24 décembre 2013

Ladies and roses

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                                              Attention cet article n'est pas politiquement correct et se veut objet discriminant faisant des hommes des boucs émissaires indignes de mes modestes élucubrations. J'espère d'ailleurs leur compréhension.Mieux, j'implore leur pardon. Mais ces fleurs sont pour quelques dames de mes pensées, qui me comblent de leur amitié,de leur culture, de leur humour. J'ai nommé ainsi quelques personnes, blogueuses de leur état, entre autres.Elles doivent bien constituer 90% de ma blogosphère à moi. Je crois qu'elles se reconnaîtront et c'est avec bien du plaisir que je leur offre ce bouquet de roses en musique.

                                             Je les ai choisies soigneusement, ces musiques. Et c'est comme quand j'offre un livre, c'est toujours un livre que j'ai très envie de lire. Ce sont donc quelques variations sur les roses,du folk au rock, du country au jazz, de la guitare au piano, du crooner à la soul music, des gaies et des tristes (y a même une murder ballad mais vous avez le droit de zapper). Des choses que j'aime énormément et des roses multicolores. Elles sont à vous,Mesdames, roses, musiques et pensées amicales pour vous souhaiter à toutes...

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... ainsi qu'à tous les messieurs, tout bien pesé. J'oubliais, il y a un peu de rabiot musical tout en bas. Mais Bonnes Fêtes quand même.

 http://www.deezer.com/playlist/705837065    Des roses...

 

 

 

 

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08 décembre 2013

Quatre étoiles

Elvis Presley - Heartbreak Hotel

CHRIS ISAAK - Blue Hotel

Eagles, The - Hotel California (acoustic with Eric Clapton)

Leonard Cohen Chelsea Hotel #2 Live

Frank Sinatra - There's A Small Hotel (Miss Kittin)

GRAND HOTEL  PROCOL HARUM

                                                               En ce dimanche que j'ai souhaité musical au moins six hôtels au monde  ne ressassent pas l'insipide fond sonore habituel. La clientèle,vous le voyez,y est prestigieuse. On se retrouve dans le hall?  Je consulterai ainsi successivement à l'Hôtel des Coeurs Brisés, enregistré pendant les 18 mois où Elvis fut bon ,mais très très bon .Puis à l' Hôtel Bleu avec Chris et au célébrissime Hotel California où cachetonnent Eric et les Aigles. Ensuite le Chelsea Hotel, pas rigolard rigolard (I remember you well) mais où il y a du beau monde, Leonard et le Bison. Frankie fait le boeuf dans un Petit Hôtel pas loin et nous terminerons dans une suite du  somptueux Grand Hotel (Our fortunes speed and dissipate, serenades and sarabandes) des génialissimes musicos de Procol Harum, le plus grand malentendu de l'histoire du rock,qui n'en manque pas, de malentendus. Tout le monde en est resté à A whiter... Alors que P.H. a enregistré une quinzaine d'albums fabuleux. Bon si je me lance là-dessus je vais être désagréable.

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18 novembre 2013

Rock, folk, blues, version frondaisons

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citron
hicko
pines
yew
saule

                                           Récréation musicale en vrac arbracadabranchesque pour quelques petites choses que j'aime. Un peu d'acrobranche du cèdre à l'if, du citronnier au hickory, du saule au pin.Un peu de poésie.Et pas mal de choses à écouter ***, ce que murmurent les pins, ce que larmoie le saule... Mon jardin à moi, d'idées et de chansons...

Des branches. Des feuilles.

Des pétioles. Des folioles.

Un monde ramifié qui bouge, bruit et bondit.

Un royaume de verdures, de vertiges et de vents.

Un labyrinthe de souffles et de murmures.

Un arbre en somme

               Jacques Lacarrière

http://www.deezer.com/playlist/609310325 

*** The Byrds, The Band, U2, Dick Gaughan, Peter, Paul and Mary, James Brown

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Toute image susceptible de nuire à quiconque sera immédiatement retirée

Allez Valentyne

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05 novembre 2013

Arte + 7

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                                               On peste souvent sur Internet. Mais quand Arte + 7 vous permet de voir à des horaires choisis deux documents magnifiques d'intelligence et de clairvoyance sur deux créateurs,deux forces de la nature qui auront marqué leur art dans des registres très différents, on ne peut que, chapeau bas, s'incliner.Je suis féru du cinéma de Fellini et le témoignage de Gérald Morin,qui collabora avec le maestro sur Romamarcordanova, (térato-expression par moi-même créée sur des critères felliniens), est superbe de tendresse et d'amitié.

