28 juin 2017

In the name of rock/Judy

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                                     Dame Judy et ses yeux bleus méritaient bien toute une suite. Est-ce le syndrome de la sortie restaurée de Hair de Milos Forman, notre prochain et dernier ciné-débat de la saison, lundi 3 juillet? Toujours est-il que l'envie m'a pris d'entendre à nouveau les si délicates harmonies de David, Stephen et Graham, Neil n'ayant pas encore emboîté le pas pour l'album Crosby, Stills and Nash. Galette enchanteuse, grace en 33 tours, dont tous les titres peuvent prétendre au panthéon. Suite: Judy blue eyes ouvrait cet album.

 

                                     Judy c'est bien sûr Judy Collins, compagne de Stills en ces années et la suite est vraiment une suite composée à partir de bribes de morceaux restés à l'état d'ébauches. Tous ces gens là ont maintenant 75 ans. Je ne laisserai personne dire que 75 ans est le plus bel âge de la vie. Du haut de mes vingt ans ma version à moi s'appelait Suite: Martine black hair mais qu'en reste-t-il? Tout de même, un autre 30cm, dédicacé, Songs of love and hate, le troisième de Leonard, tout un symbole.

                                 

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10 juin 2017

In the name of rock/ Renée

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                        Ce prénom bien désuet, bien français, les gens du rock l'aiment bien. Ils ont du mal à le prononcer et ça donne aux morceaux un exotisme continental bon chic. J'adore. Surtout quand Mark Hollis se met en quête de le psalmodier. La new wave de 1984 avait de bien beaux atours, Depeche Mode en particulier et les très bons Talk Talk dont Mark était la tête pensante. Ambiance sombre et égocentriste pour cette ballade. Talk Talk n'a jamais fait dans la joie de vivre. Il fut des moments où ça m'a plutôt convenu. Oui, les prénoms féminins que j'ai murmurés ont parfois frôlé le noir. Bien sûr, extrait de l'album It's my life, Renée est un prénom, disons emprunté.

 

                        Maintenant sexagénaire Mark Hollis a enregistré en solo quelques plages. Il s'est dirigé vers toujours plus d'épure, toujours plus d'intimisme, toujours plus de minimaliste, qu'il a fini par presque disparaître du paysage musical britannique. Un peu à la manière de son aîné Scott Walker. L'évangile selon Mark semble bien écrit, destin rock oblige. "I love sound, but I like silence more". La vie comme dissoute. Frissons. Inquiétude. Léger snobisme "J'me sens mieux quand j'me sens mal".

 

 

 

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30 mai 2017

Allman will be brothers now

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                            Gregg Allman (1947-2017). Deep down in rockin' South. Très modeste tribut.

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08 mai 2017

L'Ecrivraquier/11/Barricades

L'Ecrivraquier

Rond-point de l'oubli

Certains n'iront pas plus loin

Ici, là, partout

Gavroche un héros

C'est bien la faute à Hugo

Dansez, barricades!

La nuit finissante

Seuls les chiens très affamés

Ont semblé survivre

                                  Il y a comme un romanesque des barricades. C'est si exaltant, les barricades et c'est assez simple somme toute. Seuls les bons dressent des barricades selon les uns. Selon d'autres la canaille entière éventre les rues. C'est pas compliqué. Moi, je n'aime que celles, brisées, de Procol Harum (album éponyme) et celles du ciel de Jackson Browne ( album éponyme, une chanson superbe qui raconte la belle aventure d'un groupe rock). Peu de choses au monde me remuent comme ce dernier thème.

 

 

 

 

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19 avril 2017

Géographie: codicille

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               Il y a de bonnes nouvelles parfois. Sunny afternoon today. Ray Davies, Sir Ray Davies (72 balais, maître à penser de The Kinks), sort un nouvel album. Called Americana. Des membres de Jayhawks l'accompagnent fort bien. On ne saurait mieux conclure pour garer le Greyhound. Et toi, Ray, es-tu enfin paisible?

