25 novembre 2015

Mon été avec le grand Will, scène 8

                                        Promis. Encore un billet la semaine prochaine et je ne vous embête plus avec mon copain Will. Jules César occupe une place un peu à part dans l'oeuvre de Shakespeare. Ni pièce historique (tous les rois d'Angleterre) ni tragédie HamMacOth (j'adopte parfois le langage geek) Jules César est toute entière centrée autour du climax du meurtre du consul, Jules n'ayant jamais été empereur. Peu de films vraiment axés sur la pièce, mais deux chefs-d'oeuvre qu'il m'a beaucoup plu d'évoquer devant mes élèves, les plus studieux qui soient.

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                                        1952, Joseph Mankiewicz réunit le très officiel acteur shakespearien John Gielgud, James Mason et leur adjoint à la stupéfaction générale Marlon Brando dont la toge en Marc-Antoine semble encore auréolée de la sueur de son tee-shirt dans Un tramway nommé désir. Mankiewicz refuse le spectacle, le peplum alors que triomphent La tunique ou Quo vadis. Le film Jules César magnifie le génie de Shakespeare sans grandes scènes de foule, juste les Romains devant le sénat lors des discours de Brutus et d'Antoine. Bien sûr on envisage la fameuse accusation de "théâtre filmé". D'abord pourquoi pas? Une pièce bien captée  peut valoir un film platement tourné. Et puis ce n'est pas vrai. Les ombres du verger des conjurés, les statues pontifiantes par exemple sont de belles idées de mise en scène. Et, morceau de bravoure, l'oraison funèbre de César prononcée par Antoine, douze minutes, est un régal de manipulation de l'auditoire servi par un Brando retors, cauteleux, démagogue de génie.

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                                         César doit mourir est une extraordinaire reconstruction d'une expérience ayant cours dans la prison romaine de Rebibbio. Les frères Taviani, octogénaires, bien délaissés depuis leurs chefs-d'oeuvre des années 70, frappent très fort à la Berlinale de 2012. L'Ours d'Or est attribué à ce film coup de poing, 1h15 au coeur et à l'estomac. La couleur très tranchée de la dernière scène de Jules César, représentation donnée par les condamnés longue peine, pas des voleurs de boosters, des durs, fait place après leur triomphe à leur retour en cellule. La vie continue, enfin la vie à Rebibbio. Retour au noir et blanc carcéral pour le casting, les répétitions de ce beau projet. Paolo et Vittorio ont retrouvé l'acuité de Padre Padrone ou de Saint Michel avait un coq.Les convicts s'investissent avec enthousiasme, s'accaparant les défroques de César, de Brutus, d'Antoine. Il y a même, oui, des sourires.

 

                         Quand sous l'oeil du génial duo et la plainte d'un saxo déchirant les taulards s'emparent de cet espace de liberté qu'est l'art, quand la fièvre du jeu, de la parole et la magnificence du texte déchirent les hauts murs de la périphérie romaine, on vit avec Cesare deve morire une expérience inoubliable, dirigée par le metteur en scène Fabio Cavalli. Et l'on a vu l'un des films les plus forts de ces dix dernières années. Cette totale congruence du théâtre relayée par un solide et bouleversant témoignage cinématographique semble héritée de Rossellini. On ne peut mieux dire. Nanni Moretti, autre grand ami, a permis la distribution de ce film. M'étonne pas de lui.

                    Dasola a vu César doit mourir à sa sortie: http://dasola.canalblog.com/archives/2012/10/12/25278828.html

 

 


24 novembre 2013

Un livre, un film (énigme 77), la solution

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                                 Ont triomphé de ce piège cahotique  Dasola, Pierrot Bâton, Celestine, Asphodèle. Les réponses...

