Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
BLOGART(LA COMTESSE)
Publicité
Derniers commentaires
Pages
rock
24 août 2008

Géographie:New Orleans,Louisiane

http://www.youtube.com/watch?v=OfxoM6trtZE    City of New Orleans

   Je vous convie amicalement à un petit périple musical dans l'Amérique que j'ai aimée.Je sais que l'on en retient souvent le pire.Je prétends que pour moi et beaucoup de baby boomers elle a souvent bouté l'ennui hors de ma vie,que ce soit avec ses cinéastes,ses musiciens et ses écrivains.

    On ne présente plus la Louisiane ni La Nouvelle Orleans qui n'en est pourtant pas la capitale. Musicalement richissime New Orleans apparaît dans des centaines de titres blues,jazz,etc... ainsi que toute sa région.Je citerai pour mémoire The witch queen of N.O., Jambalaya, Born on the bayou,Blue Bayou,sans parler de l'Ol' Man River qui fédère plusieurs états.Je vous propose la belle chanson d'Arlo,le fils de Woody Guthrie,City of New Orleans.Arlo est surtout connu pour son rôle et sa chanson dans le film du même nom Alice's Restaurant.Il était à Woodstock et Dylan,admirateur de son père Woody,lui confia dans Renaldo and Clara un petit rôle de joueur de mandoline.Personne n'a pu empêcher Johnny Cash ni Willie Nelson d'en donner leur propre version.De même que The Highwaymen,c'est à dire les deux précédents plus Waylon Jennings et Kris Kristofferson.A mon avis personne ne s'en est plaint.

The City of New Orleans
by Steve Goodman


Riding on the City of New Orleans,
Illinois Central Monday morning rail
Fifteen cars and fifteen restless riders,
Three conductors and twenty-five sacks of mail.
All along the southbound odyssey
The train pulls out at Kankakee
Rolls along past houses, farms and fields.
Passin' trains that have no names,
Freight yards full of old black men
And the graveyards of the rusted automobiles.

CHORUS:
Good morning America how are you?
Don't you know me I'm your native son,
I'm the train they call The City of New Orleans,
I'll be gone five hundred miles when the day is done.



Dealin' card games with the old men in the club car.
Penny a point ain't no one keepin' score.
Pass the paper bag that holds the bottle
Feel the wheels rumblin' 'neath the floor.
And the sons of pullman porters
And the sons of engineers
Ride their father's magic carpets made of steel.
Mothers with their babes asleep,
Are rockin' to the gentle beat
And the rhythm of the rails is all they feel.

CHORUS

Nighttime on The City of New Orleans,
Changing cars in Memphis, Tennessee.
Half way home, we'll be there by morning
Through the Mississippi darkness
Rolling down to the sea.
And all the towns and people seem
To fade into a bad dream
And the steel rails still ain't heard the news.
The conductor sings his song again,
The passengers will please refrain
This train's got the disappearing railroad blues.

Good night, America, how are you?
Don't you know me I'm your native son,
I'm the train they call The City of New Orleans,
I'll be gone five hundred miles when the day is done

  (Ces textes seront immédiatement retirés en cas de dommage.)

Publicité
5 août 2008

Une chanson:Beat the clock

   The McCoys,Beat The Clock,France,5

      Sympathique combo de l'Indiana les McCoys eurent leur brève heure de gloire autour de 65-66 avec des titres repris de classiques comme Hang on Sloopy,resté le plus connu ou Fever.Un peu moins diffusé et un tout petit peu plus tardif voici Beat the clock,moins rock'n'roll et plus West Coast.Pas mal de charme catégorie que reste-t-il de nos amours?Combien de groupes ont ainsi traversé ma vie,le temps d'un été,astres mineurs,étoiles filantes,et pourtant partie prenante de mon itinéraire?J'aime tant cette musique que le moindre hit désuet et oublié me touche au coeur.

