Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
BLOGART(LA COMTESSE)
Publicité
Derniers commentaires
Pages
21 septembre 2014

Le petit air de la calomnie

 livre3007_0

                            Quel auteur splendide, encore un, que l'Irlandais octogénaire William Trevor. The children of Dynmouth est un roman déjà ancien, 1976, qui paraît seulement en France cet automne. Dynmouth est une petite ville côtière de la côte du Dorset dans les années 70. C'est un petit monde pas très folichon mais la vie passe avec ses petites petitesses chez tout un chacun. Personne n'est parfait. Timothy, un ado perturbé, passe son temps à épier les habitants, à les harceler, à taper l'incruste si j'ose, à seule fin de laisser ses délires miner la petite ville. Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose (Beaumarchais avait vu juste). Un ancien officier serait attiré par les jeunes garçons, un autre ne serait pas étranger à la mort accidentelle de son épouse, etc... Les touches sont plutôt délicates et c'est par petits bonds que la perversion de Timothy contamine l'ambiance trop tranquille de cetet sation balnéaire sans histoire.

                           Timothy n'est pas l'ange de Théorème et n'apporte pas vraiment le glaive. Ce serait lui accorder une importance excessive et un honneur usurpé. Mais tout de même c'est un prurit ce graçon qui clame ainsi son venin du haut de ses quinze ans, du genre, je dis ça, moi, je dis rien... Là est la force de ce roman, des dialogues entre lui et les autres habitants,simples et lourds de conséquences. La vérité, la vraie, est-elle si éloignée de ses propos? La rumeur, ce cinquième cavalier de l'Apocalypse, le pire, puisque la nier est encore l'alimenter, la rumeur ira-t-elle jusqu'à devenir meurtrière? D'où vient chez Timothy ce goût du poison? Son enfance, comme souvent est-elle en cause? Les enfants de Dynmouth, roman très fin et très précis, chronique de l'ennui, ne m'a pas séduit autant que Ma maison en Ombrie ou Les splendeurs de l'Alexandra, mais presque. Voir Ballade ombrienne et  La splendeur du bref.

 

Publicité
Commentaires
N
Ces portraits d’ado perturbés ont toujours trouvé à m’émouvoir. Je me sens portée vers celle lecture, ne serait-ce que pour chercher à comprendre ce Timothy qui a bousculé l’ambiance trop tranquille de la station balnéaire ;-) et pour archer un peu à ses côtés.
Répondre
L
Je ne connais pas non plus ce Trévor. J'ai pas mal d'irlandais en stock que je distille à petite dose pour prendre mon temps. Comme une pinte de Guinness, il faut qu'elle s'écoule lentement pour profiter de son caractère.<br /> <br /> <br /> <br /> Et pour ce roman, la façon dont tu as su aiguiser ma soif, il me tente bien également.
Répondre
M
Je ne connaissais pas cette auteur mais cette ambiance particulière me tenterait plutôt...
Répondre
A
Je vois que tu es à fond dans l'Irlande, tu as bien raison !!! C'est vrai qu'il reste toujours quelque chose de la calomnie et qu'il ne faut pas l'alimenter en faisant les yeux ronds (c'est pas pire mais c'est pas mieux), le mieux étant encore de se taire pour l'empêcher d'avancer... Tu me fais envie, mais ce sera pour plus tard... bises et à ttds :D
Répondre
C
Et voilà! On dirait que tout est rentré dans l'ordre!
Répondre
C
Voyons si je vais arriver à poster un commentaire dans ton blog? Depuis quelque temps c'est mission impossible et tout "bugue" au moment où j'envoie. On va voir!<br /> <br /> <br /> <br /> Le personnage de ce livre me fait froid dans le dos; je crois que ce genre de perversion qui demande une intelligence froide et calculée est tout aussi effrayante que la violence et même peut-être plus.
Répondre
A
Je n'ai pas encore lu cet auteur, mais je me promets bien de le faire un jour.
Répondre
BLOGART(LA COMTESSE)
Publicité
Archives
Publicité
BLOGART(LA COMTESSE)
Newsletter
33 abonnés
Visiteurs
Depuis la création 371 042
Publicité
Publicité