21 mai 2016

Temps de chien

$_35

                                 Troisième incursion chez Don Carpenter, auteur américain que j'ai découvert l'an dernier avec La promo 49. Deux comédiens ne m'avait pas passionné contrairement au précédent. Sale temps pour les braves (Hard rain falling), publié en 66 est pour moi entre les deux mais assez différent, loin du registre de la satire hollywoodienne, assez loin  aussi du portrait de groupe générationnel de La promo 49 qui se présente d'ailleurs sous forme de nouvelles. Le bouquin est nettement plus gros, plus hard-boiled si j'ose dire. L'itinéraire de Jack Levitt est bien balisé, né avec la crise de 1929, orphelinat, maison de correction, prisons de différents niveaux. En quête de liberté depuis toujours Jack connaîtra à peu près tout, mais rien n'ira vraiment. Amour, mariage, paternité, argent, Jack Levitt n'est pas un chanceux. Pas sûr qu'il ait mis tous les atouts dans son jeu.

                                A propos de jeu de nombreuses pages sont consacrées au billard et à ses différentes déclinaisons. Manifestement  bien documenté, c'est aussi pour un profane somptueusement... casse-pieds car à peu près incompréhensible. L'écrivain Richard Price parle de Hard rain falling comme d'un roman de la période beat. C'est en partie juste quoiqu'ultérieur d'une douzaine d'années à Kerouac par exemple, et moins intellectualisé, et (un peu) moins sous acide. Tout de même on peine à croire certains passages quand Jack dit  préférer Dostoievski à Tchekhov. C'est la seule chose optimiste et utopique vu les antécédents et le jeunesse de Jack Levitt. Enfin moi je n'y ai pas cru. C'est une des limites de cet intéressant roman de Don Carpenter, qui ne fut jamais à la bonne place au bon moment. Corée, enseignement, scénariste à Hollywood pour le pire, d'ailleurs très peu de traces, son meilleur ami fut Richard Brautigan et tous deux choisirent un jour d'en finir. Mieux vaut tard que jamais, cinquante ans après sa disparition on redécouvre Don Carpenter. 10/18 n'y est pas pour rien.

                             

Posté par EEGUAB à 13:52 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,


24 juin 2012

Géographie: Joliet, Illinois

 Joliet-Prison_keith011764

             Quatrième ville de l'Illinois Joliet est toute proche de Chicago.En fait la célébrité de Joliet ne tient qu'à sa prison,l'une des plus connues d'Amérique. D'ailleurs Joliet bound dont beaucoup de versions circulent ne parle que de ça.C'est maintenant un monument historique depuis 2002.La chanson date des années trente,popularisée par Memphis Minnie et Kansas Joe McCoy,mais basée comme souvent sur un air plus ancien.En voici une version par John Mellencamp que l'on s'obstine à ignorer en France,et que nous avons déjà croisé ici.C'était à Washington.Ca fera au moins plaisir à l'ami Thierry de Jazzbluesandco.

               L'histoire:un pauvre gars comme il en est tant dans la musique américaine, les flics et leurs menottes, l'avocat d'office,le greffier et en route pour Joliet.Tin Pan Alley raconte un pays mieux que n'importe quel manuel.

2298

http://youtu.be/k_Ex2jgXJHo  Joliet bound   John Mellencamp

Police comin' with a ball and chain
Oooh-ooh
Police comin' with a ball and chain
Accusing me of murder
I never hurt no one

Well some got six months, some got one solid year
Oooh-ooh
Some got six months, some got one solid year
Take a look at me baby I got a lifetime here

Well lawyer pleaded, clerk he wrote it down
Oooh-ooh
Lawyer pleaded, clerk he wrote it down
When the judge passed my sentence
I was Joliet bound

Posté par EEGUAB à 17:23 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , ,