06 octobre 2014

In the name of rock/Nadine

                                           Nadine a 50 ans et je la connais depuis mes 14 ans. Enfin je parle de la Nadine de Chuck Berry avec son riff d'enfer et ses trois accords. Mais croyez-moi, ces trois accords là faut s'les bouger. Un petit air de rock'n'roll époque des pionniers particulièrement dédié à une autre Nadine qui me fait souvent le plaisir d'une visite depuis la Belle Province, une voyageuse du Yucatan des Mayas à l'Asie de Kessel, une amoureuse amarrée et à marées, montantes et descendantes, toujours passionnante et qui m'a fait l'amitié de m'inscrire sur son rôle d'équipage. Je l'embrasse et l'engage à passer 2mn30 avec Chuck Berry qui a cru voir sa fiancée descendre du bus, monter dans une cadillac couleur café, et qui est plutôt du genre jaloux. "Nadine, Honey is that you?". Mais pas moi, Nadine, rassure-toi.

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24 septembre 2014

Géographie, Tampa, Floride

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                                    The Jayhawks, du bon, Gary Louris et son harmonica en tête, nous emmènent à Tulsa, mais nous avons déjà visité cette ville d'Oklahoma. Par contre Tampa, ville de départ de ce voyage, n'avait pas encore eu l'honneur d'une chronique. Non que la troisième ville de Floride soit particulièrement pittoresque mais les beautés urbaines américaines ne sont pas le centre d'intérêt de cette chronique. Par contre j'aime énormément ce groupe de folk rock très mélodique et peu racoleur. Voici une version récente de Tampa to Tulsa en tournée européenne.

 

                                     Tampa comte 300 000 âmes, ça au cas où tous les habitants auraient une âme, ce qui reste à prouver. Fondation espagnole à l'origine comme toute la Floride, la ville célèbre le culte du pirate Jose Gaspar en un Gasparilla Festival où je vous convie, tous les chemins menant au rhum. Plaisanterie qui sent la fin du voyage, je vous le concède. Pour les Jayhawks, là, je suis très sérieux, je rigole pas avec ça.

 

 

 

18 juillet 2014

Bye bye Johnny

 

                                            Bye bye Johnny! So long! Welcome to Blues Heaven! Je le savais très malade, le guitar heroe albinos, le Texan de Beaumont. Récemment il avait fallu l'aider à monter sur scène à Paris. Je l'ai vu il y a vingt ans à l'Olympia. Nanti d'une belle place assise, voilà que  Johnny entre sur scène, un riff de guitare et tout le monde s'est levé, moi aussi. Concert debout mais Johnny valait bien ça. Ce soir là le hasard m'avait placé juste à côté du bluesman français Patrick Verbeke qui avait plusieurs fois fait la première partie de Johnny. Et qui doit être bien triste lui aussi. S'il n'est plus Still alive and well Johnny Winter est au moins dans mon panthéon.

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31 mai 2014

Des hommes et des guitares/The guitar don't lie

                         Quatre notes de guitare et on l'a reconnu.Du moins ceux qui connaissent Tony Joe White.Cest à dire pas grand monde.Mais prêcher dans le désert rock français,j'ai un peu l'habitude de ça. Ne pas non plus se fier à cette photo de l'album Lake Placid Blues qui date d'à peu près 40 ans.C'est un peu pénible ça, plein de choses que j'aime ont 40 ans,enfin les choses les plus récentes. Tony Joe White qui débuta en accompagnant Presley est un swamp river man, un  gars du bayou, qui entre deux gombos ou deux juleps fait vibrer sa gratte qui, c'est bien connu, me ment jamais, elle. Ou l'histoire d'un gars qui joue de la guitare, dans un coin de café.Son pesant de cafard, de blues. Sous d'autres cieux on dirait fado, saudade, lied... Tout ce qui fait le prix des choses...

There's a lady he knows who often comes by
She's a nice little girl and she's into the blues
The request is the same song every night
She says it reminds her of someone she knew

A trace of her perfume floats across the room
Once they were close and they shared all their dreams
But now all he feels is a physical thing
They grew slowly apart, and the guitar don't lie

 

 

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18 mai 2014

In the name of rock/Maudie

                                                                                       1969, les bluesmen américains qui s'étiolaient, souvent privés de royalties par des aigrefins et sonnés par des années de galère, ont été récupérés (fort heureusement) par le Swingin' London, et John Lee Hooker est un de ceux-là. Un prénom de femme, Maudie, un blues en noir et blanc, ce rythme de shuffle absolument hors d'âge, et par là hors du temps, quelques bribes de souvenirs des  Maudie de ma vie, qui elles aussi "have been gone so long". Maudite Maudie, yeah!