http://www.youtube.com/watch?v=DYH49QlW7yw Beat the clock

2 août 2008

Les poux bataves font la vaisselle

    Sous ce titre très Ici Londres j'ai décidé d'essayer de mettre en fin à l'anonymat français de The Nits,fabuleux ensemble hollandais,très jeune,environ 55 ans à peine.En fait je ne les connaissais que de nom et j'ai sauté le pas en me procurant presque sans écoute ce que je crois leur dernier album.Aucun regret et déjà l'envie d'en écouter d'autres car il y en a eu,je crois,21 ayant précédé Doing the dishes. L'art des Nits redonne au terme music pop la splendeur qu'il a perdue depuis belle lurette par ses redondances et ses affadissements.Par music pop je signifie le meilleur de gens comme Procol Harum pour la diversité,les Walker Brothers pour l'élégance,et bien sûr les Fab Four,inévitables tant ces harmonies capillo-hollandaises évoluent dans un contexte très Norwegian wood par exemple mais ce n'est qu'un exemple car on pourrait citer Rubber soul ou Let it be.Mais stoppons là ces références,l'univers des Nits est original à plus d'un titre.Je vous propose quelques précisions sur certains morceaux d'un disque qui en comporte une quinzaine, certains très courts.Rappelons que The Nits est un trio  composé de Henk Hofstede,Rob Kloet et Robert Jan Stips,mais ça change parfois sans que les Nits en pâtissent vraiment.De plus ils veulent absolument et depuis longtemps associer leur ingénieur du son Paul Telman à toute prose les concernant.Bel exemple de solidarité musicale.

   Somptueusement élégiaque mon titre phare est The Flowers avec un piano magique digne de ma chère Divine Comedy,une chanson sur le chagrin d'une veuve de guerre qui porte des fleurs au cimetière.Et qui personnellement me bouleverse, par son harmonie simple et la voix de Henk Hofstede.Un titre ultra-court, In Dutch fields,très belle ballade acoustique tirée d'un poème de la Grande Guerre.Le très beatlesien Mrs.Sunlight ou The great Caruso sur le tremblement de terre de Frisco 1906. Les jolis textes des Nits sont souvent inspirés par l'Histoire et prennent parfois ue teinte surréaliste.Je vous propose No man's land ou les Nits s'interrogent sur le fait que les philosophes allemands et les poètes romantiques anglais se sont si fréquemment fait la guerre,au son du banjo.Entrer dans le monde des Nits c'est aborder des rivages d'une grande finesse sans grandiloquence et parsemée d'humour et de clins d'oeil musicaux et littéraires.The Nits est à l'évidence un cas rare de groupe culturellement européen,entre Grand Siècle et modernisme.Et puis elle est chouette la pochette,n'est-il pas?

http://www.youtube.com/watch?v=A4qRaaTMWTg No man's land

27 juillet 2008

Une chanson:Rhythm of the rain

   

 

 

http://www.deezer.com/listen-3991594 Rhythm of the rain(The Cascades,1963)

 

          Le gamin a une douzaine d'années.Depuis peu son frère aîné souffre d'onomatopées et s'écrie parfois "Wap doo wap".Lui,le gamin,ça ne l'intéresse pas trop d'écouter le transistor ni même ce curieux appareil qu'un copain parisien interne à Saint-Joseph lui a montré fièrement,un truc qui mange des disques.Mais le gamin,il connaît Sylvie Vartan, une blondinette qui chante En écoutant la pluie.Cependant il préfère encore jouer aux billes.Pourtant ce soir là à la radio il a entendu cette même chanson mais par des inconnus et en anglais.Son frère lui a dit que c'était un groupe vocal qui s'appelait les Cascades.On appelle ça une version originale.Le gamin,il a trouvé ça mieux que la chanson en français,il aime mieux le machin original.Le gamin,il ne sait pas encore que toute sa vie a changé.Il voudrait dire maintenant que le rock est comme le tourisme,composé de quatre étoiles  en front de mer genre Hôtel Beau Rivage et de campings Les flots bleus sur la route départementale.Le gamin il croit se souvenir que Rhythm of the rain a été son premier camping sans les parents.