               I wanna make my home

               Where the buffalos run

               In that green panorama


17 avril 2017

Géographie: San Francisco, Californie

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                                      Il fallait un point final à ce long périple et nulle autre cité que Saint François ne se prêtait mieux à conclure. Tin Pan Alley est le nom que l'on donne à cette musique américaine, de la rue, des champs de coton, des bouges du Sud, des usines du Nord, du coeur agricole du pays, cette musique qui a changé ma vie, l'a bouleversée. Du blues de Memphis, du zydeco d'Orleans, de Tamla-Mo(tor)town de Detroit, du grunge de Seattle, du country de Nashville, du flower de Frisco, des riffs urbains de Chicago. Mais ça je l'ai dit mille fois. Alors ce vieux bus Greyhound en reste là, un peu fatigué, devant le Golden Gate. Il n'en est pas une pièce qui ne ne recèle un trésor, un arpège, deux lignes, trois accords. Tous ont fait une partie du prix de  ma vie. Merci.

 

                                        Des centaines de chansons sur Frisco. J'ai choisi l'une des plus anodines, un groupe fabriqué pour la cause, qui n'eut guère que ce succès, mais planétaire. Let's go to San Francisco with The Flower Pot Men. Parce que même les plus simples des refrains ont compté. Je vous épargne une vidéo de 2008 où ils reprennent assez tristement en play back ce tube de 68. Fuckin' bloody time! Mais je vous offre, en au revoir de cette si longue rubrique voyageuse, l'ami Johnny Winter, que j'ai vu à Paris il y a vingt ans, et qui nous parle, justement de Tin Pan Alley.

 

                                           End of the line/ Tout le monde descend. Mais Tin Pan Alley was the place to go.

 

 

12 avril 2017

Des hommes et des guitares/ While my guitar gently weeps

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                                  Trêve de mots, de bavardages, d'analyses, de "shoegazin'". Et si le plus important de toutes ces années avait été des choses dans ce genre là. Tandis que pleure ma guitare doucement composé par George pour le Double Blanc a été repris par une foule de gens, Santana, Toto, etc... Voici ma version préférée, celle du Canadien aveugle Jeff Healey (1966-2008), la guitare sur les genoux, sur le disque Hell to pay (1990).

                    Tom Petty, Steve Winwood, Jeff Lynne, Prince avec Dhani Harrison (vous le reconnaîtrez, il ressemble beaucoup à son papa), c'est pas mal non plus. Hall of fame 2004. Merci Messieurs.

 

 

 

 

 

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19 mars 2017

In the name of rock/ Maybellene

                

                             Et pourtant je ne me souviens d'aucune Maybellene dans ma jeunesse valoise. Moins encore dans ma vermandoise maturité (?). Cependant celle-ci était pas mal. Même si je suis pas tout à fait sûr que Maybellene ne soit pas le nom d'une cadillac. So long Mr.Charles Edward Berry. 

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08 janvier 2017

Le grand hêtre pourpre

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                              Attention. Rien à voir avec d'insipides souvenirs de star ayant employé un nègre. Une oeuvre. Et là ce n'est pas que je pèse mes mots comme un bossfan que je suis. C'est que j'en revendique les qualités, une sorte de vita americana depuis les années cinquante, passionnantes d'un bout à l'autre depuis la très modeste Freehold, New Jersey, d'où tout partit, jusqu'aux mégaconcerts dont le Stade de France 2003 où j'ai eu la chance de voir le Patron et le E Street Band au complet. Une oeuvre. Comme toute la discographie et les concerts de Bruce Springsteen. Et qui a parfaitement sa place dans une rubrique littéraire. Où l'on sera cependant un peu plus à l'aise si l'on connait à peu près son petit Springsteen illustré, ou mieux encore, si l'on accompagne sa lecture d'une écoute sérieuse de quelques-unes de ses chansons.

