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folk
21 août 2009

Ma vie sans...Ballad of a thin man

http://www.youtube.com/watch?v=pG-uyuuEXGU

Elliott Smith a lui aussi chanté Dylan en sa courte vie.Comme tout le monde Elliott Smith,très doué et très fragile, a sombré dans le conformisme le plus consternant,celui qui consiste à foutre sa vie en l'air sous prétexte d'être un rebelle.En a-t-on chroniqué de ces musiciens décapités.Ca explique peut-être son choix de l'une des chansons les plus énigmatiques de Bob Dylan.Quand j'ai écouté Ballad of a thin man je n'ai pas compris.Puis j'ai lu les paroles et je n'ai pas compris.Mais qu'est-ce que j'aime ce titre extrait de Highway 61 revisited.

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13 août 2009

Ma vie sans...It ain't me babe

                     It ain't me babe est extrait de Another side of Bob Dylan (64).Je l'ai choisi pour sa simplicité. Une chanson qui dit tout bonnement: Ce n'est pas moi, chérie, ce n'est pas moi celui qui'il te faut.Combien de fois ai-je prononcé ou tenté de le faire ces quelques mots besogneux et si difficiles quand s'annonçait la rupture? Cette chanson est de l'époque Dylan ou guitare et harmonica suffisaient à accompagner la douleur du partir.Voici la version de l'ami Cash,véritable alter ego de Dylan,qui enregistra nombre de chansons de Bob et chanta souvent en duo avec lui.Et quelle voix!

    You say you' re lookin' for someone, who will promise never to part, someone to close his eyes for you, someone to close his heart,  someone who will die for you and more. But it ain't me babe, no, no, no it ain't me babe, it ain't me you're lookin' for.

http://www.youtube.com/watch?v=PwD4t9gcLb4

26 juillet 2009

Ma vie sans...All along the watchtower

http://www.youtube.com/watch?v=Xeh0j6IfiOk

       Ma vie aurait été moins bien sans Robert Zimmerman,beaucoup moins bien.Là n'est pas la question.La question était de choisir une cover de Le long de la tour de guet.Jimi Hendrix éliminé,et Neil Young aussi parce qu'on les entend souvent,nullement parce que je n'aime pas leurs reprises.Autres versions live.disponibles sur le net,Springsteen,Clapton et Kravitz.En voici une version récente par le vieux maître Richie Havens,à la voix toujours aussi unique.Au style percuté de sa guitare s'ajoute l'aura du plus ancien "Woodstock man " en activité.

25 juillet 2009

Une chanson:The first time ever I saw your face

http://www.youtube.com/watch?v=wANfZoE5x_I

flack

    Une voix de femme dans cette rubrique?Exceptionnel.Je ne sais pas pourquoi.Exceptionnel aussi le timbre de Roberta Flack.Plus crooner au féminin comme Dionne Warwick que jazzy-bluesy comme Aretha Franklin Roberta n'a plus l'audience de jadis.Mais quand j'entends Roberta et que me reviennent les pages passées il me semble que le temps aurait dû s'arrêter,me prendre par la main et me poser délicatement dans la rosée d'un matin,à écouter les oiseaux ou à brancher mon baladeur sur  Killing me softly with this song que chacun connaît.Alors j'ai choisi la composition du folkeux écossais Ewan MacColl The first time ever I saw your face.Elle fut d'ailleurs reconnue surtout après sa judicieuse utilisation par Clint Eastwood dans son premier film Play Misty for me.