 

11 juillet 2008

Une chanson:Stray cat strut

   

          Parce que j'adore le clip de ces chats de gouttière dans la rue.Parce que cette musique binaire me tient tellement à coeur.Parce que Brian Setzer a bien du talent et qu'il l' a bien prouvé par la suite.Parce que rock'n'roll is here to stay et encore heureux.Parce que je veux encore et toujours défendre cette musique...Parce que Stray cat strut date de 84 mais pourrait dater de 57 ou de 2008.Parce que le temps ne fait rien à l'affaire.

http://www.youtube.com/watch?v=IGg3_T_FcOQ Yeah!

Publicité
30 juin 2008

Ma tête d'ado

   Si l'on ne devait avoir qu'un album rock celui des Flamin' Groovies* datant approximativement de 72 pourrait faire l'affaire.On peut l'avoir pour pas cher,agréablement renforcé de quelques reprises bien saignantes de Chuck Berry,Buddy Holly,Johnny Kidd.Je ne vous embête pas avec les détails biographiques, tout cela est si loin mais cette musique,ah,cette musique je la revendique et vous souhaite "ni dieu ni maître" mais du rock et encore du rock.

  *Bien sûr on pourrait en dire autant de Dr.Feelgood par exemple ou de centaines d'autres groupes,"ni tout à fait les mêmes ni tout à fait autres".Ces quelques lignes ont été écrites avec le concours de Léo Ferré et Charles Baudelaire.Que ces deux-là soient remerciés pour tout le mal qu'ils m'ont fait,ce mal qui m'a fait tant de bien.Et que cela ne vous empêche pas d'écouter Louie Louie.

http://www.youtube.com/watch?v=Uj03AsZF4sk  High flyin' baby

23 juin 2008

Une chanson:White bird

      

               Le bel oiseau blanc de C'est une belle journée,qu'est-il devenu?Et que sont mes amis devenus depuis notre Californie. Savent-ils encore un peu s'envoler comme le violon de David LaFlamme,leader d'Its a beautiful day et musicien classique?Ou bien dorment-ils déjà puisqu'ici les fleurs sont fanées depuis belle lurette?Voici un tout petit hommage à ces années.Mais je radote...

http://fr.youtube.com/watch?v=1Cin0QzuEss White bird

10 juin 2008

Une chanson:Chase the blues away

    Coup double:une chanson de Tim Buckley et la voix de Brendan Perry (moitié mâle de Dead can dance).

      

           Chase the blues away est une très jolie chanson que Tim Buckley avait insérée dans l'album Blue afternoon (sauf erreur).Rien à rajouter sinon que le lyrisme de Brendan Perry la réacclimate magnifiquement en un néo-folk somptueux.L'Américain au timbre inégalable n'est pas trahi par le mystique Australo-Irlandais,c'est un Français qui vous le dit.Il y a peut-être plus funky mais j'aime ça.

  http://www.youtube.com/watch?v=FsOYj88A380

3 juin 2008

Bo,Bo!

   Adieu a Bo Diddley dont les riffs ont lancé les Rolling Stones et enchanté mes quinze ans.L'homme à la guitare rectangulaire et au chapeau noir,s'il a souvent repris les mêmes schémas,ne manquait pas d'énergie.Je vous propose son histoire,évoquée par les Eric Burdon et les Animals et,par lui-même,présenté par une autre légende,son plus grand succès intitulé tout simplement Bo Diddley.De Ron Wood à Lou Reed,de Tom Petty à Johnny Cash tout le monde a un jour joué avec Bo.

