11 octobre 2015

Rentrée ciné

               Plusieurs films intéressants en notre CinéQuai depuis la fin des vacances. Amnesia le film de Barbet Schroder fut l'occasion de belles discussions sur la mémoire et le pardon. Thème éternel du "Qu'aurions-nous fait dans ces conditions?". Ibiza, 1990, Martha, Allemande presque septua, vit seule depuis 40 ans. Elle a tout fait pour oublier son pays d'origine, sa langue maternelle, et même voiture et vin d'Allemagne. Jo, 20 ans, allemand lui aussi débarque avec sa fougue de DJ et ses idées neuves, pas  seulement musicales.. Un mur célèbre vient de tomber. Le mur entre Martha et Jo se lézarde de même. Un film passionnant, départ parfait pour refaire le monde, même si je regrette un tout petit peu que dans ce genre d'animation ce soient souvent les mêmes spectateurs qui prennent la parole. Au fait Marthe Keller distille toujours un certain charme.

Amnesia

                                   Le Life du documentariste hollandais Anton Corbijn a également été bien reçu. En aucun cas une bio ni même un instant bio dans la courte vie de James Dean, pas davantage une chronique critique de Hollywood bien que Jack Warner et le système en général n'en sortent pas grandis, Life est une sorte d'étude, au sens pictural, de la rencontre entre James Dean, pas une vedette,J.D. vivant n'a pas eu le temps d'être une vedette, et le photographe Dennis Stock, même âge et tout aussi peu d'assurance et d'aptitude au bonheur. C'est assez fascinant et j'ai osé dire que les photos de Jimmy par Dennis, dont deux ou trois sont très célèbres, étaient peut-être ce qui témoignait le mieux de ces quelques mois de 55, les mois de la comète James Dean.

Life

                                   Une autre comète: Amy Winehouse que je connaissais peu. Outre que j'ai découvert une très grande chanteuse le beau document d'Asif Kapadia sobrement intitulé Amy m'a confirmé ce que je savais depuis  Brian et Jimi et Jim et Janis et Kurt et Jeff et... L'expérience des uns ne sert jamais aux autres, surtout pas quand on oeuvre dans le monde du rock. Record de célérité à l'autodestruction pour Amy Winehouse. Mais bon Dieu comme elle chante  chantait bien.

 

                                     Enfin nous avons reçu Christian Carion et Christophe Rossignon, metteur en scène et producteur pour l'avant-première d'En mai fais ce qu'il te plait, joli et sensible film sur l'exode du printemps 1940 dans le Cambrésis, région très voisine du Vermandois. Les deux complices (déjà pour Une hirondelle a fait le printemps, Joyeux Noël) ont ainsi raconté la naissance de ce projet, très personnel et très ancien chez Christian Carion, lui-même originaire de ce coin du Nord. Des centaines de milliers de Français jetés sur les routes de France, un sujet assez peu visité par le cinéma, des autochtones très impliqués dans le film pour un résultat émouvant et un vrai coup de coeur des spectateurs.

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03 septembre 2015

Du passé faisons table rase

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                                Il est un peu difficile parfois ce Passé imparfait de Julian Fellowes. Intéressant et très bien écrit sur un sujet qui me branche: ma génération. L'auteur a mon âge. Il revient sur ces drôles de gens qui avaient 20 ans en 70, encore plus curieux quand il s'agit d'aristocrates anglais. Tout part dans ce roman des célèbres et désuets maintenant bals des débutantes ou quelque chose dans ce genre-là. Manifestement Julian Fellowes parle de choses qu'il connait bien en ce curieux pays,le plus exotique qui soit pour un Français. Pourquoi ai-je écrit en incipit qu'il était un peu difficile ce roman? Parce qu'il n'est pas si aisé pour un lecteur continental de s'inviter à ces 600 pages so typically British même si ce British là démolit consciencieusement la perfide Albion. Ce n'est plus Rule Britannia mais F*** you Bloody Island. Fellowes est l'auteur de Gosford Park l'un des derniers films de Robert Altman. C'est plus clair maintenant?

                               Damian Baxter charge le narrateur de retrouver la mère de son enfant. Six candidates possibles mais on est en 2008 et toutes et tous ont la soixantaine imminente. Ce narrateur sans nom va scrupuleusement enquêter, faisant jaillir des vérités enfouies, pas des plus reluisantes. Je peux comprendre ça, je n'ai pas toujours relui. Des fantômes se réveillent, des liaisons cachées ressurgissent, des antagonismes ancestraux réapparaissent. Presque tout ce beau monde est resté dans le beau monde, monde comme les autres avec son lot de vanités et de lâchetés, pas pire qu'ailleurs. Rassurez-vous, pas mieux non plus. Si on comprend assez bien la "bascule" de la fin des sixties, car Passé imparfait est parfaitement clair et maîtrisé, on a le droit d'être un peu frustré car Julian Fellowes évoque peu le Swinging London et la révolution musicale si prégnante de Carnaby Street à Ibiza.

