25 juillet 2013

Estivales senteurs

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http://youtu.be/2iGnS9x-TSc    Los Lobos    Kiko and the lavender moon

                                 Té,pas foulé,c'est l'été.Les cigales et la lavande,en avant les clichés,plutôt sympas.Et le retour des loups tex-mex à Bercy le mois dernier en première partie de Neil Young,vous savez,un de ces concerts quand on est à 90 mètres et qu'on aperçoit des silhouettes sur une scène là-bas,mais si,là-bas,là,regardez bien,vous y êtes. Allez Eeguab fais pas ta tête des mauvais jours,à Woodstock t'étais loin aussi? Oui,mais j'étais jeune.Sur la lavande sachez que c'est une plante aromatique méditerranéenne à fleurs bleues qui donne une huile essentielle très utilisée en parfumerie.Tant de connaissances vous laissent pantois,hein?

LosLobos

                                 Pour Los Lobos je connais un peu mieux.Certes ils ont pris quelque kilos.Certes moi aussi.Certes là n'est pas la question. Mais ils ont bien tort, ceux qui en sont restés à leur reprise ,très bonne de La bamba pour le film du même nom en 86 alors que la chanson de Ritchie Valens date de 52. Non,suivez s'il vous plait. Suivez ou je vous chante "Yo no soy marinero soy capitan soy capitan soy capitan".Bref "para bailar la bamba se necessita una poca de gracia" .Pardon ça me reprend. Los Lobos nous sert depuis 35 ans leur rock du sud du Sud avec un égal bonheur. Ole Kiko, "arriba y arriba". Au coeur de la lavande sous la lune.

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02 mai 2013

Géographie: Rockville, Maryland

 RockvilleTownSquare(Retail)

220px-R_E_M__-_(Don't_Go_Back_to)_Rockville

   Don't go back to Rockville http://www.deezer.com/track/3154035

             Rockville,du moins le Rockville de R.E.M., un titre déjà ancien, se situe dans le Maryland,petit état du Nord-Est peu visité jusqu'ici par notre vieux bus trans-Am. Une seule cité est très connue de cet état, Baltimore, que nous évoquâmes jadis.Aucune importance puisque de toute façon la bande à Michael Stipe,alors avec des cheveux,si,si,nous conseille de ne plus y remettre les pieds.Pieds,que pour notre part,nous avons toujours soigneusement tenus éloignés de Rockville.

           Si vous trouvez que cette rubrique s'essouffle vous avez mille fois raison.L'histoire du rock,et autres bêtises genre blues, folk, jazz et country, elle, heureusement,ne souffre pas d'insuffisance respiratoire chronique restrictive (pardon pour la défo. pro.). Les quatre Georgiens de R.E.M. maintenant séparés nous ont laissé pas mal de pépites et quelques leçons.Je préfère les pépites.

 

 

09 avril 2013

Des hommes et des guitares/Guitar man

Guitare en noir et blanc

http://youtu.be/bNaN4aZJiZU

      Yeah! Jerry Reed (1937-2008) a écrit  pour Elvis et l'a accompagné fin fifties.Le King a aussi enregistré ce Guitar man.Rien à épiloguer,simplement le grand plaisir d'écouter un bon moment de rock'n'roll,tendance un peu country.Tout cela n'est pas très important mais vous taperez peut-être du pied.Moi oui.Les choses ainsi légères sont très sérieuses.Yeah!

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26 février 2013

Blues is here to stay

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           Vieux de 40 ans ce bouquin sort enfin en France.C'est,je pense,une référence pour les amoureux de cette musique si belle et si méconnue ici.Nous en sommes pas en présence d'une encyclopédie qui compilerait les innombrables musiciens qui ont participé de près ou de loin à la naissance et la croissance du blues,des blues,devrais-je écrire.Ce n'est pas non plus un traité de musique sur les gammes mineures,le shuffle I-IV-V,ou les paroles assez conventionnelles à base de road again et de feeling blue.Non,c'est plutôt un voyage sur les chemins du blues et du early rock qui s'attarde sur le destinées musicales de quelques musiciens,pas forcément les plus connus,à l'exception de Muddy Waters et Howlin' Wolf.

