnside John, Scintillation

Burnside John, Un mensonge sur mon père

Burnside John, Une vie nulle part

Butler Robert Olen, L'appel du fleuve

Butlin Ron, Le son de ma voix

Buzzati Dino, Le K

Buzzati Dino, Montagnes de verre

Buzzati Dino, Nouvelles inquiètes

Camilleri Andrea, Le tour de la bouée

Canin Ethan, Le voleur du palais

Canin Ethan, Vue sur l'Hudson

Caracalla Jean-Paul, Les exilés de Montparnasse

Carletti Luigi, Prison avec piscine

Carpenter Don, Deux comédiens

Carpenter Don, La promo 49

Carpenter Don, Sale temps pour les braves

Carpenter Don, Un dernier verre au bar sans nom

Caruso Alfio, Willy Melodia

Cauvin Patrick, Dictionnaire amoureux des héros

Chalandon Sorj, Le quatrième mur

Chambaz Bernard, Vladimir Vladimirovitch

Chandler Raymond, Le jade du mandarin

Chandler Raymond, Un tueur sous la pluie

Charles KJ, Le carnet secret de Simon Feximal

Charyn Jerome, El Bronx

Chevalier Tracy, L'innocence

Claudel Philippe, Le rapport de Brodeck

Claus Hugo, Belladonna

Clavel Bernard, La révolte à deux sous

Coe Jonathan, La pluie,avant qu'elle ne tombe

Coetzee John Maxwell, L'été de la vie

Coetzee John Maxwell, Michael K.,sa vie, son temps

Cognetti Paolo, Les huit montagnes

Cole Teju, Open City

Collectif, Voyages d'écrivains

Colombani Florence, Kazan.Une Amérique du Chaos

Colombani Florence, Proust-Visconti.Histoire d'une affinité élective

Conan Doyle Arthur, Etude en rouge

Connelly Michael, Volte-face

Conroy Pat, Beach Music

Consolo Vincenzo, Le palmier de Palerme

Conte Giuseppe, L'homme qui voulait tuer Shelley

Conte Giuseppe, Le troisième officier

Cook Kenneth, A coups redoublés

Cook Kenneth, Cinq matins de trop

Cook Kenneth, La vengeance du wombat

Cooper Dominic, Le coeur de l'hiver

Cooper Dominic, Vers l'aube

Cooper Tom, Les maraudeurs

Cornwell Patricia, Havre des morts

De Cortanze Gérard, Laisse tomber les filles

Cowie Douglas, Owen Noone & Marauder

Cozarinsky Edgardo, Dark

Crace Jim, De visu

Crews Harry, Des mules et des hommes

Crumley James, Cairn

David Michel, Un bonheur si fragile

Deaver Jeffery, Le rectificateur

Decoin Didier, Une Anglaise à bicyclette

Dee Jonathan, Mille excuses

Delesalle Nicolas, Un parfum d'herbe coupée

Désérable François-Henri, Tu montreras ma tête au peuple

Deville Patrick, Peste et choléra

Dicker Joël, La vérité sur l'affaire Harry Quebert

Diehl Chris, Blackmail Blues

Divry Sophie, Quand le diable sortit de la salle de bain

Divry Sophie, Trois fois la fin du monde

Doerr Anthony, Toute la lumière que nous ne pouvons voir

Dos Passos John, Aventures d'un jeune homme

Von Düffel John, De l'eau

Dugain Marc, Ils vont tuer Robert Kennedy

Dugain Marc, La malédiction d'Edgar

Dugain Marc, Une exécution ordinaire

Dumas Alexandre, Le meneur de loups

Durrell Lawrence, Le Carrousel sicilien

Duval-Stalla Alexandre, Claude Monet-Georges Clemenceau:une histoire deux caractères

Easton Ellis Bret, Lunar Park

Eder Cyril, Les Comtesses de la Gestapo

Edugyan Esi, Wahington Black

Endelys Sophie, Les gardiennes du silence

Edwardson Ake, Voile de pierre

Enard Mathias, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Enzensberger Hans Magnus, Joséphine et moi

Evette Jean-Baptiste, Les spadassins

Farina Annick, Florence en v.o.

