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20 avril 2015

Iceland scories

lave

                                 Asphodèle m'avait donné envie de retrouver Erlendur que je n'avais pas vu depuis dix ans. Bibliothèque Guy de Maupassant de ma vieille cité picarde, au pif je prends La muraille de lave, ce qui, après Le mur invisible très récemment, devrait logiquement me conduire au Mur de Sartre auquel je préférerai et de loin réécouter le Floyd et The Wall. Là dessus vous pouvez compter sur moi. Cette entrée en matière ne casse pas des briques mais bref Erlendur est en vacances dans ce roman et c'est l'un de ses adjoints, Sigurdur, qui s'y colle. Un bon polar avec un inspecteur pas très sympa dont la vie privée part à vau-l'eau mais il y  a longtemps que n'enquête plus nulle part dans le monde un commissaire Maigret que sa femme attend patiemment pour réchauffer le mironton.

                                Vu d'ici, avec 300 000 habitants enfermés dont deux cinquièmes à Reykjavik, on pourrait croire que les Islandais se connaissent tous et qu'on y croise son voisin de palier dans tout bar qui se respecte ou qui ne se respecte pas, et que les secrets n'y sont pas faciles à celer. J'avoue préférer un pays où mentir n'est pas plus élégant mais un tout petit peu plus facile. Si je vous dis ça ce n'est pas pour étaler mes turpitudes mais parce que La muraille de lave joue sur les secrets qu'ils soient bancaires ou privés voire très privés, ce dans une île qui a joué avec le feu, pas seulement celui de ses volcans. Ce que j'ai aimé c'est que Sigurdur est loin d'être un parangon de vertu, n'agissant bien ni avec sa mère, à peine avec son père malade, et qu'il est somme toute assez misanthrope.

                              Pas d'armes à feu dans La muraille de lave, qui est à la fois un phénomène géologique insulaire et dangereux et le surnom d'un centre financier maléfique porteur de crise. On sait le désastre économique récent de l'Islande, et celui des Islandais. Des maîtres chanteurs, des photos compromettantes, des "recouvreurs" musclés pour des dettes plus que douteuses. Ainsi donc, et Dieu merci pour la littérature policière, même très au Nord, même très à l'Ouest, même très dans l'Atlantique, les voyous se portent bien. Ouf, ce n'est pas l'apanage d'East L.A. Parfois pourtant je regrette un peu les écluses de Simenon ou le presbytère de Rouletabille. Cette boutade ne doit pas masquer la qualité de l'écriture d'Arnaldur Indridason, bien connu maintenant des lecteurs français.

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Commentaires
N
Je te comprends, c’est avec beaucoup plus de passion que je choisirais comme toi de longer le mur des Floyd que celui de Sartre. Il est tellement agréable de te lire, avec cet humour que j’ai toujours apprécié chez toi :D Dire que je n’ai encore jamais lu cet auteur… Bises
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C
Je suis emballée...par ton style enlevé, tes jeux de mots et ta raillerie goguenarde...Il faut dire que les noms des héros ressemblent dejà à de bonnes blagues...Erlendur, Sigurdur, on se croirait dans une BD satirique...jusqu'au prénom de l'auteur, Arnaldur, ce ne sont que des durs, ces Islandais...Tu en profites au passage pour placer un mot que je ne croyais trouver que dans les mots fléchés force 5...<br /> <br /> Bref, malgré mon tempérament volcanique, je n'aurais jamais pensé à lire cette muraille de lave, si tu n'en avais pas parlé aussi bien...<br /> <br /> ¸¸.•*¨*• ☆
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V
Après la muraille de lave , tu peux aussi lire le "passe-muraille" ;-)<br /> <br /> <br /> <br /> Je ne note pas , j'ai encore une trilogie islandaise dans ma liste (trilogie notée ici même si je ne le trompe pas :-))
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D
Bonjour Eeguab, malgré l'absence d'Erlendur, j'ai aimé cette muraille avec une intrigue dans l'air du temps. Bonne journée.
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A
Je crois que c'est le seul de la série que je n'ai pas lu, j'étais fâchée qu'Erlandur soit encore absent .. je finirai par le lire quand même.
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A
Contente de t'avoir donné envie ! J'ai fini le 2ème opus "La femme en vert" et je vais attaquer "la Voix" mais je fais une pause belge en ce moment ! :lol: Je voyage dans ce Nord que je ne connais pas et ce qui me plaît énormément chez Indridason, au-delà de ses personnages lugubres et un tantinet névrosés (Sigurdur Oli n'est pas un parangon ni de vertu ni d'équilibre, tu as raison, seule Elinborg me paraît plus solide) donc au-delà de ça, ce sont ces informations sur la société islandaise, incroyables ! La Femme en vert est plus intimiste mais j'en parle bientôt... Ça ne fait que commencer pour moi mais je vais poursuivre dans cette zone géographique qui m'attire beaucoup plus que les States ! Bises tardives du soir et à ttds demain ! :D
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L
Si on m'avait dit qu'un jour je lirai une chronique islandaise d'indridason ici, je ne l'aurait jamais cru. En fait, j'en ai lu un, dans ses premiers écrits. L'aspect financier risque ici de me dépasser, je préfère retourner à la maçonnerie...
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