13 mars 2010

Un ami qui vous veut du noir

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                         L'équipe jeune et  très motivée de http://fonduaunoir44.blogspot.com/ emmenée par Emeric et Caroline vous convie à ce rendez-vous quadrimestriel dans l'univers du Polar.Ils me font la gentillesse d'accueillir un senior comme moi pour parler cinoche.Mais allez-y quand même.Dans le dernier par exemple on redécouvre Alphonse Boudard ou Father Brown, détective.Et pas mal d'auteurs méconnus.

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19 février 2010

Un peu gris tout de même

                                Richard Price né en 1950 écrit assez peu.Scénariste pour Scorsese et Spike Lee,ses livres sont Clockers,Les seigneurs,Ville noire,ville blanche,Le Samaritain.,et dernièrement Souvenez-vous de moi.Peintre de New York on le présente un peu comme l'alter ego du Ellroy de L.A. ou du Pelecanos de Washington.Complexes et profonds ses bouquins vont au delà du bon polar,ce qui ne serait déjà pas si mal.Mon avis est un peu plus réservé. J'ai lu Ville noire,ville blanche,pavé de 620 pages,ce qui est beaucoup trop et affaiblit un peu à mon gré .Dans une banlieue de la Grande Pomme il y a souvent choc entre les communautés.On s'en serait douté depuis belle lurette.Richard Price pointe bien les contradictions et les cicatrices de ce monde de petits délinquants pas si petits,de miliciens peu fréquentables,de travailleurs sociaux harassés et guettés par le découragement, de flics paumés et alcooliques dont beaucoup essaient de faire à peu près bien un sale boulot.
                  Rempli d'enfants perdus,jonchés de seringues,zébré de peurs crépusculaires Ville noire,ville blanche n'apporte certes rien de vraiment nouveau sous le soleil noir de l'Amérique. Mais, sérieux, documenté,étayé d'une manière presque pédagogique il nous distille une fois encore la grande crainte de nos sociétés,version New Jersey,c'est à dire la porte à côté.

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16 février 2010

Stridences et glaciations

      J'explore à pas feutrés et tardivement les films de JLG.Me voici à la case Alphaville dont je ne sais rien sinon la présence du beau visage marqué d'Eddie Constantine.Première curiosité:sa présence dans ce film,lui qui symbolise parfaitement un cinoche du samedi soir particulièrement vomi par les cinéstes de la Nouvelle Vague.Pourtant ça marche au moins en apparence,la dégaine et l'imper de Lemmy Caution intriguent et inquiètent dans ce climat futuriste et kafkaïen bien établi par Godard,labyrinthe de néons Nord-Sud et à ma connaissance l'une  des premières apparaitions cybernétiques au cinéma.Je vous présente Alpha 60,à la voix d'outre-tombe un poil déstabilisante en 1965.

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  La ville ne sera que nocturne et plutôt hôtelière mais certes pas hospitalière.Constantine se présente vaguement journaliste au Figaro-Pravda (sic) mais on le soupçonne d'être agent secret ou tueur à gages recherchant un Professeur von Braun(resic).Il rencontre sa fille,c'est le Godard période Karina,et l'amour aura-t-il une chance de regénérer cette opacité filmique bourrée de citations pêle-mêle.Un personnage s'appelle Dickson.Affiche de Bardot,Eluard en poche.Apparition de Jean-Pierre Léaud.Nosferatu.Ici les émotions sont interdites et les exécutions capitales se passent à la piscine,images étrangement inquiétantes que de voir les naïades continuer leurs évolutions autour des cadavres.Il ya bien des Pays extérieurs,difficilement accessibles.C'est un peu aussi le cas d'Alphaville,sous-titré Une étrange aventure de Lemmy Caution,ce qui ne m'avait pas frappé.J'ai l'impression d'avoir vu un film intéressant sans avoir toutes ls clés.Il est vrai que le patronyme Caution en soi invite à la prudence.Je serais heureux d'avoir l'avis de mes pairs en cinéblogosphère.

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14 février 2010

Le roux et le noir

           Fleuve de 755 pages Un pays à l'aube se lit sans difficulté et avec pas mal de plaisir.Premier livre pour moi de Dennis Lehane auteur des bouquins devenus films (Mystic River,Gone,baby,gone,Shutter Island) Un pays à l'aube brosse un état des lieux de l'Amérique en 1919 à travers l'historique grève des policiers de Boston.La facture de ce livre est ultra classique,sorte de montage alterné de la vie des deux personnages principaux,un flic irlandais et un ouvrier noir.Ils finiront par se rencontrer et se lier d'amitié.Tout au long du roman corruption, banditisme, anarchisme et base-ball:nous sommes bien en Amérique où les boys de retour du front européen essaient de retrouver leur place en chassnt les autres,dure loi de la guerre.Lehane nous gratifie d'un bien longuet prologue sur les finesses du base-ball justement et j'avoue que c'est un peu pénible.Mais après on se prend d'affection pour ces gens ordinaires confrontés aux changements sociaux qui se dessinent en ce début de prohibition.Nous sommes à Boston et ça nous change un peu de New York ou Chicago.Mais ce Boston là n'est pas seulement le bastion démocrate et féministe que l'on sait.C'est,comme ailleurs en ce pays et ces années,une ville de misère et de saleté où la négritude n'est guère mieux vue que dans le Sud.