http://www.youtube.com/watch?v=xhuEV17YZes Story of Bo Diddley

http://www.youtube.com/watch?v=_IWTqNboP8c  Bo Diddley

7 mai 2008

Une chanson:Matthew and son

 

  Il est bien sûr admis en général que le Cat Stevens,délicat folk-singer,celui des Lady d'Arbanville,Wild world,Sad Lisa,le magnifique Father and son,est de loin le meilleur.Et pourtant si vous saviez la tendresse que j'ai pour ce qui fut,je crois,son deuxième disque. Matthew and son est un tube pop,délicieux et inaltérable,avec violons et cuivres,récit ironique de la journée d'un employé de bureau à la City.Puis en 68 Cat Stevens tomba sérieusement malade et le chanteur à la mode qu'on pouvait croire un peu superficiel fit place à un jeune homme grave penché sur des oeuvres plus sombres,souvent très belles.Je ne reviendrai pas sur les choix ultérieurs de Cat Stevens ou certaines de ses déclarations.Mais qu'est-ce que j'aimais bien Matthew and son!Epoque où l'on ne se  croyait pas encore obligé de donner des leçons,j'ai aimé cet éloge de la légèreté,souvent moins anodin qu'on ne le pense.

http://www.youtube.com/watch?v=4lFqtJRmjIo

  Up at eight,you can't be late,for Matthew and son,they won't wait!

19 avril 2008

Une chanson:Indian reservation

      The Best Of by Don Fardon

              Comme plus personne ne le sait The Sorrows,groupe de Coventry,eut ses deux années de succès vers 1966.Originaires de ce centre industriel de la perfide Albion (notons que la perfide Albion fut bienvenue dans ma vie et l'égaya considérablement au moins par sa musique),les Sorrows mériteraient une petite flamme du souvenir plus tonique me semble-t-il.Comme tous les groupes du monde y compris celui très underground de votre serviteur,ils s'engueulèrent très rapidement.Et le plus fort en gueule sous le nom de Don Fardon eut vers 70 un succès colossal en Amérique avec sa reprise de Indian reservation,de John D.Loudermilk, lui aussi anonyme et pourtant auteur entre autres du classique du delta Tobacco Road, enregistré par tout le monde.Le titre complet,plus explicite et plus beau,est The lament of the Cherokee Indian reservation.S'il vous plaît de vous lamenter avec moi... http://www.youtube.com/v/clux1gLimUo&hl=en&color1=0x2b405b&color2=0x6b8ab6"></param><param  >

23 mars 2008

Une chanson:Commuter love

             Chanson récente,chose déjà peu fréquente ici même. Récente puisqu'âgée d'une dizaine d'années ce qui doit en faire la benjamine de cette remarquable série,Commuter love appartient à l'album Fin de siècle.Je ne reviendrai pas sur la fascination que Neil Hannon ressent pour la France.C'en est parfois gênant mais Neil est si attachant.

dsdublin2-kc.JPG

      Un amour de banlieusard,voilà ce que raconte Divine Comedy,au long d'une de ces orchestrations un peu envahissantes mais dont je suis assez friand.Je dédie cette belle chanson à ceux qui,chaque matin, errent un peu fantomatiques dans toutes les gares du monde. J'en ai fait partie mais à l'époque personne n'avait les oreilles sous perfusion.Divine Comedy,c'est pas mal de préciosité,mais aussi un romantisme légèrement décadent qui me va à ravir.