22 juillet 2009

Ma vie sans...A hard rain's gonna fall

http://www.youtube.com/watch?v=d77yJyDBcTA

   Ma vie aurait été moins bien sans Robert Zimmerman,beaucoup moins bien.Là n'est pas  la question.La question est que si l'album de Bryan Ferry Dylanesque paru il y a deux ans est plutôt raplapla la version 76 de A hard rain's gonna fall par Roxy Music est vraiment très bonne.Dans cette version sur scène (sur scène est le mot français pour live) le groupe fait merveille avec un saxo très accrocheur et un Ferry pas si loin du ska par exemple.Bryan Ferry a toujours été très imarqué de Cole Porter à Marc Bolan par tous les rythmes auxquels il aura influé sa propre énergie et son ultime élégance.Ce dandy dilettante reste une figure importante de notre musique.A hard rain's gonna fall faisait partie de l'album En roue libre.Je n'étonnerai pas les dylaniens avec ce titre français car ils savent bien que c'est sous cette appellation que ce LP fut distribué en France.

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18 juillet 2009

Ma vie sans... Just like a woman

http://www.youtube.com/watch?v=ixo29e8S-XA

manfredmann

    Oui ma vie sans Robert Zimmerman aurait été moins bien, beaucoup moins bien.Là n'est pas  la question.Je voudrais juste naviguer dans 50 années de Dylanie tout en sachant que cet homme est très présent sur la toile.Au moins ici vous ne l'entendrez pas.Je me contenterai de vous  proposer quelques-unes des innombrables reprises de ses titres,parfois surprenantes.Voici le succès qu'en fit Manfred Mann,groupe rock des early sixties,qui depuis a largement débordé vers les frontières du jazz.Ce qui lui a bien sûr fermé les portes du succès.Dans les années 65 Manfred Mann c'est à peu près autant de numéros un que les Beatles ou Slade un peu plus tard.

5 juillet 2009

Le surdoué

Candy http://www.youtube.com/watch?v=SW5iKuP6G20

La Fête des Pères m'a valu de découvrir Paolo Nutini.C'est peu dire que l'enthousiasme a soulevé ma plume pour dire tout le bien que je pense de Sunny side up.Ce diable d'homme a tous les talents en dépit de ses 21 ans.Qu'il chante Coming up easy et on pense à Otis Redding.Très percutant dans 10/10 qui évoque bel et bien Bob Marley il chante Simple things, superbe ballade country comme Roger Miller (une sacrée référence).Tout cela pourrait faire un patchwork sympa sans plus.Le disque de cet Ecossais va bien au delà d'un hommage déférent.Paolo s'attribue le meilleur de Tin Pan Alley,cette musique qui nous fait vivre depuis si longtemps,pour nous convaincre de sa permanence au cas où l'on en aurait douté.Vous aimez notre musique? Dormez tranquille.Avec des diablotins cmme Paolo Nutini les riffs iront encore bon train et à coup sûr The beat goes on.

12 avril 2009

Autre possible conclusion

   Leonard Cohen m'a paru tout à fait digne de clore au moins provisoirement ces trois années de Panthéon des livres,des films et des disques.Je le remercie d'avoir fait partie de ma vie,de l'avoir améliorée.Avec des centaines d'autres dont les chefs de file pourront être appréciés ici même.

  Peut-être aussi est-ce Elle qui est entrée,à pas silencieux,et qui maintenant s'approche du fauteuil de Drogo.Faisant un effort,Giovanni redresse un peu le buste,arrange d'une main le col de son uniforme,jette encore un regard par la fenêtre,un très bref coup d'oeil,pour voir une dernière fois les étoiles.Puis,dans l'obscurité,bien que personne ne le voie,il sourit.

http://www.youtube.com/watch?v=jipboWI9uiE

http://www.youtube.com/watch?v=MWg3b15ITS8

Thank you for coming Leo and Suzanne. http://www.youtube.com/watch?v=7eJL4KA94t0

Et merci à celles et ceux qui ont bien voulu me lire.

18 mars 2009

Géographie:Mobile,Alabama

Vue générale de Mobile

       Au centre du Golfe du Mexique Mobile est un port important où se retrouve une influence française très prégnante.Dans l'état d'Alabama la ville tient son nom de l'ethnie indienne des Maubilles et se prononce à la française.Nombre de rues portent aussi des noms français, Lafayette, Saint-Louis,Deschamps.Royaume de la Fleur de lys et de l'azalée Mobile organise chaque année un des Mardi Gras les plus célèbres du Deep South.Mais qu'a voulu dire Bob Dylan,scotché en plein milieu de Mobile avec le blues de Memphis?

http://www.deezer.com/listen-1140398 Stuck inside of Mobile with the Memphis blues again.