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                                   L'acteur Omero Antonutti incarne Luigi Pirandello dans l'épilogue de Kaos (Entretien avec la mère). Si le premier film est considéré comme un chef d'oeuvre,en 98,quand sort Kaos II (tu ridi ) l'aura des Taviani a beaucoup pâli. Paolo et Vittorio, pour moi, restent parmi les maîtres de ma folie du cinéma italien. Avec probablement une préférence pour Allonsanfan.  La prossima volta, sabato 30 novembre, tutti a la casa di Claudia é Wens. 

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21 mars 2009

Perfection pirandello-tavianienne

     Au plus beau du cinéma...L'après-guerre,Pise,Toscane.Deux gamins de 15 et 16 ans découvrent au ciné-club universitaire Païsa de Roberto Rossellini.Paolo et Vittorio,inséparables frères,fils d'avocat,ne s'en remettront jamais,pour le plus grand plaisir des cinéphiles.En 54 premier court métrage San Miniato juillet 44,San Miniato,leur ville natale près de Florence,le plus bel endroit du monde.On comprend l'influence de la Renaissance,et aussi celle de la Résistance,la Toscane ayant été très en pointe contre le fascisme, dans l'oeuvre des Taviani.Puis rencontre à Rome avec le grand Joris Ivens qui influencera l'autre versant des Taviani.

  1984.Après avoir été un peu médiatisé,Palme d'Or à Cannes pour Padre Padrone,lesTaviani mettent cap au Sud,vers la Sicile,leur deuxième terre d'élection.Ils veulent adapter l'univers du grand Pirandello à travers quelques-unes de ses Nouvelles pour un an,écrites en fait tout au long de sa vie.Attention,amateurs de cartes postales s'abstenir.La Sicile de Pirandello,transcendée par les frères,est une terre primordiale et solaire,apparition de forces ancestrales,théâtre d'une lutte pour la survie,manifestation violente de passions primaires,castes,classes,le tout avec déchaînement de forces telluriques et surnaturelles.Le très rude pays porte d'ailleurs le nom dialectal de Cavusu,le Chaos.Pirandello:"Je suis un fils du Chaos,non pas allégoriquement,  mais réellement,car je suis né dans une de nos campagnes située dans un bois touffu,que les habitants de Girgenti(Agrigente) appellent Cavusu."

  Le prologue qui sera le fil rouge entre les quatre récits(cinq pour la version télé) est adapté du Corbeau de Mizzaro.L'oiseau,attrappé et tourmenté pas les bergers,est équipé d'une clochette et devient comme l'albatros baudelairien une source d'enchantement.Eternelle dualité de l'homme,du pire et dun meilleur.Symbole de la hauteur lais aussi du Chaos qu'il domine le corbeau,soutenu par la magistrale partition de Nicola Piovani,nous emmène vers L'autre fils.

   Dans cette nouvelle les Taviani ont voulu la Sicile comme une sorte d'héritière corrompue de la Grèce antique,parcourue d'une ethnie sicilienne travesée par la tragédie.Mariagrazia é crit à ses deux fils en Amérique ou fait écrire plutôt.Aucune lettre en retour depuis 14 ans.Et non loin de la vieille femme,superbe de douleur,l'autre fils,le troisième,doux et gentil mais hélas,issu d'un viol de la soldatesques libére par Garibaldi(effets collatéraux d'une révolution,ça arrive),et pour son malheur portrait craché de son père.La violence tient en quelques plans,écrasée de chaleur dans la ville en barbarie, inoubliable.

  Mal de lune est ue sombre histoire de lycanthropie,thème plutôt gothique,mais que les Taviani ancrent dans une Sicile mythologique et assez misogyne.La jeune épouse que la pleine lune semble libérer sexuellement,est incapable de venir en aide à son mari,brave garçon victime d'une malédiction d'enfance lors des moissons sous la lune.Il faut voir Sidora s'activer à son ménage en jouant des cuisses.Comme ce cinéma de la suggestion sait se faire haletant.