                                               J'ai vu et souvent revu la plupart des films de Fellini et prétends que s'il est un metteur en scène, un "montreur d'images" c'est bien lui. J'ai aussi pas mal lu sur son travail mais découvre toujours de la richesse d'imagination chez cet homme qui savait tirer le meilleur parti de ses collaborateurs. Gerald Morin nous balade au coeur de l'oeuvre et retrouve le sens premier du spectacle chez ce diable, limagination faite homme, dont les toutes premières influences lui vinrent des cirques de son enfance,là-bas à Rimini. Rimini, dont le Grand Hôtel de blanc vêtu semble m'attendre,  Richard Galliano jouant Nino Rota sur la terrasse, l'ombre du Maestro griffonnant dans le hall, m'a définitivement convaincu qu'il est  vraiment des lieux où souffle l'esprit.

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                                                 Je ne suis pas très féru par contre de hard rock auquel je concède cependant une tendresse de père rockophile pour un enfant ayant choisi une voie un peu marginale. Pourtant je considère le document Lemmy comme un des rares films sur le rock authentiquement passionnants. Greg Oliver et Wes Orshoski ont suivi Lemmy Kilmister, tête pensante de Motorhead depuis 35 ans. Portrait de cet artiste intransigeant à sa façon, celle d'un bassiste dont les décibels ont vrombi sur tous les continents, assourdissants et assourdissant. Adepte de tas de trucs depuis l'adolescence, ne s'accordant qu'une éthique, pas touche à l'héroïne, Lemmy est un personnage quasiment légendaire dans le milieu,loin d'être groupusculaire, du hard, lui-même maintenant dépassé par le shred, le trash, le death... 49 % motherf**ker.51% son of a bitch.

                                                Que dire de mieux sur ce doc qui, et là je suis sérieux, finirait par me convaincre du bien-fondé de la théorie qui ferait des vrais hardos les héritiers, les vrais. Les témoignages des confrères bruitistes de Lemmy s'avèrent fort sagaces et puis la poésie des noms de ces groupes, je crois que je ne m'en lasserai jamais, Anthrax, Sepultura, Black Sabbath, Slayer, Graveyard.... De là à m'envoyer pour Noel l'intégrale Poison en coffret collector...

                                                Ce grand écart, assez douloureux pour les adducteurs, pour dire tout le bien possible de Arte + 7

http://youtu.be/qg_2nX7jIsE    Omaggio a Nino Rota   Richard Galliano

http://youtu.be/Mg0mjnFkeqw  Lemmy le film

Allez Valentyne

 

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Toute image susceptible de nuire à quiconque sera immédiatement retirée.

                                       

 

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27 octobre 2013

La mort de Lou

Lou Reed - Dirty Boulevard

                                                      Pour le départ  de Lou Reed, au moins ici on ne vous propose pas A walk on the wild side car Lou Reed ce n'était pas que ça. Du très bon album New York voici ce Putain de boulevard. Quelque chose en Lou de Pasolini...

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22 octobre 2013

Magnolias forever

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                          "Celle-ci parla vite vite

                       De l'odeur des magnolias

                       Sa robe tomba tout de suite

                       Quand ma hâte la délia"

                                   Assez souvent chantés, les si beaux magnolias. Pas seulement , quoique superbement, par Aragon et Ferré dans L'étrangère. En voici quelques-uns. Ce vieux J.J. qui vient de péter son ultime corde, le Southern band Blackberry Smoke, Poco, groupe émanation de Buffalo Springfield, c'est dire si ce sont des perdreaux de l'année, et le tout jeunot, 40 ans, Ryan Adams.

 http://www.deezer.com/playlist/509879145        Un bouquet de magnolias

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01 octobre 2013

On ira tous aux parasites (titre douteux)

JOHN HENRY

                            Comme John Henry, Colson Whitehead est un géant,des lettres tout au moins. Mais commençons par le commencement car c'est assez compliqué. De la méthode pour ce discours sur un livre dont le thème colle tant à toute la partie musicale du remarquable blog qu'actuellement vous avez la bienveillance de lire.