         Particulièrement intéressants sont les chapitres sur deux maisons de disques,mythiques s'il en est,Sun Records et Chess Records.Sun,sous l'influence de Sam Phillips,enregistra nombre de bluesmen régionaux à Memphis,puis un jour signa le disque 209,d'un jeune camionneur né à Tupelo.Ce disque devait changer le monde,et le label jaune nanti de onze rayons de soleil allait conquérir la planète. Sam Phillips venait de découvrir Elvis Presley,illustrant ainsi la grande cohérence beuglée dans bien des morceaux de blues "Blues had a son and his name is rock'n'roll".

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             Chess Records, Chicago, est le label des frères Leonard et Phil Chess. Exploitants de clubs jazz plus ou moins douteux où la musique n'était que l'activité la plus légale,ces businessmen créèrent Aristocrat qui devint Chess Records et signa,excusez, Muddy Waters, Howlin' Wolf, Sonny Boy Williamson, Buddy Guy,avec un son de plus en plus électrique.Puis les seuls rockers noirs, Bo Diddley et Chuck Berry.Avec l'omniprésent grand contrebassiste et compositeur de blues Willie Dixon,a qui l'on doit My babe, Hoochie coochie man, Spoonful, You can't judge  a book by the cover.Un certain Keith Richards,à la question "Vos influences?" répondait "Tout ce qui sortait de chez Chess". Avec cet astucieux logo jeux d'échecs.

           Alcool, errance, précarité, prison furent les principales cases du jeu de l'oie des bluesmen,parfaitement évoquée par Peter Guralnik.Pour quelques gloires,et encore furent-elles tardives comme Muddy, John Lee Hooker, B.B. King,combien de ces formidables musiciens sont-ils morts misérables et fauchés?Grâce à ce bouquin, quelques-uns parmi les plus ignorés auront-ils au moins un peu de reconnaissance. Par exemple les deux oubliés de tous,y compris de moi-même, Robert Pete Williams,un des maîtres du Delta Blues et Johnny Shines,un compagnon de route du diable en personne,Robert Johnson.La troisième vidéo,elle,est tout simplement considérée par la Faculté du Blues de Beale Street, Memphis, Tennessee, comme le panthéon du blues acoustique,catégorie artisanale.Qui a dit "très artisanale"?

        

Robert Pete Williams - Old Girl At My Door

 
 
 Picture 26  http://youtu.be/Jkz2jz2sxtE   Prison cell blues
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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31 décembre 2012

Pour tous...ce qu'il se fait de mieux

Meilleurs voeux à tous! 

Ce que je vous souhaite,c'est là,juste en dessous

http://youtu.be/BxNZoZKq_5M 

                           Et puis ,encore en dessous,probablement les trois objets,enfin les trois oeuvres qui me tiennent le plus à coeur,dans les catégories où j'officie le plus souvent,cinéma,musique folk-rock-blues,littérature.De grâce,ne pas en déduire que le reste ne m'intéresse pas.Et pour vous toutes (la majorité) et tous...The best of everything.

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http://youtu.be/-r0b_XeRkG4   Orson Welles

http://youtu.be/fHvf20Y6eoM   The Byrds

http://youtu.be/MBk-OQRI7LA  Dino Buzzati

 

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05 décembre 2012

Voici des fruits,des fleurs,des feuilles et des branches...

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              ...Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.Merci à Verlaine.  Beaucoup d'entre vous ont un jardin et nous régalent de couleurs de saison, fleurs de tous les coloris,fruits et feuilles,sépales et pétales,arbustes,haies et rameaux.Et moi,dans mon coin,je n'ai aucun jardin, bien qu'aimant les fleurs dont ma mémoire, pas mauvaise mais sélective,peine à retenir les noms parfois alambiqués. Alors j'ai eu envie de vous en envoyer de temps en temps,des fleurs,en chansons,en poèmes,de toutes sortes.

