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27 septembre 2014

En territoire bien connu

Mmasse critique

 

 

 

 

                                                                                     Tout d'abord je remercie  Babelio et les éditions Presses de la Cité, Terres de France, de m'avoir fait gracieusement parvenir, dans le cadre de l'opération « Masse critique », le tout récent roman de Nathalie de Broc. J'ai cependant eu tort de m'engager cette fois. Mais Et toujours ces ombres sur le fleuve..., par ailleurs sérieusement documenté, ce qui est un bon point, appartient au roman historique, genre dont je ne suis plus très friand, en ayant lu trop peut-être. Bien évidemment rien de déshonorant dans ce livre et je serais fort mal venu de donner des leçons. Mais ce livre aurait gagné à mon sens à être un peu plus long plutôt que de mettre en place dès le début une dramaturgie hyperclassique, du traumatisme de l'enfance à la vengeance programmée, mais qui prendra du temps et se fourvoiera au long d'au moins une ou deux suites un peu trop évidentes.

 9782258093270

                                                      On connait les ressorts du roman historique depuis longtemps mais sans remonter à Dumas on peut évoquer les héroînes un peu fondatrices d'écrivains contemporains, j'ai nommé Caroline chérie et Angélique,Marquise des Anges. Il y en a bien d'autres.Points de repère: une époque précise, génératrice de conflits et de changements, c'est à dire presque n'importe quand, un héros voire plutôt une héroïne, d'abord victime puis vengeresse, des rebondissements, un bon qui s'avère ignoble ou un salaud qui en fait combat l'injustice, etc... Et surtout un territoire, un terroir, une ville, un fleuve, qui permet l'identification quand bien même on n'aurait jamais mis les pieds là-bas.

                                                      Nathalie de Broc nous entraîne sur les pavés de Nantes, la Loire, négrière, et assassine en cette fin de XVIII° siècle, les beaux hôtels particuliers et les bouges du port, tout ça à peu près interchangable. La Révolution est en marche et sur l'estuaire ligérien le sinistre Carrier célèbre ses mariages républicains, c'est à dire ses noyades par couples. Les parents de Lucile sont du lot et elle-même n'y échappe que par miracle. 1793, à douze ans, Lucile devient Albane et trouve refuge parmi les voleurs, un peu sa nouvelle famille. L'histoire n'est pas finie mais ce volume ne nous mène qu'à ses dix-sept ans, ce qui augure de nouvelles livraisons pour lesquelles je ne m'inscrirai pas.

                                                     On apprend pas mal de choses sur la ville de Nantes, les bords de l'Erdre et les navires en partance, aussi sur les maisons closes, un passage ultraclassique dans le roman historique dont le personnage principal est féminin,en général sauvé avant "consommation" si je peux me permettre. Ce qui m'a le plus amusé c'est quelques injures d'époque, car pour le coup, là, on peut dire que c'était mieux avant. "Jean-fesse, valet de toupie, bougre de groin,savon à culotte", il me semble que j'aimerais bien être insulté ainsi. Trêve de billevesées Et toujours ces ombres sur le fleuve... (le titre même semble avoir été soigneusement décidé) ne m'a pas vraiment intéressé mais libre à chacun d'espérer la suite des aventures de Lucile de Neyrac, forcément attendues dans les deux sens du terme.

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Commentaires
N
C’est drôle comme les ressentis nous trompent parfois, en lisant le titre si poétique, je m’étais fait une idée de ce livre comme d’une histoire romanesque dont les sentiments s’écoulent au fil d’un grand fleuve tranquille, avec des amours mortes, des amours inachevés, d’autres qui se renouent. Et puis finalement c’est un roman historique et je n’affectionne pas du tout ce genre de livres. Donc c’est bien de t’avoir lu. Bonne journée
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C
Mais c'est vrai que rien que pour les insultes... ! Moi j'aime bien ce genre de livres, je trouve que c'est une évasion et si c'est bien écrit, pourquoi pas? On n'est pas condamné tout de même à lire toujours du Proust ou du Sandor Marai!! <br /> <br /> Ce qui m'étonne c'est que tu aies déjà terminé le livre de Babelio alors que moi je ne l'ai pas encore reçu!
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C
Oups ce qui m'étonne, évidemment...
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C
Ce qui l'étonne le plus, c'est que malgré tes réticences tu aies quand même lu le livre jusqu'au bout...Quelle conscience professionnelle!<br /> <br /> Attb
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M
La lecture de ton billet suffira à mon bonheur, tu en parles bien malgré ton ressenti.<br /> <br /> Ce n'est pas non plus trop un genre qui me tente...
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E
Hello Aspho, tu as parfaitement saisi le sens de ma chronique. Ce qui ne m'étonne pas, étant donnés nos similitudes et nos points communs.:) Bises ensoleillées aussi, ici. Attds.
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A
Ha ha tu m'as fait rire ! :lol: Un peu chamallow pour toi maintenant ce genre de lectures ! Moi aussi je me suis lassée depuis longtemps de ces péplums du terroir ! Par ailleurs j'ai déjà lu beaucoup sur le Nantes de cette époque, tu t'en doutes.... ;) Bises ensoleillées et à ttds ! :D
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