17 octobre 2016

Bologna é Ferrara

     En un mot...

Ascension

Garisenda et Asinelli

Juxtaposition

Après 498 marches

Incarcération

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Education

Archiginnasio

Dissection

Le théâtre anatomique

Hertzification (Marconi)

Piazza Marconi

Canonisation

Santo Stefano

Sanctification

Basilique San Petronio

Domination

San Luca veille

Déception

Neptune

Interprétation (des chansons sur... Paris)

On chante Paris Piazza Maggiore

Vénération

Via dell'Indipedenza

Fortification

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Négociation (Loggia della Mercanza)

Loggia della Mercanza

Commercialisation

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10 avril 2014

Le livre mystère d'Asphodèle

                                              Asphodèle, sur une idée de Jérôme, m'a proposé un livre mystère, reçu couvert et anonyme, mais pas sans charmes, chère Aspho, à charge pour moi de le lire sans aucune indication d'auteur, de date d'édition, sans illustration,sec. Curieuse sensation sur laquelle je vous livre d'abord mes impressions, puis une critique du roman, puis enfin je dévoilerai le pot aux roses pour vous... et pour moi. Evidemment il est déconseillé de faire ça avec un Maigret ou un Sherlock Holmes, le suspens serait vite expédié. Donc pas de place pour les récurrents dans le livre mystère.

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                                               A première vue je ne rentre pas très vite dans l'histoire, me consacrant à tenter de percer le nom de l'auteur. C'est déjà fausser un peu ma lecture. Bon, déjà un élément, le livre est court, format de poche, alors une histoire de détective, de grand détective? Mais non, pas d'enquête à proprement parler. Cependant comme on est en pleine Renaissance et que le héros s'appelle Michel-Ange, génie créateur de son état, je pense à Sophie Chauveau par exemple dont j'ai déjà lu une très moyenne Obsession Vinci. C'est pas tout ça,les amis, mais vu qu'il ne compte que 170 pages dont certaines de douze ou quinze lignes, il faudrait que je me concentre un peu sur la lecture proprement dite. Etrange sentiment que celui de découvrir le grand peintre de Florence face au sultan de Constantinople, en tant qu'architecte ce qui n'est pas une surprise.Le livre se lit maintenant avec beaucoup de plaisir, presque distraitement. L'auteur n'a pas lésiné sur les descriptions des épices et des marchandises, ce qui m'a fait un effet catalogue un peu gênant.Cipolin, sérancolin, brocantin, cinatique , des matières à couleurs. Ou cavet et scotie, des moulures. Ca c'est un peu ce que j'appelle l'effet dico, martelant des vocables à peu près inconnus du profane. Instructif, certes, un peu procédé à la longue. Et puis quand même cette présentation clairsemée, on dirait presque que le responsable a été payé à la page. Ne boudons pas notre plaisir, on respire l'air de la Corne d'Or et l'on imagine le pont selon Buonarotti, fier et florentin. Belle histoire,  romanesque à souhait, de ce romanesque un peu hautain qui caractérise la Renaissance dont la vertu cardinale n'est pas la modestie.

                                               Le roman ? ne m'a pas vraiment convaincu et j'en suis fort triste pour ma chère Asphodèle dont je crois savoir qu'elle a aimé ce livre. Pourtant la Renaissance me passionne mais X, l'auteur m'a semblé saupoudrer son récit de scènes attendues sur l'exotisme un peu appuyé des tavernes de Constantinople, de ses odalisques et de ses éphèbes. Et puis encore une fois j'aime m'installer dans un livre, les chapitres m'apportant une latence, une douce indolence favorisant mon imagination. C'est tout le contraire dans ? qui s'apparente un peu, le mot est fort, je sais, à une sorte de zapping écrit, plaisant et aérien. Nous en venons, maintenant que j'ai fait de la peine à mon amie Asphodèle, mais je crois qu'elle n'aurait pas aimé un enthousiasme factice de ma part, à l'auteur que j'ignore encore à cette heure.  Certaine phrase très précise renvoie au titre d'un livre récent de Mathias Enard. Mais je n'ai jamais lu cet auteur et ça n'a peut-être strictement rien  voir. Il y est question de rois, de batailles et d'éléphants? Demain soir j'aurai enlevé la couverture de papier et je vous dirai ce que j'ai lu.

P.S. Asphodèle, merci encore.Et pardon...

Dernière minute,il s'agit bien du roman de Mathias Enard dont voici un exemplaire. Merci encore Aspho pour cette belle pirouette littéraire.

9782330015060

 

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06 août 2013

Atout Coeur

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                                     Vraiment une réussite que ce grand Coeur,bien au delà du roman historique classique, ou de la bio romancée bien agréable. Jean-Christophe Rufin, académicien toubib diplomate marcheur, rien là-dedans de déshonorant, nous immerge dans cette époque charnière si prometteuse après les interminables conflits de la Guerre de Cent Ans. Absolument passionnant.Foin d'Anglois boutés hors de France,c'est l'Italie et ses richesses qui vont changer la France et l'Europe. Le modeste fils de fourreur au nom inoubliable va devenir en quelques dizaines d'années un précurseur,un visionnaire en matière d'échanges et d'économie,alors même que la France sort exsangue du Moyen Age. De l'avènement et de la grandeur du bourgeois en quelque sorte,j'y reviendrai. Avant maudissons la langue française qui a presque fait de ce vocable une injure en ne retenant que le moins bon de ce nouveau venu sur la scène sociale et politique.