                            Un très bon roman, de classe aux deux sens du terme. Mais Julian Fellowes, peut-être Sir Julian Fellowes à cette heure, une question. Comment un tel livre peut-il ne pratiquement pas citer John, Paul, George and Ringo? Soyons justes. Il y a quand même en direct live (comme on ne disait pas) lors d'un bal le Spencer Davis Group. Ce qui n'est pas rien.

 

 

 

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05 août 2015

In the name of rock/Sandy

                             The Byrds, mes maîtres absolus, ont fêté Antique Sandy dans l'un de leurs nombreux chants du cygne, l'album Farther along. Le turn over des membres a été tel que bien que compagnon de longue date de la secte Byrdmaniax je ne sais plus de mémoire qui joue vraiment. Mais tant de talents ont plané dans la discographie de mes si chers Oyseaux que tout cela au fil des décennies a perdu de l'importance. Reste une de leur plus belles chansons, et, croyez-moi, il y a pléthore.

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                       Co-écrite par les quatre Byrds de novembre 71 Antique Sandy est une réminiscence de la période hippie déjà largement révolue. On y évoque avec un peu de béatitude une certaine Sandy qui vivait dans les bois et nageait dans la rivière. Et puis je peux bien vous le dire, She was my Antique Sandy and she was in love with me. Autres Sandy chez Bruce Springsteen et Richie Havens.

                              

 

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18 juillet 2015

Géographie, Bisbee, Arizona

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                                                        Calexico, tout un programme pour une rubrique musicale voyageuse, Calexico, ne pas confondre avec Mexicali, mais on se doute qu'on n'est pas loin de la frontière sud. Marrant comme les Etats-Unis n'ont pas de frontière est ou ouest. J'adore Joey Burns et John Convertino  qui marient si bien les deux côtés du Rio Grande et plus si affinités.       

                       Bisbee est une ville de western. Elle est d'ailleurs en vedette dans le très bon 3H10 pour Yuma, déjà cité dans notre Music Tour of States. Après un boum économique en 1880 suite à la découverte de gisements de cuivre elle devint comme beaucoup de cités minières une ville fantôme, décor de théâtre inanimé. Depuis Bisbee s'est un peu relevée, petite ville de 6000 habitants, centre historique d'un tourisme qu'on pourrait qualifier de minéralogique. La chanson Bisbee Blue évoque les turquoises qui ont fait la réputation de cet endroit. Son nom vient de DeWitt Bisbee, magistrat et mécène de la dite mine. Elle est le siège du comté de Cochise. Ca laisse un peu rêveur, non?

                          

 

 

12 juin 2015

Antoine, l'été et la Grosse Pomme

Masse critique

Changer

                                 Mention assez bien pour cette collabo Babelio, cette collaboration plutôt car l'apocope collabo sonne mal, définitivement. J'aime bien ce livre d'Antoine Audouard. Vif et enlevé, tonique et gentiment nostal. Mais il m'a quand même un peu énervé surtout au début car je déteste les grand-messes type 10 mai 81 et leur côté branché bien démago. Et je craignais qu'André ne me casse vite les pieds à coups de slogans comme Antoine Audouard avec son titre "moi je". Mais passé cette irritation épidermique chez moi fréquente j'ai aimé cette longue virée à New York, quoique très branchouille elle aussi. Sûr que débarquer dans la Grosse Pomme et (presque) aborder Lou Reed et les icônes de la Factory, on n'y croit pas trop mais on accepte.Après tout on n'est pas sérieux quand on a vingt ans dans le Village vers 70. Et on n'est guère plus sérieux quand on lit Changer la vie.

                               Foin-loin de la Bastille André et François se retrouvent un été à New York, et, au long des chapitres portant tous le nom d'une ou deux chansons, Doors, Velvet, Springsteen, Tom Petty (ça sonne d'ailleurs assez bidon), se retrouvent dans la virevoltante noria de la ville qui ne dort jamais. Changer la vie tient du roman d'apprentissage qui aurait troqué l'Italie du XIXe pour le milieu très in de l'édition est-américaine, et une ambiance The New Yorker où passerait un binoclard maigrichon  en route vers son psy. Beaucoup d'humour dans ce livre qui n'assène rien, gauche bobo mais pas méchante, rythme enlevé, sexuellement actif et pré-sidaïque. Autant dire la préhistoire. Rien de fondamental mais un voyage sympa dans l'image de New York début eighties, vue par un écrivain alors jeune élevé aux chroniques du Canard Enchaîné où officiait Yvan Audouard son père.

