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14 septembre 2014

O'Arte +7

StellaDaysPoster

                                                                                   Le rejeu (j'ai décidé de traduire replay) d'Arte permet pas mal de souplesse et j'ai pu ainsi découvrir deux films à peu près inédits qui me renvoient à ma chère Irlande, l'un dans la très catholique campagne des années cinquante, l'autre dans Belfast à feu et à sang des années quatre-vingt. Stella days est un joli film où dans une petite ville vers 1955 un prêtre âgé, ancien bibliothécaire au Vatican, qui n'avait pas forcément la vocation, entreprend d'installer dans la cité un cinéma, le Stella. Ce n'est pas que la programmation envisagée soit olé olé mais dans le pays à cette époque tout est considéré olé olé dès que ça change un tout petit peu.

                                                                                  Le maire est plutôt obtus et le Père Barry se bat de son mieux pour faire aboutir son idée. Le film est agréable mais trop "raisonnable" et les graves problèmes sont abordés en catimini, que ce soit les relations avec Londres ou l'éducation des enfants. Mais Martin Sheen, acteur assez âgé maintenant compose un beau rôle de prêtre ouvert et tolérant, qui voudrait réformer les choses, doucement. On finit par apprendre que son choix de vie fut plus ou moins, et surtout plus, orienté par ses parents. J'ai pensé à Spencer Tracy devant ce personnage de douceur et parfois de colère. Du même metteur en scène Thaddeus O'Sullivan j'ai vu jadis l'excellent Ordinary decent criminal.

image-546571-0-359-90 

                                        On aurait pu traduire ce film par Cinquante vies sauvées. Mais non, ce film s'appelle en français La guerre de l'ombre. C'est idiot mais fréquent. Brutal, n'occultant pas le fait que les violences aient été bilatérales, tourné souvent à la façon d'un reportage de guerre, ce film de la réalisatrice canadienne Kari Skogland, d'après le récit autobiographique de Martin McGartland, revient sur le très difficile point d'équilibre en Irlande du Nord entre l'I.R.A. et les forces loyalistes. Erin,que d'horreurs commises en ton nom!

                                        Martin est un petit délinquant sans trop d'envergure. Mais dans Belfast qui brûle "fraternellement",il est  arrêté, il est sollicité par l’officier Fergus pour devenir indic et informer les Anglais. Bientôt recruté par l’IRA, il se trouve rapidement en porte à faux. Réalisé fiévreusement parmi les décombres et les hangars, comme déshumanisé, il me semble que le film sonne juste. Cependant McGartland lui-même s'en est totalement désolidarisé. A croire que la vérité sera difficile à établir, comme souvent dans les guerres civiles. Selon lui-même et quelques autres ses "renseignements" auraient sauvé cinquante Irlandais. Selon des points de vue différents il est considéré comme un traître et, même si la situation s'est améliorée, n'est pas sûr de finir ses jours dans son lit. J'ai bien aimé ce film, qui fait froid dans le dos, et je songe, un peu rêveur, au référendum écossais, et, alors que ce blog évite soigneusement toute polémique, alors même que j'essaie de ne pas amalgamer tout et n'importe quoi, j'ai envie de dire "Gentlemen, n'allons pas trop loin".

                                        Dans cette optique la superbe Aurore/Sunrise de Neil Hannon (The Divine Comedy) en version symphonique me paraît illustrer parfaitement mon propos.

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires
D
Bonjour eeguab, je suis désolée d'avoir loupé ces deux films, je ne pense pas toujours au "rejeu" pour voir des films. Je serais plutôt "rejeu" pour les documentaires et certaines séries (oui, j'assume). Bonne journée
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B
Stella days ne m'a pas vraiment plu par contre j'avais adoré Ordinary decent criminal !! Et Neil Hannon, je ne m'en lasse pas !
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A
J'ai vu le premier film, "Stella" et j'ai aimé. C'est un peu lisse en effet, mais le personnage du prêtre est vraiment touchant, surtout lorsque l'on comprend que sa "vocation" lui a été imposée.
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M
Documentaires, reportages et films, Dieu bénisse le Replay !! :)
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C
Je comprends que tu n'aimes pas polémiquer, mais il y a des choix cinéphiles qui sont déjà des prises de position. Et nul ne t'en voudra de t'inquiéter du sort des Écossais, à part peut être madame Thatcher comme dirait l'autre.<br /> <br /> Le " rejeu" c'est amusant, cela me fait penser aux québécois qui traduisent tout en langue de Molière, par principe, et sèment ensuite des mots et expressions anglo-saxonnes dans leurs phrases. Hihi! <br /> <br /> Entre les deux, mon cœur balance pour le premier film, plus sentimental ( je ne me refais pas)mais la musique de Sunrise est très émouvante.
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D
Bonne chose que ce Replay et j'en profite au max cela évite d'être scotché devant la télé <br /> <br /> et puis Martin sheen c'est un chouchou alors j'ai profité de l'aubaine
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