Farris Smith Michael, Nulle part sur la terre

Fellowes Julian, Passé imparfait

Fellowes Julian, Snobs

Ferguson Trevor, Sous l'aile du corbeau

Findley Timothy, Le Grand Elysium Hotel

Finnegan William, Jours barbares

Flaubert Gustave, Bouvard et Pécuchet

Flynn Nick, Encore une nuit de merde dans cette ville pourrie

Follett Ken, Le mystère du gang masqué

Forest Philippe, Le siècle des nuages

Franklin Tom, La culasse de l'enfer

Franklin Tom, Le retour de Silas Jones

Froidmont Claude, Chez Mauriac à Malagar

Gaige Amity, Schroder

Garcin Jérôme, Le voyant

Garde François, Ce qu'il advint du sauvage blanc

Garde François, Pour trois couronnes

Gary Romain, La promesse de l'aube

Gatalica Aleksandar, A la guerre comme à la guerre

Gattis Ryan, Six jours

Gaudé Laurent, Danser les ombres

Gaudé Laurent, Eldorado

Gaudé Laurent, Les oliviers du Négus

Gaudé Laurent, Pour seul cortège

Geary Valerie, Celles de la rivière

Geiger Arno, Le vieux roi en son exil

Geiger Arno, Tout va bien

Gennari Alessandro, Les lois du sang

Germain Sylvie, Petites scènes capitales

Gibeau Yves, ...Et la fête continue

Gide André, Si le grain ne meurt

Giesbert Franz-Olivier, Un très grand amour

Glass Emma, Pêche

Giocanti Stéphane, Une histoire politique de la littérature

Giraldi William, Aucun homme ni dieu

Giraudeau Bernard, Les dames de nage

Grand Emmanuel, Terminus Belz

Greene Graham, Orient-Express

Greenland Seth, Un patron modèle

Grondahl Jens Christian, Les Portes de Fer

Grondahl Jens Christian, Quelle n'était pas ma joie

Grondahl Jens Christian, Virginia

Gustafsson Lars, L'après-midi d'un carreleur

Haasse Hella S., La source cachée

Haasse Hella S., Les seigneurs du thé

Hamilton Hugo, Le marin de Dublin

Hamilton Hugo, Sang impur

Hamsun Knut, La faim

Harding Paul, Enon

Harstad Johan,  Buzz Aldrin, mais où donc es-tu passé?