                              Antoine Audouard évoque pour son héros principal André et pour ses 20-22 ans la déception joyeuse. Et ça, j'aime vraiment beaucoup.L'idée qu'à vingt ans on est un gros bêta, je le sais, j'ai eu vingt ans. Et que ce qui est somme toute assez marrant, ça dure rarement. Non, ça dure jamais. Je remercie Babelio qui continue de me faire confiance.

                             

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10 mai 2015

Géographie, Toledo, Ohio

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                                         Je n'ai rien à dire sur Toledo. Si. Il semble que cette ville de l'Ohio ait été la première au monde à être jumelée. Et je vous le donne, Emile. Avec quelle cité? Tolède, Espagne. Etonnant, non? Mais c'est surtout l'occasion d'évoquer Blue Nile, merveilleux groupe de Glasgow, suivi depuis trente ans par une poignée de fantômatiques fans aussi rares que les rares albums du trio écossais. Je ne les connaissais pas beaucoup mais, piochant pour cette rubrique un peu aléatoire, j'ai découvert cette chanson sublime, Because of Toledo, extraite de l'album High (2004) qui doit être le quatrième de Blue Nile.

 

                                        Ce que l'on appelle faute de mieux la musique rock réunit en fait tellement de diversités depuis soixante ans qu'à picorer par monts et par vaux, à la faveur ici d'un souvenir, là d'une citation, on découvre où on redécouvre des perles rares. A mon sens Because of Toledo et The Blue Nile en font partie. Et vogue, de mes musiques, la felouque...

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P.S.A la fin de la chanson notre ami félin se réveille. J'espère que vous aussi. Pour mieux se reposer puisque je vais, pour quelque temps (ça m'étonnerait que je tienne longtemps), mettre ce...

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30 mars 2015

Six cordes, vingt-quatre images/5/J'ai engagé un tueur

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                                                                   Pas moins de trois légendes dans cette drôlatique et nordique balade en absurdie. Trois grands sobres, trois joyeux drilles, trois qui comptent. Bien sûr pas simple de faire entrer Mrs. Aki Kaurismaki, Jean-Pierre Léaud et Joe Strummer dans des cases bien définies. N'essayez pas. Jubilez seulement.

J'ai engagé un tueur,  Aki Kaurismaki, 1991, Jean-Pierre Léaud, Serge Reggiani, Margi Clarke, Joe Strummer

 

 

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11 mars 2015

Géographie, Shreveport, Louisiane

                                                Les passagers pour Shreveport dernier appel. Parce que là on le prend vraiment ce fameux bus. Dans la chanson Bus to Shreveport Kevin Gordon se souvient de ses douze ans et d'un voyage avec son oncle vers la troisième ville de Louisiane, au nord-ouest de l'état, proche du Texas et de l'Arkansas et assez éloignée des zones plus francophones de Baton Rouge, Lafayette ou La Nouvelle Orleans. Il y parle d'un concert de ZZ Top, de cuites et de  bagarres, pas vraiment de poésie sauf à trouver de la poésie chez les barbus texans et leurs fans, ce qui est finalement mon cas. Je connais un ruminant qui devrait aimer.

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                                                Shreveport est surtout réputée pour son industrie du jeu même si ce n'est pas Las Vegas. Casinos flottants notamment sur la South Red River. La ville fut un très court moment capitale d'état en pleine Guerre de Sécession qui depuis a cessé c'est sûr. Est-ce drôle ça?

                                                Et pour finir un petit rappel traditionnel de cet itinéraire que je ne me résous pas à conclure, malgré mes promesses d'ivrogne.