22 janvier 2009

Géographie:Laredo,Texas

tx_sat 

     Pour une chronique sur la musique difficile d'ignorer Laredo.Je n'ai pas trouvé de cité nommée Fa dièse  ou Solmisi.Sur le célèbre Rio Grande Laredo,200 000 habitants,est une des villes frontières avec le voisin mexicain.Nuevo Laredo,sur l'autre rive est donc mexicaine. Streets of Laredo est un classique du folk,une chanson très ancienne dont je vous propose la version de Joan Baez.Laredo est une ville qui a beaucoup à raconter,ayant vu sept drapeaux flotter sur son hôtel de ville.Elle fut même capitale de l'éphémère République du Rio Grande,état indépendant pendant 10 mois.Elle semble être souvent classée comme l'une des pires villes d'Amérique du Nord d'après certains journaux.San Agustin pourtant,veille sur Laredo.

http://fr.youtube.com/watch?v=H5zw4rzEoUI  Streets of Laredo

13 décembre 2008

Géographie:Cleveland,Ohio

     Dans l'Ohio dont nous visitâmes il y a peu Cincinnati voici Cleveland,importante métropole sur les rives du Lac Erie,l'un des Big Five.Autres Big Five:les cinq grands orchestres philharmoniques des Etats-Unis et celui de Cleveland en fait partie.Cleveland a une politique culturelle importante notamment avec les arts de la scène,très bien représentés,juste après New York.Encore deux mots:un certain Paul Newman y naquit en 1925.Et sur une radio de Cleveland en 1955 le disc-jockey Alan Freed passa une chanson qu'il baptisa du nom de rock'n'roll.Cette expression devait connaître un certain succès et,accessoirement,devenir presque ma raison de vivre.Musicalement que diriez- vous des immenses Robbie Robertson,Rick Danko,Levon Helm,Garth Hudson et Richard Manuel dans ce Look out Cleveland de The Band?

 http://youtu.be/vRTuarR_SmE Look out Cleveland

 

7 décembre 2008

Géographie:Baton Rouge,Louisiane

Image:Baton Rouge Flag.JPG

   Back to Louisiana.Vous en connaissez beaucoup,vous,des sous-préfectures nommées Red Stick?Là-bas dans ce grand pays que l'on sillonne musicalement la capitale de la Louisiane a gardé de la présence française ce joil nom,Baton Rouge.L'emplacement aurait été nommé ainsi vers 1700 par les explorateurs français constatant la présence de piquets rouges à têtes d'ours ou d'aigles,dressés par les Amérindiens. Baton Rouge abrite un grand port sur le Mississipi et une immense raffinerie.Moins touché par Katrina que La Nouvelle Orleans c'est la deuxième ville  de Louisiane.Pour illustrer la ville voici le countreux Garth Brooks,peu connu en France mais célébrissime en Amérique,qui appelle Baton Rouge.

    http://www.youtube.com/watch?v=OC-zxYx6L_w     Callin' Baton Rouge

22 novembre 2008

Une chanson:Drunken sailor

       Voici un shanty,déformation du français "chantez".C'est en fait un chant de marin qui permettait de faire bosser davantage pour pas beaucoup plus d'écus.Ces airs traditionnels souvent venus de Bretagne et d'Irlande ont bien sûr été digérés par Tin Pan Alley,la musique populaire américaine,et recrachés de différentes manières. Je vous propose la version du folkeux belge Ferré Grignard dont j'étais très friand dans ma lointaine jeunesse que je pleure depuis pas mal de temps ici même.Savez-vous que Ferré Grignard fut une vedette en France pendant environ cent jours?Il portait de grosses bottes d'éboueur et sortait d'une famille très bourgeoise d'Anvers.Il me semble que l'oubli total est bien sévère.Mais je suis là et trinque avec vous à la mémoire du marin bourré et de Ferré Grignard.

