Une chanson:Stand by me
Celle-là est vraiment très connue mais en ce moment un peu difficile pour moi et sur lequel je ne m'étendrai pas j'avais envie de l'écouter et de la dédier à quelqu'un qui refuse d'entendre maintenant ces mots si simples.
Celle-là est vraiment très connue mais en ce moment un peu difficile pour moi et sur lequel je ne m'étendrai pas j'avais envie de l'écouter et de la dédier à quelqu'un qui refuse d'entendre maintenant ces mots si simples.
Il ne s'agit pas là de la très bonne version des Supremes de Diana Ross chez Tamla mais de son iconoclaste et psychedelique reprise par les New-yorkais de Vanilla Fudge en 67.Stein,Martel,Bogert et Appice vont connaître un succès foudroyant mais assez bref,dure loi du rock souvent évoquée ici.Leur spécialité sera de reprendre des tubes et de les ralentir systématiquement pour en faire une sorte de melting-pot Jean-Sébastien Bach/Jimi Hendrix(dixit moi).Exemples Ticket to ride,Eleanor Rigby,Bang bang,People get ready.Les quatre membres du Bâton de Vanille essaimeront ensuite un peu partout dans un relatif anonymat.Dure loi du rock vous disais-je.A noter la très bonne rencontre du bassiste et du batteur avec l'ex-Yardbird Jeff Beck pour l'album éponyme Beck,Bogert and Appice.
Yeah! http://www.youtube.com/watch?v=71cGLyOKhSc
La plus belle chanson du répertoire du barde éternel,j'ai nommé Mr.Donovan Leitch.Mesdames et messieurs,ma vieille amie Lalena,en une version très récente.Ne croyez pas ceux qui parlent de lui comme d'un vague clône de Dylan qu'il a dû être cinq ou six semaines.Ne croyez pas que Mellow yellow est sa meileure chanson.Ne croyez pas qu'il n'a plus rien à dire.Ne croyez pas que l'album Sutras(97) est autre chose qu'un perle musicale cristalline et enchanteresse.Et puis croyez ce que vous voulez mais écoutez Lalena.Dans la version ancienne finalement cause disparition.
http://www.youtube.com/watch?v=pAttXmiViLM
When the sun goes to bed
That's the time you raise your head,
That's your lot in life, Laleña
Can't blame ya, Laleña.
Arty tart, ladeda,
Can your part get much sadder ?
That's your lot in life, Laleña.
Can't blame ya, Laleña.
Run your hand through your hair,
Paint your face with despair.
That's your lot in life, Laleña
Can't blame ya, Laleña.
When the sun goes to bed
That's the time you raise your head.
That's your lot in life, Laleña
I can't blame ya, Laleña.
Arty tart, oh so ladeda,
Can your part ever get, ever get much sadder ?
That's your lot in life, Laleña.
I can't blame ya, Laleña, no, no, no, Laleña,
Oh, Laleña.
Ces paroles seront retirées sur demande et sans délai en cas de litige.
Retour à la maison Tamla Motown avec un des hymnes de Detroit par les Four Tops qui furent il y a 40 ans les meilleurs vendeurs de 45 tours souvent interchangeables il faut bien le dire.Mais ça bougeait quand même mieux que les copies françaises.Il faut s'y faire le rock s'accomodera toujours mieux de vocalises du côté de Detroit City que du moulin de Sammois.Par rock entendre soul ou rythm'n'blues ou ce que vous voulez,du moment que vous tapez dans les mains avec ce fabuleux groupe vocal,apanage de Motor City.
http://www.dailymotion.com/video/x14b2m_four-tops-reach-out-ill-be-thereEcoutez!
Le rock n'a pas si souvent fait preuve d'humour.Clownesques à souhait les frères Ron et Russell Mael ont fait un peu de tout dans leur carrière déjà longue y compris dans la mouvance disco qui m'indiffère prodigieusement.Mais grâce leur soit rendue pour l'inénarrable,pétillante,sautillante et inimitable cabriole dont le titre semble être sorti tout droit de l'univers de mes chers westerns (1973).Il faut avoir vu Ron et sa joviale dégaine d'organiste à l'inquiétante moustache pour ne pas mourir idiot.
Eux ils font partie de ma vie depuis si longtemps.Il n'ont pas tant que ça enregistré ensemble(6 albums je crois).Mais ce duo d'étudiants plutôt simples et smart est à lui seul tout un pan de la musique américaine.Je ne m'étendrai pas car j'ai l'intention d'y revenir.Ecoutez si vous voulez cette chanson peu connue en version scène,discrète,unplugged comme on dit dans notre belle nov-langue.Il y en a d'autres,plus belles,plus marquantes,plus connues.Mais j'aime particulièrement Richard Cory,l'histoire de cet homme d'affaires richissime et puissant qui un soir en rentrant chez lui s'est logé une balle dans la tête"Richard Cory went home last night and put a bullet through his head"
http://www.youtube.com/watch?v=wpxZqr8epMM Hello!