        Requiem met en scène des villageois qui veulent obtenir un cimetière car ils n'ont que le droit de trimer sur un arpent de terre mais pas celui d'y reposer en paix.Traité de façon presque burlesque avec un patriarche qui ressuscite puis attend placidement assis devant sa fosse bien gagnée,Requiem oppose le baron et sa famille,urbains,pas forcément antipathiques,mais d'un autre âge et les paysans hirsutes, dyonisiaques et finalement vainqueurs.Les frères Taviani ont un engagement classique en Italie,celui d'intellectuels influencés par le Néoréalisme et la Guerre.On aura compris leurs sympathies mais rien en Italie n'est si manichéen...

    Enfin j'ai unepassion particulière pour l'épilogue Entretien avec la mère,cinématographiquement à couper le souffle.Omero Antonutti,acteur rare et fétiche des frères,Padre,Good morning Babilonia,La nuit de San Lorenzo.y incarne Luigi Pirandello lui-même,vieilissant, de retour sur les terrs du Chaos après des décennies,et qui retrouve la maison natale et le fantôme de sa mère.C'est de toute beauté,une réflexion sur la création littéraire,la mémoire et la maladie.Les Taviani ont retenu de Pirandello,tout au long du film et plus encore dans l'épilogue,la mélancolie et la sénescence,des maux précoces et structurels,inhérents peut-être à ce XXème Siècle en crise,avec des personnages proches d'une symbolique du tombeau,que les très grands Européens, Svevo, Joyce,Mann ont abordée à leur manière.Kaos,contes siciliens est un miroir,notre miroir,fait de solitude irréductible, d'éloignement dans le temps et l'espace,d'agonie d'une société médiévale. Kaos est une entrevue avec les ombres,mais les plus belles.

    Je ne fais jamais d'article aussi long.Souffrez l'exception car j'en considère le titre comme tout à fait justifié.

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03 janvier 2009

Scorpion mortel,ennui de même

Sous le signe du scorpion

   Quelques mots suffiront car,une fois n'est pas coutume,voici un film des Taviani qui ne m'a guère captivé.Datant de 1969 il s'agit d'une fable très pesante sur la société à travers la lutte de deux tribus sur une île volcanique.Passent,enfin j'ai cru comprendre,les ombres de Caïn et Abel,d'Ulysse,voire de Romulus et Rémus.Parabole sur le pouvoir,lecture marxisante très déshumanisée,c'est ce que j'appelle un pensum.Passe aussi mais je ne le sais que parce que j'ai lu un bouquin sur le cinéma des Taviani,le conflit entre Utopie et Conservation dont le vainqueur serait l'Histoire.Ce qui ne passe guère par contre c'est le temps,90 minutes qui m'ont paru plombées par le pire défaut du cinéma d'auteur,à savoir se croire obligé d'asséner le spectateur d'une très lourde dose de prétention philosophique.Moi qui suis un zélateur des frères je regrette cette aventure dans les îles,réalisée juste avant Saint Michel avait un coq dont je vous ai dit grand bien il y a peu.

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09 novembre 2008

Paolo et Vittorio vont en bateau

   Film d'avant leur célébrité,d'ailleurs plutôt furtive eu égard à une certaine versatilité me semble-t-il de la critique,prompte à brûler ce qu'elle a adoré,Saint Michel avait un coq (71) annonce ce qui sera pour moi le meilleur des frères toscans,Allonsanfan.Proches d'un marxisme qui serait intelligent et là les frangins sont plutôt seuls,ils nous racontent leur Italie,rêvée mais réelle.Une Italie du XIXè Siècle,avec ses mouvements insurrectionnels précoces et que l'on idéalise facilement en France peut-être.J'ai déjà écrit sur Allonsanfan et San Michele aveva un gallo en est en quelque sorte le prologue.Le héros en est Giulio Manieri,leader de la révolte.Mais cette révolte est un peu en avance et arrêté mais surtout incompris Manieri croupit dans sa gêole. 