    La brise du lundin matin,elle attend son train

    Je la frôle en passant et sens son parfum

    Ses cheveux  flottent alors qu'elle s'éloigne

    Elle ne sait même pas que j'existe

    Et je vais laisser ça comme ça

    Ne prendre aucun risque

    Elle n'est pas comme les autres

    Avec leur journal et leurs écouteurs

    Elle lit des romans d'auteurs français

    A la morale relâchée,elle ne me fera pas mal

    Je ne dirai pas qu'elle m'obsède

    Je ne veux pas la voir nue

    Nous pourrions être prince et princesse

    Et danser du soir au matin...

http://www.youtube.com/watch?v=xIlPMw3qQog

16 mars 2008

Une chanson:Reflections from the looking glass

       La rubrique Une chanson au comble de la perversion,voire de l'absurdité.Pas du tout pour la chanson elle-même dont je vais dire quelques mots mais pour l'idée qui me l'a fait choisir.Le fin du fin de la rubrique Une chanson c'est de rappeler une pépite auditive ou une madeleine musicale à quelqu'un.Nombre de conditions à remplir.Il faut lire ce blog de temps en temps.Il faut connaître au moins un peu le titre,parfois oublié depuis des lustres.Parfois même ce titre a toujours été oublié.Il faut alors connaître à la rigueur le groupe ou le chanteur,ou avoir un copain qui l'aurait vaguement connu,ou un papa ancien combattant des années 65-70 qui ne se serait pas encore reconverti uniquement dans la pêche à la ligne.Quelquefois le groupe a un nom évocateur,oublié certes mais parfumé quand même d'une certaine aura.Ca peut tourner au délire obsessionnel et autosatisfait du blogueur baby-boomer.C'est le cas aujourd'hui.

      Voilà donc une chanson que j'aimais bien.Le groupe au nom abracadabrant de 1910 Fruitgum Company ne dira rien à personne d'encore vivant.Et pas grand'chose de plus aux morts d'ailleurs.Ce groupe de bubble-gum music eut en Amérique un énorme succès en 68 avec Simon says.Cette chanson fut adaptée par un chanteur français dont on commémore ces jours le trentième anniversaire de la disparition.C'est vous dire le modeste niveau.De plus de toute façon je ne vous propose même pas ce titre mais la face B, inconnue de quiconque en France.Si vous connaissez quelqu'un qui aurait rencontré un homme qui aurait entendu parler de ce titre par le cousin d'un adolescent des seventies qui l'aurait mis une fois sur son électrophone Teppaz,faites-moi signe et je vous envoie mes oeuvres littéraires complètes dédicacées.

    Au moins aurez-vous le plaisir de voir se trémousser un sémillant groupe rock léger genre université américaine de 68.C'est beau la jeunesse.Détrompez vous car je vous inflige ce groupe mais... aujourd'hui. Cruauté!Voici donc,pour faire plaisir à Eeguab:

http://www.youtube.com/watch?v=aYjOaGL8crA Reflections from the loooking glass (une chanson que j'aime... plutôt bien et qui en vaut bien d'autres).

7 mars 2008

Bon,une biographie

Photo François Bon © F.K.

   Très vite... C'est un vrai livre d'écrivain que nous propose François Bon,livre traversé par Woody Guthrie, Allen Ginsberg ou Arthur Rimbaud,livre qui ne prétend certes pas à l'exhaustivité et heureusement,quoi de plus casse-pieds que l'exhaustivité sur un artiste.Mais Dylan n'est pas homme à se couler dans la première biographie venue,sentencieuse ou académique.Farnçois Bon nous situe son  enfance et son adolescence à Duluth,Minnesota et la musique qui deviendra vite indispensable.Quelquefois l'auteur s'attarde sur une chanson peu connue mais excellente,par exemple Stuck inside of Mobile que je ne connais que depuis relativement peu de temps.Les rencontres qui ont compté pour Dylan,Bon les met en lumière très intelligemment.Même Dylan fut au début une sorte de disciple.Est-il devenu le maître,un peu trop parfois?