J'ignorais Hello in there.J'ignorais John Prine.J'ignorais qu'il pouvait y avoir tant d'émotion dans une simple chanson,une chanson qui aurait pu être signée Don McLean,ou James Taylor,ou Tom Paxton,ou Harry Nilsson,ou Loudon Wainwright III,ou...Nanti de mon dictionnaire rock je découvre ainsi des perles.Celle-ci a 35 ans.Elle pourrait en avoir 100 ou quelques mois.C'est toute la vie,toute la mienne,toute la vôtre peut-être, joliment illustrée. J'aimerais que vous l'aimiez.
Il y a parfois de sales semaines.Fin 91 je tenais sur une radio locale un petit billet d'humeur intitulé "Les 100 secondes de C.B". Et je me souviens de cette dernière semaine de novembre.L'édito aurait pu s'appeler Mort de deux fous.Nous avions perdu en 48 heures Farookh Bulsara,né à Zanzibar,ayant vécu à Bombay et en Rhodésie,chanteur rock de son état et Nikolaus Günther Nakszynski né à Dantzig(lieu déjà hautement improbable) acteur de profession.La vie sans ces deux-là devait s'avérer nettement moins bariolée,et plus ordinaire en quelque sorte.Ces deux-là n'étaient certes pas des parangons de vertu,plutôt des "excentriques" .J'ai voulu les réunir aujourd'hui encore avec la chanson Innuendo,extraite de l'album du même nom,un album magistral.

The show must go on disait la chanson la plus connue du disque,prémonitoire.Evidemment depuis,the show has been going on...Mais moins bien,sans Freddie Mercury ni Klaus Kinski.Si vous le voulez nous reparlerons très vite du deuxième et de ses aventures en Amazonie.Quant au premier écoutons Insinuation(Innuendo)

Ames délicates et mouchoirs de batiste passez outre.Nous sommes loin des aristos du rock,loin de tout en ces années 70-72.Loin du rock progressif du Floyd,loin des harmonies vocales californiennes,loin aussi des Rolling Stones au rock'n'roll autrement élaboré.On est même loin du glam-rock de Marc Bolan et T.Rex, principaux rivaux de Slade à la première place du hit-parade pendant quelques années.Très gros vendeurs les quatre hurluberlus de Slade on vociféré allégrément des titres,volontairement écrits en mauvais anglais pour bien marquer leur différence:Mam weer all crazee now,Take me bak 'ome,Cum on feel the noize,Look wot you dun.
Nantis de trois accords basiques et souvent de hauts-de-forme et pantalons discrets les gaillards ont su (ré)insuffler au rock une pugnacité de bon aloi,avec joie de vivre,braillements divers et maîtrise instrumentale parfois rudimentaire comme en témoigne le violon électrique un peu craignos de Jim Lea.Bien sûr on n'est pas dans les hautes sphères mais "qu'est-ce que ça donne envie d'faire la route à l'envers".Quand,une bière à la main et 20 balais on écoutait Slade,ça trépignait,ça trépignait...A propos,le gars,là,qui joue du violon,est devenu psychologue.Je crois que je l'aimais mieux en hurleur chevelu.Bref comme diraient Lester Bangs et mon ami Chtif si le rock c'est l'énergie,l'épure et le punch,alors le rock... c'est Slade.
Hir Slade Kryin'! http://www.youtube.com/watch?v=p_X4AyZW6LM
Continuons vaillamment si vous le voulez notre exploration de l'histoire du rock.Votre bon Daddy Eeguab va vous conter aujourd'hui la célébrité,forte mais courte,de Redbone,groupe californien exclusivement composé d'Indiens.Remarqués en Californie vers 66 ils accompagnent John Lee Hooker et la grande chanteuse folk blues Odetta.Tout début des seventies ils enregistrent quelques albums assez réussis de ce que l'on peu appeler le swamp-rock(marécages) pas très éloigné du magistral Creedence Clearwater Revival qui,il est vrai bénéficiait d'un leader plus marquant en la personne de John Fogerty.Peu après l'entêtant succès de The Witch Queen of New Orleans Redbone orientera sa musique différemment en essayant d'y inclure davantage d'influences tribales indiennes.Cela marchera assez peu.Et bientôt exit Redbone de la grande scène du rock,comme tant d'autres.Mais pas exit The Witch Queen of New Orleans qui effectivement "will put a spell on you" immédiatement.Fab de l'an Mil dès demain matin me fera le plaisir de fredonner cette rengaine obsédante ou la méchante sorcière vaudou sévira.
Du haut de ses seize ans il guettait la parution hedomadaire du Melody Maker.Il devait être le seul du lycée à faire ça.Dans le train de Compiègne il ne hélait pas les filles comme ses copains,enfin ses copains!Non il lisait Les Fleurs du Mal et regardait le numéro un(United Kingdom et U.S.A.).L'Angleterre,Carnaby,étaient encore exotiques en cette année 66.Mais la déferlante allait arriver même si la France se distinguait par sa frilosité.Bientôt,il ne le savait pas encore mais Hendrix embraserait l'Olympia.Il y serait.Mais ça c'était pour un peu plus tard.Lui,timide et un peu en avance dans ses études,ce qui est parfois un grand malheur,ne savait pas attirer les filles ni même les raccompagner.Les femmes le regarderaient,mais plus tard,bien plus tard,catégorie séducteur tardif(Piccoli ou Rochefort plus que Delon,mais là nous nous éloignons de la chanson).D"ailleurs nous ne nous éloignons pas tant que cela tant le Bus Stop des Hollies évoque ces années de pluie à l'anglaise,porteuse d'avenir bien que grise de climat.