http://fr.youtube.com/watch?v=jPs0tzCS-Lk Drunken sailor

24 août 2008

Géographie:New Orleans,Louisiane

http://www.youtube.com/watch?v=OfxoM6trtZE    City of New Orleans

   Je vous convie amicalement à un petit périple musical dans l'Amérique que j'ai aimée.Je sais que l'on en retient souvent le pire.Je prétends que pour moi et beaucoup de baby boomers elle a souvent bouté l'ennui hors de ma vie,que ce soit avec ses cinéastes,ses musiciens et ses écrivains.

    On ne présente plus la Louisiane ni La Nouvelle Orleans qui n'en est pourtant pas la capitale. Musicalement richissime New Orleans apparaît dans des centaines de titres blues,jazz,etc... ainsi que toute sa région.Je citerai pour mémoire The witch queen of N.O., Jambalaya, Born on the bayou,Blue Bayou,sans parler de l'Ol' Man River qui fédère plusieurs états.Je vous propose la belle chanson d'Arlo,le fils de Woody Guthrie,City of New Orleans.Arlo est surtout connu pour son rôle et sa chanson dans le film du même nom Alice's Restaurant.Il était à Woodstock et Dylan,admirateur de son père Woody,lui confia dans Renaldo and Clara un petit rôle de joueur de mandoline.Personne n'a pu empêcher Johnny Cash ni Willie Nelson d'en donner leur propre version.De même que The Highwaymen,c'est à dire les deux précédents plus Waylon Jennings et Kris Kristofferson.A mon avis personne ne s'en est plaint.

The City of New Orleans
by Steve Goodman


Riding on the City of New Orleans,
Illinois Central Monday morning rail
Fifteen cars and fifteen restless riders,
Three conductors and twenty-five sacks of mail.
All along the southbound odyssey
The train pulls out at Kankakee
Rolls along past houses, farms and fields.
Passin' trains that have no names,
Freight yards full of old black men
And the graveyards of the rusted automobiles.

CHORUS:
Good morning America how are you?
Don't you know me I'm your native son,
I'm the train they call The City of New Orleans,
I'll be gone five hundred miles when the day is done.



Dealin' card games with the old men in the club car.
Penny a point ain't no one keepin' score.
Pass the paper bag that holds the bottle
Feel the wheels rumblin' 'neath the floor.
And the sons of pullman porters
And the sons of engineers
Ride their father's magic carpets made of steel.
Mothers with their babes asleep,
Are rockin' to the gentle beat
And the rhythm of the rails is all they feel.

CHORUS

Nighttime on The City of New Orleans,
Changing cars in Memphis, Tennessee.
Half way home, we'll be there by morning
Through the Mississippi darkness
Rolling down to the sea.
And all the towns and people seem
To fade into a bad dream
And the steel rails still ain't heard the news.
The conductor sings his song again,
The passengers will please refrain
This train's got the disappearing railroad blues.

Good night, America, how are you?
Don't you know me I'm your native son,
I'm the train they call The City of New Orleans,
I'll be gone five hundred miles when the day is done

  (Ces textes seront immédiatement retirés en cas de dommage.)

8 juin 2008

Des dagues d'argent... ou folk en état de grâce

   Cette note sera très courte et se contentera de remercier Thierry de Jazzbluesandco ,blog musical du plus haut intérêt  dans son éclectisme.Grâce à lui je viens de découvrir un disque merveilleux: Fortune and folly de Birch Book.En dire plus serait indélicat mais je ne peux que vous engager à visiter cette caverne d'Ali Baba de notre musique.Une petite réserve,l'ami Thierry ne fournit pas les subsides nécessaires à ces emplettes.Mais sur  Birch Book : Fortune & folly (2006) déjà de larges extraits passionnants.Je me contenterai de quelques paroles,ma foi fort belles et du classique Scarborough Fair,popularisé par Simon et Garfunkel,qui ne figure pas sur l'album Fortune and folly.Enfin comment ne pas évoquer Donovan,notamment son tardif album Sutras?