  Confrontés tous deux à la violence et à l'injustice Danny l'Irlandais et Luther le Noir ne pourront non plus s'exonérer de toute brutalité.Le lecteur,lui,aura passé un bon moment.Bien fait,relativement vite lu,documenté manifestement,Un pays à l'aube ne fait pourtant pas à lui seul un très grand écrivain.Même si les scènes de grèves et de répressions ont de quoi tenter une fois de plus un cinéaste après Eastwood, Affleck,Scorsese pour les ouvrages précités.Et si Dennis Lehane était plus à l'aise dans l'univers plus franchement noir du polar pur jus.J'aimerais avoir l'opinion des blogueurs intéressés.

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30 décembre 2009

Au Nord rien de nouveau

   Et si le polar nordique commençait à lasser...C'est l'impression que m'a laissée Ombre et soleil.J'avais aimé pourtant Danse avec l'ange mais la surprise ne joue plus.Après avoir pas mal lu Mankell ou Indridason les serial killers scandinaves ont cessé de m'intéresser.Ils me semblent interchangeables,avec flics à la vie privée agitée,gothic rock ou black metal(pardon je ne suis guère expert),nuit précoce sur Goteborg ou toute autre cité nordique.Entendons-nous,rien de désagréable dans cette enquête du commissaire Winter mais il finit pour moi par se fondre dans le Walander suédois ou l'Erlendur islandais.Nous sommes avec Ombre et soleil en présence d'un roman de presque 500 pages,bien découpé en mois et en courts chapitres.On n'est pas loin du format,voire du formatage.J'ai acheté trois Edwardson d'un seul coup.J'ai eu tort,mais peut-être en oublierai-je un dans le train,ce qui ne m'empêchera pas de dormir.

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05 novembre 2009

Ce quinquagénaire respire encore

    J'ai donc eu l'occasion d'intervenir cette année entre autres sur ce célébrissime film qui annonce fièrement ses cinquante ans.J'ai pu constater que contrairement à bien des films plus jeunes il porte encore très beau.Ce fut un vrai plaisir de suivre à nouveau Michel Poiccard,ce petit voyou auquel Belmondo effarant de naturel prête sa voix,sa dégaine et sa présence.Ne revenons pas sur l'époque,les Cahiers du Cinéma,la déclaration de guerre de ces jeunes gens en colère.Tout cela est,je crois,bien connu.Du petit canevas de Truffaut Godard a su tirer le meilleur pour en faire ce film moins mal foutu qu'on ne l'a dit,mais plus libre encore et qui devait rester le seul succès populaire de son auteur.Je vais simplement notamment pour les plus jeunes évoquer dix bonnes raisons de voir et d'aimer A bout de souffle.

   Cette succession d'images rapides et expressives,images de rues et dialogues souvent couverts par les bruits urbains,chose révolutionnaire en ce temps de qualité française très "articulée".Ce tempo syncopé de Martial Solal,ces leitmotives musicaux qui évoluent comme des scooters dans un Paris 1959 où l'on roule et se gare.Hallucinant.

   Cettec réalité polyphonique saisie par JLG qui bouleverse le linéaire et capte l'intensité et la fugacité,fragrances d'une histoire ordinaire,comme au cinéma,de série B par exemple.Cette sensation d'improvisation pas si vraie et  d'éphémère qui oscille d'aparté en onomatopées,bulles de B.D. en quelque sorte.Ces allusions ciné;Il faut vivre dangereusement et pêle-mêle,très pêle-mêle, Melville, Preminger, Hiroshima mon amour,Cocteau,le Western,les Cahiers et "Vous n'avez rien contre la jeunesse".Et Bogart....