Les Hollies font partie de la toute première vague(Beatles,Stones,Animals,Kinks,Zombies,Who,Herman's Hermits,Small Faces,Searchers)).Leurs chansons sans prétention firent un carton pendant plusieurs années,délicieux petits chromos de la vie à Londres entre uniformes et minijupes,tasses de thé et pubs fermant tôt.Ces titres étaient par exemple:I'm alive,Stop stop,stop,On a carousel,Look through any window.Le plus charismatique des Hollies,Graham Nash,allait bientôt traverser l'Atlantique et rejoindre entre autres David Crosby,Stephen Stills et Neil Young.Mais ceci est une autre histoire.
Le jeune homme aimait bien cette chanson.Comme le héros de Bus Stop lui aussi avait longtemps rongé son frein avant d'avoir osé aborder la jeune fille au parapluie à l'arrêt d'autobus.
http://www.youtube.com/watch?v=qSDbvbvhLKo Ecoutez!

Bruce Hornsby a accompagné Dylan,le Grateful Dead,Leon Russell.Après avoir pas mal galéré ce virtuose du piano qui ne dédaigne pas l'accordéon cajun rejoindra un moment Huey Lewis avant de décrocher la timbale avec son groupe The Range et le single The way it is(1986).Suivront quelques bons albums évidemment ignorés en France.Il faut dire que Bruce Hornsby aime son rôle de requin de studio auprès de Dylan souvent,de Crosby,Stills and Nash(sous leurs différentes déclinaisons),Sting.Du très beau monde bien sûr mais j'aimerais avoir plus de nouvelles fraîches de Bruce Hornsby.La chanson The way it is et l'album homonyme(avec les titre évocateurs Mandolin rain,On the western skyline,The river runs low) sont teintées d'influence jazzy et bluegrass.Les premières notes au piano de The way it is,à l'évidence vous les connaissez.
http://www.youtube.com/watch?v=4jWBJZiqCMw Ecoutez!