't Hart Marteen, La colère du monde entier

Hasz Robert, La forteresse

Hasz Robert, Le moine et le soldat

Hatzfeld Jean, Robert Mitchum ne revient pas

Haushofer Marlen, Le mur invisible

Heinichen Veit, Les requins de Trieste

Hemingway Ernest, La vérité,à la lumière de l'aube

Heron Zakia et Celia, Le premier qui voit la mer

Hertmans Stefan, Le  coeur converti

Hesse Herman, Le loup des steppes

Hogan Desmond, Les feuilles d'ombre

Hovland Ragnar, Douce nuit

Indridason Arnaldur, La femme en vert

Indridason Arnaldur, La muraille de lave

Inoué Yasushi, La chasse dans les collines

Irish William, Irish Murder

Ishiguro Kazuo, Le géant enfoui

Ishiguro Kazuo, Quand nous étions orphelins

Jancar Drago, Cette nuit je l'ai vue

Jancar Drago, Et l'amour aussi a besoin de repos

Jenni Alexis, L'art français de la guerre

Jenni Alexis, La conquête des îles de la Terre Ferme

Johnson Craig, Enfants de poussière

Johnson Denis, Rêves de train

Jonasson Jonas, L'assassin qui rêvait d'une place au paradis

Jordan Hillary, Mississippi

Josse Gaelle, Un été à quatre mains

Jouve Pierre-Jean, Paulina 1880

Kadish Rachel , De sang et d'encre 

Kanon Joseph, Alibi

Kanon Joseph, L'ami allemand

Karjel Robert, Du sang sur le sable

Kasischke Laura, La vie devant ses yeux

Kauffmann Jean-Paul, Remonter la Marne

Kavanagh Patrick, L'idiot en herbe

Keegan Claire, A travers les champs bleus

Kelley William Kelvin, Jazz à l'âme

Kemal Yachar, Alors les oiseaux sont partis

Kemal Yachar, Regarde donc l'Euphrate charrier le sang

Kerr Philip, Bleu de Prusse

Kerr Philip, L'été de cristal

Kerr Philip, La pâle figure

Kerr Philip, Un requiem allemand

Kessel Joseph, La steppe rouge

Kessel Joseph, Les temps barbares

Kettenbach Hans Werner, La vengeance de David

Kingsolver Barbara, L'arbre aux haricots

Kneale Matthew, Les passagers anglais

Knowles John, Une paix séparée

Koechlin Stéphane, Bessie Smith,des routes du sud à la vallée heureuse

Koeppen Wolfgang, La mort à Rome

Kramer Pascale, Autopsie d'un père

Krüger Michael, La comédie de Turin

Krüger Michael, La maison fantôme

Kumpfmüller Michael, La splendeur de la vie

Kundera Milan, L'ignorance

De La Varende Jean, Les manants du roi

Lamb Wally, La puissance des vaincus

Lange Richard, Angel Baby

Lansdale Joe R., Les marécages

Le Guillou Philippe, Colombey. L'autre colline inspirée

Le Roy Claude, Dans les armées de Napoléon

Lehane Dennis, Ce monde disparu

Lehane Dennis, Un pays à l'aube

Lenz Siegfried, Le dernier bateau

Leon Donna, La tentation du pardon

Leung Brian, Les hommes perdus

Levine James A., Bingo's run

Lewis Norman, Comme à la guerre

Lewis Norman, L'île aux chimères

Lewis Phillip, Les jours de silence

Lewisohn Ludwig, Crimes passionnels

Lindgren Torgny, Le chemin du serpent

Lindquist Hakan, Mon frère et son frère

Liptrot Amy, L'écart

Lugaz Bernard, Ultimae Terrae

Lynch Jim, Les grandes marées

Lynch Paul, La neige noire

Machart Bruce, Le sillage de l'oubli

Macken Walter, Et Dieu fit le dimanche...

Macken Walter, Le Seigneur de la Montagne

Malamud Bernard, Le commis

Malaparte Curzio, Le soleil est aveugle

Malte Marcus, Le garçon

Malte Marcus, Les harmoniques

Mani Stefan, Noir océan

Mankell Henning, Avant le gel

Mankell Henning, L'homme inquiet

Mankell Henning, Le guerrier solitaire

Marai Sandor, Divorce à Buda

Marai Sandor, La conversation de Bolzano

Marai Sandor, La nuit du bûcher

Marai Sandor, Le miracle de San Gennaro

Marai Sandor, Les braises

Marai Sandor, Les confessions d'un bourgeois

Marai Sandor, Libération

Marai Sandor, Mémoires de Hongrie

Marai Sandor, Métamorphose d'un mariage

Maraini Dacia, La vie silencieuse de Marianna Ucria

Martin George R.R., Armageddon Rag

Martinez Tomas Eloy, Le chanteur de tango

Mazzantini Margaret, Ecoute-moi

McCann Colum, Transatlantic

McCann Colum, Treize façons de voir

McCord Howard, L'homme qui marchait sur la lune

McCullers Carson, Reflets dans un oeil d'or

McGahern John, Journée d'adieu

McGrath Patrick, Port-Mungo

McGregor John, Il n'y a pas de faux départ

Mengestu Dinaw, Les belles choses que porte le ciel

Meunier Louis, Les Cavaliers afghans

Millhauser Sreven, Nuit enchantée

Mills Magnus, Retenir les bêtes

Mills Magnus, Trois pour voir le roi

Miyashita Natsu, Une forêt de laine et d'acier

Monteilhet Hubert, Les bouffons

De Montremy Jean-Maurice, Le collectionneur des lagunes

Morandini Claudio, Le chien,la neige,un pied

Moricz Szigmond, L'épouse rebelle

Mullisch Harry, La découverte du ciel

Murakami Haruki, Après le tremblement de terre

Murakami Haruki, Au sud de la frontière,à l'ouest du soleil

Murakami Haruki, Les amants du Spoutnik

Musso Guillaume, Sauve-moi

Nadler Stuart, Un été à Bluepoint

Nesbo Jo, L'étoile du diable

Nicholls David, Nous

Noriega Alfredo, Mourir, la belle affaire

Nysenholc Adolphe, Charlie Chaplin-Le rêve

O'Brien Dan, Brendan Prairie

O'Brien Dan, Wild Idea

O'Brien Flann, Le troisième policier

O'Brien Tim, Au Lac des Bois

O'Connor Flannery, Wise blood

O'Connor Joseph, Inishowen

O'Connor Joseph, Le bal des ombres

O'Connor Joseph, Les âmes égarées

O'Connor Joseph, Les bons chrétiens

O'Connor Joseph, Maintenant ou jamais

O'Connor Joseph, Muse

O'Connor Joseph, Redemption Falls

O'Doherty Brian, L'étrange cas de Mademoiselle P.