  Cet exotique accent de Seberg ,cette omniprésence de la presse,journaux parfois pour se planquer.Cette vitesse d'exécution où Belmondo allume cigarette au mégot précédent."Tout,terriblement",disait Apollinaire.Cette américanophilie en ce Paris tout fluide si pratique pour courir,si pratique pour mourir.Deux fermetures à l'iris,l'ombre de Griffith,la voix de Godard,plusieurs fois dont au moins une très hors sujet.Ces travelings de filatures,ces flics agités un peu Dupont et Dupond...Liste non exhaustive,A bout de souflle étant un film interactif ou vous trouverez ce que vous y apporterez à condition d'accepter ce beau voyage en cinéma,un cinéma que j'ai rarement vu aussi libre.Foutraque,parfois peu audible comme l'étonnant entretien avec l'écrivain Parvulesco-Melville,irritant,mais libre et... décisif.Décisif comme cet ultime traveling rue Campagne Première et son passage clouté où Michel Poiccard agonise depuis cinquante ans sous le regard des cinéphiles pélerins.

http://www.youtube.com/watch?v=XvHNdh1zkes Entretien avec le grand auteur

L'avis de Bastien  Godard Jean-Luc (1)

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22 octobre 2009

Les rapaces

    J'ai présenté à quelques étudiants retraités une petite communication sur le film noir.Le faucon maltais croise-t-il encore en altitude cinéphile?A mon avis oui mais il est vrai que pour la filmo d'Humphrey Bogart on peut trouver plus objectif que moi.Mais quel plaisir de se replonger dans les méandres imaginés par Dashiell Hammett et si bien relayés par John Huston.Film véritablement fondateur du genre Le faucon maltais d'Hammett a bel et bien " pris le crime dans le vase vénitien où on l'avait rangé pour le laisser tomber dans la rue"(G.B.Shaw).Dès après le générique Frisco est là,son pont,son port,sa plaque de privés associés.Et Sam Spade,à jamais Bogart, à jamais cette image du dur à cuire,que les vicissitudes n'ont pas tout à fait blasé.D'ailleurs il le dit à la fin à Brigid la meurtrière:"Je ne suis pas aussi pourri que je le laisse dire"

    Tout de tabac,tout de chapeau,tout d'ironie,et une certaine cruauté,Sam Spade n'a guère le temps ni le goût de regretter son associé assassiné.Déjà débarquent les comparses,ce trio infernal du film noir,Peter Lorre vaguement levantin et moins vaguement efféminé,les 280 livres de Sydney Greenstreet,souvent filmé en contre-plongée, falstaffien et drôle dans sa frénésie de quête du faucon,Elisha Cook petite gouape gitonesque.Oui ici comme dans le roman on appelle un chat un chat.Ca ne se fait plus guère et ça tombe presque sous le coup de la loi.D'une très grande fidélité au livre qui était c'est vrai presque découpé Huston insuffle sa propre recherche mythique dans cette chasse à l'oiseau noir(Huston plus tard ce sera bien d'autres quêtes,Le trésor de la Sierra Madre,Moby Dick,Les racines du ciel,Le malin,L'homme qui voulut être roi).

   Les femmes du film noir,comme on s'y attendait,vénéneuse ou victime,est-ce la même?Si les pires gangsters semblent conserver un zeste de franchise,les femmes,elles,ne sont que duplicité et manipulation.Ouvertement machiste Le faucon maltais ne s'embarrasse guère de circonlocutions.Mais plus  que tout il y a dans la plupart des bons films noirs cet humour féroce et salvateur,cette ironie mordante,ce sarcasme comme les dents de Bogart,dont on ne sait si c'est baiser ou morsure.Mais dites-moi qu'est-ce vraiment que Le faucon maltais?Sam Spade,alors que la femme s'enferme dans la cage d'ascenseur qui préfigure une autre cage,nous le dit sans ambage:"That's the stuff dreams are made of.

    On pourrait gloser très longtemps sur l'importance du noir,roman ou film.On peut aussi et surtout le lire ou le voir.Cest tellement mieux que de débattre.

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07 juillet 2009

Un enfant pour un autre

     Dans ce beau coffret DVD Kurosawa Films noirs après Chien enragé de 49 voici Entre le ciel et l'enfer de 63.C'est une histoire de rapt d'enfant avec rançon.Vaguement inspiré d'Ed McBain (87th precinct) Kurosawa découpe son film,long de 140 minutes en deux parties bien tranchées.La première,très précise et presque huis clos montre les tractations de Gondo,riche industriel rude en affaires,avec ses collaborateurs et son féroce appétit de puissance.Cela nous vaut des affrontements verbaux très efficaces que la caméra épouse au plus près.Une sorte de conseil d'administration comme si on était là,derrière un rideau,à observer la dureté des échanges d'un Japon économiquement en plein boum et moralement toujours convalescent.Puis le téléphone...et l'enlèvement du fils de Gondo.Tout bascule,et le film aussi qui va dorénavant laisser libre l'enquête policière et les réactions de l'industriel qui va apprendre que ce n'est "que" le fils de son chauffeur qui a disparu.Cela nous vaut une très belle scène intimiste entre Gondo et sa femme..