   Evidemment je pense qu'un tel ouvrage sera reçu différemment par un trentenaire ou un quinquagénaire. Largement dans la seconde catégorie j'ai été très intéressé par le récit de la fameuse "électrification" de la musique folk et par l'ostracisme dont Dylan fut victime un temps.Tout cela n'a plus cours mais je me souviens bien de l'arrivée de Subterranean homesick blues,succès et de la tornade Like a rolling stone.Mon premier souvenir de Zimmerman est la chanson  N'y pense plus tout est bien,adaptation tout à fait correcte d'Hugues Aufray,qui peu de temps après enregistra tout un album.C'est ainsi que j'ai découvert en français Cauchemar psychomoteur,Hollis Brown,Hattie Carrol.Mr.Tambourine man fut par contre défiguré.Puis pour moi les Byrds allaient faire le reste,Dylan envahir ma vie avec des périodes d'éloignement mais plus rien ne serait comme avant.Artiste que je redécouvre en permanence avec les jeunots du blog(Thom,Duclock et bien d'autres) Bob Dylan est plus qu'une figure majeure de Tin Pan Alley et est rentré en littérature depuis plus de quarante ans.

   Cette étude de François Bon,par ailleurs auteur d'une bio des Stones,donne furieusement envie d'écouter ce que de Dylan on ignorerait encore,c'est à dire dans mon cas pas mal de disques plus tardifs.Et puis m'assaillent les noms d'Al Kooper,Mike Bloomfield, Richard Farina,Robbie Robertson et the Band.Alors des images de galettes noires d'un diamètre d'environ 30 cm tournent en sarabande,étoiles d'une constellation de très haute sphère,nanties de pochettes qu'on voyait de loin même si le visage rude et peu amène de Dylan sur The times they are a changin' ne disait encore trop rien aux amis un peu englués dans la fadeur de Salut les copains.Mais les temps allaient changer,effectivement.Pour l'illustration musicale j'avoue ne pas m'être foulé,vous la connaissez tous.

http://www.youtube.com/watch?v=2-xIulyVsG8

     Crédit photo Francis Kochert auquel je présente à nouveau mes excuses.J'ai trop de respect pour le travail d'autrui..

1 mars 2008

Une chanson:From the underworld

     Dites-moi,dites-moi.Dites-moi qui se souvient encore de The Herd et de ses quelques tubes vers 68.Qui se souvient que leur leader Peter Frampton fut superstar un an ou deux avec l'album solo Frampton goes alive,vers 1975?Une chanson,cette rubrique qui se veut au moins autant sentimentale que musicale,a-t-elle avec From the underworld la moindre chance de faire plaisir à quelqu'un.Dura lex,sed lex...Et le temps,cet impitoyable,a très vite relégué le fringant Frampton au magasin des souvenirs,en bonne compagnie dans les calendriers bien jaunis des adolescent(e)s aujourd'hui au bord du sexagénarisme.J'ai aimé ce refrain vaguement gothique et onirique.J'ai dit vaguement.

http://www.youtube.com/watch?v=NJd93aZcRGU  From the underworld

13 février 2008

Une chanson:Odessa

 

   Ces frères là ne jouissent pas d'une énorme côte d'amour dans le monde rock.Aucune de leurs trois carrières consécutives n'en fait un élément incontestable de l'histoire du rock.Ni leurs premiers succès de groupe ado en Australie.Ni la dizaine de tubes sympas mais mineurs dans l'Angleterre mid-sixties,les pourtant très agréables New York mining disaster 1941,Holyday,I started a joke,First of May, Massachussets, To love somebody,Words,World,etc...Ni leur couronne de maîtres du disco ès fièvre du samedi soir.Pourtant n'oubliez jamais le double album Odessa,dit double rouge,concept album influencé par des garçons de Liverpool,par des garçons de la plage,voire par Procol Harum et la tendance classique Moody Blues.Ecoutez le somptueux naufrage évoqué dans Odessa,chanson éponyme de l'album des Bee Gees.Respect...