                             Une famille prolétaire et catholique, les origines sont comme, tout le monde sur la Côte Est à ce moment, irlando-italiennes. Et vous vous étonneriez que je plonge là dedans, moi dont le blog consacre 30% de son activité à ces deux pays de mon coeur? Cette dualité marquera Bruce, né en 49. L'une des stars de la région, un certain Francis Albert Sinatra, voir Hoboken, sera pour le professionnalisme l'un de ses modèles. L'autre coup de grisou viendra d'Elvis Aaron, Memphis, Tennessee. Bruce a six ans. Moi aussi. Il raconte la vie de cette famille parmi d'autres avec parents et grands-parents, rythmée par les jeux dans les rues, les bagarres à la sortie de l'école, les premières cordes de guitare, et surtout les copains qui formeront bientôt les Castiles, première formation du futur maître, dans laquelle il n'est même pas chanteur. Et très vite l'écriture, du concret, du vécu, des histoires d'ados fugueurs, des amours laborieuses, de retour du Vietnam, ou de non retour. Springsteen n'élude pas les zones un peu curieuses, comme son astuce pour échapper à ce même Vietnam, qui apparemment ne lui causa pas trop d'états d'âme.

                           Car Springsteen vise avant tout à l'efficacité. Il raye d'un trait d'esprit le mot démocratie dans un groupe rock, où il faut un patron. Il y aura un patron et il saura le faire savoir. Les pages sont passionnantes sur les arcanes de sa création musicale. Sur ses rapports avec ses musiciens, tous d'exception. Sur sa ténacité et sa puissance de feu, sa spontanéité et sa générosité sur scène, par opposition à certains autres monstres, Neil Young ou Bob Dylan. Springsteen n'oublie jamais le show, y compris quand il reste quarante minutes seul avec sa guitare devant 80 000 personnes.

                          Mais tout cela, pour qui n'est pas trop branché sur Tin Pan Alley, pourra paraître trop technique voir rasoir. Foncez pourtant dans cette autobio, Born to run, pour d'autres raisons, terriblement humaines, presque ethno. Pour les portraits de son père Douglas Springsteen, un taiseux, même dans les différents pubs, part importante de son existence, qui aime ses enfants sans leur dire, c'est pas le genre de la maison du New Jersey. Les années cinquante pouvaient encore être rugueuses des deux côtés de l'Atlantique. Pour cette Amérique qu'il nous narre, pas mal corsetée, juste avant Brando, Dean, Presley. Pour cette splendide et abracadabrante vie d'un groupe rock, où la gestion des egos s'avère chaotique, où il faut parfois se séparer d'un des musiciens. Angoisse garantie, et noms d'oiseaux, rancoeurs et pardons. Born to run ou l'histoire d'un homme, Né pour courir, courir afin de vivre pleinement sa passion, viscéralement, sans perdre la raison, avatar si fréquent chez les rock stars.

                          Un livre, vrai, riche, bourré de peurs et d'énergie, la vie d'un homme, d'un roc(k), mais même les rocs un jour se fendillent. Comme le grand hêtre pourpre de Freehold, New Jersey, abattu récemment, comme le raconte Springsteen, lors d'une de ses balades en bagnole dans sa ville d'enfance, comme il en a tant chanté. Born to run, à lire, à écouter, à vivre. Je n'ai pas proposé d'extrait musical, il faudrait tout mettre de Racing in the streets à My home town, de The ghost of Tom Joad à Brothers under the bridge, de Born in the USA à My city of ruins

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31 décembre 2016

Haïku de l'an neuf

A vous tous, le mieux

L'Ecclésiaste a bien raison

Tout sera à l'heure

                           L'une de mes chansons de référence. On peut compter sur Bruce pour me comprendre. Roger McGuinn (The Byrds, autre prestige à mon coeur) le rejoint. Vous savez bien que Turn, turn, turn... Et que cela tourne bien pour vous 2017!

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