   "Des dagues d'argent,des coeurs enchaînés,des amants perdus,îles sous la pluie

    Le zéphyr à travers les saules dissipe mes peines sous le vent"

  (Extrait de Zephyr through willows)

http://www.youtube.com/watch?v=vU93mo5lCLs  Scarborough Fair

4 avril 2008

Jonathan et Neil Young le goéland

     Pardon pour le calembour du titre absolument consternant.Le film de Jonathan Demme ne l'est pas,lui,consternant.Nashville,un de ces lieux où souffle l'esprit qui a rendu nos vies moins plates,le Ryman Auditorium où passa il y a si longtemps Hank.Le Loner est de retour avec des gars blanchis sous le harnais dont le clavieriste Spooner Oldham dont vous avez le nom quelque part sur tant de vos disques. Malade,Neil a senti le vent de la grande prairie lui briser la tête et lui a donné le nom de son album Prairie wind déjà chroniqué ici même.Jonathan Demme prend la suite de Jim Jarmusch,ci-devant lui aussi fan du Canadien de Winnipeg,et qui nous avait offert Year of the horse, il y a dix ans.

    Ce concert est très beau,consacré aux trois quarts de l'album Prairie wind en première partie,puis à quelques perles youngiennes.Neil Young n'est pas ici l'électrique rocker des disques live que l'on connaît mais le témoin d'une sensibilité toute fraÎche de toute une tradition folk si ancrée dans ma mémoire que je ne m'imagine pas sans elle.Si on veut chipoter pour faire un peu débat deux ou trois titres et l'allure générale de ce combo de sexagénaires sonnent légèrement attraction de Las Vegas mais cela n'a guère d'importance.Emmylou Harris a vu le temps passer mais This old guitar est une chanson magnifique et les choristes parfois envahissantes à mon gré sont finalement bien sympathiques.Neil au piano n'est pas Glenn Gould mais When God made me bouleverse. Trois  Memphis Horns pas nés  d'hier dont Wayne Jackson(comment échapper à l'adjectif légendaire) prouvent que ça blizzarde encore côté cuivres.Rick Rosas à la basse,Ben Keith à la pedal steel,cela fait du beau monde.

    La suite sera consacrée à quelques incontournables,Heart of gold,The needle and the damage done(c'est bien vrai ça),Harvest moon,plus récent ainsi que Old King consacré au chien de Neil.Réécouter Old man nous met la larme à l'oeil.Et que dire de plus que l'ami Pyrox du Four strong winds de Ian Tyson,ce classique tout en guitares et joliment accéléré,déjà chroniqué dans ma série Une chanson?Puis les musiciens saluent et Neil Young,plus loner que jamais,chante seul une très belle chose que je ne connaissais pas et dont j'aimerais savoir le titre,peut-être récent ou bien j'ai oublié?Il range soigneusement sa guitare, ce qui est mieux que de la casser ou la brûler.

    Mais peut-être n'ai-je fait que rêver.Je vous prie de m'excuser,je pensais je crois à Buffalo Springfield et à mes dix-sept ans. http://www.youtube.com/watch?v=uW_ND105WfE Broken arrow(67)

  Et puisque l'on est en confidences...Je me souviens(emprunt à Georges Perec version Perock remis à l'honneur par Cuné) 

7 mars 2008

Bon,une biographie

Photo François Bon © F.K.