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06 mai 2014

Géographie: Ventura, Californie

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                                                     America, trio puis duo maintenant antédiluvien nous entraîne, sans son Horse with no name cette fois sur le Ventura Highway, Californie du Sud. La ville de San Buenaventura est couramment appelée Ventura et compte 106 000 habitants. C'est l'une des nombreuses stations balnéaires du sud de l'état. Je ne suis pas sûr qu'il y en ait davantage à dire. Mais écouter America me semble toujours être une bonne idée. Ces Anglais d'Amérique ont longtemps passé pour des enfants sages du son West Coast. Vite dit. Rares étaient les enfants sages du début seventies dans ce coin du monde. (And the winner is ...Death)

 

 

 

24 mars 2014

And the winner is ...Death

WAITING

   

                                                             L'auteur, le Britannique Barney Hoskyns, historien du rock, a également publié des bio de Tom Waits et Led Zeppelin, une saga sur le San Francisco folk. Waiting for the sun est une somme sur plus de 50 années de création musicale à Los Angeles. Ce livre est passionnant mais ne peut l'être que pour des lecteurs ayant partagé au moins pour une période un intérêt profond pour la musique de la cité, car tant de noms sont cités que l'on perd le fil très vite si ces noms n'évoquent rien. Pour moi ce fut passionnant, et très instructif, sur une période que je connais assez bien musicalement, mais dont je sais la terrible impasse humaine, le monumental gâchis. Waiting for the sun est le titre d'un album des Doors mais ce groupe n'est que l'un des innombrables avatars cahotiques et mortifères qui passèrent dans la Cité des Anges, pour le pire et pour l'encore pire. Je n'ignorais donc pas la mortelle randonnée, je viens de le dire, je ne savais pas qu'elle était allée si loin dans la dérive. Fou de cette musique, j'en ai une vraie peine. Un seul mot, le gâchis somptuaire. Sans revenir sur les détails quelques sentiments que cette histoire douloureuse m'a procurés.

                                                             L.A. n'est pas New York, mais n'est pas non plus San Francisco. Dès les années trente les jazzmen avaient montré la double voie qui ne devait jamais changer, marier création musicale parfois de génie et autodestruction massive et virant au grotesque.Hollywood proche n'a rien arrangé et les années carnages n'ont pas cessé.Je connais surtout la partie 1960-1990, mais ce voyage court jusqu'a l'aube du XXIème Siècle. Bien sûr je n'ai jamais pris les Beach Boys pour des angelots blonds, surfers bien propres sur eux. Les frères Wilson, une famille d'Atrides et de malades mentaux.Et pourtant ...Pet Sounds, et les harmonies magiques  du sorcier Brian. On a parlé des paradis artificiels, des concept-albums sous influence. Vrai, mais les enfers, eux, étaient bien concrets.

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                                                             Les jolies et très minces folkeuses éthérées, Joni Mitchell, Janis Ian, odieuses et invivables comme tout le monde. Dire que les subtiles arabesques de Crosby, Stills, Nash and Young ont été conçues à l'eau de source, je n'aurais pas été jusque là. Les Mamas and Papas (California dreaming) passèrent en quelques jours de troubadours à junkies.Mes amis Byrds n'avaient pas grand chose d'une réunion d'amis autour de la légendaire douze cordes de McGuinn. Et Hugues Aufray tentait de nous faire prendre Mr. Tambourine Man pour un homme orchestre, ou un innocent musicien. Mr. Tambourine Man est l'homme qui frappe des doigts sur la porte pour la livraison. Et Laurel Canyon n'était pas qu'oasis de verdure croisant Mulholland Drive. Mais Waiting for the sun qui détaille les turpitudes et les inconsciences faramineuses de tous ces créateurs n'oublie pas que dans la métropole angelna régnait aussi la musique malgré? ou à cause? Vaste débat...

 

                                                            Jouissant d’une réputation en totale opposition avec la Côte Est, encore relativement européenne, L.A.a cultivé son indépendance artistique très tôt. Tout,plus fort, plus vite, plus loin...plus mort. L’ascension des Doors est maintenant bien connue et le culte Morrison est pour le moins discutable pour un groupe dont personnellement musicalement je n'aime très fort que deux albums, The Doors et L.A.Woman.  On n’oublie pas non plus, dans la foulée de La fureur de vivre les égarés notoires qui ont participé à l’explosion musicale de la ville (Phil Spector et ses flingues en studio, Arthur Lee de Love, groupe dont deux albums en état de grâce et de lévitation, les Freaks en tous genres, les Hell’s Angels, les incontrôlables  comme Charles Manson et sa « famille " dont hélas certains de mes héros musicaux furent dangereusement proches. L.A. comporte aussi son contingent de météores,  passagers d'une saison, qui tous ont contribué à faire d'El Pueblo de Nostra Senora la Reina de Los Angeles de Porcunciula un phare musical et un naufrage moral. Tout ça sur fond selon le goût et l'époque de  cool jazz, de surf music, de folk-rock, de protest- songle, de hard rock, de punk, de rap, mais là il y a longtemps que j'ai décroché. La mort de Sharon, Altamont, les ravages de The needle and the damage done, hélas Neil...