Première partie:John Henry

                    Les amateurs de blues et de rock connaissent cette chanson dont circulent des centaines de versions.John Henry aurait été un ouvrier foreur de Virginie Occidentale vers les années 1870 qui aurait été si performant à manipuler son maillet qu'il aurait battu la toute nouvelle machine à creuser la pierre. Ce stakhanoviste noir serait mort d'épuisement immédiatement. Je sais ce vieil air américain depuis que j'ai dix ans et je ne citerai pas les interprètes,tous l'ont chanté.A la fin de l'article deux trois versions vous seront proposées. Problème,il y a tellement de sons de cloche différents qu'on n'est plus sûr de rien.John Henry a-t-il seulement existé? Ou est-ce le nom courantissime et générique du prolo noir américain de base,soutier de la conquête. Un comble,s'il a existé,on n'est même pas sûr qu'il ait été noir.

                  Toujours pour ce qui concerne la chanson,il semble et c'est mon cas,ma thèse si j'ose dire,qu'on ait fini par la confondre avec une autre chanson,à peine moins connue,John Hardy,qui raconterait un assassin irlandais.Colson Whitehead y consacre quelques pages arguant du fait que les émigrés irlandais misérables étaient à peine au-dessus des noirs dans la hiérarchie du travail vers l'Ouest. Tin Pan Alley, dont j'ai déjà parlé mille fois, c'est à dire l'histoire de la musique populaire américaine, en a fait l'une de ses légendes,de celles que l'on aime à se transmettre au son du banjo ou de la guitare. Du nanan pour moi,fondu de cette culture.

                 Cette énorme somme de 620 pages constitue vraiment le roman d'un pays,d'une immensité,d'une diaspora,d'un melting-pot qui melte pas toujours terrible..Je reviendrai à l'aspect purement littéraire dans la seconde partie.Trois choses encore concernant la musique,personnage principal évidemment.Colson Whitehead digresse facilement mais jamais gratuitement ou par coquetterie mode comme c'est souvent le cas.Il consacre 40 pages environ au concert maudit des Rolling Stones à Altamont en décembre 1969,de sinistre mémoire.Prodigieux,hal-lu-ci-nant,ce que j'ai jamais lu de plus fort sur le rock. Si vous voulez vous pouvez même ne lire que ça,c'est extraordinaire.

                 Et puis deux autres morceaux d'anthologie.Une petite fille découvre dans un lot de vieilles partitions pourries une sorte d'incunable,une version très ancienne de John Henry. Enfin les négociations laborieuses et les tout premiers enregistrements du bluesman, fictif ou non, qui sortira la chanson John Henry pour toucher comme la plupart des pionniers une fiasque de mauvais gin et une passe dans un  bordel de Memphis ou de Tupelo.

Pause musicale bien méritée

http://youtu.be/54GNI2K3-ec   John Henry    Mississippi Fred McDowell

http://youtu.be/-xPwEGPRmb8  John Henry   Big Bill Broonzy

http://youtu.be/U3eutnpTr3E    John Henry    Bruce Springsteen

                      A ne pas confondre avec John Hardy,ce salopard de meurtrier irlandais.Quoique...voir plus haut.Et dont voici la très bonne version des excellentissimes sbires du non moins bon Manfred Mann. Ca c'est de l'hébreu réservé aux birbes baby boomers fans même pas ex des sixties.

http://youtu.be/KLhboAj-b2I     John Hardy     Manfred Mann

Bon,c'est pas tout ça.Deuxième partie:Ballades pour John Henry,le livre

                      L'action principale du bouquin se passe en 1996.Le héros, J., sa seule initiale courra tout au long du livre,est un parasite de métier, vaguement pigiste et dont la spécialité est de s'infiltrer dans les parties, cocktails, inaugurations, tout ce qui nourrit son homme pour pas un thaler. Avec quelques autres il fait partie de la Liste.Mais lui a fait le pari de faire l'intégrale, un an, avec 365 invitations à jouer les pique-assiettes. C'est ainsi que lui et ses potes se retrouvent au premier Festival John Henry,à Talcott, improbable bled de West Virginia, où aurait eu lieu le titanesque combat entre John et la Machine. Occasion pour Colson Whitehead de décrire par le menu les citoyens américains avec férocité et une certaine affection manifeste car après tout ils ne sont pas beaucoup plus débiles que nous autres les Européens nantis de siècles d'histoire,de culture et de modestie. Majorettes, élus locaux, commerçants, musiciens, prêcheurs gospellisants, le festival bat son plein avec ses enfants perdus pour une barbe à papa et ses fontaines à bière assiégées. La prose est oxygène,les phrases sont ciselées.