O'Faolain Nuala, J'y suis presque

O'Faolain Nuala, On s'est déjà vu quelque part?

O'Faolain Sean, Passions entravées

O'Farrell Maggie, Assez de bleu dans le ciel

O'Flaherty Liam, L'assassin

Ogawa Yoko, Cristallisation secrète

Ogawa Yoko, La formule préférée du professeur

Ogawa Yoko, La marche de Mina

Ogawa Yoko, Les abeilles

Ogawa Yoko, Les lectures des otages

O'Hagan Andrew, Sois près de moi

O'Hara John, Une lueur de paradis

Olafsson Olafur Johann, Absolution

Olyslaegers Jeroen, Trouble

O'Nan Stewart, Derniers feux sur Sunset

O'Nan Stewart, Des anges dans la neige

O'Nan Stewart, Emily

Ongaro Alberto, Rumba

D'Ormesson Jean, Au Plaisir de Dieu

D'Ormesson Jean, C'est une chose étrange à la fin que le monde

D'Ormesson Jean, Et moi je vis toujours

D'Ormesson Jean, Je dirai malgré tout que cette vie fut belle

D'Ormesson Jean, Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit

Orsenna Erik, L'Entreprise des Indes

Ovaldé Véronique, La grâce des brigands

Oz Amos, Entre amis

Oz Amos, Judas

Oz Amos, L'histoire commence

Oz Amos, Scènes de vie villageoise

Oz Amos, Une panthère dans la cave

Oz Amos, Vie et mort en quatre rimes

Paasilinna Arto, Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen

Paasilinna Arto, petits suicides entre amis

Pahor Boris, Printemps difficile

Pakravan Amineh, Le libraire d'Amsterdam

Parker Dorothy, La vie à deux

Payne David, Le monde perdu de Joey Madden

Pelecanos George, Drama City

Penn Warren Robert, Un endroit où aller

Percy Benjamin, Le canyon

Perez Reverte Arturo, Le soleil de Breda

Perlman Elliot, Trois dollars

Perlman Elliot, La mémoire est une chienne indocile

Perutz Leo, La neige de Saint Pierre

Perutz Leo, Où roules-tu, petite pomme?