 http://youtu.be/xsOrpJfkUos  Odessa

30 janvier 2008

Calypso

   Harry Belafonte est maintenant octogénaire et je voudrais qu'on ne l'oublie pas.Sans parler de ses engagements personnels et de ses films Le monde,la chair et le diable,Le coup de l'escalier(pour les meilleurs) il faut se souvenir de la vague calypso qu'il incarna si bien avec des titres enchanteurs et exotiques,à l'époque où les Antilles étaient encore une destination éloignée.De mère jamaïcaine et de père martiniquais l'immense Harry(2m) incarna à merveille une certaine langueur caraïbe sur des rythmes afro-cubains qui firent fureur il y a cinquante ans.Parmi ces titres évocateurs Island in the sun,Jamaïca farewell,,Day-O,Angelina.Sa voix de crooner des îles et ce swing chaloupé si particulier sont toujours une belle invite au voyage.Quelques notes si vous le voulez bien dont une musique célébrée par la pub,qui ne choisit pas toujours aussi bien.

http://www.youtube.com/watch?v=uX5mNnJUcRY

http://www.dailymotion.com/video/x1b0av_harry-belafonte-island-in-the-sun-l_events

http://www.youtube.com/watch?v=9IN7qpM1dEY

19 janvier 2008

Une chanson:Sloop John B.

"You're So Good to Me" cover

                        Comme si la rubrique Une chanson,qui n'a d'autre objectif qu'une balade sur 50 ans de poprockfolkandco pouvait se passer de la présence des Beach Boys.Comme si l'image de la Californie  ensoleillée de ces surfeurs sains ne cachait pas leurs diverses addictions et fins plus ou moins tragiques. Comme si Brian Wilson n'était pas le génial créateur tourmenté de tant de musiques si élaborées.Comme si les innombrables compilations leur rendaient justice.Comme si j'avais quatorze ans.Comme si le ressac du Pacifique berçait encore mes oreilles.Come si ça ne me donnait pas envie de pleurer.Pourquoi ce titre?Parce que j'aime l'histoire du John B. et que les retours au port sont souvent poignants d'intenses inquiétudes.

  Embarquement sur Sloop John B. http://www.youtube.com/watch?v=exJXxuIQxRA

31 décembre 2007

Discret départ du discret balladin

   

          Ou putain de fin d'année!Maintenant qu'il est parti,à 56 ans,le 16 décembre comme tout le monde l'ignore,on pourrait peut-être écouter enfin Dan Fogelberg.Moi-même je le connaissais assez peu et n'ai pas envie de revenir sur sa biographie.Je voudrais que vous sachiez que ce songwriter s'était très vite échappé du star-system qui le guettait notamment lors de sa collaboration avec les Eagles.On le sait peu ici mais il a eu nombre de chansons à succès autour des années 80.Je crois savoir qu'il a lontemps vécu à l'écart dans les montagnes du Colorado.Si vous aimez la discrétion qui n'occulte ni le talent ni l'émotion,écoutez n'importe quoi de l'ami Dan.Il n'y a rien de mauvais chez lui.A son souvenir:

Leader of the band.  http://www.youtube.com/watch?v=VafGvoiUhtQ

27 décembre 2007

Une chanson:Whiskey in the jar

     

        Comme chanson conviviale,comme chanson à boire,comme chanson ultime libation en ces périodes dites festives je vous propose cet excellent millésime,Whiskey in the jar.Comme le whiskey les versions abondent,très variées.Celle de Metallica,celle plus traditionelle des Dubliners,une en français et pas mauvaise de Joe Dassin.J'adore celle de Thin Lizzy,le groupe de Phil Lynott,et je pense que ce groupe est souvent trop oublié.En attendant trinquons,tant qu'il reste du Whiskey in the jar.

http://www.youtube.com/watch?v=TehFZ38kt6o Tchin!

Publicité
<< < 10 11 12 13 > >>
BLOGART(LA COMTESSE)
Publicité
Archives
Publicité
BLOGART(LA COMTESSE)
Newsletter
33 abonnés
Visiteurs
Depuis la création 371 064
Publicité