                                                      La parole à Barney Hoskyns « Mon intention profonde avec Waiting For The Sun, c’est une étude de l’interaction typiquement californienne entre la lumière et l’obscurité, ou entre le bien et le mal ». Vous voilà prévenus. Personnellement je ne suis pas un  juge, je suis un "regretteur". Je vous ai presque tous tant aimés et pas mal d'entre vous me collent à la peau. Ci dessous quelques survivants, non des moindres, pour I love L.A., Randy Newman, Tom Petty, Jackson Browne, John Fogerty, qui tous ont eu leur période angelna. Angélique, pas sûr. La vidéo du dessus illustre le plus riche du cimetière.

 

 

 

 

                                                      

 

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18 mars 2014

Géographie: Poplar Bluff, Missouri

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                                     Poplar Bluff, 16 000 habitants, deux minutes d'arrêt, ce qui me suffit largement tant je n'ai rien à dire. Mais comme statutairement je suis tenu à instruire avant de distraire je dirai  que le conquistador Hernando de Soto fut le premier dans ce coin et que la ville tire son nom d'une falaise (bluff)  plantée de tulipiers (tulip poplars) surplombant la Black River. Etonnant, non? Si au moins j'avais quelques informations sur le groupe Red Jacket Mine. Même pas. Euh,si, ils viennent de Seattle, mais, sont assez loin du grunge nirvanesque. Décidément ça se gâte sur notre American Music Road. Tout fout le camp.

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http://www.deezer.com/track/66472621    Poplar Bluff    Red Jacket Mine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12 mars 2014

In the name of rock/Roberta

                                                      Cette nouvelle rubrique ne sera pas bavarde. Le rock, sens large, encore et toujours, à écouter, pas à disséquer. Accolé cette fois à un prénom féminin, eh oui, l'essentiel est dit de ma vie. Je sais il y a aussi  Schubert et Buzzati et Ferré et Welles et Mozart et Bogart et Visconti et Dylan et Nerval et Cohen et Chaplin et Goya... Mais tout de même, extrait d'un des tout premiers albums Roberta, Eric Burdon and the Animals, l'homme qui m'a poussé dans le chaudron de Tin Pan Alley où je mijote toujours. Yeah! Ici ce sera très bref. Yeah! J'ai bien dit.

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13 janvier 2014

Géographie: Leavenworth, Kansas

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                                       Leavenworth, Kansas, est connue essentiellement pour...ses prisons. Il faut dire que la bande originale de ce voyage en Amérique n'a pas peur des rues chaudes, des bouges et des geôles qui constellent depuis quelques années le panorama musical que j'ai le plaisir de vous proposer depuis pas mal de temps. Leavenworth, tout près de Kansas City tire son nom de Fort Leavenworth, important bastion fondé en 1827 par le Colonel Henry Leavenworth. Vous savez, ici les actes de naissance des villes proviennent la plupart du temps d'un fort militaire,d'une mission espagnole surtout dans l'Ouest,d' un campement de trappeurs scandinaves,etc...

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                                    Chris Whitley,qui céda au Big C. à 45 ans en 2005, je ne l'avais pas écouté depuis des années. Combien comme ça? Et puis je me suis souvenu du bel album Living with the law et d'un titre, un coup de fil de quelque part. Le tour était joué.Même pas besoin de ressortir le CD de ma pléthorique discothèque pour vous proposer cette mise sur écoute. " I'm down in Leavenworth Prison now and I do not count no days"

 http://youtu.be/pd_eCW8TuPU   Phone call from Leavenworth   Chris Whitley

                                    Et pour finir un petit rappel traditionnel de cet itinéraire que je ne me résous pas à conclure.

                      Abilene,Albuquerque,Asbury Park,Atlanta,Atlantic City, Austin, Bakersfield, Baltimore, Baton Rouge, Berkeley, Biloxi, Birmingham, Boise, Boston, Brooklyn,Cedar Rapids, Cedartown, Chattanooga, Cheyenne, Chicago, Cincinnati, Clarksdale, Cleveland, Dallas, Denver, Detroit, Dodge City, Flagstaff, Folsom, Fort Worth, Fresno, Galveston, Hopkinsville, Hot Springs, Houston, Jackson, Jacksonville, Joliet, Kansas City, Knoxville, Lafayette, Lake Charles, Lansing, Laredo, Las Vegas, Leavenworth, Lodi, Long Beach,Los Angeles, Manhattan, Memphis, Mendocino, Miami, Milwaukee, Minneapolis, Mobile, Montgomery, Muscle Shoals, Muskogee, Nantucket, Nashville, Natchez, New Orleans, Oakland, Omaha, Oxford, Palo Alto, Philadelphie, Phoenix, Pine Bluff, Pittsburgh, Portland, Postville, Rapid City,Reno,Rockville, Saginaw, St Louis, St Paul, San Antonio, San Bernardino,San Diego, San Jose, Santa Fe, Savannah, South Bend, Springfield, Statesboro, Tacoma, Tallahassee, Texarkana, Tucson,Tulsa, Tupelo, Tuscaloosa,  Washington, Wichita, Youngstown...

                        ...furent nos escales précédentes.

                                 

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