09 mai 2019

In the name of rock/ Annie

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                            Je me souviens d'une ou deux Annie. Ca sonne pas très blues, Annie. Et elles ne sonnaient pas très rock non plus en ce temps-là. C'était une ére rock, terriblement macho, et vous savez quoi, c'est pas bien, mais ça me plaisait comme ça, introverti et timide que j'étais. Le mélange m'effrayait. Rassurez-vous, ça a changé un peu plus tard. Ce qui m'a permis de prendre des coups, et d'en donner. De vivre, en quelque sorte.

 

                             La Polk salad Annie de Tony Joe White (et de Presley et bien d'autres) est une modeste fille du Sud. Mais bon sang comme un peu de swamp rock, un peu de bayou, ça fait du bien. J'ai peu trouvé d'autres Annie sauf celle de Canned Heat. Mais celle-ci ne carburait pas à la salade verte (Amphetamine Annie).

 

 

 

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26 mars 2019

Scott (réédition ancestral billet)

                                      Réédition d'un ancestral billet, plus de 3000 jours, Géographie:Reno,Nevada augmentée d'un tube gigantesque des Walker Brothers, une soupe certes, mais alors millésimée. Et mon adieu au grand et si méconnu Scott Walker qui débuta alors que j'ébauchai mes premiers slows, et navigua plus tard, presque incognito entre Brel et Bowie. Ca tombe bien, je me sens ces jours-ci le coeur plutôt slow.

 

 

                                     Ce magnifique sac pour vous présenter Reno,Nevada,ville pas particulièrement séduisante,petite soeur de Vegas,c'est dire la référence.Surtout connue parce qu'on y divorce plus vite que son ombre,cette ville de 200 000 habitants a pour seul avantage de nous faire continuer notre voyage avec une  découverte.Me promenant toujours en musique aux U.S.A je viens de tomber sur une jolie chanson tirée du film avec Adjani,Toxic affair,1993,peu vu,en tout cas pas par moi. Goran Bregovic a composé cette chanson et Scott Walker dont j'ai parlé il y a peu lui donne une couleur sombre très personnelle. Si ça vous dit,pas particulièrement gai mais plutôt rare,je crois.

 

 

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18 mars 2019

In the name of rock/ Peggy

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                           Que de Peggy dans ma vie!  La Peggy Sue de Buddy Holly, la Peggy-O de Simon et Garfunkel, dont je viens  de découvrir une fabuleuse version par The National, la plus ancienne encore Peggy Gordon reprise par tous les gratteux des pubs d'Irlande et les oubliées. Sans omettre les Meg, Meggie, Madge, Maggie, bref les Marguerite (comme Faust) et les Margot qui en pleurent encore. Dans l'immense discographie du Loner j'ai exhumé cette Ballad of Peggy Grover. C'est un enregistrement très ancien. L'une des toutes premières chansons de Neil Young, avant même le légendaire Buffalo Springfield, avec un groupe canadien nommé The Squires. C'est simple, même moi je n'écoutais pas  encore cette musique à l'époque, c'est vous dire si ça date.

 

                          Les archives Neil Young, une institution, ont réédité les morceaux de  ces temps immémoriaux. Neil n'a pas encore vraiment la voix de légende qu'on lui connait. Il a vingt ans. Valeur surtout historique, pour les Loner's Lovers invétérés. Je n'en suis pas tout à fait. J'oublais une autre Peggy O, dispensable mais tant pis pour vous. Après tout, je vous ai abandonnés trois mois durant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 décembre 2018

In the name of rock/ Pandora

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                          Suite à une querelle avec Prométhée Zeus voulut se venger des êtres humains en leur offrant le plus bel objet de leur désir, afin de leur inspirer passions et tourments. Il créa la première femme, aussi fascinante que capricieuse. Pandora, c'était son nom, fut façonnée à partir de l'argile et non comme une quelconque Eve de la côte d'Adam. Zeus dut demander à Héphaïstos de l'aider, et ils mirent au jour la créature la plus parfaite au monde. D'autres dieux lui donnérent qualités et défauts dont la curiosité.

 

                       Passions et tourments, il a tenu parole le Jupiter. Car vous connaissez la suite, cette Pandora devint la patronne des gaffeuses en ouvrant la boîte interdite d'où s'échappèrent tous les maux de la terre. Sauf un filet d'espérance resté au fond. Dont je me demande si, depuis, il ne s'est pas lui aussi volatilisé.

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                      Procol Harum , fabuleux comme toujours, surréaliste comme parfois, ignoré comme d'habitude, donnait dans l'album Procol's Ninth (1975) une jolie version de Pandora's box.

 

 

 

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09 novembre 2018

Retour en Cinéphilie

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                               La Cinéphilie est un pays, voire un continent, que finalement j'aime bien. Malgré moultes défauts sur lesquels je ne reviendrai pas. Le temps de nos ciné-débats est revenu. Cer automne il a pris un peu de temps, notre multiplexe de centre-ville (une rareté) ayant changé de main. Pour la première j'ai eu l'occasion de présenter le curieux premier film de Jim Cummings, à la fois emprunt et hommage éponyme à la chanson de Bruce Springsteen Thunder Road (album Born to run). C'est en effet la peinture des petites gens que nous narre le Boss depuis longtemps que Jim Cummings, à la fois réalisateur, scénariste, acteur très principal, et compositeur, a puisé son sujet.