   Toute la deuxième part de ce film se passe en prison,à l'isolement et cela nous vaut des scènes très fortes.Il décide en effet de lutter contre cet internement et la folie qui le guette de vivre "normalement".Il tient des réunions politiques avec ses anciens amis,tenant leur rôle à chacun et les plaçant dans la cellule.Avec plaisanteries et querelles de compagnons de lutte.Il "déguste " son horrible soupe en la nommant de termes culinaires fins,champignons à l'émincé,petits légumes de saison,etc...J'ai trouvé cette séquence fascinante et Giulio Brogi,acteur peu connu mais habitué des Taviani,y est remarquable.

   Ce film,carrément scindé en trois,se clôt par un long voyage en bateau car Giullio change de prison et part pour Venise.Sa barque y croise celle d'un groupe de prisonniers avec lesquels il échange des propos sans les convaincre de la justesse de ses thèses car Giulio n'a guère changé.Très belle scène avec le père d'une prisonnière qui suit sa fille en barque le plus longtemps possible,quand elle-même le supplie de partir.Déchirant dans la sécheresse du traitement,les Taviani n'étant pas des sangloteurs.Cette longue croisière scelle surtout l'incompréhension totale et en fait l'enfermement moral dans lequel va finir par sombrer Giulio.A cette fable désespérée,très belle,je préfère cependant la douloureuse remise en question de Mastroianni dans Allonsanfan.

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15 juillet 2008

Le souffle un peu court

              Il faut bien l'admettre, oui,le souffle des deux frères s'est singulièrement affadi depuis bien des années. Et ce Kaos II(Tu ridi) n'enthousiasme guère comparé au premier opus,une perle de pirandellisme cinématographique où le génie du grand dramaturge s'amalgamait si bien de la mise en scène si profonde des Taviani.Deux nouvelles donc de Pirandello:Tu ris et Deux enlèvements que les Taviani réalisent correctement mais sans la flamme de Kaos,contes siciliens.Dans le premier un ancien baryton devenu comptable au Teatro dell'Opera mène une vie besogneuse. Mais la nuit...il rit,rêves enfuis,souvenirs de gloire,le jour il ne sait plus ce qu'a été sa nuit.Sur cette trame étroite on suit la calme dérive vers une folie plutôt douce,voire un comportement suicidaire.J'ai quand même peiné à ressentir l'émotion qui par contre m'étreint chaque fois que je revois les meilleurs films des frères Taviani.Je les ai vus plusieurs fois pour les plus grands et leur richesse m'enthousiasme encore.

     Ca s'arrange un peu avec  le deuxième conte.Un jeune garçon est enlevé en Sicile là même où un siècle avant une autre séquestration a eu lieu.Alternant passé et présent l'inspiration revient en partie surtout dans l'exploration visuelle de la Sicile du siècle dernier.(par siècle dernier chez moi entendre le XIXe).Une part de mystère demeure et c'est bien ainsi dans ce rapt crapuleux qui semble très différent de l'enlèvement plus récent.Pourtant le monde de Pirandello et des Taviani recèle en fait une grande violence et on peut voir dans ces deux tragédies l'analyse de la déshumanisation de cette société sicilienne où perce encore l'archaïsme.Kaos II,film somme toute assez cérébral et distant souffre de cette pâleur mais mérite qu'on s'y attache,plus personne en effet ne semblant s'intéresser à ces cinéastes.

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12 juin 2008

Frères d'armes,ou l'intelligence du cinéma italien,une fois de plus

     La Révolution a bon dos.Mise à toutes les sauces car c'est si facile de se donner bonne conscience.Le cinéma italien, lui,a su de tout temps,au prix de quelques exceptions, conjuguer la petite et la grande Histoire,le regard ambivalent, théoricien parfois, humain toujours sur ce pays.Fulvio,1816,est libéré,mais uniquement parce que le pouvoir en place espère remonter ainsi jusqu'aux conjurés,les Frères Sublimes,dans cette Italie de la Restauration. Mastroianni est impressionnant de fragilité,aristocratique par sa famille et rebelle par ses idées,dans le rôle très riche et infiniment nuancé de Fulvio.La Révolution a souvent permis aux hommes de s'autocélébrer bien en deça d'un minimum d'analyse,notamment au cinéma.Mais le cinéma italien a été capable de nous offrir le regard d'aigle d'une critique élaborée et le miel des émotions,mêlant morale et sentiment en un amalgame parfois de toute beauté.