   Très vite... C'est un vrai livre d'écrivain que nous propose François Bon,livre traversé par Woody Guthrie, Allen Ginsberg ou Arthur Rimbaud,livre qui ne prétend certes pas à l'exhaustivité et heureusement,quoi de plus casse-pieds que l'exhaustivité sur un artiste.Mais Dylan n'est pas homme à se couler dans la première biographie venue,sentencieuse ou académique.Farnçois Bon nous situe son  enfance et son adolescence à Duluth,Minnesota et la musique qui deviendra vite indispensable.Quelquefois l'auteur s'attarde sur une chanson peu connue mais excellente,par exemple Stuck inside of Mobile que je ne connais que depuis relativement peu de temps.Les rencontres qui ont compté pour Dylan,Bon les met en lumière très intelligemment.Même Dylan fut au début une sorte de disciple.Est-il devenu le maître,un peu trop parfois?

   Evidemment je pense qu'un tel ouvrage sera reçu différemment par un trentenaire ou un quinquagénaire. Largement dans la seconde catégorie j'ai été très intéressé par le récit de la fameuse "électrification" de la musique folk et par l'ostracisme dont Dylan fut victime un temps.Tout cela n'a plus cours mais je me souviens bien de l'arrivée de Subterranean homesick blues,succès et de la tornade Like a rolling stone.Mon premier souvenir de Zimmerman est la chanson  N'y pense plus tout est bien,adaptation tout à fait correcte d'Hugues Aufray,qui peu de temps après enregistra tout un album.C'est ainsi que j'ai découvert en français Cauchemar psychomoteur,Hollis Brown,Hattie Carrol.Mr.Tambourine man fut par contre défiguré.Puis pour moi les Byrds allaient faire le reste,Dylan envahir ma vie avec des périodes d'éloignement mais plus rien ne serait comme avant.Artiste que je redécouvre en permanence avec les jeunots du blog(Thom,Duclock et bien d'autres) Bob Dylan est plus qu'une figure majeure de Tin Pan Alley et est rentré en littérature depuis plus de quarante ans.

   Cette étude de François Bon,par ailleurs auteur d'une bio des Stones,donne furieusement envie d'écouter ce que de Dylan on ignorerait encore,c'est à dire dans mon cas pas mal de disques plus tardifs.Et puis m'assaillent les noms d'Al Kooper,Mike Bloomfield, Richard Farina,Robbie Robertson et the Band.Alors des images de galettes noires d'un diamètre d'environ 30 cm tournent en sarabande,étoiles d'une constellation de très haute sphère,nanties de pochettes qu'on voyait de loin même si le visage rude et peu amène de Dylan sur The times they are a changin' ne disait encore trop rien aux amis un peu englués dans la fadeur de Salut les copains.Mais les temps allaient changer,effectivement.Pour l'illustration musicale j'avoue ne pas m'être foulé,vous la connaissez tous.

http://www.youtube.com/watch?v=2-xIulyVsG8

     Crédit photo Francis Kochert auquel je présente à nouveau mes excuses.J'ai trop de respect pour le travail d'autrui..

31 décembre 2007

Discret départ du discret balladin

   

          Ou putain de fin d'année!Maintenant qu'il est parti,à 56 ans,le 16 décembre comme tout le monde l'ignore,on pourrait peut-être écouter enfin Dan Fogelberg.Moi-même je le connaissais assez peu et n'ai pas envie de revenir sur sa biographie.Je voudrais que vous sachiez que ce songwriter s'était très vite échappé du star-system qui le guettait notamment lors de sa collaboration avec les Eagles.On le sait peu ici mais il a eu nombre de chansons à succès autour des années 80.Je crois savoir qu'il a lontemps vécu à l'écart dans les montagnes du Colorado.Si vous aimez la discrétion qui n'occulte ni le talent ni l'émotion,écoutez n'importe quoi de l'ami Dan.Il n'y a rien de mauvais chez lui.A son souvenir:

Leader of the band.  http://www.youtube.com/watch?v=VafGvoiUhtQ

14 septembre 2007

Woody: "Allez!"