                             Aberdeen, Abilene, Albuquerque,Asbury Park,Atlanta,Atlantic City, Austin, Bakersfield, Baltimore, Baton Rouge, Berkeley, Biloxi, Birmingham, Boise, Boston, Brooklyn,Cedar Rapids, Cedartown, Chattanooga, Cheyenne, Chicago, Cincinnati, Clarksdale, Cleveland, Dallas, Denver, Detroit, Dodge City, Flagstaff, Folsom, Fort Worth, Fresno, Galveston, Hopkinsville, Hot Springs, Houston, Jackson, Jacksonville, Joliet, Kansas City, Knoxville, Lafayette, Lake Charles, Lansing, Laramie, Laredo, Las Vegas, Leavenworth, Lodi, Long Beach,Los Angeles, Manhattan, Memphis, Mendocino, Miami, Milwaukee, Minneapolis, Mobile, Montgomery, Muscle Shoals, Muskogee, Nantucket, Nashville, Natchez, New Orleans, Oakland, Omaha, Oxford, Palo Alto, Philadelphie, Phoenix, Pine Bluff, Pittsburgh, Poplar Bluff, Portland, Postville, Rapid City,Reno,Rockville, Saginaw, St Louis, St Paul, San Antonio, San Bernardino,San Diego, San Jose, Santa Fe, Savannah, Shreveport, South Bend, Springfield, Statesboro, Tacoma, Tallahassee, Tampa, Texarkana, Tucson,Tulsa, Tupelo, Tuscaloosa, Ventura, Washington, Wichita, Youngstown, Yuma...

                        ...furent nos escales précédentes

30 décembre 2014

Armageddon Rag (Full metal planet)

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                                         J'ai sacrifié au culte George R.R.Martin non pas avec Game of Thrones mais avec ce thriller rockapocalyptique que m'a très gentiment envoyé une blogueuse anonyme qui lit en commun avec moi régulièrement et qui très hippophile aime aussi beaucoup Marcel Aymé. Armageddon Rag, petit pavé de 583 pages, certains en parlent comme d'une bible. Mais Mr.Martin n'est ni Tolkien ni Stephen King, grandes figures tutélaires qui semblent planer au-dessus de  ce roman tels le faucon immense et maléfique des cauchemars, nombreux, de Sandy Blair, écrivain qui couvre la campagne de reformation des Nazgul, groupe de hard-rock dont le chanteur est mort abattu en plein concert au Nouveau-Mexique. C'était en 1971. Dix ans après c'est leur ancien manager qui est victime d'un meurtre satanique.

                                         Sandy Blair, romancier en panne, enquête et voit ressurgir les vieux démons d'un activisme politique ultradémago en fait et surtout ultrahalluciné. Came à tous les stades, donc banal à, pleurer, George R.R. Martin n'y va pas avec le dos de la petite cuiller. Loin de moi l'idée de faire du monde du rock une asso de premiers communiants, mais Armageddon Rag perd rapidement toute mesure et par là même toute raison d'être. Et de ce roman de mes vingt ans, que Martin a conduit à feu et à sang comme un véhicule de science-fiction totalement incontrôlable, je ne retiendrai que les titres des chapitres, tous empruntés aux meilleurs morceaux rock ou folk de la jonction fin sixties début seventies. Ce livre est un barnum qui mélange tout, ruine millénariste, vagues réminiscences des années-fleurs, pacifisme très peu pacifique, somme toute, j'ose le dire, des choses qui ne m'ont guère passionné. C'est ma pauvre blogueuse anonyme qui risque d'être verte de déception.

                                     Libre à vous de vous arracher les tripes sous les soixantièmes rugissants de décibels zébrés de rage et de tonnerre. Et l'impression que George R.R.Martin est plutôt un faiseur. J'ai beaucoup lu sur le rock, bien que ce rock lorgnant vers le métal (ça pour être métallique, le roman l'est, de fer et d'acier et d'airain) ne soit pas le mien. J'en ai surtout tant écouté, et je continue. Et je rêve à un grand roman sur cette musique, qui ne serait pas une suite obscure de descentes aux enfers sur fond binaire explosif, culminant en une bataille d'Armageddon hiroshimesque, à faire passer Altamont pour un goûter champêtre, mais une vraie saga sur cette révolution que furent ce style musical et ses innombrables dérivés. Y a quelqu'un qui m'a dit que, publié en 83, Armageddon Rag pouvait être considéré comme une oeuvre de jeunesse, et que partant de là il ne fallait pas trop vite dévisser Martin de son trône. Dont acte. 

                                    J'oubliais le principal, la dédicace de ce livre. Et là je m'incline et signe avec empressement. Vous pouvez taper là dedans au hasard, sorte de bande originale idéale, j'en réponds sur le souvenir de mon premier accord barré, tant j'ai aimé ces gens-là.

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22 décembre 2014

Mort d'un plombier

                                         Je l'ai déjà écrit, je déteste que partent les gens de Woodstock. Salut à ce vieux Joe, le rauque et rude rugueux prolo de Sheffield, l'homme qui a mené sa carrière uniquement à base de reprises. Mais alors quelles reprises!  Et ce jeu de scène un peu parkinsonien. Partout ailleurs on vous proposera With a little help of my friends ou You can leave your hat on. Ici ce sera High time we went.

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