              J'aime énormémént The Nits,groupe néerlandais maintenant sexa,parfois minimaliste mais à la fougue toujours juvénile.La chanson s'appelle simplement The flowers.Elle parle d'une dame qui marche dans la neige d'un cimetière, quelques fleurs à la main, qu'elle va déposer sur la tombe d'un jeune soldat mort dans ls sables du désert.C'est somptueux,modeste et universel. J'aimerais que vous l'aimiez.And it hurts,and it hurts...Ca fait mal.Mais peut-être partagerez-vous quelques pas dans mon jardin imaginaire.

http://youtu.be/8x4iPH15TPY   The flowers   The Nits

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17 novembre 2012

Géographie: Lodi, Californie

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          Si la ville est très peu connue ici la chanson est célèbre.Proche de la capitale Sacramento, Lodi, Californie ,est une cité viticole très active.L'origine du nom est sujette à discussion,ce qui,j'en suis sûr,vous passionne.Est-ce une victoire de Napoléon en Italie ou le nom d'un cheval de course?John Fogerty,patron de Creedence,né à Berkeley,pas très loin,avoue qu'il ne connaissait pas Lodi avant d'en faire une des chansons les plus célèbres de l'album Green river,sorti en 1969,histoire d'un musicien besogneux et fauché coincé dans cette ville.Plutôt péjorative, la chanson,à peine moins connue que le grand tube du disque,Bad moon rising (dont elle fut la face B en single),a pourtant fait beaucoup pour la gloire de Lodi.Pas une raison pour rester "Stuck in Lodi again ".Mais je sais que CCR est resté très populaire sur les blogs.

http://youtu.be/CmFDMf3Tz2Y

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05 novembre 2012

Géographie: Palo Alto,Californie

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              Il y a parfois des illustrations vraiment magnifiques dans cette rubrique (je parle de  cette superbe casquette).J'ai un peu de mal avec Radiohead aussi.Etape donc plutôt difficile à Palo Alto,60 000 habitants."Le grand arbre" en espagnol,a vu en 1939 deux étudiants nommés Hewlett et Packard fonder une société.La suite vous la connaissez.La ville est un des berceaux de Silicon Valley.La technologie y joue un rôle important.Vous comprendrez donc ma discrétion.Sur Radiohead je ne serai pas plus disert,n'étant pas un adepte de ce groupe dont je sais cependant l'importance pour toute une génération.En réécoutant je pense un peu au Pink Floyd des premiers singles.Mais avec Radiohead s'éloigne un peu mon folkrockblues à moi.Je trouve la pochette de l'album assez réussie.Il me faut l'admettre,au fil du temps me voilà devenu paléontologue de Tin Pan Alley.

http://youtu.be/nR0gw7jsJHw    Palo Alto    Radiohead

27 septembre 2012

Des mots,une histoire: Justice

                  Infatigable dans sa passion pour l'écriture Olivia a cueilli cette semaine pour Des mots,une histoire 75: idole-cocon-interminable-inavoué-permis-machine-chemise-voilure(ou voile)-zinc-dogmatique-poursuite-foie-autorisation-écrire-souvenir-cyanure-palétuvier. 

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                  Manifestement ce voyage en Moldaquie,sans même les autorisations de base,qui,autant qu'il puisse s'en souvenir dans sa geôle de Slovapelsk,étaient au nombre de onze,n'avait pas été une bonne idée.Quel guêpier l'attendait après cet interminable et cauchemardesque voyage en train dans cette kafkaïenne Europe qui exigerait un permis pour se rendre au famélique wagon-restaurant?Pour retrouver sa belle mais fantomatique slavo-bucovinienne il avait fourbi ses maigres armes afin de persuader les pointilleux fonctionnaires de son caractère inoffensif et de sa sympathie  pour l'idole locale,le brave général Stamaofy.Brave mais sourcilleux malgré le parti-pris de bonhomie affiché sur les énormes calicots omniprésents,en chemise kaki,légendé d'un "votre père à tous" malgré tout plus dogmatique que familier.

                Il n'était plus temps de faire machine arrière.Depuis que deux hommes en sombre,plutôt mutiques mais déterminés, l'avaient prié de quitter le zinc de cet obscur ersatz de bar sans finir son café insipide,tout s'était passé si vite.Nulle poursuite dans les rues de la sinistre et méfiante capitale,on n'était pas dans un roman de Greene.Une voiture couleur de deuil,une campagne devinée à travers un bandeau ,une crainte inavouée,le visage de sa mère sur les bords de l'Oise et la terreur de ne pouvoir même écrire.Ou comment passer en quelques dizaines d'heures d'un doux et un peu lourd cocon gentiment bourgeois à ce no man's land de bande dessinée des pires heures de la Guerre Froide.