                             Il y joue un flic à la dérive, mais ni violent ni (trop) alcoolique par exemple, qui rend hommage au temple à sa mère décédée, très émouvant, très sensible, très maladroit aussi, dans un long plan-séquence et sur presque fond de K7 de Thunder Road. Puis tout se délite, il voit peu sa fille de huit ans, a maille à partir avec  sa hiérarchie, a des rapports distants avec frère et soeur, et divorce. Beaucoup pour un seul homme, Jimmy Arnaud, modeste policier texan. Vacillant. Le fim, doté d'un très petit budget, a un ton très personnel et je vais laisser à Newstrum, maitre ès critiques toujours très élaborées, le soin de vous en parler mieux. Hey, l'ami, à toi  ici . Moi je vais consacrer quelques lignes au public. Merci Strum.

                             Et merci public, d'avoir patienté. Autant juillet et août sont sacrifiés, autant notre petite communauté cinémane commence à piaffer dès septembre. Notre ville n'est qu'une cité moyenne qui ne draine pas des centaines d'amis, mais une troupe doucement grandissante de fidèles qui accepte bon an mal an de nous suivre dans nos pérégrinations. Je confesse une grande responsabilité dans le choix des films mais ils ne m'ont pas encore lynché. La lutte est longue pour amener à nos écrans des nouveaux venus mais le challenge vaut la peine. Et je n'aime rien tant que voyager en Cinéphilie. Tiens, très bientôt dans notre Connaissance du Cinéma (hommage) nous emmènera faire un tour en Pologne, Vatican, Japon, Pérou, Kazkhstan, Tunisie. Alors merci à tous, on se retrouve très vite.

                            Quant à la chronique du film, pas de soucis. Sans complaisance je peux vous assurer qu'elle est plus dense chez l'ami Strum. Je suis au moins sur Thunder Road sur la même longueur d'ondes.

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26 octobre 2018

See you later alligator

                                Adieu Tony Joe. Back to the bayou, catfish and swamp river. You've been a good friend of mine. Tony Joe White, 23 juillet 1943-24 octobre 2018. Bayou woman. Et en hommage personnel, une modeste version acoustique de Lake Placid Blues.

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25 octobre 2018

In the name of rock/ Angelica

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                                 J'ai toujours aimé les dandys du rock, un peu mystérieux. Vieillissants ils en deviennent grandioses parfois, pathétiques un peu, émouvants toujours. Scott Walker en est l'archétype, quelque part entre David Bowie et Neil Hannon. Angelica, ce n'était déjà plus les slows d'enfer des Walker Brothers, trois pas frères et pas fraternels qui se disputèrent plus vite que les Davies (Kinks) et aussi vite que les Gallagher (Oasis), pourtant frères de sang. Au fait mon frère vient de m'appeler ce soir. On bavarde parfois.

 

                                  Introverti et plutôt timide en ces années là, sur Angelica ou autres slows ravageurs je fis souvent tapisserie. Cela n'a pas duré. Et vint l'agitation. Longue, fatigante, mais longtemps je me suis senti mieux quand j'me sentais mal. Raisonnablement.

 

 

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22 août 2018

Chambre d'ado

                                   J'ai retrouvé ce matin, certes fatigué, un document (pré)historique, ce qu'on commençait à appeler poster. Au dos de la photo, les paroles et la musique, rarissimes à l'époque, d'un de leurs tout premiers succès. Ca s'appelait It's all over now. En fait c'était tout le contraire, ça commençait. Quelques mois plus tard ils jouaient entre autres Time is on my side. A écouter aujourd'hui ça peut sembler un peu rudimentaire. Manifestement ces gars-là ne feraient pas carrière, entendait-on de ci de là.

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                       Alors voilà ce qui m'embête un peu. C'est que Bill Wyman, sur la droite (oui, tout le monde n'est pas censé reconnaître le bassiste) a maintenant 80 ans. Ce n'est pas très sympa de sa part. Une chose l'est moins encore. J'ai peur, oui, j'ai bien peur, d'êttre maintenant beaucoup plus concerné par le premier titre que par le second.

                        Mais quoi qu'il en soit, merci Messieurs pour tout ce que vous avez fait pour moi. Au jour du bilan ce sera globalement Satisfaction.

 

 

 

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29 juillet 2018

In the name of rock/Lucrecia

 

                             J'ai connu assez peu de Lucrèce dans ma vie, même pas la Borgia. Mais j'ai appris à user de liberté pour les prénoms de cette rubrique. Passons aux choses sérieuses, Blood, Sweat and Tears,le plus fabuleux rock-jazz-fusion band de l'Histoire ne fut star que que quelques semestres, tout début seventies Al Kooper, Randy Brecker furent à l'origine du projet. Et David Clayton-Thomas, une voix formidable. Somptueuse machine de dix musiciens, Blood, Sweat and Tears dynamita le monde rock en impulsant un swing qu'avait entr'ouvert peu de temps avant Chicago Transit Authority. Il faut dire que les gars de BST étaient tous des pointures, influencés aussi bien par Duke Ellington que par Eric Satie ou James Brown. Dans leur second album, probablement le meilleur, se trouve une version de Trois gymnopédies.

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                             Quant à Lucrecia MacEvil, extraite de BST 3, je l'adore car elle porte bien son prénom de femme fatale et vénéneuse et son nom de diablesse. Tout compte fait, et à bien y réfléchir, je crois que j'ai connu des Lucrèce.

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14 mars 2018

In the name of rock/Deborah

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C'était un temps déraisonnable,

Préhistorique en diable

Glam rock était in et j'étais un peu out

Dix-neuf printemps et sans quartier, un mai latin

Une école, près du Luxembourg, fermée de grand matin

Fallait-il que je m'en foute.

Rien d'important

Je m'en moque tout autant

C'était un temps immémorial

T.Rex devint leur nom, éclatant

Et Marc Bolan brilla, impérial

Cela dura, dura...neuf ans

Lovin'you my Deborah

Wah!

   

 

                  

 

 

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