Petterson Per, Je refuse

Petterson Per, Maudit soit le fleuve du temps

Petterson Per, Pas facile de voler des chevaux

Piperno Alessandro, Avec les pires intentions

Plath Sylvia, La cloche de détresse

Pollock Donald Ray, Le diable,tout le temps

Porter Henry, Brandebourg

Potok Chaïm, L'élu

Powers Richard, La chambre aux échos

Powers Richard, Le temps où nous chantions

Price Richard, Ville noire,ville blanche

Punke Michael, Le revenant

Ragougneau Alexis, La Madone de Notre-Dame

Rash Ron, Par le vent pleuré

Rash Ron, Une terre d'ombre

Ravenne Jacques, La chute

Ray Jean, Malpertuis

Raymond Jean-Paul, Les loups de Mondrepuis

Remarque Erich Maria, Arc de Triomphe

Von Rezzori Gregor, Les morts,à leur place

Von Rezzori Gregor, Mémoires d'un antisémite

Von Rezzori Gregor, Sur mes traces

Rosero Evelio, Les armées

Roth Joseph, Cabinet des figures de cire

Roth Joseph, Images viennoises

Roth Joseph, Le marchand de corail

Roth Joseph, Tarabas

Rothmann Ralf, Lait et charbon

Rouart Jean-Marie, La vérité sur la comtesse Berdaiev

Rouart Jean-Marie, Ne pars pas avant moi

Roux François, Tout ce dont on rêvait

Roux Frédéric, L'hiver indien

Rufin Jean-Christophe, Le grand Coeur

Rufin Jean-Christophe, Le suspendu de Conakry

Rufin Jean-Christophe, Le tour du monde du roi Zibeline

Ruiz Zafon Carlos, Marina

Ryan Donal, Le coeur qui tourne

Ryan Donal, Tout ce que nous allons savoir

Ryan Donal, Une année dans la vie de Johnsey Cunliffe

De Saint Pern Dominique, Baronne Blixen

Salinger Jerome David, Nouvelles

Sallis James, Cripple Creek

Sampedro José Luis, Le sourire étrusque

Sansom C.J., Dissolution

Savage Thomas, Le pouvoir du chien

Savage Thomas, Rue du Pacifique

Von Schirach Ferdinand, Crimes

Schlink Bernhard, Le retour

Schlink Bernhard, Le week-end

Schlink Bernhard, Olga

Schneider Peter, La ville des séparations

Schnitzler Arthur, Gloire tardive

Schnitzler Arthur, La pénombre des âmes

Schnitzler Arthur, Une petite comédie

Schnitzler Arthur, Vienne au crépuscule

Schoeman Karel, Cette vie

Schoeman Karel, Des voix parmi les ombres

Schoeman Karel, En étrange pays

Schoeman Karel, La saison des adieux

Schoeman Karel, L'heure de l'ange

Schoeman Karel, Retour au pays bien-aimé

Schulberg Budd, Le désenchanté

Schopp Claude, La grande sonate

Scott Paul, Quelques jours avant la nuit

Scott Walter, Le talisman

Seethaler Robert, Le tabac Tresniek

Seigle Jean-Luc, En vieillisant les hommes pleurent

Self Will, Dr.Mukti

Sepulveda Luis, Le neveu d'Amérique

Shakespeare William, Coriolan

Shepard Sam, A mi-chemin

Shepard Sam, Balades au paradis

Shoham Liad, Oranges amères

Shteyngart Gary, Lake Success

Simenon Georges, Lettre à mon juge

Simmons Dan, Terreur

Slocombe Romain, Monsieur le Commandant

Sorrentino Paolo, Ils ont tous raison

Springsteen Bruce, Born to run

Staalesen Gunnar, Fleurs amères

Staalesen Gunnar, Le loup dans la bergerie

Stefansson Jon Kalman, Enre ciel et terre

Stefansson Jon Kalman, La tristesse des anges

Stefansson Jon Kalman, Le coeur de l'homme

Stegner Wallace, Vue cavalière

Stifter Adalbert, Les deux soeurs

Suaudeau Julien, Dawa

Suter Martin, Le diable de Milan

Sylvain Dominique, Ombres et soleil

Szekely Janos, L'enfant du Danube

Tadié Benoît, Le polar américain,la modernité et le mal

Teodorescu Irina, Ni poète ni animal

Tesson Sylvain, La panthère des neiges

Teulé Jean, Charly 9

Thiéry Danielle, Dérapages

Thomas Matthew, Nous ne sommes pas nous-mêmes

Timm Uwe, L'homme au grand-bi

Toibin Colm, Brooklyn

Toibin Colm, La couleur des ombres

Toibin Colm, L'épaisseur des âmes

Toibin Colm, Le maître

Traven B., La charrette

Traven B., Le pont dans la jungle

Traven B., Le visiteur du soir

Trevor William, Les enfants de Dynmouth

Trevor William, Les splendeurs de l'Alexandra

Trevor William, Ma maison en Ombrie

Trevor William, Mourir l'été

Vallejo François, Fleur et sang

Vallejo François, Ouest

Vanderhaeghe Guy, Comme des loups

Vanderhaeghe Guy, La dernière traversée

Vann David, Sukkwan Island

Vassali Sebastiano, Le cygne

Verger Frédéric, Les rêveuses

Vermes Timur, Il est de retour

Veronesi Sandro, La force du passé

Veyrès Bruno, Tout ce que nous n'avons pas fait

Vigevani Alberto, Un été au bord du lac

Vuillard Eric, L'ordre du jour

Wagamese Richard, Jeu blanc

Wagamese Richard, Les étoiles s'éteignent à l'aube

Walser Robert, Vie de poète

Walter Jess, De si jolies ruines

Wargnier Corinne, C'est ainsi que la vie sest arrêtée

Weidermann Volker, Ostende 1936

Weil Jiri, Mendelssohn est sur le toit

Westlake Donald, Mémoire morte

Whitehead Colson, Ballades pour John Henry

Whitehead Colson, Underground Railroad

Widmer Urs, Le livre de mon père

Wilkins Joe, Ces montagnes à jamais

Willocks Tim, La Religion

Winckler Martin, Le choeur des femmes

De Winter Léon, La faim de Hofmann

Wolff Tobias, Chasseurs dans la neige

Womersley Chris, Les affligés

Woodall Clive, Le royaume de Kirrick

Yalom Irvin, Et Nietzsche a pleuré

Yalom Irvin, Mensonge sur le divan

Yehoshua Avraham B., L'année des cinq saisons

Yehoshua Avraham B., Le responsable des ressources humaines

Yehoshua Avraham B., Rétrospective

Yehoshua Avraham B., Shiva

Zweig Stefan, Wondrak

 