       Fulvio,héros émouvant d'Allonsanfan,résume toute l'ambigüité de l'engagement dans la vie d'un homme. Héros certes,mais tout de faiblesse et de désarroi,il se dirigera vers la trahison peu à peu, presque à son insu,désorienté qu'il est par les années passées,la mort de sa maîtresse et l'éloignement de son fils.Et viennent alors les questions essentielles sur la fidélité à soi même et l'impossibilité d'échapper au reniement, au moins partiel.Il nous faut alors revenir aux frères Taviani,ces hommes de conviction,qui jamais n'abandonnèrent leur intégrité,malgré l'insuccès relatif de leurs oeuvres.Car les Taviani,honorés en Italie, n'ont jamais eu l'aura populaire qu'ils auraient méritée.Taxés de cérébralité Paolo et Vittorio, particulièrement peu  médiatiques de plus, resteront dans la catégorie marginale des grands dont on va finalement peu voir les films.Les années passant ils auront de plus en plus de mal à boucler leurs projets,signant alors des films moins intéressants à mon sens.Le cinéma des Taviani m'a toujours semblé proche des grands écrivains russes,eux qui ont su admirablement conjuguer fresques et doutes,innocences et culpabilités,trahison et sacrifice.N'ont-ils pas adapté Tolstoï?De ce cinéma,parfois littéraire,il est difficile de sortir tout à fait indemne tant ce pari sur l'intelligence  du public est exigeant.Car ici pas l'ombre de cette hideuse démagogie,gangrène de tant de films,

       Allonsanfan est un film révolutionnaire,chose rarissime.En ce sens que la véritable révolution peut se lire dans l'acceptation de l'inéluctabilité d'un renoncement pour un personnage tragique et dostoievskien. Formulé de façon un peu choquante:et si c'était à peu près normal de devenir une vieille baderne.S'il n'était de révolutionnaire que jeune et mort...Si Fulvio c'était vous ou moi. Plutôt moi actuellement,question d'âge qui peut s'arranger avec le temps.Si la grandeur était dans l'ultime rédemption avec le geste inutile de Fulvio qui après sa dénonciation rencontre le seul survivant des révoltés,prénommé justement Allonsanfan, fils d'un fondateur du mouvement.Si revêtir la veste rouge équivalait à endosser une tunique sacrificielle qui rejoindrait ainsi Dostoievski mais aussi le cinéma japonais.

    Nous sommes au cinéma et toutes ces considérations ne nous font pas oublier le traitement très beau de la couleur pour ce film en rouge et blanc.La chorégraphie et la musique d'Ennio Morricone nous conduisent aux confins de l'opéra,cet art si italien de la mort violente et du rideau qui se relève afin que les morts saluent.Un peu comme dans la farandole de la fin(vidéo).Et puisque définitivement on est sous influence n'oublions pas Vanina Vanini de Rossellini et Stendahl et Senso de Visconti,Boito(et Verdi).Mais Allonsanfan,ce jeune homme en colère est un grand garçon qui se débrouille très bien tout seul.Pour finir sur une note d'humour dans cette chronique qui en manque:pas facile d'assassiner l'autre quand on est dans la meme barque.Ni dans Allonsanfan,ni dans Monsieur Verdoux,ni dans L'aurore,ni dans Une place au soleil.

http://www.youtube.com/watch?v=7rlvyVrjFVA   Allonsanfan,la fin

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