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                                  Choral est ce livre et Whitehead est son prophète à tête blanche.Tu l'as bien cherchée,cette vanne là, Colson. Une foule d'autres personnages,aucun n'est vraiment prédominant, mais quelle étoffe.Par exemple la fille d'un passionné de John Henry qui est venue à Talcott pour d'un côté  disperser les cendres de son père près du fameux tunnel meurtrier,et de l'autre vendre les innombrables pièces de la collection de son dit père, invraisemblable capharnaum de mochetés à l'effigie de John Henry. Un peu comme votre voisine avec Claude François,d'accord.

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                                   Je n'en finirai pas de décrire la richesse de Ballades pour John Henry. et je n'oublierai pas Alphonse Mills, philatéliste ferropathe,qui est épris de timbres sur le chemin de fer, et qui a fait lui aussi le voyage de Talcott pour cet extraordinaire bal des Américains sur leurs racines, où le grotesque le dispute au prodigieux, où un auteur majeur nous embarque dans une odyssée Americana qui a la profondeur d'un blues ancestral et le souffle d'une épopée du cheval de fer.Alors s'il y a un livre que j'avais envie de voir figurer dans le bel Octobre américain de Noctembule http://22h05ruedesdames.wordpress.com/   c'est bien Ballades pour John Henry.

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Un avis déjà ancien mais très proche du mien sur http://passiondeslivres.over-blog.com/article-16271776.html

 

 

 

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16 septembre 2013

American teaser

Mois américain

                                             Chez Noctembule http://22h05ruedesdames.wordpress.com/ le mois d'octobre sera américain. Très intéressé je vous proposerai dès le 1er octobre le meilleur livre que j'aie lu depuis,depuis,depuis... très très longtemps. Le billet s'appelle On ira tous aux parasites.

                                             Et pour fin octobre en Lecture commune avec La jument verte de Val le livre de Sylvia Plath La cloche de détresse.Si cela vous tente...

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31 juillet 2013

Le discret départ de J.J.

J.J. Cale- Don't Wait

                                         Don' wait for J.J.Cale no more! Parti le 26 juillet sur les terres promises où toutes les formes de blues ont droit de cité.Entre autres, Cocaine, ou After midnight, c'était lui.Des titres en pagaille,repris par Eric Clapton, Carlos Santana, Tony Joe White, Johnny Cash, and so on...

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25 juillet 2013

Estivales senteurs

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http://youtu.be/2iGnS9x-TSc    Los Lobos    Kiko and the lavender moon

                                 Té,pas foulé,c'est l'été.Les cigales et la lavande,en avant les clichés,plutôt sympas.Et le retour des loups tex-mex à Bercy le mois dernier en première partie de Neil Young,vous savez,un de ces concerts quand on est à 90 mètres et qu'on aperçoit des silhouettes sur une scène là-bas,mais si,là-bas,là,regardez bien,vous y êtes. Allez Eeguab fais pas ta tête des mauvais jours,à Woodstock t'étais loin aussi? Oui,mais j'étais jeune.Sur la lavande sachez que c'est une plante aromatique méditerranéenne à fleurs bleues qui donne une huile essentielle très utilisée en parfumerie.Tant de connaissances vous laissent pantois,hein?

LosLobos

                                 Pour Los Lobos je connais un peu mieux.Certes ils ont pris quelque kilos.Certes moi aussi.Certes là n'est pas la question. Mais ils ont bien tort, ceux qui en sont restés à leur reprise ,très bonne de La bamba pour le film du même nom en 86 alors que la chanson de Ritchie Valens date de 52. Non,suivez s'il vous plait. Suivez ou je vous chante "Yo no soy marinero soy capitan soy capitan soy capitan".Bref "para bailar la bamba se necessita una poca de gracia" .Pardon ça me reprend. Los Lobos nous sert depuis 35 ans leur rock du sud du Sud avec un égal bonheur. Ole Kiko, "arriba y arriba". Au coeur de la lavande sous la lune.

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