   Plein d'idées Entre le ciel et l'enfer va nous entraîner dans la tourmentée recherche du ravisseur qui a la particularité géographique de voir la maison de Gondo.Cet extraordinaire artifice de contre-plongée imprime au film un va et vient des plus oppressants.D'autant plus que la vitesse sera un élément majeur de l'évolution de l'histoire.Il fait très chaud dans les bas-fonds de Yokohama que surplombe la splendide villa de Gondo.Parmi les morceaux d'anthologie qu'il ne faut pas trop dévoiler,les scènes dans le train à grande vitesse ont plu à Scorsese et De Palma,à l'évidence.Mais je vous laisse dans cette fournaise urbaine et nippone,dans ces rues encrassées et ces boîtes douteuses.Vous n'oublierez pas ce magistral coup de poing que le maître,décidément à l'aise dans tous les cinémas,nous assène avec génie dans ce noir et blanc éloquent,sans détective héros,sans femme fatale,mais pas sans l'émotion conjuguée du film d'action qui n'oublie pas d'être intelligent.Prochainement le troisième bijou Les salauds dorment en paix.

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28 mars 2009

Le coupable faux

 

   Quan d j'avais vu pour la première fois L'invraisemblable vérité(Beyond a reasonable doubt),film de la période américaine de Fritz Lang (1956) j'avais été estomaqué.Sur le thème très cher à Lang de la culpabilité,des apparences,de la manipulation,le Viennois brode un artifice diabolique  sur l'erreur judicaire et l'exécution capitale.Pas de grand discours moral sur l'horreur de la chaise.Le propos de Fritz Lang est une profonde réflexion,hors de toute psychologie logorrhéique,sur la vraisemblance,la fragilité des témoignages, ce dans un climat très américain fifties(procureur candidat politique,liberté de la presse,aisance fiancière).Frappé de plein fouet lors de la première vision j'ai été un peu désappointé car ce film m'avait vraiment stupéfié par ses rebondissements.

   La vérité n'était donc plus tout à fait invraisemblable pour moi et c'est ainsi que j'ai pu apprécier l'ambiance film noir et l'aptitude de Lang à se couler dans la société américaine,et ce dès ses premiers film,Fury notamment qui n'est pas sans lien avec L'invraisemblable vérité.Sobrement traité,hors de toute digression et de tout bavardage Beyond a reasonable doubt  scotche le spectateur,lui aussi fragilisé,manipulé,pantelant.Et reparaît alors un certain Dr.Mabuse,expert en marionnettes humaines.Et le fait que ce soit plutôt pour la bonne cause ne nous rassure guère plus.

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27 juin 2008

Rudes riffs dans le Montana

   Avant tout l'avis d'Eireann BURKE James Lee / le boogie des rêves perdus.De toute façon un livre avec en couverture Lucille la gutare de B.B.King et un titre pareil ne peut que séduire les amis du blues ce qui fait déjà du monde.Deux potes musiciens sont sortis de taule en Louisiane et se retrouvent dans ce Montana qui nous fait rêver.Burke a situé la plupart de ses livres dans le Sud et son héros récurrent s'appelle Dave Robicheaux.Ici nous abandonnons les bayous et le jambalaya pour le Nord-Ouest cher à Jim Harrison, Thomas McGuane ou Larry Watson.Dans cet état rural aux paysages magiques la nature sait aussi rudoyer les hommes,souvent des hommes simples qui ne sont jamais si bien qu'à l'affût du coq de bruyère un matin de neige.

   Le décor planté est ainsi mûr pour la tragédie car bien que vieux de trente ans ce roman met en scène les désastres écologiques de ces forêts trouées d'industries du bois ou du papier qui polluent allégrément. Les habitants dégainent parfois un peu vite et l'amitié peine à résister à la violence toujours à fleur de peau,avec son cortège d'alcools et d'addictions.Pourtant quelques jolies scènes presque idylliques jalonnent ce bon roman très américain empli de modestes et de besogneux.La pêche à la truite est un peu l'archétype de ces respirations avec le barbecue qui pourrait s'ensuivre.Mais au Montana comme partout les réunions d'amis finissent parfois mal.Il arrive aussi que se désaccordent le piano blues et les pickings country.

    Un peu de stop et probablement un pick-up vous entraînera du côté de Missoula,sur ces collines qui lorgnent vers les Rocheuses, reste d'Amérique sauvage aux vols d'oiseaux comme Audubon les dessinait. C'est peut-être une des dernières mises en demeure.Une chose m'ennuie:ne pas avoir le vocabulaire fleuri et précis pour décrire arbres,animaux ou phénomènes naturels comme savent le faire ces auteurs boucanés par les marais de Louisiane ou le vent du Nord.

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