              De tout cela il n'était plus question.Sauver sa peau,car tout pouvait arriver ici,on en était là.Une démarche au couloir, quelques ordres, de ceux qu'on croit comprendre qu'il soient en serbo-croate ou en ouolof.Verrous qui ferraillent.La dernière fois qu'il avait entendu ça c'était dans l'intro du We love you des Stones.Un coup au foie,sa chambre d'ado,les voiles,les palétuviers.Et comme une réminiscence des films sur la Résistance,le cyanure,bon sang,le cyanure...au cinéma.

http://youtu.be/hK2nzWui28Y  We love you  Rolling Stones (1967)

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08 septembre 2012

Mon père avait raison

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                                      John Burnside va rejoidre dès maintenant mon graal littéraire toujours visible ici même.Souffrant un peu d'autocomplaisance vers la fin Un mensonge sur mon père est dans la lignée,très autobiographique à mon avis, de Une vie nulle part Nowhere man. Burnside n'a pas vécu une jeunesse d'enfant de choeur,cela se respire à chaque page.Dans son Ecosse de minerai et de grisaille le personnage,au coeur des années soixante,est bien loin de la Swinging London.Joliment introduite par le mensonge du narrateur,John,maintenant un homme mûr,à un autostoppeur,cette ballade du temps d'enfance,d'adolescence et de jeunesse à travers l'absence au moins affective de la figure du père,se révéle terriblement clivante quant à notre propre divorce d'avec nos vertes années.Ce père est un enfant trouvé,donc un enfant perdu,à peine un enfant.

           Ces relations, plus inexistantes que difficiles entre le père,emmuré dans l'alcool et le boulot,et son fils,qui va très vite basculer dans la drogue,sont parfois à pleurer de désespoir.Ce n'est guère dans l'éveil des sens que le jeune homme trouvera une route semée d'étoiles,ses jeux érotiques plus sado-maso que baignant dans la tendresse.Un mensonge sur mon père s'avère parfois éprouvant.Même si une mère dépressive et anémique a protègé comme elle a pu John et sa sœur, même si le rock a pu accompagner l'apprentissage si douloureux (et ça c'est un élément auquel je suis particulièrement sensible,et j'aimerais un jour écrire davantage là-dessus qu'un article de trente lignes),même si une bibliothèque qui brûle peut finalement et curieusement s'avérer rédemptrice,on ne peut s'empêcher vis à vis de John d'une sentiment d'ambivalence quelque peu reptilienne,où la fascination finirait par triompher.

            Ce père,John,lui donne une allure de Robert Mitchum et je ne sais la part de réalité de cette idée,comme de celle qui ferait de ce même homme un ancien de la prestigieuse Royal Air Force,devenu ouvrier d'usine.Mais je trouve que c'est une bien belle licence littéraire.Parce que,et je me souviens de ma longue formation cinéphilique toujours en cours,Mitchum,c'est l'inquiétude même,dans tous ses films.Cette silhouette souvent hautaine et dédaigneuse,ce regard fatigué et décadent font de lui un archétype de l'ambiguité, le Love/Hate de La nuit du chasseur.Certains critiques évoquent une autre dualité quant au personnage du père de John:Jekyll/Hyde.Et la menace, présente du début à la fin,on ne sait laquelle d'ailleurs,mais une épée de Damoclès.Quant à la R.A.F on saisit bien le symbole,ce qui se fait de mieux dans l'establishment britannique (attention,pour moi rien de péjoratif),quelque chose qui aurait pu être,qui sait...

         Les sentiments du père et du fils l'un pour l'autre,au long d'un psychodrame des années durant,sont magistralement rendus par cet écrivain,aussi poète,qui évoque les terreurs de l'enfance à travers Edgar Allan Poe.Les pulsions ne seront pas meurtrières,enfin pas directement.Mais il s'en faut de peu.

 

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