    En fait musique antérieure à la Seconde Guerre.Musique de crise aussi puisque la plupart des morceaux quoiqu' enregistrés dans les années quarante parlent de l'Amèrique des Raisins de la colère,roman célèbre et film célèbre un peu antérieurs.Steinbeck à propos de Woody Guthrie écrivait:Woody est unique.Il est cette voix,cette guitare.Il chante les chansons de son peuple et je crois bien qu'il est,en fait,ce peuple.Avec sa voix crue et nasale qui pend comme un cric sur un clou rouillé,Woody n'a rien de sucré,comme il n'est rien de sucré dans ses chansons.Mais ceux qui entendent savent qu'il y a bien plus important.Il y a la volonté des gens de résister et de combattre l'oppression.Je crois qu'on peut définir ça comme étant l'expression de l'Amérique.

  Souvent seul,parfois acoquiné dans ce disque avec le fameux Cisco Houston à la guitare et le non moins connu Sonny Terry à l'harmonica,Woody Guthrie est un conteur-meneur authentique,à une époque où ça voulait dire quelque chose.Les images de Woody ne sont pas légion.J'insisterai donc sur les paroles de quelques chansons de ce disque,le premier d'une somme de quatre compilant intelligemment des pièces connues sous le nom de Asch Recordings,Moses Asch étant un immigrant polonais devenu pionnier des enregistrement folk(Leadbelly entre autres).

  This land is your land est le "tube" de Woody Guthrie, inlassablement repris par tous,notamment le Boss,véritable amoureux de Tin Pan Alley.Tin Pan Alley est le surnom très joli de la musique populaire américaine, traduisible par Allée des casseroles en étain,mais en français ça en jette moins.This land is your land n'a guère besoin d'explications.

  Lindbergh prend position contre l'idéologie de l'aviateur plus que suspect de sympathies pour Berlin et partisan de la neutralité.Philadelphia lawyer raconte le meurtre d'un avocat de l'Est par un cowboy jaloux.Pastures of plenty et Grand Coulee Dam sont des chansons écologiques avant l'heure,au sujet des gigantesques travaux hydro-électriques dans la vallée de la Columbia,années trente.Hobo's lullaby comme son nom l'indique est une Berceuse pour le hobo,ce vagabond bien connu de ceux que passionne l'histoire de l'Amérique.Non écrite par Woody on raconte que c'était sa préférée.

   Talking fishing blues et Talking hard work sont des talking blues,plus parlés que chantés et dont Woody était friand.Le thème en est généralement le difficile quotidien des ouvriers dans cette Amérique encore fort rurale.Woody fut d'ailleurs un temps considéré comme un représentant quasi-officiel des travailleurs.Plus étonnant Jarama Valley est l'histoire du Lincoln Batallion engagé aux côtés des Républicains dans la Guerre d'Espagne(il n'y avait pas que Malraux même si celui-ci a mieux su le faire savoir).Plus de 1500 volontaires reposent en terre espagnole depuis février 37.Je ne le savais pas mais Woody Guthrie raconte bien l'histoire de son pays.

  So long it's been good to kow you  http://www.youtube.com/watch?v=zqiblXFlZuk

25 août 2007

Une chanson:Four strong winds

http://www.youtube.com/watch?v=jIc5h2bfYyU

                J'ai toujours le même intérêt pour des centaines de chansons du patrimoine folk américain,de ces chansons inusables  et presque orales,sans cesse reprises aussi bien par des grands(ici Neil Young accompagné par Willie Nelson) que par d'obscurs gratteux  infiniment respectables. Ces chansons,on connaît à peine leur auteur,parfois à peine leur titre.Pourtant si vous les écoutez vous vous sentez l'âme d'un hobo,d'un folksinger laborieux,fussiez-vous français comme tout le monde.Et vous sortez dans la rue en fredonnant la route de l'Ouest, les filles qui vous poignardent et les trains qu'on prend en fraude.

    Quatre vents solitaires,sept mers houleuses,advienne que pourra.Nos beaux jours sont endormis et me voilà sur la route une fois encore.Qui sait si je reviendrai?J'ai des amis dans l'Alberta qui pourront peut-être me donner du travail.Et si tu changeais d'avis.Ceci n'est pas une traduction,seulement quelques mots adaptés du texte de Ian Tyson(photo).

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