                              Jacques Coeur, compatriote berruyer de Jean-Christophe Rufin, est d'origine assez modeste (pas si modeste que ça selon certains historiens, peu importe) et de prestance très moyenne. Mais cet homme a de l'énergie à (re)vendre. Son histoire nous est contée sérieusement, sans grande fantaisie, mais l'auteur a parfaitement su éclairer la profondeur de cet homme et surtout ses dons de précurseur,presque de visionnaire quant à l'avenir d'un pays,le Royaume de France, dont le souverain Charles VII est surnommé le petit roi de Bourges. Coeur fut l'un des premiers en Occident a compris l'attrait de l'Orient pas seulement celui de Jérusalem.Il a compris aussi que l'ère du pré carré est appelée à disparaître.

                              Monnayeur ,commerçant, banquier, financier, armateur, à la tête aussi bien d'une gigantesque entreprise privée  que de la maison France sur le plan économie, Jacques Coeur dont l'intelligence en affaires se double d'une grande clairvoyance quant à ses collaborateurs,connaîtra des triomphes,puis la disgrace,la prison et la torture,puis l'évasion et la mort en grec exil. Cependant il aura eu le temps de restaurer l'autorité du roi et de lancer les prémices du mécénat,de la libre circulation des biens,du commerce moderne. Rufin est un écrivain que je n'avais pas lu et j'ai beaucoup aimé la justesse de ce portrait d'un homme en avance. On sait qu'il n'est pas confortable d'avoir raison trop tôt. Le grand Coeur s'honore aussi de fouiller les personnages de Charles VII et Agnès Sorel, première maîtresse officielle de l'Histoire de France, autrement que comme le prince chétif qui devait tout à Jeanne d'Arc et la courtisane sans vergogne avide de puissance

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.                                Un beau roman, suffisament ample mais introspectif,assez pour que l'on regarde à Bourges, le fameux Palais Jacques Coeur ,à deux visages,l'un médiéval l'autre renaissance,superbe bâtisse qu'il n'eut pas le temps d'habiter, comme le témoignage d'un homme d'une grande complexité comme il y en eut peu dans l'Histoire. On a longtemps fait de Jacques Coeur un symbole de bourgeois.Je hais ces approximations. Admettons le toutefois comme un bourgeois, certes, mais alors très éclairé. Des comme ça,j'en redemande.

                 

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05 avril 2012

J'peux vraiment pas les voir en peinture(14)

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              Il y a longtemps qu'on n'a pas parlé peinture.La Renaissance est ce qu'il y a de plus beau au monde,juste après après le Cinéma Néoréaliste et Le désert des Tartares.Quoi,il n'y en a que pour l'Italie?J'ai toujours admiré ce diptyque de Piero Della Francesca,peintre du Quattrocento.Ce double portrait du Duc et de la Duchesse d'Urbino est visible à la Galleria degli Uffizi de Florence,bien malade paraît-il.J'ai lu que le duc avait 38 ans et elle 14 au moment de leur mariage.J'ai lu aussi que Piero Della Francesca aurait peint la duchesse après sa mort.J'ai lu enfin que l'ordre des portraits doubles était inversé par rapport à ce qui se faisait,à savoir le mari à gauche,la femme à droite.Et que ce profil inédit était dû pour le duc à un oeil droit énucléé.

          J'ai vu ce tableau très jeune dans des livres sur la Renaissance et il m'a toujours inspiré,voire inquiété.La fermeté des traits,la pâleur de la duchesse,ce face à face où je crois entrevoir un brin de tendresse.Pourtant ils ne débordent pas de sympathie ces époux lointains.Et l'arrière-plan des paysages très proches des Flamands.Si on a déjà fait mieux pour la bonhommie la précision de cette union-opposition est vraiment troublante.Quelle magie que cette Renaissance Italienne qui nous fait nous sentir proches d'aristocrates toscans du XVème Siècle.

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12 février 2010

J'peux vraiment pas les voir en peinture(12)

  J'peux vraiment pas la voir cette Madone du Belvedere du Musée des Beaux-Arts de Vienne,du sieur Raphael.Comme si on avait le droit de donner à voir la perfection en un visage,comme si l'on pouvait essayer de peindre après ça,comme si l'ovale de ces traits ne touchait pas  au sacré.Comme si cette Madone au pré (son autre appellation) qui veille sur les rondeurs auréolées des putti et l'arrière-plan des collines et du lac ne semblaient une divine osmose.Sur le Net on trouve des études très poussées sur la géométrie,le nombre d'or,les isocèles et les équilatéraux qui forment le tableau.Ces vilains souvenirs de mes cours de math n'ont même pas réussi à me gâcher le plaisir de cet au-delà de la beauté.

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