Une fois n'est pas coutume voici une chanson assez récente(2000).Je ne vous présente pas Paul Simon. Mais que ceux qui le croient confit en dévotion des Sounds of silence,Mrs.Robinson,The boxer et autres si jolies chansons du duo d'anthologie sachent que tous ses albums solo sont des perles très réjouissantes et très variées quant aux influences(brésiliennes pour Rhythm of the saints,sud-africaines pour Graceland). Issue de l'album You're the one voici Darling Lorraine que je vous conjure d'aimer sinon je boude.
Musicalement la chanson est admirablement construite avec des ruptures et des relances tout comme la vie car Darling Lorraine raconte avec beaucoup d'émotion une vie d'amour dont c'est peu dire qu'elle est faite de hauts et de bas,de ruptures et de relances.Enfin vous voyez ce que je veux dire.Paul Simon a su parfaitement digérer les musiques du monde pour transcender les ballades qu'il a su si bien composer.Je ne vous citerai que les derniers mots,les mots d'une chanson qui me fait pleurer,la chanson de Lorraine,Darling Lorraine.
"Here's an extra blanket,Honey,to wrap around your feet.All the trees were washed with April rain.And the moon in the meadow took Darling Lorraine."
http://www.youtube.com/watch?v=YsqHeDtkP90 Ecoutez!

Pas que d'impérissables chefs d'oeuvre dans cette rubrique,je l'ai déjà dit.Cette toute petite chanson d'un chanteur country méconnu en France malgré des adaptations par Hugues Aufray et d'autres,est pour moi très tendre et joliment nostalgique.Certes Roger Miller n'a pas l'aura de Johnny Cash ou Willie Nelson.Mais en médecine par exemple on a besoin autant du grand patron parisien que du modeste médecin de campagne.En musique c'est pareil et un tout petit air peut prendre dans une vie beaucoup de relief.C'est pourquoi faute d'être capable d'écrire comme Verlaine "Voici des fruits,des fleurs,des feuilles et des branches.Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous",je vous dédie ces Petites pommes vertes.Je la dédie aussi à ces instants où "I waked up in the morning with her hair in my eyes,and she said Hi"
Ecoutez! http://www.youtube.com/watch?v=FO3i6uf_W6s