 

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26 août 2020

L'émancipation

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                    Washington Black est une belle aventure romanesque, souvent surprenante, contrairement à l'idée que je m'en faisais. J'avais peur d'un texte un peu bien-pensant, la toute première partie se déroulant dans une plantation à la Barbade, où le très jeune Washington Black est esclave sous la férule d'un maître odieux à souhait. Mais on quitte très vite les Antilles pour un périple de quelques années qui nous mènera tour à tour en Virginie, en Arctique, en Angleterre, au Maroc. C'est que, Washington, gamin intelligent et obsearvateur, a été choisi par Titch, le frère du maître, savant progressiste et abolitionniste, qui vient de mettre au point un ballon dirigeable. On verra plus tard que Titch a aussi sa part un peu sombre.

                   Le ballon et l'aspect scientifique évoquent bien sûr Jules Verne. Pourquoi pas? C'est d'ailleurs un compliment. Mais Washington Black va au delà. Esi Edugyan réussit pour chaque personnage à dépasser les archétypes. Les souvenirs de Wash concernent sa mère se rapprochent par exemple de Toni Morrison. Et l'auteure excelle aussi à rendre la complexité des rapports entre Titch et son frère, dont l'éducation similaire a pourtant fait deux êtres très dissemblables, entre Titch et son père aussi.

                   Le monde scientifique, encore hésitant, est également un personnage à part entière. Au hasard des rencontres et des voyages Washington l'analphabète, d'abord avec son mentor, puis au jour le jour, deviendra un spécialiste de la faune sous-marine. Tout ceci dans un monde où la haine et le racisme règnent un peu partout. Washington Black n'est pas l'histoire de toute une vie et ne couvre qu'une douzaine d'années de l'existence de l'ancien esclave. D'où peut-être à mon sens une impression d'avoir brûlé les étapes. Mais cette façon de découvrir le monde au XIX° siècle, ce monde de merveilles et d'horreurs, est très beau voyage, initiation, à la science et à la liberté, deux mots inconnus dans l'enfance de Washington, sur cette île des Antilles, infernale.

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11 août 2020

Ile sous le vent

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                Sous l'aile du corbeau est un livre étrange. Il n'est pas d'un accès si facile. Je le qualifierai d'an-héroïque. le décor en est une île de l'Ouest canadien, près de Vancouver. Nature writing + Indianité, vous avez une idée du cocktail. Mais on est aussi un peu dans le survival. Cinq personnages se retrouvent dans la profondeur des forêts, fuyards, chasseurs, justiciers, ils sont tout cela à la fois. Nous ne quitterons jamais cette île fictive de Colombie Britannique. Fictives, la nation amérindienne Cumshewa et la tribu des Corbeaux le sont aussi, mais partiellement, l’auteur s’étant inspiré pour les décrire des traditions et des mythes des tribus amérindiennes de la Côte-Ouest et de plusieurs nations amérindiennes de l’Amérique du Nord. Une tragédie ancienne de dix-sept ans relie les participants à ces scènes de chasse dans l'Ouest.

               Ce vieux drame, on le devine mais on peine à joindre les pièces du puzzle. Hallucinante est la quasi-totalité de l'action qui se déroule au coeur de la forêt hostile. Montagneuse, froide, toujours pluvieuse, l'île n'offre aucun répit. Et l'ours n'est pas le plus à craindre. Ni Doc, médecin alcoolique, ni Henry, vaguement historien, ne provoquent notre empathie. Encore mois la fratrie des Duff, dégénérés et violents, dont Morgan qui revient dans l'île longtemps après. Sous l'aile du corbeau ne joue donc pas sur l'émotion et diffère ainsi de la plupart des récits que je rattacherai à l'Indian nature writing.

             La lecture de ce roman n'est donc pas addictive à mon sens et l'histoire ne reprend que très partiellement les archétypes du récit amérindien. Même si le message écologique est présent. Il est d'ailleurs surtout présent pas les descriptions dantesques de la pluie sur les arbres, des cours d'eau, des ravins, de l'imbroglio végétal de cette fuite mutuelle et brutale évidemment teintée largement de mysticisme. Le roman n'est pas récent, 1977. Je préfère son titre original, High water chants. Foisonnant, enivrant, fatigant. 

 

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16 juillet 2020

Des nouvelles du Montana

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                           Cap à l'Ouest, Montana. Un état qu'on connait bien, devenu un genre en soi, presque un label, avec les quelques limites que cela peut induire. Il s'agit bien sûr de la diffculté à renouveler les thèmes très nature writing de cette tendance littéraire. Premier roman de Joe Wilkins, Fall back down when I die, je vous laisse juges de l'à-propos du titre français, est un bon et solide roman qui mêle au message écolo une histoire de vengeance très westernienne. 

                           Wendell Newman vivote comme employé de ranch du côté des Bull Mountains. Son père a disparu depuis longtemps quelque part au coeur de montagnes. Wendell se retrouve en charge d'un petit cousin autiste, Rowdy, sept ans dont la mère est incarcérée.  Cette nouvelle raison de vivre va influer sur l'existence de Wendell, amené à prendre ses responsabilté dans la région. Celle-ci est en effet déchirée entre milices séparatistes chevillées au territoire et officiels fédéraux. Et, on le sait, l'Amérique dégaine assez vite. L'auteur ne prend pas vraiment parti et nous laisse aux prises avec une montée de la violence qui mêle les fantômes du passé et les rêves d'avenir. 

                          Les relations entre Wendell et le tout jeune Rowdy sont au centre de l'histoire. On sent poindre une véritable osmose entre le jeune enfant replié sur lui-même et son éventuel tuteur. Mais le pays est rude et Wendell est pris entre deux feux, héritier de son père ultra et en proie à toujours plus extrême. Le message écologique est ainsi brouillé tant il peut chez certains prendre la forme d'un retour en force aux brutalités d'un pays qui n'en finit jamais des soubresauts de son histoire. Le symbole étant une reprise de la chasse aux loups. Mais est-il d'autres pays?

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12 juillet 2020

Echo, es-tu là? Oui, un peu las

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                               Je ne suis pas très en avance pour ma LC avec Val  La jument verte de Val. Mais à propos d'écho le très long roman de Richard Powers La chambre aux échos n'a provoqué en moi qu'un retentissement très moyen. Richard Powers est un auteur important dont j'avais aimé Le temps où nous chantions, beaucoup moins Trois fermiers s'en vont au bal. J'ai mis bien du temps à venir à bout des 702 pages de La chambre aux échos, roman essentiellement basé sur les neurosciences à travers le syndrome de Capgras, pathologie très complexe associant troubles de la mémoire et prosopagnosie, qui consiste à croire qu'une personne proche n'est en fait que le sosie de cette même personne.

                               Richard Powers abonde en détails scientifiques précis. Et bien qu'ayant exercé si longtemps une profession qui traitait entre autres de séquelles neurologiques j'ai très vite attrapé le tournis au point de ne lire que quelques pages à la fois, ce qui n'est jamais bon signe. La chambre aux échos est loin d'être un page-turner. Donc, un frère gravement traumatisé de la route ne reconnait plus sa soeur. Nous sommes dans le Nebraska, rural et bien éloigné du Dr. Weber, neuroscientifique de renommée qui vient étudier le cas. Powers analyse très bien le comportement des personnages, leurs doutes et leurs interrogations, pour lesquels j'ai hélas eu du mal à éprouver une certaine empathie. Il me semble que ce roman nécessite une disponibilité d'esprit qui me manque un peu. 

                               De ce livre par contre je garderai surtout une dose de poésie bienvenue, le souvenir de ces rassemblements annuels de grues, comme il en existe en Champagne. A l'origine d'une invasion touristique limitée dans le temps ces oiseaux n'ont pas que des amis. Il y a dans ce coin de l'Ouest américain et dans le livre quelques belles envolées sur la magie de ces rendez-vous ornithologiques. Mais je me suis bien souvent posé la question suivante: qu'en-est-il du plaisir de lire, réellement? Je crois que je ne lirai plus Richard Powers. Le temps est un peu compté.

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