1968 on connaît nombre de guitar heroes pas encore morts,quelques drummers de haute tenue et haute teneur en produits divers,des bassistes gauchers mais pas gauches,des organistes, Auger, Price, Manzarek, Fischer.Et voilà que nous arrive un faune,un satire se tenant la plupart du temps sur une jambe comme une cigogne.Cet homme s'appelle Ian Anderson,Ecossais,et surtout flûtiste virtuose qui enrichira le rock de sa présence charismatique et parfois envahissante le groupe à éclipses mais souvent passionnant Jethro Tull.Avec la complicité d'un certain J.S.Bach qui à ma connaissance n'a jamais fait partie d'un groupe rock répertorié mais qui a connu une célébrité relative et une influence indéniable,l'un des plus gros succès de Jethro Tull sera Bourée,instrumental évoquant non pas l'ébriété,quoique,mais le folklore.
Après plusieurs succès en single Jethro Tull comencera à se prendre au sérieux avec des albums de qualité mais qui assènent leur leçon un peu lourdement.Du genre progressive rock mâtiné de folk avec des incursions hard,ce qui n'a rien d'infâmant mais provoquera une certaine dispersion musicale du groupe.A citer notamment l'album en forme de journal Thick as a brick.Parmi les titres les plus connus de J.T. nommons Song for Jeffrey,Sweet dreams,Locomtive breath,Aqualung.
Par contre Jethro Tull tourne encore et c'est plutôt pas mal car les groupes de sexagénaires ont souvent su insuffler une couleur très différente à leurs morceaux d'antan.Les voir maintenant ce n'est pas ouvrir un juke-box mais redécouvrir un univers un peu autre.Rock 'n'roll must go on.Je vous propose le remuant Living in the past avec Ian bondissant.
Legend of a mind est l'un des grands succès des Moody Blues,ce groupe à deux existences bien séparées sous un même nom.Les puristes préfèrent en général les premiers Moody Blues,très blues effectivement avec Go now,Bye bye bird,And my baby's gone.Et puis à l'occasion de changement de personnel le groupe devint subitement "le plus petit orchestre symphonique du monde".Il y eut en effet la révolution du mélotron,sorte d'ancêtre du synthé dont les Moodies furent parmi les premiers à se servir.Suivirent alors plusieurs albums de rock symphonique très agréables à défaut d'être très originaux dont le multimillionnaire Days of future passed avec son tube universel Nights in white satin,tout plein de flûtes et d'accords un peu lourds mais encore une fois bien plaisants quand même.Les disques qui vinrent alors furent plutôt de moins en moins inspirés sans être vraiment ratés.Et diminua le succès,dure loi du rock.J'ai choisi l'excellent Legend of a mind,extrait de In search of the lost chord.Musique planante puisque évoquant Timothy Leary dont l'influence sur la vie(et la mort)de nombre de légendes du rock n'est plus à démontrer.
Début 68 je crois entre Canned Heat et Lovin' Spoonful nous arriva une chanson un peu étrange en même temps que parfaitement roublarde émanant d'un Irlandais découvert par l'imprésario de Van Morrison.Il nous fallut bien noter son nom typiquement écossais d'ailleurs car nous risquions de ne plus jamais en entendre parler.Et...c'était vrai.Mais rassurez vous,vous connaissez tous.J'aime toujours cette chanson,incorrigible que je suis,dont je sais maintenant qu'elle parle de chevaux de course,ce qui n'a rien de surprenant au pays vert de mes fantasmes.Days of Pearly Spencer,très astucieusement écrite,avait au moins deux originalités qui ont fait son succès planétaire:Le crescendo des violons très proche du Initials B.B. de Gainsbourg et la voix nasillarde psalmodiant comme dans un mégaphone.David McWilliams devait avoir juste après une demi-réussite,pas loin de l'auto-plagiat avec This side of Heaven,avant de tomber dans l'oubli.Mais il nous reste http://www.youtube.com/watch?v=4VDS8uArR0A
Shane McGowan leader des Pogues et réputé pour sa tempérance et son dentiste ne semble plus donner de ses nouvelles.J'ai choisi Summer in Siam qui ne ressemble pas vraiment à la discographie des Pogues.
Extrait de l'album Hell's Ditch Summer in Siam délaisse pour une fois les harmonies et les boissons celtiques et nous entraîne dans les bas-fonds de l'Orient comme dans un film des années trente avec fumeries d'opium,prostituées et arts martiaux. Les cinéphiles penseront peut-être à Sternberg et à Shanghaï bien que ce soit un été en Thaïlande que chante McGowan auprès de qui Gainsbourg à l'air d'un premier communiant.La chanson est laconique et feutrée,le saxo plaintif et le piano égrènent les états d'âme d'un personnage en déshérence et en exil au pays des paradis artificiels.Cet univers là n'est pas si loin de Joseph Kessel ou Lucien Bodart qui furent comme chacun sait des voyageurs "très sages".Qui a dit que Rien qu'une chanson n'évoquait que des vieilleries.Summer in Siam n'a que ...16ans.
http://www.youtube.com/watch?v=c6SreNgKpac Ecoutez cette misérable chanson indigne!
http://www.dailymotion.com/video/xliyd_the-lovin-spoonful-summer-in-the-ci Ecoutez!
Moins de trois minutes et l'une des meilleures chansons rock qui soit,le Summer in the city des Lovin' Spoonful,1969 et la fin des sixties à Woodstock.
Le groupe de John Sebastian connaîtra quelques succès Daydream,Nashville cats,Rain on the roof mais leur titre de gloire qui résonnera à jamais dans les coeurs est cet étouffante fournaise de klaxons et de bruits de la ville que je considère comme l'un des dix meilleurs 45 tours de la culture rock.Cette mini mini symphonie qui évoque la violence urbaine qui sourd sous le pavé fait preuve d'originalité avec ses saccades et ses effets spéciaux rudimentaires.Je trouve que c'est un des succès de l'époque qui est le plus évocateur de cette période de contestation étudiantine.Cela est bien loin mais conserve tant de charme...
Combien de feux de camp que je n'arrivais pas à allumer?Combien de filles peu convaincues quand je chantais Peter,Paul and Mary?Combien de retours en auto-stop difficiles fredonnant Blowin' in the wind?Combien de copains qui eux savaient au moins trois accords de guitare et qui emportaient le morceau(terme un peu cru pour désigner mes rateaux)?Combien de mois a-t-on pu croire que Richard Anthony vivait comme un hippie?Combien d'illusions?Et surtout combien de temps de cela? Ecoutez mes amis,écoutez dans le vent,écoutez la réponse est dans le vent.

Du coup j'ai décidé de vous dédier cette jolie ballade dans la pluie du matin,le long de la Route 9,un dollar en poche et bien loin d'elle,en compagnie du trio qui fut parmi les tout premiers à croire en Robert Zimmerman.Putain comme j'aimerais y être encore sur le Runway Number Nine.